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Les livres en Lorraine - Page 3

  • Grand Est : histoire d'une fusion

    L'expression de la volonté décentralisatrice de l'Etat s'accompagne désormais d'une nouvelle dimension territoriale avec le choix de réduire le nombre des régions à treize. L'un de ces "grandes régions", le Grand Est, réunit les anciennes provinces d'Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine.

    Cette nouvelle collectivité territoriale est au cœur de cet ouvrage qui propose, de façon très accessible et synthétique, une lecture du passé et une compréhension de l'enjeu que représente le nouveau pouvoir régional.

    Ce "Grand Est" a une longue et riche histoire pas toujours commune mais qu'il est intéressant de connaître pour mieux comprendre l'évolution de l'organisation de ses anciens territoires, qu'ils furent royaumes, comtés, duchés ou provinces d'Ancien Régime.

     

    ‡ Grand Est. Histoire d'une fusion, Jean-Marie Says, éditions des Paraiges, 2016, 134 p. (15 €).

  • Faïences en fête

    Ce catalogue, édité à l'occasion de l'exposition estivale 2016 présentée au château de Lunéville, est remarquable. Il nous fait partager le faste des fêtes à travers les nombreuses créations des faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, à l'époque de Stanislas et au-delà.

    Tous les aspects des fêtes sont déclinés à travers ces productions artistiques : l'art de la table bien sur, mais aussi les fêtes familiales, les anniversaires, les fêtes et pratiques religieuses, la musique et la danse, le régionalisme lorrain...

    Un beau catalogue copieusement illustré avec d'intéressantes et inédites pièces issues des collections de l'association ou provenant de collections privées.

    Quand la Lorraine savait produire du beau. Pour le plus grand bonheur de tous !

     

    ‡ Faïences en fête, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2016, 94 p., ill. (18 €). Disponible auprès de l'association, BP 50071, 54303 Lunéville Cedex.

  • Panorama de la Grande Guerre en Lorraine

    Cet ouvrage présente l'inventaire complet des combats et batailles qui, d'août 1914 à novembre 1918, ont eu pour cadre le sol lorrain, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges et des territoires lorrains annexés en 1871.

    Pour chaque bataille, le lecteur découvre la description du site, la liste des unités combattantes, les objectifs militaires visés, leur déroulement et les pertes constatées. Par ailleurs, ces informations s'accompagnent d'indications sur les vestiges toujours visibles un siècle plus tard et qui perpétuent le souvenir des soldats victimes de ce conflit mondial.

    Fort utilement, une échelle chronologique par année présente la simultanéité des combats sur le territoire lorrain.

    Illustré d'images souvent inédites, les travaux de nos auteurs, spécialistes de la Première Guerre mondiale en Lorraine, permettent de mieux comprendre le déroulement du drame et les bouleversements subis, autant par les paysages que par les hommes.

     

    ‡ Panorama de la Grande Guerre en Lorraine, Philippe Bruant et Bruno Rouyer, éditions Gérard Louis, 2016, 155 p., ill. (22 €).

  • L'odyssée d'un quartier ancien : histoire de la restauration du quartier Saint-Epvre à Nancy

    Christian Viney s'est replongé dans quarante ans d'archives sur le quartier Saint-Epvre, au cœur de la Ville Vieille de Nancy, et les combats menés au sein de l'association de sauvegarde. Histoire d'une lutte d'une poignée d'habitants de ce quartier historique blotti à l'ombre de la basilique Saint-Epvre et du palais ducal contre les projets destructeurs de plusieurs maires de la cité.

    L'ouvrage retrace cette résistance née avec le début des années 1970. Histoire aussi des rues et des demeures historiques de ce quartier qui traînait plutôt une mauvaise réputation, des fêtes également qui ponctuèrent ces moments de combats...

    Le résultat est là. Désormais, le quartier Saint-Epvre a été sauvé de la pioche des destructeurs et contribue à dispenser une belle image de la cité ducale.

     

    ‡ L'odyssée d'un quartier ancien. Histoire d'une restauration, Christian Viney, Association Renaissance de la Ville Vieille de Nancy, 2015, 110 p., ill. (15 €).

  • Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie

    L'ouvrage reprend les communications des 17èmes Journées d'études vosgiennes tenues en octobre 2015 à Saint-Dié. En croisant les échelles spatiales et temporelles, ces Journées d'études s'inscrivent dans une approche globale des lieux, passant de l'histoire au patrimoine, des paysages naturels aux questions d'aménagement du territoire de la Déodatie.

    En bordure du massif vosgien, ce pays, constitué de riches bassins où l'agriculture recule devant l'urbanisation, est dominé par des buttes gréseuses où subsiste une couverture boisée. Il a été peuplé par les Celtes installés à La Bure, bien avant l'arrivé de saint Déodat, le fondateur de Saint-Dié.

    Ville religieuse dès le Moyen-Âge, cité épiscopale à l'époque moderne, Saint-Dié a vécu plusieurs transformations majeures consécutives aux incendies. La ville et son arrondissement ont connu aux XIXe et XXe siècles une expansion économique remarquable, notamment celle de l'industrie textile, qui s'accompagne d'une ville politique et intellectuelle intense, dominée un temps par la figure de Jules Ferry et rythmée par des joutes électorales mémorables.

    Saint-Dié ne fut pas épargné par les conflits : les levées en masse sous la Révolution puis l'Empire, 1914 et la brève occupation de la ville, les terribles épisodes de la libération à l'automne 1944, le départ forcé des hommes valides vers l'Allemagne précédant la destruction de l'essentiel de la ville...

    Enfin, après la reconstruction, le Saint-Dié contemporain, marquée par la personnalité de ses maires, doit affronter le déclin du secteur textile et la fermeture d'unités industrielles. Aujourd'hui, alors qu'il faut répondre aux questions très actuelles des regroupements territoriaux, la ville et le secteur prennent des initiatives économiques et culturelles d'où devraient naître la Déodatie de demain.

     

    ‡ Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie, Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), FSSV, 2016, 512 p., ill. (29 €).

  • Verdun : randonnées sur le champ de bataille

    La brochure propose 8 circuits de randonnées afin de mieux comprendre ce que fut la bataille de Verdun.

    Certaines permettent de découvrir de nombreux vestiges, d'autres offrent une meilleure perception des lieux où évoluèrent les soldats, soit pour monter au front, soit pour combattre.

    Ce recueil suffira amplement à beaucoup de touristes car il permet de voir et de comprendre : il décrit précisément les lieux et leur historique, et il apporte surtout des informations pratiques sur la situation géographique et le temps à consacrer à la visite.

    Bref, un ouvrage à posséder pour qui veut se rendre sur les sites de la bataille de Verdun. La brochure est agréablement illustrée. Ce qui ne gâche rien.

     

    ‡ Verdun. Randonnées sur le champ de bataille, Yves Buffetaut, Ysec éditions, 2016, 32 p., ill., cartes (5 €).

  • Le Grand Almanach de la Lorraine

    Daniel Bontemps, en grand connaisseur de l'histoire - la grande et la petite -, des traditions et coutumes lorraines, nous offre de passer l'année 2017 en sa compagnie.

    Dans son Grand Almanach de la Lorraine, copieusement illustré, la Lorraine, son passé glorieux, ses trésors patrimoniaux, ses anecdotes truculentes, ses portraits de Lorrains, ses recettes gourmandes, ses légendes occupent généreusement chaque jour.

    Alors, partez à la découverte de la Lorraine d'antan à aujourd'hui en vous cultivant et en vous divertissant (jeux et mots croisés égayeront vos journées d'hiver !). Vous bénéficierez également de ses nombreux conseils pratiques (jardinage, marchés, manifestations culturelles, musées...) qui s'égrènent au fil des saisons.

     

    ‡ Le Grand Almanach de la Lorraine 2017, Daniel Bontemps, Geste éditions, 2016, ill. (9,90 €).

  • Nancy, hier et aujourd'hui

    Capitale des Ducs de Lorraine, Nancy a connu une expansion considérable à partir de 1870. La défaite française ayant entraîné l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle, nombreux furent les Alsaciens et Mosellans qui affluèrent à Nancy afin de conserver la nationalité française et de ne pas changer d’univers culturel, juridique et linguistique. Cela a doublement marqué la ville ; par son expansion géographique et démographique d’abord, car de très nombreux quartiers furent construits ainsi que des dizaines de kilomètres de voirie nouvelle, par son rayonnement industriel et culturel ensuite car de nombreux entrepreneurs et artistes étaient issus de ces migrants. L’École de Nancy lui doit beaucoup, y compris parmi ses industriels mécènes.

    La période moderne est caractérisée par l’extension de la ville qui déborde largement sur ses communes limitrophes. Le projet de Métropole correspond pleinement à cet étalement géographique. Les besoins de mobilité en sont le corolaire : l’omniprésence de l’automobile sur les photos modernes en est la traduction visuelle, le développement des transports en commun est une réponse que les élus tentent de développer. Les usages de la ville ont également changé en un siècle : elle se densifie et perd ses activités artisanales et industrielles au profit de l’habitation, des commerces et des services. À cet égard la transformation de sites de casernes en lieux d’enseignement supérieur (Artem par exemple) est emblématique de l’évolution pacifique et intellectuelle ainsi que de l’ouverture internationale de la ville.

    L'auteur propose des rapprochements audacieux entre cartes postales anciennes et clichés modernes : on y redécouvre avec étonnement les transformations qui ont touché tous les quartiers et les rues de Nancy. Ces mises en situation photographiques sont accompagnées de courtes notices sur l'histoire du quartier et l'évolution des rues.

    A emporter avec soi pour découvrir la ville en prenant le temps de flâner au gré des rues.

     

    ‡ Nancy. Hier et aujourd'hui, Robert Lavaux, éditions Wartberg, 2016, 71 p., ill. (16,90 €).

  • Le Messager boîteux de Strasbourg 2017

    Comment, vous n'avez pas encore acheté l'almanach du Messager boîteux de Strasbourg ?

    Alors courez-vite chez votre libraire pour l'acquérir !

    202 ans après sa création, Le Messager boîteux de Strasbourg reste fidèle à la tradition qui caractérise les almanachs : calendrier lunaire, travaux du jardin, recettes de cuisine de nos régions du Grand Est, horoscope... et une foule d'articles sur l'histoire, la vie des hommes et des femmes d'Alsace, Lorraine et Franche-Comté...

    Et on y lira avec plaisir plusieurs articles de Jean-Marie Cuny, auteur régionaliste lorrain bien connu !

  • Une autre saison comme le printemps

    Le Vosgien Pierre Pelot est un auteur discret et, surtout, talentueux. C'est bien connu. Il nous le prouve encore avec ce roman qui ressemble à aucun autre. A travers une intrigue aux multiples entrées, où les indices sont savamment distillés, Pelot propose une interprétation bouleversante de la puissance de l'amour, quand la mort vient s'interposer entre les aimés...

    L'histoire. Désormais installé aux Etats-Unis avec sa femme, François Doralli - un Lorrain expatrié et connu sous le nom de Dorall Keepsake - auteur de renommée internationale, est l'invité d'honneur d'un festival de polar à Metz. Mais son séjour prend une tournure inattendue lorsqu'une amie d'enfance le sollicite pour retrouver son fils de 9 ans victime d'un enlèvement. N'est-il pas spécialiste des disparitions dont il a fait sa matière romanesque ? Doralli accepte, quoiqu'il soupçonne une sombre manipulation.

    Le romancier se mue alors en enquêteur. Et pendant ce temps l'enfant marche vers le sud en compagnie d'un homme qu'il appelle papa...

    Une histoire remarquablement écrite. Et qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page !

     

    ‡ Une autre saison comme le printemps, Pierre Pelot, éditions Héloïse d'Ormesson, 2016, 256 p. (18 €).

  • François-Joseph

    A l'occasion du Centenaire de la mort de l'empereur d'Autriche François-Joseph, les éditions Perrin rééditent dans la collection Tempus l'ouvrage de l'historien Jean-Paul Bled considéré comme le meilleur spécialiste de la Mitteleuropa.

    Pour nous Lorrains, François-Joseph est le descendant direct du dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar, François III, devenu empereur par mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg, et fondateur de la dynastie des Habsbourg-Lorraine.

    Né en 1830 et mort en 1916, François-Joseph Ier monta sur le trône dans le fracas de la révolution de 1848. Dans sa vie de souverain, échecs politiques et revers militaires l'emportent sur les succès... Pourtant, il entre dans la légende dès son vivant. Les malheurs personnels qui le frappent n'y sont pas étrangers : exécution de son frère Maximilien au Mexique, suicide de son fils Rodolphe à Mayerling, assassinat de son épouse Sissi et de son neveu François-Ferdinand.

    A partir de l'analyse de soixante-huit ans de règne d'abord autoritaire puis plus libéral, l'auteur montre avec talent comment le destin de l'Europe est lié à celui de l'Autriche-Hongrie.

     

    ‡ François-Joseph, Jean-Paul Bled, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 864 p. (12,50 €).

  • Mgr Jean Rodhain : vous, c'est la charité !

    A l'occasion du 70ème anniversaire de la fondation du Secours catholique par le Vosgien Jean Rodhain, l'auteur retrace dans cette biographie de référence, la destinée hors du commun de ce génial précurseur de l'engagement solidaire, le "Saint Vincent-de-Paul" du XXe siècle.

    L'abbé Rodhain, natif de Remiremont, dans les Vosges, après un court ministère de curé de campagne, fut aumônier national de la Jeunesse ouvrière chrétienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il organisa les secours pour les prisonniers en Allemagne. En 1946, il inventa le Secours catholique afin d'aider les victimes de toutes les pauvretés.

    Participant au Concile Vatican II, il oeuvra pour une "Eglise des pauvres", dans la droite ligne du souhait de plusieurs souverains pontifes et, notamment, du pape François.

    Ce prêtre, à la charité forte comme un bulldozer, reçut la reconnaissance du pape Jean XXIII qui l'interpella un jour en lui lançant : "Vous, c'est la charité !". Belle reconnaissance pour ce Vosgien qui restera dans l'Histoire comme le fondateur d'une organisation qui œuvre inlassablement pour que le plus pauvre soit reconnu dans sa dignité d'enfant de Dieu.

     

    ‡ Mgr Jean Rodhain (1900-1977). Vous, c'est la charité !, Christophe Henning, éditions Salvator, 2016, 266 p., ill. (20 €).

  • Journal de route du docteur Jean Thiéry de Contrexéville - 1916

    Troisième année de guerre. Troisième tome du Journal de route du docteur Thiéry, de Contrexéville, proposé par le Cercle d'études locales de Contrexéville.

    Les événements de 1916 vont perturber le cadre de vie du médecin de réserve Jean Thiéry. Après ses démêlés avec les infirmières de l'hôpital de Saint-Nicolas-de-Port, il entre en fonction le 26 juin comme médecin-chef à l'hôpital de Neufchâteau-Rouceux. Après plus de trois mois d'activité, il est affecté à l'hôpital de Wassy, en Haute-Marne, où il prodigue des soins aux civils des environs victimes des privations et restrictions diverses de ces premières années de guerre.

    Nous retrouvons son épouse Alice qui le suit au gré de ses mutations. Lors de ses permissions, on retrouve le couple à Nancy, à Chaumont, à Contrexéville...

    Le Journal du docteur Thiéry est le miroir de son état d'esprit du moment : il y consigne ses observations et ses critiques à l'égard de son entourage, des médecins militaires, des infirmières. Tout ceux qui l'entourent ne trouvent pas grâce à ses yeux. Son Journal est également un témoignage sur les bombardements de la région de Nancy par l'artillerie et l'aviation allemande.

    Mais la guerre ne l'empêche cependant pas de bien vivre : dans ses moments de détente, il pratique assidûment la pêche dans les rivières de la région et vit en épicurien en savourant force apéritifs et copieux repas...

     

    ‡ Journal de route du docteur Jean Thiéry - 1916, Cercle d'études locales de Contrexéville, tome 3, 2016, 168 p., ill. (12 €).

  • Le Pays Lorrain : le destin des châteaux lorrains

    Le numéro d'automne du Pays Lorrain se penche sur le destin des châteaux lorrains. Historiens, conservateurs de musées, spécialistes des monuments historiques, propriétaires et amoureux de ces belles demeures vous invitent à découvrir les richesses castrales de notre Lorraine.

    Outre plusieurs articles sur l'histoire des châteaux en Lorraine, le château de Manderen, la maison forte de Dommartin-sous-Amance, les châteaux de Gerbéviller et d'Aulnois-sur-Seille, Hombourg-Budange, la Favorite de Lunéville et le château de La Grange, on lira avec intérêt une étude sur l'état des recherches sur la présence colombanienne autour de Luxeuil-les-Bains, le prince Charles de Lorraine à la bataille de Saint-Gotthard en 1664, la loge maçonnique de Lunéville au XVIIIe siècle, le destin de la fontaine de la Poissonnerie de Nancy et les caricatures de Raymond Poincaré dans la presse française et allemande au lendemain de la Grande Guerre.

     

    Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €) en adressant ses coordonnées et le règlement à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DES DUCS DE LORRAINE-MUSEE LORRAIN, 64 GRANDE RUE, 54000 NANCY

  • Le soldat face au clerc : armée et religion en Europe occidentale (XVe-XIXe siècle)

    Nos deux universitaires lorrains publient ici les actes d'un colloque tenu en octobre 2013 à Nancy sur Armée et religions aux XVe-XIXe siècles organisé par l'université de Lorraine.

    Les communications analysent les rapports qu'entretiennent, entre la fin du Moyen Âge et à la veille de la Grande Guerre, l'armée et la religion, essentiellement les Eglises chrétiennes.

    De ces deux structures communautaires, il résulte un clergé, toujours plus nombreux et dont le rôle auprès des militaires est progressivement fixé par des textes ou la pratique. Leurs relations se caractérisent d'abord par des oppositions fondées sur le fait que l'une combat quand l'autre prêche une doctrine de la paix ; mais elles convergent aussi du point de vue idéologique ou politique, comme au temps des guerres de religion. Elles sont encore complémentaires, par leurs intérêts ou leurs liens avec les Etats.

    Les contributions des différents intervenants s'intéressent à de multiples aspects de ces relations : l'encadrement religieux des troupes, la place des religions et de leurs ministres dans la guerre, la généralisation de la figure de l'aumônier de troupe, la moralisation des soldats, les identités confessionnelles...

    On y lira avec intérêt plusieurs analyses historiques tirées de pratiques observées en Lorraine.

     

    ‡ Le soldat face au clerc. Armée et religion en Europe occidentale (XVe-XIXe siècle), Laurent Jalabert et Stefano Simiz (dir.), PUR, 2016, 280 p., ill. (21 €).

  • Juger la reine

    Il a fallut à la Révolution trois jours et deux nuits, du 14 au 16 octobre 1793, pour juger et exécuter Marie-Antoinette. Elle était condamnée d'avance. Ce face-à-face dramatique entre l'ancienne reine de France et fille du dernier duc de Lorraine François III devenu empereur du Saint-Empire, et ses juges dans la salle de la Liberté du tribunal révolutionnaire e Paris tient tout à la fois du huis clos, du dialogue de sourds et de l'épreuve de force. C'est bien sûr le procès d'une reine, c'est aussi celui d'une étrangère, c'est enfin celui d'une femme et d'une mère.

    L'auteur le raconte, à la lumière de sources jusqu'alors inédites, en montrant tour à tour l'accusée et ses accusateurs, leurs peurs, leurs courages et leurs certitudes, leurs fantasmes et leurs haines. Il en fait à la fois un tournant de la Révolution et l'un des moments paroxystiques de la Terreur. Un miroir aussi, comme si tout était dessiné en noir et blanc : les hommes et les femmes, la vertu et la trahison, l'égalité et le privilège, la nation et l'Europe, la république et la monarchie.

    Les grandes fractures françaises ont en commun d'avoir été des tragédies. Elles font de ceux qui s'y débattent des personnages de la 25e heure. Victimes et bourreaux n'ont plus de prise sur leur destin.

     

    ‡ Juger la reine, Emmanuel de Waresquiel, éditions Tallandier, 2016, 360 p., ill. (22,50 €).

  • Deux valises par famille : itinéraire d'une famille, de la Lorraine à l'Algérie

    L'ouvrage relate l'histoire d'une famille mosellane qui, en 1856, décide de quitter sa terre lorraine pour aller en Algérie où une nouvelle vie pleine d'espoir lui tend les bras. Malheureusement, après un voyage éprouvant, les promesses n'étaient pas au rendez-vous et chacun dut travailler ferme pour s'installer dans ce pays hostile où la maladie guettait les plus faibles.

    A force de travail, la famille trouve sa place au sein de la communauté des colons ; le travail ne manquait pas dans l'agriculture. Mais en 1870, le père de famille est envoyé se battre dans les Vosges. La Grande Guerre rappelle le fils qui ira se battre dans la Somme puis durant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les cousins qui connurent le débarquement en Italie... Enfin la guerre d'Algérie n'épargna pas les derniers enfants de la famille qui passèrent près de 30 mois sous les drapeaux pour finir en rescapés du massacre des européens du 5 juillet 1962 à Oran, avec l'indépendance de l'Algérie. Le retour en France métropolitaine se fera avec deux valises...

    Beau et simple récit de la vie d'une famille lorraine avec ses difficultés, ses joies et ses passions dans ce beau pays qu'était l'Algérie française.

     

    ‡ Deux valises par famille. Itinéraire d'une famille de la Lorraine à l'Algérie, André Pierné, éditions L'Harmattan, 2016, 192 p., ill. (20,50 €).

  • Les mystères de la franc-maçonnerie à Lunéville

    Les auteurs sont partis sur les traces des francs-maçons de Lunéville. Au fil de cette enquête, ils nous révèlent de nombreux adeptes des loges, nobles, militaires ou religieux. Nous les suivons dans les premières loges militaires à la fin du XVIIIe siècle puis, avec le début du XIXe siècle, les francs-maçons lunévillois se font plus républicains - Révolution oblige - et anticléricaux. La fin du XIXe et le début du XXe siècle les verront plus philosophes mais toujours aussi intolérants à l'égard des catholiques...

    Ces travaux inédits apporte quelques lumières à la compréhension des balbutiements de la franc-maçonnerie lorraine au siècle de Stanislas. On y approche de nouveaux personnages affublés de titres distinctifs dans des loges aux appellations originales empruntant souvent au registre religieux.

    Bref, l'ouvrage nous dévoile les nouvelles formes de sociabilité suscitées par les francs-maçons en Lorraine et qui serviront parfois de modèles pour des loges fondées dans d'autres villes du royaume.

     

    ‡ Les mystères de la franc-maçonnerie à Lunéville, Jack Chollet et Cédric Andriot, éditions Gérard Louis, 2016, 362 p., ill. (30 €).

  • La captivité et la mort de Marie-Antoinette

    En ce jour anniversaire de la mort de la reine Marie-Antoinette, nous invitons nos lecteurs à relire l'ouvrage édité initialement en 1897 par l'historien d'origine lorraine, G. Lenotre (de son vrai nom Louis Léon Théodore Gosselin né à Richemont, en Moselle, en 1855) qu'il a consacré à la captivité et la mort de la reine.

    Il est heureux que les éditions Perrin rééditent cet ouvrage dans la collection Tempus.

    L'auteur nous donne à revivre les événements qui aboutirent à l'exécution de Marie-Antoinette à travers le prisme de plusieurs témoignages d'illustres inconnus qui ont côtoyé la reine de France dans ses derniers mois. Il ne s'agit pas de propos d'historiens ni d'universitaires : ces relations de premières mains - qui furent longtemps oubliées - nous aident à comprendre la personnalité de la royale condamnée et nous fait approcher avec horreur la Terreur de l'intérieur.

    Pour nous Lorrains, Marie-Antoinette restera à jamais la fille du dernier duc héréditaire de Lorraine et de Bar, François III, devenu l'empereur François Ier par son mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg. C'est une fille de Lorraine que la Révolution a tué.

     

    ‡ La captivité et la mort de Marie-Antoinette, G. Lenotre, éditions Perrin, coll. Tempus, 2016, 405 p. (10 €).

  • La cause du peuple

    En 2007, Nicolas Sarkozy avait beaucoup misé sur Patrick Buisson pour accéder à l'Elysée. Le conseiller, aujourd'hui répudié pour avoir dit quelques vérités bien placées, après être longtemps resté silencieux, publie, en pleine campagne de la primaire de la droite, un livre volumineux pour raconter et réfléchir. Un titre provocateur : La Cause du peuple. En réalité, une bombe. Pour assainir le marigot politico-médiatico-bien pensant.

    Pour ceux qui avait encore des doutes sur nos politiciens républicains, Patrick Buisson les dissipe. Il nous décrit un Sarkozy manipulateur, sans culture, individualiste et se complaisant dans l'argent. Ces constats valent malheureusement pour bon nombre d'autres politiciens, de tous bords idéologiques d'ailleurs.

    Sarkozy est l'homme sans paroles : ou plutôt celui qui parle à tort et à travers, dit une chose un jour et son contraire le lendemain.

    A vous dégoûter de la politique et de son support, la république, désormais confisquée par une poignée d'individus sans scrupules, sans principes, sans morale, prêts à toutes les compromissions.

    Un livre à lire absolument. Pour vous éclairez dans votre choix pour les prochaines élections présidentielles. Ce sera facile. Pour en finir aussi avec le "politiquement correct" et le "prêt-à-penser" servi par des médias à la solde d'un "quarteron" de politiciens liberto-libertaires.

     

    ‡ La cause du peuple, Patrick Buisson, éditions Perrin, 2016, 456 p. (21,90 €).

  • 29-30 octobre 2016 : grande vente de livres à la bibliothèque diocésaine à Villers-lès-Nancy

  • L'Echo des Trois Provinces d'automne est paru

    Dans ce numéro 184, la revue du Pays des Trois Provinces - situé aux confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté - vous propose un retour sur les nombreuses visites de villages qui se sont déroulées au cours de l'été.


    A découvrir encore :

    - Le centre des réfugiés de Martigny-les-Bains en 1938-1939
    - Les Cahiers de Melle Marchal : Lamarche en 1916
    - Regard sur le passé de Vitrey-sur- Mance
    - Les grandes familles de Châtillon-sur-Saône
    - Un pilote d'objet volant identifié à Fouchécourt
    - Histoire de Fouchécourt
    - Les infos et animations des associations

     

    ‡ L'Echo des Trois Provinces est disponible sur abonnement (24 €, 6 numéros) : règlement et coordonnées postales à adresser à ADP3P, Luce Mouthon, 88 rue Saint-Martin, 88260 Dommartin-les-Vallois

  • Austrasie, le royaume mérovingien oublié

    Ce n'était pas encore la Lotharingie, mais l'Austrasie est actuellement au cœur d'une intéressante exposition présentée au musée de Saint-Dizier (52) : "Austrasie, le royaume mérovingien oublié".

    En 511, le roi Clovis meurt. Grâce à ses succès militaires et à son alliance avec l'Empire romain d'Orient, il était parvenu à construire un royaume gigantesque. Ses quatre fils décident de partager ce territoire et l'aîné, Thierry Ier, obtient la partie orientale, avec Reims pour capitale.

    A la place d'anciennes provinces romaines apparaît ainsi le royaume des Francs de l'Est, qui reçoit bientôt le nom d'Austrasie. Une série de souverains conquérants en étand les frontières vers l'est et vers le sud tout en y intégrant des espaces périphériques comme la Provence, l'Auvergne ou la basse vallée de la Loire.

    Pendant deux siècles, l'Austrasie demeure un territoire en constante évolution ; quant aux populations qu'elle abrite, elles possèdent des origines, des langues et des modes de vie différents. Pourtant les auteurs anciens évoquent "les Austrasiens" comme un groupe solidaire ; plusieurs indices permettent même de deviner un réseau de grandes familles unies par des projets communs...

    Simple construction administrative et dynastique à l'origine, le royaume des Francs de l'Est a su devenir un cadre de vie et le lieu d'expression d'une culture dynamique.

    ...Et le nom d'"Austrasie" aurait même pu renaître si nos élus du "Grand Est" l'avaient choisi pour désigner notre nouvelle grande région...

    En tout cas, une belle exposition à voir jusqu'au 26 mars 2017 à Saint-Dizier.

     

    ‡ Austrasie, le royaume mérovingien oublié, Bruno Dumézil (dir.), Silvana Editoriale, 2016, 128 p., ill. (25 €).

  • La Nouvelle revue lorraine n° 40 : nos châteaux lorrains

    Et revoici votre revue préférée en son 40ème numéro...

    La Nouvelle revue lorraine nous propose, comme à son habitude, un riche sommaire, avec, notamment, un dossier sur nos châteaux lorrains victimes de la fureur française :

    - "Crépuscule des duchés de Lorraine et de Bar" par Jean Theveny

    - "Châteaux lorrains détruits par les Français et leurs alliés" par Jean-Marie Cuny

    - "Durival et la fin des duchés" par Alain Beaugrand

    - "La vieille tour anonyme" par Christian Lapointe

    - "Réponse à Monsieur Émile Badel" par Jean-Claude L'Huillier

    - "Relevé dans le journal" par Jean-Claude L'Huillier

    - la recension des livres en Lorraine

    - "Charles Cuny de Goin" par Simone Bertrand et Jacqueline Joly

    -  "Louis Bertrand honoré au Maroc" par J.-P. Péroncel-Hugoz

    - "La guerre de 14 à Fribourg" par Bernadette Lorrain-Distel

    - "La mobilisation d'un étudiant en pharmacie lorrain" par Pierre Labrude

    -  "Le cimetière allemand d'Ancy-sur-Moselle" par Manuel Bazaille

    - "L'oratoire de la Ferme des Anges de Bruyères" par Alain Beaugrand

    -  "La Nativité dans les vitraux" par Paul Kittel

    - "Adieu l'ami : hommage à Jean-Paul Marchal" par Jean-Marie Cuny

    - "Sur la trace des Donzelli en Meuse" par Dominique Lacorde et Patricia Pierson

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (38 €) en adressant ses coordonnées postales et le règlement à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE

  • Les Cahiers de La Mothe n° 8 / 2016

    Poursuivant la publication des travaux de recherches sur la cité martyre lorraine, l'association Pour La Mothe vient de sortir le 8ème numéro des Cahiers de La Mothe.

    Au sommaire :

    - Le monument de La Mothe

    - Les du Boys dits Mable, fondeurs de cloches du Bassigny

    - La famille Dauvin (ou Dauvoin) à La Mothe

    - Le portrait de Nicolas du Boys de Riocour

    - Le retour à La Mothe de la croix reliquaire d'Antoine Sarazin

    - Les armoiries et les étendards de La Mothe

    - La maison seigneuriale de Vrécourt et son inventaire en 1663

    - La garnison de La Mothe au début du XVIIe siècle

    - Un témoignage de la volonté du duc de Lorraine Antoine de renforcer les fortifications de La Mothe (1543)

     

    ‡ Les Cahiers de La Mothe, n° 8, 2016, Association Pour La Mothe, 97 p., ill. (10 €).

  • Charles le libéré

    Il a marché des milliers de kilomètres : à travers une exploration extraordinaire du Maroc, des allers et retours Nazareth-Jérusalem, des parcours immenses du Sahara... Il a rencontré des populations, des cultures et des visages différents. Il s’est libéré, par l’autre, de ses orgueils et ses égotismes ; il s’est fait l’humble passeur de la langue de ceux qui l’ont accueilli, les Touaregs. Il a mené un ardent itinéraire spirituel, brisant peu à peu ses absolutismes, ses clôtures, devenant de plus en plus ouvert et joyeux, clair et simple comme l’Évangile. Il meurt inconnu en 1916.

    Dès sa mort, chacun l’a tiré à soi, l’enfermant dans des images, des postures et des institutions qui le défigurent. Sa vie et son message, véritables, ont été découverts peu à peu à travers cent ans de solitude et de résiliences. C’est le visage du Père Charles de Foucauld que dévoile ce livre. Un visage fait de liberté, de bonté, de fraternité.

    Un visage d’éclaireur pour notre monde en soif d’avenir et d’espérance.  

    L'auteur, le Père Jean-François Six, est prêtre de la Mission de France. Il est l’auteur de travaux sur les droits de l’homme et sur la médiation, et sur la mystique (Thérèse de Lisieux, Antoine Chevrier) et l’incroyance contemporaine. Louis Massignon, avant sa mort, en 1962, lui a confié la prise en charge de l’Union, la seule fondation du Père de Foucauld née de son vivant en 1909. Cette confrérie de « défricheurs évangéliques » propose à tout baptisé, clerc et laïc, d’être là où il est, avec Jésus de Nazareth, un frère pour l’autre.

     

    ‡ Charles le libéré. Foucauld rendu à lui-même, Jean-François Six, éditions Salvator, 2016, 216 p. (18,90 €).

     

  • Sur le fil

    Des coups de cœur aux coups au ventre, Lena a tout vécu. C'est en prison, accusée de la mort d'un mari tyrannique, qu'elle libère les mots et les souvenirs de sa vie tumultueuse marquée par l'exil, l'univers du cirque, une passion amoureuse et la violence conjugale.
     
    Un roman poignant qui met en lumière une cause toujours de triste actualité.
     
    1960, Nancy. Dans sa cellule de la prison Charles-III, Lina attend sans illusions l'issue de son procès. C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, sœur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René... Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir.
     
    Un roman intense et plein d'espoir sur la dignité des femmes.
     
    ‡ Sur le fil, Elise Fischer, Presses de la Cité, 2016, 443 p. (20 €).

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy ou l'histoire du "Gros Max"

  • L'ex-libris médical français

    "Un ex-libris est bien plus qu'une simple marque de propriété apposée sur la couverture d'un livre : il est porteur de la moralité, de la sociabilité et de la charge émotionnelle de son propriétaire." Ainsi s'exprime le docteur Charlier dans sa préface à l'ouvrage d'Olivier Brin de Chantemerle, médecin lorrain à ses heures, consacré à l'ex-libris médical français.

    Certes, cet ouvrage n'a pas la prétention de faire une étude exhaustive de l'ex-libris médical. L'auteur a réalisé une sélection de vignettes anciennes et contemporaines parmi un très grand nombre, qui suggèrent la profession du titulaire par des images ou des attributs traditionnels.

    Après un bref historique de l'ex-libris, l'auteur présente les ex-libris choisis - dont beaucoup d'origine lorraine - en fonction de la spécialité médicale suggérée. Un focus est réalisé sur quelques ex-libris dont les titulaires ont joué un rôle d'importance dans l'histoire de la médecine.

    L'ex-libris est avant tout un condensé d'histoire, de la grande mais aussi de l'histoire particulière ; celle d'hommes et de femmes qui y ont, en quelque sorte, résumé leurs espérances, leur philosophie, leur croyance. C'est aussi une porte ouverte sur la diversité des illustrations et la qualité de la gravure souvent réalisée par des artistes de talent. Et là encore, on découvre avec plaisir des ex-libris réalisés par plusieurs graveurs lorrains de talent.

    Un ouvrage original qui introduit le lecteur dans un monde secret : celui des amoureux des livres.

     

    ‡ L'ex-libris médical français, Olivier Brin de Chantemerle, AFCEL, 2016, 213 p., ill. (39 €).

  • Livr'arbitres, la nouvelle revue de littérature française

    Voici une revue apériodique étonnante qui vous tiendra au courant de l'actualité littéraire française. Mais aussi des idées pas « intellectuellement correctes ». Des portraits originaux comme celui de Roger Bichelberger brossé par Jean-Marie Cuny dans ce numéro. Et Livr'arbitres est aussi l'oeuvre d'une poignée de Lorrains. Raison de plus pour la découvrir et vivre la littérature en toute liberté.

     

    Livr'arbitres, n° 20, été 2016, 76 p., ill. (8 €). Abonnement à la revue (28 €, 4 numéros) à adresser à : Patrick Wagner, 36 bis rue Balard, 75015 Paris