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industrie

  • La forge au Loup

    Au début du XXe siècle, Hermine, douce épouse délaissée, va s'émanciper au fil des ans en reprenant les rênes de la prospère fabrique de boulons de la vallée de la Meuse, la forge au Loup.

    Roman écrit à un moment où les Ardennes, pays métallurgique par excellence, étaient frappé par la crise, l'auteur y conte l'histoire d'une boulonnerie et de deux "dames de fer". Pour laisser une trace de cette passion ardennaise.

    A travers cette histoire romanesque, notre auteur fait revivre l'âge d'or du département quand les boulonniers de la vallée de la Meuse travaillaient notamment pour l'édification de la Tour Effel. On revisite des lieux symbolique de cette épopée industrielle : les Hauts Buttés, l'abbaye de Laval-Dieu à Monthermé, les rives de la Semoy, Dinant... On y découvre également la vie quotidienne des humbles avec les recettes de la cuisine régionale !

    Histoire de femmes aussi. L'économie locale reposait également sur les épaules des Ardennaises qui faisaient montre d'une exceptionnelle capacité de résistance à un destin décidé d'avance, aux injustices ou à l'occupation ennemie...

     

    ‡ La forge au Loup, Françoise Bourdon, Presses de la Cité, 2015, 420 p. (19 €).

  • Les femmes dans la Grande Guerre

    femmes guerre.jpgPenser à la guerre c'est surtout penser aux hommes, aux soldats combattants sur les champs de bataille. Mais les femmes, elles aussi, ont prit leur part aux combats, subissant, de près ou de loin, la barbarie de la guerre.

    La Première Guerre mondiale a fait de l'Alsace-Lorraine l'un des théâtres privilégié de la guerre, traversée par les tranchées, les barbelés et par les mouvements de troupes allemandes et françaises. Dans ces territoires, les femmes ont subi tout ce que peut engendrer une guerre d'une telle ampleur... Malgré tout, durant ces quatre années, les femmes ont maintenu la vie coûte que coûte. Beaucoup d'entre elles ont remplacé les hommes partis au front, dans l'agriculture comme dans l'industrie, mais aussi dans les services publics.

    Cet ouvrage met ces femmes en avant, elles qui, en 1914, furent une source importante de la propagande patriotique. Au cours de la guerre, elles ont vu pourtant leur image passer de la glorification pour leur engagement à un déni quasi-complet de celui-ci. Veuves de guerre, elles devaient repeupler la France...

    Le volume, fruit de l'exposition "La Lorraine face à la Grande Guerre : les femmes aux commandes", rend un hommage particulier aux femmes lorraines qui se sont investies dans tous les domaines durant ces longues années de guerre.

     

    ‡ Les femmes dans la Grande Guerre, Stanislas Droz, éditions Vent d'Est, 2014, 133 p., ill. (18 €).

  • Regards inédits sur les Vosges : les projets de statistique départementale (1800-1850)

    statistiques vosges.jpgDès le début du XIXe siècle, l'autorité administrative développe sous la forme de statistiques départementales une intense activité de recueil d'informations sur le pays et sa population. Dans les Vosges, sous la houlette de plusieurs préfets dont l'entreprenant Henri Siméon, et grâce au zèle de la Société d'émulation du département, on rassemble alors une très importante documentation dont une partie seulement sera exploitée et publiée en 1845. Le reliquat s'endormira sur les rayons des archives.

    Cet ouvrage présente un choix raisonné de ces documents oubliés qui, sans aller jusqu'à bouleverser les connaissances sur l'époque, n'en offre pas moins sur celle-ci - la première moitié du XIXe siècle - un regard inédit souvent inattendu et parfois surprenant.

    Le lecteur découvrira tout d'abord un exposé général sur la statistique départementale et une biographie de son plus ardent promoteur, le préfet Siméon, puis le récit des péripéties tourmentées de sa réalisation dans les Vosges, les plans de statistiques et la liste des contributeurs. Suivent les débuts de la géologie dans les Vosges, avec les deux plus anciennes cartes géologiques du département aujourd'hui connues. Une série de notices sur les moeurs des Vosgiens décrits par des notables locaux, plusieurs mémoires sur l'état de l'agriculture et de la forêt assortis de projets pour en améliorer le rendement, des inventaires détaillés de l'activité des manufacturiers et industriels vosgiens complètent le tableau.

    Bref, l'historien, le chercheur, l'érudit ou le curieux découvrira, au mi-temps de ce XIXe siècle, entre Empire et IIe République, le département des Vosges qui se prépare à entrer dans la révolution industrielle mais qui est encore fortement imprégné par des marqueurs socio-culturels de l'Ancien Régime.

    C'est encore un bel outil pour le chercheur ou l'étudiant qui disposent d'une source d'informations nouvelles et référencées. A noter un index des noms de personnes et des lieux bienvenu.

     

    ‡ Regards inédits sur les Vosges. Les projets de statistique départementale 1800-1850, collectif, Fédération des sociétés savantes des Vosges, 2012, 432 p., ill., cartes (35 € franco). A commander à : FSSV, Jean-Paul Rothiot, 167 rue de l'église, 88500 FRENELLE-LA-GRANDE.

  • Les Journées d'études vosgiennes à Raon-l'Etape les 16, 17 et 18 octobre 2009

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  • Le château de Saulxures-sur-Moselotte sera démoli

    La presse régionale s'est faite l'écho récemment de la prochaine démolition du "Versailles vosgien", le château Gehin de Saulxures-sur-Moselotte.

     

    chateau saulxures.jpgConstruit sous le Second Empire par un richissime industriel du textile, il sera abandonné en 1972. Pour l'actuel propriétaire, François Vandamme, les coûts de restauration et d'entretien étaient devenus faramineux ; plusieurs projets de reprise avaient vu le jour mais aucun n'a abouti. En 1972, il était prévu d'y transférer la maison familiale de la commune, mais les collectivités locales ne subventionnaient que les constructions neuves à l'époque.

     

    Finalement, la toiture du château s'est effondrée, les plafonds aussi. Les intempéries ont achevé le travail. Les grilles ont disparu. Le pillage et le vandalisme ont dépouillé l'édifice de tout ce qui était précieux à l'intérieur. Il y a quelques années, la mairie avait dû prendre un arrêté de péril, contraignant le propriétaire à fermer l'accès au site.

     

    L'inévitable démolition est désormais une question de mois. Une paysagiste bressaude s'est mise en tête de récupérer une partie du monument pour le réédifier dans une carrière de Travexin, à Ventron. Elle prévoit le démontage au début de l'année prochaine. Cependant, elle n'est pas certaine de pouvoir conserver les fameuses cariatides et atlantes de la façade antérieure : il semblerait qu'ils soient mangés par le salpêtre...

     

    Il ne restera donc plus que les images pour se souvenir de l'épopée de l'industrie textile dans les Vosges. Après les emplois et les usines, le textile vosgien n'aura même pas pu sauvegarder son patrimoine architectural...

     

    [d'après Vosges Matin | 31.08.09]