Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les livres en Lorraine - Page 3

  • Monthureux-sur-Saône (88) : présentation des actes des JEV 2016 ce jeudi 24 août

  • La Vosgienne, coeur et fierté du massif

    L'ouvrage est plus qu'une ode à cette belle vache rustique si typique de notre montagne vosgienne. C'est aussi un hommage aux irréductibles paysans vosgiens et alsaciens qui, convaincus par ses qualités, ont multiplié leurs efforts pour relancer l'élevage de cette Vosgienne qui allait disparaître.

    Ce beau livre abondamment illustré, notamment avec les dessins d'Olivier Claudon - le dessinateur "officiel" de la Vosgienne ! -, nous convie à une promenade découverte de l'histoire de cette vache "avec de la neige sur le dos" qui contribue à la beauté du massif.

    La Vosgienne est plus qu'un simple bovin. Elle incarne nos Vosges, elle entretient les pâtures et, surtout, elle nous offre un fromage de fabrication traditionnelle symbole de notre montagne : le munster-géromé !

    Un ouvrage qui vous bercera aussi au son de la jolie mélodie des clarines de nos Vosgiennes... Parce que, désormais, notre vache Vosgienne est bien vivante !

     

    ‡ La Vosgienne, cœur et fierté du massif, Martine Huot-Marchand, éditions Gérard Louis, 2017, 152 p., ill. (25 €).

  • Jeanne d'Arc la Pucelle (1412-1431)

    Cet album de BD raconte la vie de Jeanne d'Arc, la "Bonne Lorraine". Avec des illustrations sobres au trait clair servies par un texte percutant, cette BD rappelle fort opportunément la mission divine de Jehanne. Grâce à son courage, elle réussit à s’imposer auprès du roi Charles VII et de sa cour, à prendre la tête de l’armée royale et à battre les Anglais à Orléans. Faite prisonnière par les Bourguignons, vendue aux Anglais, elle est brûlée vive à Rouen après un procès inique. Des recherches historiques poussées et des analyses originales - notamment de l'abbé Jacques Olivier, de Me Trémolet de Villers et de Nicolas de Villiers - complètent cette BD afin de préciser certains aspects méconnus de la vie de cette grande figure de l'histoire de France et de notre Lorraine.

     

    ‡ Jeanne d'Arc la Pucelle (1412-1431), Reynald Secher, Guy Lehideux et Charlie Kiéfer, éditions Nuntiavit & RSE, 2017, 64 p., album BD (14 €). Disponible sur http://www.nuntiavit.org 

  • Des paysans du nord de la Franche-Comté vers 1580-1635

    Entre le plateau de Langres et le pied des Vosges lorraines, à l'écart des grands centres urbains, les paysans de ce nord franc-comtois situé au confins du royaume de France, du Barrois mouvant et du duché de Lorraine vivaient au rythme des saisons, des calendriers agraire et liturgique, et des usages communautaires. Un monde de routines et d'inertie, nous dit-on, où les villages semblaient immobiles de toute éternité, bornés comme les gens rustiques qui vivaient dans une économie de subsistance...

    Or, les archives révèlent des réalités bien différentes : les habitants de cette contrée participaient à des foires éloignées nécessitant plusieurs journées de voyage. Leur horizon n'était pas bloqué, les familles rurales, jeunes et dynamiques, se renouvelaient continuellement. Les paysans manipulaient des monnaies étrangères, ne mangeaient pas que du pain et des produits locaux, consommaient parfois des denrées exotiques - huile d'olive, poissons de la Mer du Nord et de la Méditerranée. Ces paysans franc-comtois étaient en contact avec les grands circuits d'échanges commerciaux et fermiers et métayers réglaient leurs redevances en épices venues d'Afrique ou d'Asie...

    Cet ouvrage examine la part de l'autarcie et celle de l'ouverture sur le monde à partir de l'observation d'un groupe d'une centaine de villages relevant de trois souverainetés différentes - française, habsbourgeoise et lorraine-barroise - entre la fin des guerres de religion et la guerre de Trente Ans. Instructif.

     

    ‡ Des paysans au temps de la poule au pot sur les plateaux de la Haute-Saône vers 1580-1635, Paul Delsalle, éditions Franche-Bourgogne, 2017, 366 p., ill. (22 €).

     

    A noter : l'auteur présentera son ouvrage au Grenier à sel de Châtillon-sur-Saône (88) le 28 octobre 2017 à 15h30.

  • Saint-Nicolas-de-Port : promenade historique à travers les rues et les monuments

    Saint-Nicolas-de-Port, petite ville mais grande histoire. Une histoire que cet ouvrage propose au lecteur de découvrir de façon originale, à travers une promenade.

    Si l'on connaît plutôt bien l'imposante basilique nicolaïenne qui domine la cité, elle est le témoin de la splendeur d'une époque où la ville était un centre de pèlerinage drainant des foules nombreuses et aussi une place de commerce international animée par des familles de riches marchands... Réduite en cendres en 1635, Saint-Nicolas-de-Port se releva difficilement de ce cataclysme.

    Les activités passées ainsi que les hommes qui ont fait la ville - élus, négociants, médecins, militaires, religieux, artistes... - ont laissé des traces dans les rues et sur les monuments de la commune. L'ouvrage invite le lecteur à se transformer en explorateur et de partir à la découverte de l'histoire des demeures illustres, celles des hommes et des femmes célèbres qui ont donné leurs noms aux rues de Saint-Nicolas.

    Le livre est agréablement illustré et permet un repérage facile des différentes rues et monuments à visiter. Un livre pour flâner, observer, les yeux levés aussi afin de mieux apprécier les détails de l'architecture des édifices conservés. Une bel ouvrage pour vivre l'histoire de la ville au gré des rues portoises.

     

    ‡ Saint-Nicolas-de-Port. Promenade historique à travers les rues et les monuments, Cyrille Bronique et Claude Perry, éditions Gérard Louis, 2017, 125 p., ill., carte (20 €).

  • Pèlerinages de France

    Les éditions Via romana nous proposent le guide complet des principaux pèlerinages catholiques en France. Chaque pèlerinage recensé comporte un résumé historique et des données touchant à sa dimension spirituelle.

    L'histoire des pèlerinages de France mérite d'être mieux connue. Trop négligée par les historiens, elle est indissociable de l'histoire du peuple de France, des grands moments de l'histoire du pays, des rois qui ont fait la France et des régimes politiques qui ont suivi, indissociable de la construction même de notre pays.

    Ces pèlerinages montrent combien le christianisme a façonné les territoires, entretenu la foi et imprégné les mentalités. Ils illustrent combien le catholicisme est consubstantiellement lié à la France.

    Notre Lorraine est bien représentée avec ses nombreux pèlerinages à la Vierge et aux saints locaux (Notre-Dame de Sion, saint Blaise à Metz, saint Rouin en Meuse, saint Pierre Fourier dans les Vosges...). Tous ces pèlerinages, des plus grands aux plus humbles, sont également indissociables d'un patrimoine religieux exceptionnel qu'il importe de faire vivre afin de le préserver. Ce patrimoine religieux demeure un élément constitutif de l'âme même de la France.

     

    ‡ Pèlerinages de France, Guy Barrey, éditions Via romana, 2017, 312 p., ill., préface du cardinal R. Sarah (25 €).

  • Monthureux-sur-Saône (88) : présentation des actes des Journées d'études vosgiennes 2016

    Monthureux-sur-Saône, la rue du couvent et le couvent des tiercelins, XVIIe s. [cl. ©Gilbert Salvini].

    Jeudi 24 août prochain, Monthureux et sa région seront à l’honneur. Les actes du colloque qui s’est tenu fin octobre 2016 dans la cité des bords de Saône, et qui a attiré un nombre considérable d’auditeurs, seront officiellement présentés lors d'une cérémonie qui aura lieu en mairie à 17h00. L'ouvrage pourra être acquis sur place.

    Rappelons que cette publication est une nouvelle preuve du riche passé politique, industriel, agricole et architectural de ce bassin des sources de la Saône. Si le présent n’est plus à la hauteur, l’avenir est un peu tracé par les dernières communications de ces actes qui projettent quelques rayons d’espoir… Les voies romaines, les fouilles de Martinvelle, le rayonnement de Droiteval, le verre pionnier, la métallurgie omniprésente, le sillon ferroviaire, tous ces articles rédigés par les conférenciers habituels et érudits locaux, rendent vivante et attrayante une véritable somme rehaussée d’illustrations souvent inédites. Monthureux constitue une référence et un pôle : ses hommes politiques, son agronome méconnu (Jean-Joseph Grangé), son château médiéval, son industrie plurielle du XIXe siècle, tout est passé au peigne fin. Mais la vallée de l’Ourche, si chère au regretté Jean-Pierre Huguet, est aussi sur le devant de la scène : les Jacquinot, les Irroy, l’arboretum, le COSOR, et bien d’autres points forts dont peut s’enorgueillir cet étonnant affluent de la Saône. Sans oublier aussi la verrerie de Clairey et l’aventure verrière qui a tant marqué l’identité de la région 

    Rappelons aussi que la Fédération des sociétés savantes des Vosges (FSSV) regroupe, sous l’autorité bienveillante de Jean-Paul Rothiot, les associations engagées dans la sauvegarde, la connaissance et la promotion des richesses patrimoniales de notre département. Le terme « savantes » peut faire fuir ou sourire, mais ce n’est ni prétention ni repli sur des concepts archaïques. C’est un carrefour de bonnes volontés, une aide à toutes les associations qui se sentent seules et démunies face à l’ampleur de leurs engagements et aux difficultés des temps présents.

    Indiquons enfin que le livre est disponible au prix de souscription jusqu’au 30 août prochain : il suffit de le commander sur le site internet de la FSSV et d'adresser un chèque à l'ordre de « FSSV » de 29,50 € franco à ADV, 4 avenue Pierre Blanck, 88000 Epinal. Mais la meilleure des solutions est encore de se rendre à la présentation en mairie de Monthureux le 24 août à 17h. L’entrée est libre.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 45 : autour du parc animalier de Saint-Croix à Rhodes

    Au sommaire du numéro 45 de La Nouvelle revue lorraine :

    - un peintre amoureux de la nature
    - le "train des eaux" dans les Vosges
    - 100 ans d'aviation de chasse en Lorraine
    - le deuxième As en 1917 était meusien
    - Antoine Canel, un soldat lorrain du 79e RI
    - la Société de tir de Nancy
    - le haut-fer
    - le Michel-Ange lorrain
    - les Cordeliers des Thons : "Saint-Denis" des du Châtelet
    - le prieuré de Viviers près de Delme
    - le village de Dornot
    - dans la cuisine de la maison lorraine
    - un accident de chasse
    - la Saulx
    - toute une faune à notre porte au parc animalier de Sainte-Croix

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est en vente sur www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729)

    L'ouvrage s'inscrit dans le renouveau historiographique consacré aux milieux curiaux, qui met en évidence le rôle des cours dans la transmission des modèles politique et culturel, à travers la circulation des élites.

    Parce qu'elle appartient à un Etat frontalier situé entre France et Empire, la cour de Lunéville offre un observatoire privilégié pour étudier les phénomènes migratoires ainsi que les échanges entre les différents espaces auliques.

    Le règne de Léopold fait figure d'exception dans l'histoire politique de la Lorraine car il est synonyme d'une renaissance des duchés après les ondes de choc qu'a subi ce territoire des confins au XVIIe siècle. Après la vacance du trône durant près d'un demi-siècle, tout est à reconstruire et à réinventer. Par sa position limitrophe, la Lorraine ducale est depuis toujours prédisposée à accueillir les étrangers, mais la cour atteint encore un autre degré d'ouverture avec le nouveau souverain, élevé à la cour des Habsbourg à Vienne et désireux de rendre sa cour attractive, dès son arrivée à Nancy en 1698. Elle devient alors un espace de circulation intenses et un lieu de dialogue entre différentes nationalités.

    Cet ouvrage étudie ainsi le retentissement des pratiques culturelles et curiales des grands Etats dans une principauté ouverte sur l'Europe, montrant le rôle précurseur de la cour de Léopold, bien moins connue que celle de Stanislas, dans la diffusion des premières innovations politiques, sociales, économiques et religieuses à l'est du royaume de France.

     

    ‡ Echanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729), Anne Motta (dir.), PUR, 2017, 292 p., ill. (23 €).

  • L'Echo des Trois Provinces d'août-septembre 2017 est paru

    Le numéro d'août-septembre 2017 de L'Echo des Trois Provinces est paru !

    Pour le découvrir ou vous abonner, plus d'info sur : http://www.adp3p.com

    Lire la suite

  • "Marie-Immaculée", un bulletin pour les enfants de Marie en Lorraine

    "Marie-Immaculée". Voici un bulletin préparé et édité en Lorraine qui contribue à la "nouvelle évangélisation" voulue par saint Jean-Paul II.

    Réalisé par des bénévoles, "Marie-Immaculée" est destiné à tous les enfants de Marie afin de les encourager dans leur foi et leur fidélité à la mère du Christ Sauveur.

    Le bulletin peut être envoyé sur simple demande et chacun peut aider à sa diffusion autour de lui, dans son quartier, sa paroisse...

     

    ‡ Contactez : bulletin.marie.immaculee@gmail.com

  • Les Actes des Journées d'études vosgiennes 2016 de Monthureux-sur-Saône en souscription

    Ces Journées d’études vosgiennes tenues en 2016 proposent un bilan patrimonial de l’histoire de la vallée de l’Ourche et de Monthureux-sur-Saône. Ce n’est pas un constat passéiste, c’est un regard actif qui s’attache à créer du lien entre les entrelacs des temps révolus et la volonté d’inventer l’avenir. Les JEV, et ce livre qui en est l’aboutissement, se veulent une contribution à la fierté de vivre dans un pays dont chacun doit partager la connaissance des jours heureux, celle des temps d’incertitude ou de déclin, et celle des projets porteurs d’avenir et d’épanouissement.

    Ce livre s’organise autour de six thématiques.

    La découverte du territoire et de son histoire, l’étude des populations aux XVIIIe et XIXe siècles à travers une affaire judiciaire d'importance à Bleurville, le prisme original des bulletins paroissiaux ou celui de l’animation de la vie politique locale par les familles Bresson et Kiener. Droiteval, de l’abbaye cistercienne au COSOR. Le thème du verre, les dynasties de gentilshommes verriers et leurs migrations, la charte qui régissait leur travail, les systèmes proto-industriels comme l’usine de Clairey qui arrêta son activité en 1952.

    La vallée forestière de l’Ourche déclinée dans son originalité métallurgique et industrielle incarnée par Louis Alexis Irroy et les Jacquinot.

    Enfin, un diagnostic et des interrogations sur l’avenir du territoire, ses projets, ses attentes, dont tout particulièrement le label Parc naturel régional (PNR) défendu par l’association « Les sources du parc » depuis plusieurs années...

    ‡ A commander sur : www.fssv.fr

  • Trois cents ans de franc-maçonnerie

    Il y a 300 ans naissait à Londres une société de pensée, initiatique et ésotérique, porteuse d’une spiritualité dégagée des dogmes. Depuis, dans sa visée universaliste et cosmopolite, cette société s’est répandue à peu près sur toute la surface de la terre : c’est la franc-maçonnerie.

    Porteuse de mythes fondateurs, usant du langage symbolique, travaillant dans le cadre de rites, elle est à la fois « une et multiple ». Une, car quelle que soit sa diversité, elle est souchée sur l’allégorie du métier de la construction et sur l’idéal de la chevalerie comme représentation de la construction de l’individu et vise à établir entre les hommes une fraternité universelle.

    Multiple aussi par la diversité de ses rites qui font, tous, plus ou moins appel à la symbolique chrétienne, en même temps qu’à tous les courants de la pensée occidentale, du néo-platonisme à l’hermétisme en passant par la Kabbale.

    Si la franc-maçonnerie française est surtout dominée par le courant laïciste et gauchisant du Grand Orient de France, il existe d'autres obédiences qui s'interdisent toute polémique politique ou religieuse, et qui ont conservé l'obligation de croire en un Dieu créateur. L'ouvrage est d'ailleurs le fruit du travail de la loge nationale de recherche Villard de Honnecourt qui dépend de la Grande Loge nationale française, obédience reconnue par la Grande Loge d'Angleterre gardienne des traditions de la franc-maçonnerie.

     

    ‡ Trois cents ans de franc-maçonnerie, Grande Loge nationale française - Loge nationale de recherche Villard de Honnecourt, éditions Dervy, 2017, 617 p., ill. (35 €).

  • Les actes des JEV 2016 de Monthureux-sur-Saône disponibles en souscription

    La Fédération des sociétés savantes des Vosges vous propose d'acquérir au tarif réduit (23 € au lieu de 29 € + 9 € de port éventuellement) les actes des Journées d'études vosgiennes tenues en octobre 2016 à Monthureux-sur-Saône qui reprend une trentaine de communication touchant à l'histoire, la géographie, la vie des populations de l'ancien canton de Monthureux (articles sur Droiteval, Bleurville, Monthureux, Clairey, Hennezel...).

    Pour cela, il vous suffit d'imprimer ou de recopier le bulletin de souscription joint et de l'envoyer avec votre règlement (à l'ordre de FSSV) à : FSSV, 33 rue de la Préfecture, 88000 EPINAL.

  • Noces révolutionnaires : le mariages des prêtres en France - 1789-1815

    « Je fus au séminaire d’une tristesse qui, à 16 ans, a bien peu d’exemples. » Le célèbre aveu de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, revenant sur les années où sa famille le contraignit à entrer dans les ordres, prend une résonnance particulière à la lecture des milliers de lettres retrouvées dans les archives du légat du pape Pie VII, le cardinal Caprara, envoyé en France sous le Consulat pour y négocier la « réconciliation » des prêtres mariés pendant la Révolution.

    Qui étaient ces hommes, révolutionnaires convaincus ou, au contraire, victimes de la « terreur religieuse », qui à partir de 1791 choisirent de célébrer leurs noces et de renoncer à leurs voeux ? Qui étaient leurs épouses ? Comment et de quoi ont-ils vécu, une fois leur union officialisée ? Pourquoi, surtout, une fois la paix civile revenue, la majorité d’entre eux a-t-elle refusé de rentrer dans le sein de l’Église ?

    L'auteur, fin connaisseur de cette période, dresse une analyse psychologique, politique et sociale saisissante, sur l’un des phénomènes les plus méconnus de l’histoire culturelle de la Révolution française.

    Xavier Maréchaux présente de nombreux cas de prêtres du Grand Est qui se sont mariés durant cette période troublée. Il est l'auteur d'un mémoire de maîtrise sur la déchristianisation dans le nord-est et propose, dans cet ouvrage, une synthèse de sa thèse de doctorat sur les prêtres mariés sous la Révolution.

    Ni réquisitoire, ni plaidoyer, l'étude cherche à expliquer les causes et les conséquences de ce choix de vie effectué par plus de 10 % du clergé séculier de 1789. Un chiffre qui interroge notamment sur la réalité de la foi et de la formation de ces clercs en cette fin du XVIIIe siècle.

     

    ‡ Noces révolutionnaires. Le mariage des prêtres en France, 1789-1815, Xavier Maréchaux, éditions Vendémiaire, 2017, 189 p. (19,50 €).

  • Fastes & trésors de l'église cathédrale de Saint-Dié

    A l'occasion de l'exposition présentée au Musée Pierre Noël à Saint-Dié-des-Vosges, la bibliothèque patrimoniale du diocèse vosgien édite un remarquable catalogue sur les "Fastes & trésors de l'église cathédrale de Saint-Dié" pour le 240 ans du diocèse issu du démembrement du vaste diocèse de Toul.

    Pour la première fois depuis sa fondation, le diocèse de Saint-Dié bénéficie d'un ouvrage qui réalise une intéressante synthèse sur son histoire - récente par rapport aux "vieux" diocèses voisins (Toul, Metz, Verdun, Strasbourg, Besançon, Langres) - servie par des historiens et érudits reconnus de l'Eglise et du patrimoine diocésain.

    Le lecteur y découvrira surtout le riche catalogue des objets du culte offerts par des évêques de Saint-Dié ou originaires du diocèse, ainsi qu'une brève biographie de chacun des dix-sept prélats nommés sur le siège épiscopal vosgien.

    Un bel ouvrage qui a toute sa place dans la bibliothèque de chaque diocésain vosgien (et lorrain !).

     

    ‡ Fastes & trésors de l'église cathédrale de Saint-Dié (1777-2017), collectif, Bibliothèque patrimoniale du diocèse de Saint-Dié, 2017, 112 p., ill., préface de Mgr Berthet, évêque de Saint-Dié (20 €).

  • Emile Gallé, artiste engagé

    La révolution industrielle du XIXe siècle a apporté de profonds changements touchant, de proche en proche, toutes les activités humaines : l'industrie, le commerce, les transports, l'urbanisme, la médecine, la culture, les loisirs... Les découvertes scientifiques laissèrent croire à un progrès continu et profitable à tous. En libérant les énergies créatrices, un grand mouvement international de renouveau artistique toucha tous les domaines de l'Art et apporta aux arts décoratifs, jusque-là arts mineurs, une place prépondérante.

    La vie du Lorrain Emile Gallé s'intègre entièrement dans cette période effervescente. S'impliquant successivement dans la céramique, la verrerie, l'ébénisterie, il fit preuve d'une originalité novatrice, puisant son inspiration dans la nature. Il s'attacha tout au long de sa vie à définir ses propres critères de représentation, à donner sens à ses œuvres et valeur symbolique. Participant aux grandes Expositions universelles de Paris et autres monstrances nationales et internationales, il fut reconnu comme un des acteurs majeurs de l'Art Nouveau. Accueilli dans les milieux littéraires et artistiques de la fin du XIXe siècle, il n'hésita pas, avec générosité, à utiliser sa notoriété pour mener combat contre les injustices et violences de son temps.

    A la fois industriel, savant botaniste, artiste, poète, initiateur d'un renouveau artistique enfantant à profusion vie et beauté, ce Nancéien laisse une œuvre unique présente dans tous les grands musées du monde.

    Une belle biographie qui renouvelle l'approche de l'œuvre laissée par Gallé.

     

    ‡ Emile Gallé, artiste engagé. L'Art nouveau sublimé, Hélène Sicard Lenattier, éditions L'Harmattan, 2017, 396 p., ill. (39 €).

  • Le Pays lorrain : autour de l'épée de grand écuyer et la musique à la cour de Lorraine

    Le numéro estival 2017 du Pays lorrain est paru ! Il propose un dossier sur la nouvelle acquisition du Musée lorrain : l'épée de grand écuyer du duc Léopold de Lorraine, ainsi que plusieurs études autour du thème de la musique à la cour de Lorraine au XVIIIe siècle.

    Au sommaire :

    - L'épée de grand écuyer du duc Léopold, insigne témoignage de la souveraineté ducale
    - L'hôtel de Beauvau à Nancy : une toiture en tuiles glaçurées, témoin d'une construction d'exception
    - La construction de la politique de la conservation des Monuments historiques en Lorraine
    - Dossier autour de la vie musicale à la cour des derniers ducs de Lorraine :
       La messe de Stanislas et le modèle versaillais,
       Deux projets de salles de spectacle pour le duc de Lorraine au XVIIIe siècle,
       La musique instrumentale sous le règne de Stanislas : entre tradition et modernité, 
      La Comédie : le Spectacle de Nancy (1755-1792) : une programmation de musique française 
    et germanique

     

    ‡ Le Pays lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain ou sur abonnement (39 €, 4 numéros). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DUCAL, 64 GRANDE-RUE, 54000 NANCY.

  • Le fer en Lorraine

    Depuis la fin du XIXe et durant tout le XXe siècle, grâce à la découverte de la déphosphorisation par Thomas et Gilchrist, les industriels se sont intéressés au minerai de fer lorrain, "la minette". De nombreuses exploitations minières virent alors le jour. Des usines sidérurgiques furent construites en territoire mosellan annexé, tout comme en Meurthe-et-Moselle. Dans les années 1960, on parlait de « Texas lorrain »...

    Peu à peu, les villages devinrent des villes, afin de loger le personnel. Des cités virent le jour, des hôpitaux furent construits. Les gens allaient s'approvisionner dans les économats et se soigner dans les dispensaires. Les enfants du personnel allaient dans les écoles des entreprises… Aujourd'hui, ces mines sont fermées. Bon nombre d'usines ne sont plus qu'un vague souvenir et ont laissé place à des zones industrielles, des centres de loisirs ou encore des lotissements.

    Après trois années d'apprentissage en tant qu'électromécanicien, Jean-Claude Berrar travaille dans le milieu sidérurgique depuis 1971. Il nous fait découvrir, à travers plus de 200 documents - essentiellement des cartes postales anciennes -, l'histoire de cette grande famille que formaient les hommes du fer.

     

    ‡ Le fer en Lorraine, Jean-Claude Berrar, éditions Sutton, 2016, 128 p., ill. (20,20 €).

  • Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc

    Les éditions Desclée de Brouwer réalisent ici une véritable prouesse éditoriale en publiant ce Dictionnaire encyclopédique sur notre Jehanne ! Une somme de poids - 2011 pages ! - pour une héroïne d'envergure internationale.

    Jeanne d'Arc de Domremy, notre Bonne Lorraine, plus on l'étudie, plus l'émerveillement croît.

    En 427 jours, une paysanne de 17 ans lève le siège d'Orléans, fait sacrer Charles VII et le rétablit sur le trône de France, suscite le sentiment patriotique, révolutionne l'art de la guerre... Héroïne nationale, libératrice du royaume, mais Jeanne est aussi devenue une sainte exceptionnelle : elle pratique nombre de vertus à un degré héroïque, jusqu'à son martyre sur le bûcher de Rouen. Elle se présente à nos yeux comme un modèle de sainteté de la vie courante et dans l'exercice de son métier.

    Un personnage d'exception, présenté dans ce Dictionnaire sous toutes ses facettes, avec une multiplicité d'informations, y compris défavorables à la Pucelle, encore jamais réunies. Cette encyclopédie johannique inédite à ce jour est à la fois historique, culturelle, spirituelle et artistique. Elle cherche à répondre à toutes les questions que pose l'épopée johannique. Ce Dictionnaire offre un accès privilégié aux sources et à la documentation historique. L'ouvrage les présente et les rend accessibles à tous les publics. Simples commentaires, citations, allusions, grands discours, panégyriques célèbres, là où Jeanne est évoquée, ce livre guidera le lecteur. Jeanne est réellement le personnage historique de l'histoire de France le mieux documenté.

    A vous de la redécouvrir en ces temps de remise en cause de notre Histoire et de la geste nationale !

     

    ‡ Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc, Pascal-Raphaël Ambrogi et Dominique Le Tourneau, éditions Desclée de Brouwer, 2017, 2011 p. (49 €).

  • Ouvrage à paraître sur l'église Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome

  • Soldat en Alsace-Lorraine (1939-1940)

    Dès les premiers jours de septembre 1939, le soldat Léon Noguéro est affecté comme téléphoniste au 49e régiment d'infanterie de Bayonne qui fait mouvement pour l'Est de la France, en Lorraine et en Alsace, à proximité de la ligne Maginot et de la frontière allemande. Son groupe de téléphonistes est très mobile et intervient dans les secteurs frontaliers de Rohrbach-lès-Bitche et de Wissembourg.

    Ce témoignage tiré des propres écrits du soldat Noguéro, tout en invitant le lecteur à partager l'intimité d'une famille, se veut être également un support d'enseignement et d'investigation pour les jeunes générations.

    En deux tomes, l'ouvrage est le fruit d'une retranscription intégrale de près de 350 correspondances et diverses notes écrites au moment des faits. Il fait également référence à de nombreux rappels historiques et à la mémoire locale par l'ajout d'une liste d'anciens prisonniers de guerre recensés dans une quarantaine de villages des vallées du pays de Nestes, dans les Hautes-Pyrénées.

    A la suite de l'offensive allemande du 10 mai 1940, le caporal Léon Noguéro est fait prisonnier le 22 juin, les armes à la main, au hameau des Feignes, dans les Vosges. Il est alors interné en Allemagne dans un kommando de travailleurs du bâtiment, loin des siens, jusqu'au 2 mai 1945, jour de sa libération.

    Les récits de prisonniers de guerre de 1940 sont suffisamment rares pour que l'on lise avec intérêt celui de Léon Noguéro qui connut la guerre puis le départ en captivité sur notre terre lorraine.

     

    ‡ Léon Noguéro. Soldat en Alsace-Lorraine (1939-1940). Récits de guerre et de captivité, tome 1, 241 p., ill. (26 €) / Prisonnier de guerre en Allemagne, tome 2, 502 p., ill. (39,90 €), Henri Noguéro (prés.), éditions L'Harmattan, 2017.

  • Un Lorrain au coeur des deux guerres : Mémoires du colonel Adrien Henry

    Né en 1888 dans une famille d'agriculteurs de la Meuse, Adrien Henry est mobilisé au 161e régiment d'infanterie en août 1914 et va se dévouer complètement à son pays. Sergent puis rapidement officier, il va participer à toutes les grandes batailles de la Grande Guerre avec un courage surprenant : Marne, Champagne, Verdun, Somme, Chemin des Dames... Il sera blessé treize fois, gazé, prisonnier, évadé dans des conditions étonnantes. Il continuera avec les armées blanches de Pologne puis participera à l'occupation de la Ruhr avant de rejoindre la gendarmerie.

    C'est à la tête de ses gendarmes de l'Indre qu'il va faire face à la débâcle en mai 1940. A l'armistice, il est mis d'office à la retraite ayant renoncé à suivre le maréchal Pétain. Affecté à la préfecture de Châteauroux, une nouvelle vie de résistant commence face à la Milice et à la Gestapo. Il aidera des Juifs, des jeunes STO et des résistants.

    En 1944, ayant retrouvé son commandement de gendarmerie, il va participer à la reddition d'une colonne allemande de 18 000 hommes et sera amené à lutter contre l'activisme communisme de l'après-Libération.

    En 2012, la 118e promotion de l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale a pris le nom de baptême "Colonel Adrien Henry".

    A partir d'archives familiales et des Mémoires du colonel Henry, son fils et son petit-fils ont réalisé un remarquable travail de synthèse sur les activités militaires de leur ancêtre. Homme de caractère, Adrien Henry gardera droiture, constance, courage et détermination, refusant le confort de l'arrière ou les avantages de la collaboration. Ainsi, avec ses nombreuses blessures de guerre et ses engagements volontaires dans l'armée, il est devenu l'un des militaires les plus décorés de France au XXe siècle.

     

    ‡ Un Lorrain au cœur des deux guerres. Mémoires du colonel Adrien Henry 1914-1918 et 1939-1945, Michel et Frédéric Henry (prés.), éditions Ysec, 2017, 267 p., ill. (18 €).

  • Aux sources de l'histoire de la lutherie mirecurtienne

  • "Jeanne d'Arc", la revue de l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc

    Ce numéro d'avril 2017 de la revue Jeanne d'Arc nous présente un riche sommaire qui contribue à encore mieux connaître la personnalité et la mission divine de Jeanne.

    Au sommaire :

    - Avec Jeanne d'Arc, "leçons pour notre temps", Général Maxime Weygand

    - Jeanne d'Arc et la ville de Tournai 1429-1430, abbé Adrien Bontemps

    - Sermon donné lors d'un pèlerinage à l'automne 2016 à Domremy, Père Cyprien

    - Jehanne en ses conseils : l'aide de la clarté angélique, abbé Patrick du Faÿ

    - Jeanne d'Arc et le procès de Rouen, Me Jacques Trémolet de Villers

    - Jeanne d'Arc : ultimes confidences (pièce de théâtre), abbé Bernard Gallizia

    - Sainte Colette, sa vie, ses œuvres, son culte, son influence, abbé Douillet

    - le Christ qui est roi de France, Pierre Virion

     

    ‡ Plus d'info sur l'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc et la revue sur www.amis-jeannedarc.org

  • Zélie

    Dans son sixième roman, le Vosgien Roger Poinsot nous plonge à nouveau dans l'histoire de cette Lorraine qu'il affectionne particulièrement ; celle des hommes, des femmes et des artistes qui ont fait sa renommée. A travers la vie de la jeune Zélie, privée de la vue, il nous fait revivre les grands et les petits moments de la Lorraine après la funeste guerre de 1870 où Zélie rencontre la receveuse des postes résistante de Lamarche, la famille Gauthier, seigneurs de Marey... Et la lumière qui surgit à travers les toiles des peintres lorrains de cette fin de siècle, autour de Meixmoron et Friant... La lumière, notre Zélie la rencontrera également dans la prière afin de remercier la Providence de lui avoir ouvert les yeux sur le monde. Il y a un peu de la petite Thérèse de Lisieux dans Zélie...

    Histoire régionale et événements romancés se conjuguent pour donner vie à une jeune Lorraine passionnée et pleine de vie.

     

    ‡ Zélie, Roger Poinsot, éditions des Lutins, 2017, 191 p. (17 €). Disponible chez l'auteur, 14 rue de la Joie, 88320 Marey.

  • Les saints face aux barbares au haut Moyen Âge

    Le rôle et la représentation des barbares figurent parmi les questions historiographiques les plus discutées aujourd'hui. Le terme "barbare", désignant les peuples étrangers au monde civilisé gréco-romain puis, après la christianisation des royaumes du haut Moyen Âge, les peuples païens, garde un sens fort péjoratif jusqu'à nos jours.

    Les légendes des saints, pénétrées d'un christianisme militant, ont largement contribué à la mauvaise réputation des barbares (Huns, Goths, Vandales, Vikings, Hongrois, Sarazins...). Elles ont dramatisé la confrontation entre le saint défenseur de la communauté chrétienne et l'agresseur barbare ou encore le martyre du saint missionnaire, infligé par les païens cruels.

    Les contributions de cet ouvrage explorent la diversité de l'image des barbares dans les Vies des saints qui ont vécu entre le IVe et le XIe siècle, dont plusieurs s'illustrèrent sur le territoire actuel de la Lorraine (Elophe, Livier, Auctor...). Elles montrent comment l'idéal de sainteté est tributaire du contexte idéologique et politique de l'époque de la rédaction des récits.

    Au-delà de l'analyse du rapport entre réalité et fiction dans les textes hagiographiques médiévaux, ces études éclairent aussi l'attitude à l'égard de l'étranger, du "prochain" de l'Evangile.

     

    ‡ Les saints face aux barbares au haut Moyen Âge. Réalités et légendes, Edina Bozoky (dir.), PUR, 2017, 206 p. (20 €).

  • Récits sur l'histoire de Lorraine

    Publié initialement en 1883, ces Récits sur l’histoire de Lorraine sont l’occasion rêvée de s’initier - ou de se replonger - sans difficulté à ce que fut l’histoire passée de cette ancienne Lotharingie, longtemps état souverain entre France et Saint-Empire romain germanique, depuis ses origines jusqu’à son rattachement définitif au royaume de France, en 1766.

    Occasion de découvrir également les personnages lorrains, ou non, qui en ont façonné l’histoire : les ducs de Lorraine au premier chef, et les ducs de Bar : René Ier d’Anjou également comte de Provence, René II, Charles IV, Léopold, François III qui devient empereur du Saint-Empire, ou encore Stanislas, ancien roi de Pologne déchu et dernier duc nominal de Lorraine et de Bar ; la famille des Guises qui s’illustra particulièrement en Lorraine, mais aussi Charles le Téméraire, le terrible duc de Bourgogne qui ambitionnait d’annexer la Lorraine et vint mourir sous les remparts de Nancy ; les fameux Trois-Evêchés - Metz, Toul et Verdun -, « tête de pont » de l’avancée française en Lorraine au XVIe siècle, ou encore le dessinateur Jacques Callot...

    Bref, un beau tour d’horizon lorrain à ne pas manquer !

     

    ‡ Récits sur l'histoire de Lorraine, Auguste Lepage, éditions des Régionalismes, 2017, 186 p., ill. (17,50 €).

  • Les troupes de forteresse en Lorraine et en Alsace 1914-1940

    Après la défaite de 1870, les troupes de forteresse constituent un corps indispensable pour la refonte de l'armée de la République. Mais à mesure que l'idéologie du "tout offensif" reprend le dessus, les fortifications tombent peu à peu en désuétude jusqu'au bain de sang de 1914... La belle tenue au feu de plusieurs garnisons durant la Grande Guerre n'enraie pas cette crise de confiance. Dans l'immense conflit qui s'engage, où chaque ressource compte, les troupes de forteresse sont réduites à leur plus simple expression.

    Mais l'année 1916 vient bouleverser la donne. Contre toute attente, le début de la bataille de Verdun remet la fortification au premier plan du système défensif militaire. Après l'ouverture des "travaux 17" et l'enfouissement toujours plus poussé des défenseurs sous les forts, à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, la Ligne Maginot trouve bien sa genèse à Verdun.

    En 1940, les ouvrages de nouvelle fortification abritent des communautés hors normes, les équipages. L'ouvrage s'attache à étudier à la fois leur environnement matériel et leur univers mental qui se révèle fascinant.

     

    ‡ Les troupes de forteresse en Lorraine et en Alsace 1914-1940, Michaël Séramour, éditions Sutton, 2017, 167 p., ill. (19 €).

  • Roville-aux-Chênes : l'école des passions

    Née sous l'Occupation, il y a 75 ans, le Centre horticole vosgien de Roville-aux-Chênes illustrait alors ce "retour à la terre" voulu par le Maréchal Pétain dans le cadre de son programme de la Révolution nationale. Ce lycée accueille aujourd'hui environ 1000 apprenants chaque année et jouit d'une réputation qui n'est plus à faire.

    Son père fondateur Henri Lefèvre disparu ainsi que ses deux plus proches collaborateurs historiques, Antoine Cuny et Louis Jacquiert, le temps était venu de poser un regard sur l'histoire de cet établissement. Ce livre est en quelque sorte le réceptacle de cette mémoire collective qui tend à disparaître peu à peu. L'ouvrage demeurera un témoignage pour toute les promotions d'élèves à venir afin qu'elles puissent se nourrir des valeurs fondatrices sur lesquelles s'est bâtie cette école de l'excellence.

     

    ‡ Roville-aux-Chênes. L'Ecole des Passions, collectif, éditions Gérard Louis, 2017, 141 p., ill. (25 €).