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Les livres en Lorraine - Page 5

  • Le Pays Lorrain - été 2016 : autour de l'expo' "La Lorraine pour horizon"

    Le numéro estival du Pays Lorrain, la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain de Nancy, est paru. Au sommaire, des articles autour de l'exposition "La Lorraine pour horizon", mais pas seulement.

    A lire :
    - La première thèse de droit imprimée à Pont-à-Mousson en 1596
    - Un monument du sculpteur Siméon Drouin pour Notre-Dame de Bonsecours exceptionnellement reconstitué au Musée Lorrain
    - La croix reliquaire d'Antoine Sarrazin, souvenir emblématique du siège de La Mothe
    - Les paroisses de Toul au XVIIIe siècle : aspects matériels, démographiques et sociaux
    - Le pharmacien-major Fernand Girardet et la défense conre l'arme chimique à Bois-le-Prêtre et à Pont-à-Mousson en 1915-1916
    - La marqueterie, un art de guerre des Etablissements Gallé
    - Un livre de l'abbé Pinck, militant autonomiste mosellan, dans la bibliothèque de Goering
    - Le Musée Lorrain au coeur des célébrations de l'anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France
    - Plusieurs contributions dans le cadre des Journées doctorales de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorraine en collaboration avec l'Université de Lorraine
    ... Et les traditionnelles rubriques : vie de la Société, chronique régionale, publications récentes...

     

    Le Pays Lorrain est en vente à l'accueil du Musée Lorrain (10 € le numéro) ou sur abonnement (4 numéros, 39 €) en adressant ses coordonnées postales et le règlement à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DES DUCS DE LORRAINE-MUSEE LORRAIN, 64 GRANDE-RUE, 54000 NANCY

  • Vadelaincourt, un village hôpital de l'arrière-front de Verdun

    La Première Guerre mondiale nous a laissé des volumes considérables de témoignages, principalement sur les combats. Rien, ou très peu sur les arrières-fronts, les coulisses de la guerre et, ici, l'antichambre d'une bataille gigantesque : Verdun.

    Où et comment sont cantonnés les soldats à l'arrière ? Où et comment les revenants de la bataille sont-ils soignés ? Où les innombrables terrains d'aviation sont-ils installés ? Et la Voie sacrée qui achemine toujours plus d'hommes, les nouvelles voies ferrées qui alimentent le brasier de la bataille et évacuent toujours plus de blessés, quelle est leur organisation ?

    Sur tout cela, le témoignage qui nous est livré dans cet ouvrage est tout à fait exceptionnel : il traverse toute la Grande Guerre et met en scène les temps forts du conflit avec la Marne en 1914, Verdun en 1916 et les Américains en 1918. Presque toute la guerre en Meuse, sous le regard d'un homme qui témoigne : Ernest Onésime Lemaire, instituteur et figure centrale du village de Vadelaincourt, à une douzaine de kilomètres seulement de Verdun et au cœur de l'arrière-front. Son souci du détail, la précision de son récit font de cet homme un témoin et un acteur privilégié des relations entre civils et militaires dans la zone des armées.

    Le texte original est présenté et annoté par Franck Meyer, professeur au lycée Margueritte à Verdun.

     

    ‡ Vadelaincourt 1914-1918. Un village hôpital de l'arrière-front de Verdun, par Ernest Onésime Lemaire, Franck Meyer (prés.), éditions Association 14-18 Meuse, 2015, 123 p., ill. (19 €).

  • Charles de Foucauld - 1858-1916

    A l'occasion du centième anniversaire de la mort du Père de Foucauld, cette nouvelle biographie de référence, fruit de 35 années de recherches et de travail, remet à jour la première biographie sur Charles de Foucauld due à René Bazin parue en 1921.

    Cette biographie est basée sur les écrits et la correspondances du Père de Foucauld, et des archives de la postulation du bienheureux. Elle renouvelle la connaissance de cette figure éminente sur sa jeunesse - et en particulier à Nancy -, son passage à l'armée et sa sortie, son travail de géographe et de linguiste ainsi que sur son évolution spirituelle.

    L'auteur, archiviste depuis plus de trente ans de la cause de canonisation du bienheureux Charles de Foucauld, par sa connaissance intime et inégalée des documents originaux, nous livre l'ouvrage incontournable pour découvrir - ou redécouvrir - le vrai Charles de Foucauld. Remplie de détails inédits, fidèle aux sources archivistiques et aux témoignages, cette biographie trace un portrait magnifique de cette étonnante personnalité.

     

    ‡ Charles de Foucauld 1858-1916, Pierre Sourisseau, éditions Salvator, 2016, 714 p., ill. (29,90 €).

  • La Lorraine pour horizon

    La victoire du jeune duc René II au siège de Nancy, le dépit de Charles Quint abandonnant Metz à son rival Henri II, l’occupation des duchés lorrains sous le règne de Louis XIV, le rétablissement par le duc Léopold d’une brillante vie de cour à Lunéville ou bien encore la triste fin du roi Stanislas, autant d’épisodes ponctuant les relations tumultueuses qui unirent les duchés de Bar et de Lorraine et la France entre la fin du XVe siècle et 1766, date de leur rattachement.

    250 ans après la mort de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et dernier duc de Lorraine et de Bar, Laurent Jalabert, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Lorraine et Pierre-Hippolyte Pénet, conservateur du patrimoine au Palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain, font revivre à travers La Lorraine pour horizon cette grande fresque historique illustrée où texte et œuvres peintes ou sculptées, mais aussi objet du quotidien de nos ducs, dialoguent afin de mieux éclairer cette histoire riche, complexe et mouvementée.

     

    ‡ La Lorraine pour horizon. La France et les duchés de René II à Stanislas, Laurent Jalabert et Pierre-Hippolyte Pénet, Éditions Silvana Editoriale, 2016, 156 p., ill., cartes (15 €).

  • L'ombre rouge de la Vieille Ville

    Les éditions Salvator rééditent le roman du Père François Weber publié chez Serpenoise en 2013 et qui a connu un beau succès de librairie.

    Huit morts en quinze mois ! Dans la Vieille Ville de Nancy, sur laquelle plane une mystérieuse "ombre rouge", personne n'est à l'abri... Mais qui sème donc l'épouvante entre la basilique Saint-Epvre et la porte de la Craffe au point que police et clergé doivent unir leurs forces pour terrasser ce fou vengeur ? Magie noire, sorcellerie, possession... Comment mettre un terme à ce massacre ?

    Ce roman policier haletant plonge le lecteur dans l'atmosphère mystérieuse de la vieille cité de Nancy, marquée par la période de la Renaissance et la victoire de 1477 du duc René II sur Charles le Téméraire.

    Un récit à suspens où se côtoient fantômes du passé et peurs d'aujourd'hui.

    Le Père François Weber est membre de la congrégation de l'Oratoire Saint-Philippe Néri à Nancy.

     

    ‡ L'ombre rouge de la Vieille Ville, François Weber, éditions Salvator, 2016, 210 p. (12 €).

  • Les falaises d'ocre

    Au cours d'une fête entre étudiants à Roussillon, le village pittoresque du Luberon aux belles falaises d'ocre, une jeune fille disparaît mystérieusement... Accident ? Enlèvement ? Fugue ? Très vite, d'autres pistes se révèlent, plus étranges.

    Sonia et Charles, anciens experts qui se sont illustrés dans l'affaire de l'ombre rouge de la Vieille Ville de Nancy - précédent thriller du Père Weber - et souvent appelés par les enquêteurs de police afin de donner leur éclairage sur les situations dites "paranormales", reprennent du service avec l'aide de l'exorciste du diocèse d'Avignon. Que se cache-t-il derrières ces étranges falaises d'ocre chargées d'histoire ?

    Le Père François Weber, prêtre de l'Oratoire Saint-Philippe Néri à Nancy, récidive ici - après son roman L'ombre rouge de la Vieille Ville - avec un thriller qui oscille aux frontières du fantastique et du religieux. Ce nouveau roman est aussi l'occasion de se pencher sur les comportements d'une certaine jeunesse actuelle, en proie souvent à ses propres démons.

     

    ‡ Les falaises d'ocre, François Weber, éditions Salvator, 2016, 217 p. (19 €).

  • L'Assomption à l'ermitage de Bermont (88)

    Procession au reposoir de Notre-Dame de Lourdes à l'ermitage de Bermont [cl. archives ©H&PB].

    L'ermitage Notre-Dame de Bermont (commune de Greux, Vosges) célébrera la fête de l'Assomption de la Vierge Marie, lundi 15 août 2016, selon le programme suivant :

    - 11h00 : messe de l'Assomption avec bénédiction des nouvelles statues de saint Pie X et saint Remy par le RP dom Jean Bosco, religieux bénédictin et sculpteur à l'abbaye Saint-Joseph de Clairval à Flavigny-sur-Ozerain (office célébré selon le rite extraordinaire de l'Eglise)

    - 12h45 : repas tiré du sac

    - 15h00 : procession et salut au Saint-Sacrement

  • Noblesse et pouvoir princier dans la Lorraine ducale

    Dans la Lorraine ducale, entre 1624 et 1737 - soit entre les ducs Charles IV et François III -, la noblesse est touchée de plein fouet par la guerre - celle de Trente Ans -, l'occupation française et l'exil du prince - Charles IV et Charles V -, autant d'ondes de choc qui éprouvent son devoir de fidélité.

    La paix de Ryswick en 1697 permet à Léopold de récupérer ses états, mais si la restauration de l'Etat lorrain s'effectue avec l'appui des nobles, il s'accompagne d'une reconfiguration du second ordre. L'équilibre des forces est à nouveau mis à mal à l'avènement de François III, en 1729, dont le destin se joue par-delà les frontières et annonce la rupture du lien entre le duc et les nobles.

    Cette brillante étude des relations entre la noblesse et le souverain est plus largement une réflexion sur la société politique de l'Etat lorrain, territoire des confins du royaume des lys, dans une période particulièrement troublée.

    A lire et à méditer en cette année du 250e anniversaire de l'annexion des duchés de Lorraine et de Bar par la France...

     

    ‡ Noblesse et pouvoir princier dans la Lorraine ducale 1624-1737, Anne Motta, Classiques Garnier, 2016, 618 p. (49 €).

  • Epinal l'imaginaire

    Ville au passé tumultueux, maintes fois détruite et chaque fois relevée de ses cendres, Épinal se livre à ceux qui prennent le temps d’aller à sa découverte. C’est précisément ce qu’a fait le photographe Chanel Koehl, qui nous propose une balade amoureuse entre le château, la basilique et la Moselle, mais aussi entre les forêts et les terres d’histoire qui composent le terroir de l’ancienne ville des évêques de Metz.

    Dans ce superbe album, le regard de l’artiste fait écho aux impressions des écrivains et des personnalités qui, au fil des siècles, ont aimé la ville, son art de vivre comme la portion de Lorraine au cœur de laquelle elle se dresse.

    Les photos et les textes contenus dans ces pages ne racontent pas Épinal, pas plus qu’ils ne l’expliquent ou qu’ils n’en proposent une visite guidée. Ils invitent simplement le lecteur à confronter sa propre vision de la ville aux sentiments de ceux qui, comme lui, l’aiment ou l’ont aimée. Mais surtout, ils invitent chacun, qu’il soit spinalien ou de passage, à partir à la découverte de l’ambiance d’une ville dont les multiples nuances sont aussi celles de l’imaginaire.

    Un contenu original et étonnant. Épinal l'imaginaire se présente comme un recueil de textes et de témoignages rédigés par les amoureux d’Épinal, du XVIe siècle à nos jours. Hommes de lettres, historiens, voyageurs, géographes, célèbres ou moins connus, tous ont laissé leur vision de la ville, de son patrimoine et de son terroir. Leurs mots répondent aux photos de Chanel Koehl, auxquelles ils donnent une résonnance particulière, au-delà des époques.

    Surprenant ouvrage pour une ville étonnante.

     

    ‡ Epinal l'imaginaire, collectif, éditions Anovi-Brumaire, 2016, 176 p., photos Chanel Koehl (25 €).

  • Les recherches de noblesse dans les Trois-Evêchés

    Si pour bon nombre de provinces françaises les résultats des enquêtes de noblesse sont bien connus des généalogistes, ceux des Trois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun) sont mystérieusement restés dans l'ombre et n'avaient jamais fait l'objet d'un éclairage particulier. L'auteur tente de répondre à cette attente.

    Il nous présente tout d'abord les publications et correspondances relative à "l'affaire de la noblesse dans les Trois-Evêchés" pour nous en rappeler les tenants et les aboutissants, ainsi que sa méthodologie, le dépouillement et l'analyse de toutes les sources disponibles. Il nous délivre ensuite - travail remarquable - les listes des "maintenus", les notices et la quasi-totalité des familles concernées, contenant leur identification, leur généalogie simplifiée et leurs armoiries. Familles d'ancienne chevalerie lorraine, champenoise ou luxembourgeoise, ou récent anoblis par charge, toute la noblesse des Trois-Evêchés est ainsi mise au jour avec rigueur.

    Cette enquête de noblesse, par sa nature inédite, fera sans aucun doute le bonheur des chercheurs, généalogistes, historiens et spécialistes des questions nobiliaires en Lorraine.

     

    ‡ Les recherches de noblesse dans les Trois-Evêchés 1674-1705, Arnaud Clément, éditions Patrice du Puy, 2016, 179 p. (19,50 €).

  • Le jardin de Pétronille

    1940, à Nancy, Jeannette, fille adoptive d’un notable, a réalisé sa vocation. Elle qui s'était toujours vue derrière les fourneaux dirige, en plus d'un salon de thé, la brasserie "La Lorraine" sur la plus grande artère commerçante de la ville.

    L'armée d'occupation est omniprésente.  Jeannette est obligée de faire jouer des airs allemands pour divertir la nouvelle clientèle. Elle s'y résigne d'autant mieux que l'établissement assure une "couverture" idéale pour ceux qui fuient les persécutions ou s'organisent pour résister. Beaucoup agissent dans l'ombre, serveurs, musiciens, habitués, en oubliant parfois qu'ils côtoient aussi des collaborateurs…

    Au cours de démêlés avec la Kommandantur, Jeannette fait la connaissance d'un officier de la Wehrmacht, un humaniste qui réprouve les exactions nazies. Leurs relation devient de plus en plus intime, au point qu'elle est bientôt confrontée à un dilemme terrible…

     

    ‡ Le jardin de Pétronille, Elise Fischer, éditions Calmann-Lévy, 2016, 368 p. (20,50 €).

  • Là où rêvent les étoiles

    Au XIXe siècle, il y eut une nouvelle génération de bâtisseurs de cathédrales. Ils travaillaient l’acier, le fer et le cuivre aussi bien que la pierre, partaient à l’assaut du ciel comme on ne l’avait jamais rêvé avant eux. Leur magie s’appelait « ingénierie », et leurs réalisations prenaient la forme de ponts et viaducs impossibles, d’usines, de gares, de charpentes aux dimensions prodigieuses, de statues et de tours métalliques géantes. Ces hommes vénéraient tous le même dieu, et le nommaient 'Progrès'. C’est à eux qu’Éric Marchal, romancier vosgien, rend aujourd’hui hommage dans cette époustouflante histoire de famille, d’amitié et de génie humain.

    Juin 1863. Dans l’immensité désertique de la plaine d’Andalousie, deux hommes aux tempéraments opposés mais unis par la passion du progrès vont se rencontrer. L’un, Clément Delhorme, pionnier des vols d’altitude en ballon, est à l’origine des premiers modèles de prévision météorologique. L’autre, Gustave Eiffel, jeune ingénieur ambitieux, qui vient de se marier, rêve de s’établir à son compte comme constructeur. À partir de ce jour, les deux génies vont lier leurs destins et leurs rêves de records.

    Delhorme intègre le monde dans une immense équation dont il tente de résoudre toutes les inconnues pendant qu’Alicia, sa femme, s’occupe de la rénovation des palais à l’abandon de l’Alhambra. La naissance de leurs trois enfants aux caractères si différents façonnera la destinée de cette famille singulière, pendant qu’Eiffel forgera la sienne comme un mythe, du pont Maria Pia à la tour qui portera son nom, ainsi qu’à la statue de la Liberté.

    Entre Paris et Grenade se déploient les destins croisés de ces deux familles qui vont connaître l’enchantement du progrès, dans un tourbillon de découvertes et d’inventions qui ont fait de cette période le socle de notre modernité, où les seules limites étaient celles de l’imagination.

     

    ‡ Là où rêvent les étoiles, Eric Marchal, éditions Anne Carrière, 2016, 733 p. (24,50 €).

  • L'or bleu de Picardie

    Le Vosgien Roger Wadier renoue avec ses origines familiale d'une bien étonnante façon. En nous contant l'histoire de la "waide", la plante tinctoriale à laquelle on doit le célèbre "bleu d'Amiens".

    La waide en patois picard, ou guède ou pastel, contribua au Moyen Âge pendant quatre siècles environ, à la richesse de la Picardie et à celle de la ville d'Amiens en particulier.

    Les coques de waide, résultat d'un long travail dans les campagnes picardes, étaient vendues par les marchands waidiers, depuis Amiens et d'autres villes de la Somme, sur les marchés de Paris, du Nord de la France et surtout jusqu'en Angleterre.

    Le commerce de la waide en Picardie s'éteignit progressivement à la fin du XVe siècle, concurrencé par la région toulousaine qui développa le pastel dans la production de la teinte bleue.

    Dans cet ouvrage, Roger Wadier rappelle le passé humain et économique de la région de ses ancêtres. Une évocation originale qui passionnera les amateurs d'Histoire et tous les amoureux de nos régions françaises.

     

    ‡ L'or bleu de Picardie. Histoire de la waide et des waidiers, Roger Wadier, éditions Catherine Dupays, 2016, 116 p., ill. (28 €).

  • L'économie des dévotions

    Ce livre cherche à élucider les rapports qu’entretiennent, à l’époque moderne, les activités économiques et les pratiques dévotionnelles. Il s’agit de deux sphères volontiers séparées, avec en arrière-plan, des a priori d’incompatibilité, voire des aversions traditionnelles qui n’ont pas épargné l’historiographie. Et pourtant il est évident que, dans les sociétés d’Ancien Régime, le champ des pratiques de piété a constitué un facteur économique d’importance majeure.

    Plusieurs études portent sur des situations observées en Lorraine, notamment les pratiques franciscaines au XVIIIe siècle.

     

    ‡ L'économie des dévotions. Commerce, croyances et objets de piété à l'époque moderne, Albrecht Burkardt (dir.), PUR, 2016, 427 p., ill., cartes (24 €).

  • 36 000 cicatrices : les monuments aux morts de la Grande Guerre

    Afin de perpétuer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la France, le Parlement adopte, au lendemain de la guerre de 1914-1918, une loi qui prévoit le financement de monuments aux morts. Dès la fin de 1922, chaque commune - ou presque - a achevé et même inauguré le sien.

    Ce phénomène, typiquement français, a donné naissance à un gigantesque patrimoine commémoratif, hommage vibrant à tous les soldats qui se sont sacrifiés pour la patrie. Entrepris en 2014, le recensement de ces monuments du souvenir ne cesse de s'enrichir grâce à la participation de photographes professionnels ou amateurs à travers la France entière.

    Cet ouvrage témoigne de l'intérêt et de la diversité de ces monuments - dont quelques-uns sont issus de communes lorraines -, cicatrices de pierre et de bronze omniprésentes dans nos villes et nos villages.

     

    ‡ 36 000 cicatrices. Les monuments aux morts de la Grande Guerre, collectif, éditions du Patrimoine - Centre des Monuments nationaux, 2016, 97 p., ill. (19 €).

  • Le coeur des écorchés

    Trentenaires parisiens brisés par la routine citadine, les époux Louvrier veulent profiter de quelques jours de villégiature dans le sud de la France pou tenter de sauver leur couple.

    L'arrivée inopinée d'un courrier, posté par le mystérieux abbé Saunière, de Rennes-le-Château dans l'Aude, plusieurs décennies auparavant, va cependant donner à leur séjour une tournure inattendue...

    Impliqués involontairement dans un récit d'aventures et de suspense entre Rennes-le-Château et Bar-le-Duc, ils nous entraînent dans une intrigue captivante - où est convoqué Ligier Richier et son fameux Transi - qui révèle peut-être enfin au public la vérité sur le trésor le plus célèbre de France.

     

    ‡ Le cœur des écorchés, Jérôme Thirolle, éditions Gérard Louis, 2016, 425 p., ill. (20 €).

  • La transmission des maisons lorraines (fin XVIIe s. - milieu XXe s.)

    Dans cet ouvrage, l'auteur, spécialiste en architecture rurale traditionnelle, aborde la question de la transmission des maisons d'une lignée à l'autre en étudiant en profondeur les mutations des propriétés bâties en se fondant sur les pratiques observées dans deux villages lorrains : Barisey-la-Côte (Meurthe-et-Moselle) et Bisping (Moselle).

    Il met en valeur l'étroite relation entre le mariage des héritiers et leur droit à disposer d'un toit et souligne l'importance que prenait le phénomène de la division des maisons, quand le contexte démographique engendrait des tensions sur le marché de l'habitat notamment.

    Ces questions ne pouvaient ignorer l'évolution diachronique de l'habitat qui représente un remarquable marqueur du temps des sociétés rurales.

    Cette étude traite, avec originalité, de la façon dont les maisons sont transmises, ou non, au sein des lignées. Lequel, ou lesquels des héritiers avait-il plus de chance d’hériter de la maison de ses parents, dans le cadre d’un régime de successions égalitaires ? Le croisement de l’état civil et des actes notariés m’a permis de mettre le valeur le rôle essentiel du mariage dans ce choix. C’était en principe l’héritier, dont la date de mariage était la plus proche de celle de la donation ou de la licitation de la maison, qui obtenait celle-ci, après rachat des parts de ses frères et sœurs.

    Une telle approche de l’habitat traditionnel de nos campagnes n’avait jamais été faite. Consacrant plus de vingt ans de recherches, elle offre un nouvel éclairage sur la connaissance de nos patrimoines bâtis ruraux.

     

    ‡ La transmission des maisons lorraines. Familles et maisons paysannes de la fin du XVIIe au milieu du XXe siècle, Jean-Yves Chauvet, éditions L'Harmattan, 2016, 250 p. (26,50 €).

  • A découvrir : le n° 200 de Maisons paysannes de France

    Découvrez la revue Maisons Paysannes de France : un dossier spécial anniversaire pour son numéro 200 !

    Relire ensemble quelques-uns des meilleurs articles pour célébrer le n° 200 de la revue du patrimoine paysan de la France : c’était le souhait de l'association nationale pour mettre en avant l’action militante de Maisons Paysannes de France depuis 50 ans.

    Remettre à l’honneur des matériaux adaptés pour le bâti ancien, promouvoir des artisans et des savoir-faire, valoriser les circuits courts, applaudir des projets locaux innovants pour notre patrimoine, alerter sur les dangers qui menacent paysages et bâtis anciens, transmettre les connaissances de l’association en matière d’architecture rurale, soutenir la construction contemporaine en harmonie avec l’existant, faire connaître des restaurations de qualités et les hommes qui les ont menées…

    Comment choisir entre les milliers de pages, de photos, de thèmes, d’histoires, de témoignages parus depuis 1965 ? Ce numéro anniversaire rassemble et commente quelques belles feuilles qui sont offertes en bouquet d’anniversaire : les lecteurs y sentiront l’odeur des vieilles pierres, le feu des luttes militantes, la fraîcheur de la chaux juste projetée, l’encens de nos admirations, la bonne poussière du chaume neuf, le souffle des indignations, les effluves boisées des beaux colombages…

     

    ‡ Commande du numéro 200 et abonnement à la revue Maisons paysannes de France sur http://www.maisons-paysannes.org

  • Génération Buffalo Bill

    Qui n'a pas joué, au temps béni de sa jeunesse, aux cow-boys et aux indiens ?... Alors, lisez ce livre qui va réveiller en vous plein de souvenirs et d'émotions !

    L'Ouest américain passionne depuis plus de 200 ans. Un homme, au début du XXe siècle, a transformé cette passion en réalité en apportant en Europe tous les ingrédients de cette passion : Buffalo Bill, en 1905, entreprit en effet de faire le tour de France avec son cirque du Wild West... Il fit le tour du Grand Est et s'arrêta en Lorraine, à Nancy.

    Le souvenir de ce fameux cirque américain et du non moins fameux Buffalo Bill laissa des traces dans la tête de générations de gamins qui connurent des vocations d'indianistes et d'américanistes.

    Véritable dictionnaire de l'épopée de Buffalo Bill et de sa génération, cet ouvrage décrypte les différents aspects de l'histoire du show-business de l'Ouest américain et du passage de Buffalo Bill, notamment en Lorraine. Et, en prime, avec de splendides clichés de l'Ouest américain et des portraits de Sioux à vous donner envie de revenir en enfance !

     

    ‡ Génération Buffalo Bill. L'Ouest américain passionnément, Gérard Crouzier et Gino Tognolli, éditions Vent d'Est, 2016, 255 p., ill. (35 €).

  • Pierre Pelot, l'écrivain raconteur d'histoires

    Le long cheminement multigenre de l'écrivain vosgien Pierre Pelot au cour de cinquante années d'écriture rend difficile une juste appréciation de son œuvre et de l'originalité d'un parcours d'écrivain exemplaire.

    Voyageur immobile dans ses Hautes-Vosges natales où il vit toujours, après des essais de bandes dessinées, il écrit des westerns inspirés par sa connaissance de la conquête de l'Ouest américain et crée le personnage de Dylan Stark, héros d'une série originale. Puis il aborde à la fois le fantastique, le roman policier et surtout la science-fiction.

    Soucieux de ne vivre que de sa plume et élargissant son champ d'action, il livre, en plus de nombreuses nouvelles, des romans sociaux et contemporains souvent situés dans ses Vosges ou en Lorraine, adaptés parfois à la télévision.

    Primé par ses pairs en 1977 et 1978 pour des récits de science-fiction comme Transit et Delirium Circus, en phase avec l'esprit contestataire de l'époque, il ne tarde pas à s'ouvrir aux cycles et séries du genre, puis au roman noir, souvent sombre.

    Le raconteur d'histoire entre dans la littérature générale dès les années 1980 en touchant un nouveau public. Des rencontres l'encouragent à écrire pour le théâtre et le cinéma qui adapte L'été en pente douce, et à entreprendre plusieurs novélisations comme Le Pacte des loups.

    Hardiment, il entreprend avec Yves Coppens la saga de "paléofiction", Sous le vent du monde. Après son monumental chef-d'oeuvre, C'est ainsi que les homme vivent, il est reconnu comme un écrivain de littérature générale.

    Cet essai vise à donner de Pierre Pelot, auteur de près de 200 romans, une vision ample et équitable, éloignée des stéréotypes.

     

    ‡ Pierre Pelot. L'écrivain raconteur d'histoires, Raymond Perrin, éditions L'Harmattan, 2016, 392 p., ill. (39 €).

  • La maçonnerie en Lorraine : des origines au combat pour la république

    Avec cet ouvrage, le lecteur entre dans un monde fermé - discret disent ses adeptes -, celui de la franc-maçonnerie. En fait, l'auteur retrace, dans ce premier tome, les grandes lignes de l'histoire somme toute récente de la franc-maçonnerie en Lorraine.

    Apparue probablement dans la première moitié du XVIIIe à Lunéville sous l'influence du premier maçon lorrain, le savant mécanicien Philippe Vayringe suivi par son duc, François III de Lorraine, l'ouvrage s'attache surtout à retracer les combats menés par les "libres penseurs" contre les Eglises, et tout particulièrement l'Eglise catholique. Les francs-maçons lorrains rencontrèrent d'ailleurs au XIXe siècle un opposant déterminé en la personne de Mgr Turinaz, l'évêque de Nancy & de Toul !

    Ce travail documenté constitue la première partie d'une ample histoire de cette société de pensée multiforme que constitue la franc-maçonnerie en Lorraine.

     

    ‡ La maçonnerie en Lorraine : des origines au combat pour la république, Jean-Claude Couturier, éditions Kaïros, 2016, 272 p., ill. (23 €).

  • Henri Poincaré ou la puissance d'une pensée féconde

    Voici une agréable petite biographie du génial mathématicien, physicien, philosophe et ingénieur lorrain Henri Poincaré.

    Ramassée en une poignée de pages, cette bio' vous fait découvrir un nancéien d'exception, célèbre pour son intuition prodigieuse, sa rapidité d'assimilation et sa mémoire exceptionnelle. Trente ans ont suffi à Henri Poincaré pour mener une carrière particulièrement brillante, donner au monde une œuvre immense couvrant de nombreux domaines de la mathématique pure et de la physique mathématique et résoudre des questions auxquelles personnes jusque-là ne s'était confronté.

    Malgré tous ses titres universitaires et ses distinctions, Poincaré demeura un savant humble et humaniste.

     

    ‡ Henri Poincaré. La puissance d'une pensée féconde, Dominique Dubaux, éditions Vent d'Est, 2016, 64 p., ill. (10 €).

  • Vivre à l'arrière du front - Vosges 1914-1918

    Août 1914, les Vosges, au contact de l’ennemi héréditaire depuis 1870, subissent de plein fouet la Grande Guerre : humainement, économiquement, socialement et militairement. Pour l’autorité militaire, les Vosges ne sont pas une entité administrative, ni un espace de collectivité humaine, mais un théâtre de guerre. Comment les populations civiles ont-elles vécu ce conflit qui a si durablement marqué et marque encore le monde contemporain ? Quelle fut la réalité de leur vie dans un territoire en état de siège, rattaché à la zone des armées, si proche du front ? Comment ont-ils été mis à contribution ? Quelle fut l’ampleur de leur effort de guerre et le poids des contraintes auxquelles ils ont été soumis ?  

    Grands absents de l’historiographie vosgienne, les civils retrouvent enfin dans cette imposante étude de la Vosgienne Anne Peroz la place centrale qui correspond à leur rôle fondamental tout au long du conflit. Elle a dépouillé et analysé des centaines de lettres et de jugements, compulsé des masses d’archives, accumulé une quantité impressionnante de sources, pour réaliser une véritable « encyclopédie civile » du département des Vosges, du front-arrière à l’arrière front, dégageant ainsi toutes les grandes caractéristiques d’une vie dans un régime d’exception, où l’autorité militaire a universellement subordonné le pouvoir civil. Rarement en effet une analyse sociale et sociétale d’une telle profondeur, appliquée à un département, a été effectuée en France.

    Pour une fois, les civils sont au cœur d'une étude sur la Première Guerre mondiale.

     

    ‡ Vivre à l'arrière du front. Vosges 1914-1918, Anne Peroz, Edhisto, 2016, 434 p., ill., cartes (25 €).

  • L'abbé Denis Coiffet, zélé serviteur de l'Eglise

    L’abbé Coiffet a été prêtre. Un simple prêtre. Avec ses défauts d’homme. Comme tant d’autres avant lui. Mais il aura marqué probablement plus que beaucoup d’entre eux. Non pas qu’il fût meilleur. Dieu seul jugera. Mais la Providence a voulu qu’il vienne à la vie peu de temps avant une période de grands désordres dans l’Église. Et qu’il ferme à jamais ses yeux à un moment où quelques signes annonçaient des jours meilleurs. Un peu plus de soixante années se sont écoulées. C’est beaucoup pour la vie d’un homme. Mais tellement peu à l’échelle de celle du monde.

    Ses trente-huit années de sacerdoce lui ont permis de jouer un rôle important au sein de l’Église. Il aura été l’inlassable défenseur de ce qui est au centre de celle-ci : la messe. Une messe trop souvent bafouée qu’il a su porter à bout de bras pour qu’elle continue à sanctifier les âmes. Un attachement à la messe traditionnelle, « la messe de toujours », qu’il ne pouvait pas concevoir sans une autre fidélité : celle qu’il devait à Rome. Au plus fort de la crise, certains ont cru y voir une contradiction. Lui pas. Sa confiance en l’Église lui a permis d’éviter de se perdre. Au-delà de son amour pour la messe tridentine, il avait sa façon bien à lui d’être prêtre. Ferme sur la morale sans être jamais moralisateur. Dur avec le péché et tendre avec le pécheur. Un sens de la camaraderie et de l’amitié jamais pris en défaut. Un langage fleuri qui pouvait surprendre. Un comportement scout parfois mal compris. Et surtout ce sentiment mystérieux qu’il savait donner à son interlocuteur qu’il était unique à ses yeux.

    L’abbé Coiffet avait compris que si le communisme est la vieillesse du monde, le catholicisme est sa jeunesse. Une jeunesse dont il a toujours été proche, conscient que rien ne se construirait de durable sans elle. L’abbé Coiffet n’avait pas d’ambition pour lui-même. Il voulait simplement donner le Bon Dieu au plus grand nombre. Dans la joie et l’espérance. Dans l’amitié et la bonne humeur. Sans fioritures. Sans faux-semblants. Il voulait transmettre ce qu’il avait reçu.

    Lorsqu’il est parti, la foule s’est retournée et, d’une seule voix, a crié à ce zélé serviteur de l’Église, en guise de dernier adieu : "Monsieur l’abbé, vous y êtes parvenu !"

     

    ‡ L'abbé Denis Coiffet, zélé serviteur de l'Eglise, Thierry Bouclier, éditions TerraMare, 2016, 256 p., ill. (20 €).

  • Je vois le monde entier

    Nous sommes en 1889. Paul Eugène Poinot, jeune homme de condition modeste, a dix-sept ans lorsqu’il décide de rallier à pied son village de Longeville-en-Barrois – proche de Bar-le-Duc – à Paris, pour aller y visiter l’Exposition universelle. Il passe une semaine dans la capitale, où il s’émerveille devant la Tour Eiffel, le dirigeable La France, les gondoles vénitiennes, les différents pavillons – celui de la Finlande, de l’Algérie, de la Suisse… Il rencontre des Javanais, des Patagons, des Annamites, des Sénégalais, assiste à une fête japonaise, se promène dans la galerie des sculptures, dans celle des modes… Mais découvrir aussi le Paris historique : les Invalides, Notre-Dame, les grands magasins, les rues animées et bruyantes...

    Outre sa curiosité et son enthousiasme face à tant de nouveautés, le récit de son périple à pied est teinté d’une détermination réjouissante : près de six cents kilomètres aller-retour, un voyage de trois semaines, le tout conté avec précision et énergie. Une ode à la marche à pied, à la volonté et à l'humilité face à toutes ces découvertes pour ce jeune homme de la fin du XIXe siècle.

    Paul Eugène Poinot est né en 1872 dans la Meuse. Aîné d’une fratrie de trois garçons, orphelin de père à l’âge de 13 ans, il suit une formation de mécanicien-soudeur avant de devenir chauffeur-mécanicien du rail à la Compagnie de l’Est. Il meurt en 1935. Sans revendiquer aucune prétention littéraire, Poinot écrivait avec humilité, dans une langue juste et précise faisant honneur à l'enseignement de ses maîtres d'école.

    Un sympathique petit bouquin qui se lit d'une traite.

     

    ‡ Je vois le monde entier. En marche pour l'Exposition universelle, Paul Eugène Poinot, éditions du Sonneur, 2016, 118 p. (6,90 €).

     

  • L'Echo des 3 Provinces estival est paru !

    Ce numéro de L'Echo des 3 Provinces propose à ses lecteurs le programme des visites de l'été organisées par l'ADP3P et les associations locales partenaires.

    Le sommaire est encore riche d'histoires et d'anecdotes du pays des confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté :

    - excursion à la source de la Saône à Vioménil

    - Fontenoy-le-Château et la tour des Lombards

    - à la découverte du patrimoine de Bleurville

    - Varennes-sur-Amance, Marcel Arland et sa terre natale

    - lien entre Haute-Saône et Haute-Marne : le peintre François-Xavier Prinet

    - l'arboretum de La Hutte à Claudon

    - le peintre décorateur Jean-Pierre Jourdheuil dit Télémaque

    - les Cahiers de Melle Marchal de Lamarche (1914-1918)

    - la maison du patrimoine local de Monthureux-sur-Saône

    - le musée militaire de Vincey

    ... Et l'histoire de la cuisine, les poèmes et le programme des animations au Pays des 3 Provinces...

     

    L'Echo des 3 Provinces est disponible sur abonnement (24 €, 6 numéros) en adressant vos coordonnées postales et le règlement (chèque à l'ordre de ADP3P) à : Luce Mouthon, 88 rue Saint-Martin, 88260 Dommartin-les-Vallois

  • Toutes ces choses à te dire

    A découvrir le dernier roman de la Vosgienne Frédérique Volot.

    Ettore se remémore sa longue vie : l'enfance, l'exil, le coup de foudre pour Lucie, jolie Vosgienne, la guerre qui entraînera séparations et retrouvailles. Son histoire, Ettore veut la transmettre à sa petite-fille adorée. « Toutes ces choses à te dire... » Quel terrible secret veut-il lui confier avant de mourir ?

    Très jeune, Ettore a connu la douleur, la séparation, l'exil. En 1930, son violon sous le bras, il doit quitter les siens et son pays, l'Italie. Les reverra-t-il un jour ? A Nancy, son talent de musicien lui vaut une place dans un orchestre ; et sa chance, la rencontre à Vittel de Lucie, adorable serveuse dans une pâtisserie de luxe. Des blessures du passé aux promesses de l'avenir, les jeunes gens traverseront d'autres épreuves : la guerre, la déportation, le sort réservé aux étrangers... Une vie de labeur aussi dans le sud de la plaine des Vosges, entre Villotte, Martigny-les-Bains, Vrécourt...

    Des décennies plus tard, Ettore, le coeur fatigué, a une dernière volonté : revoir sa petite-fille chérie, la fougueuse Ange, partie vivre à Moscou. La jeune femme est la seule à pouvoir reconstituer l'histoire de sa famille morcelée, aux fantômes ressuscités.

    Toutes ces choses à te dire... Avant qu'il ne soit trop tard.

     

    ‡ Toutes ces choses à te dire, Frédérique Volot, Presses de la Cité, 2016, 346 p. (21 €).

  • Charles de Foucauld, mon frère

    A l'occasion du centenaire de sa mort, cet ouvrage présente le Père Charles de Foucauld par un choix de textes ordonné de manière thématique : beauté, joie, miséricorde, humilité, Nazareth, prière, désert, travail... Découvrir la vie, les questionnements, les souffrances, les rencontres de ce "frère universel" que fut Charles de Foucauld, par des textes choisis parmi ses écrits spirituels et sa correspondance et rencontre un homme qui parle au cœur, un frère pour aujourd'hui.

    "Les dévots qui veulent aimer Dieu sans aimer les hommes rêvent une absurdité", telle est la conviction que le Père de Foucauld partage avec son ami Balthasar pour souligner l'unité de l'amour - amour de Dieu, amour des hommes -, car nous n'avons qu'un seul cœur.

    Ces textes sont réunis par un groupe de religieux et religieuses des communautés des petits frères et des petites sœurs de Charles de Foucauld en lien avec la postulation de la cause de canonisation du Bienheureux Père de Foucauld.

     

    ‡ Charles de Foucauld, mon frère, petites sœurs et petits frères de Charles de Foucauld, éditions Nouvelle Cité, 2016, 175 p. (15 €).

  • Les enquêtes du commissaire Lefinaud en Lorraine

    Notre dessinateur-romancier-conteur et maître d'école Philippe Bajolet régale une nouvelle fois nos jeunes amis avec un sympathique ouvrage illustré. Le commissaire Lefinaud et son fidèle adjoint l'inspecteur Lognon sont à pied d'œuvre sur les routes de Lorraine afin de résoudre une quarantaine d'énigmes.

    À Metz, Nancy, Épinal, Bar-le-Duc, Longwy, Saint-Quirin, Bitche, Toul, Relanges, Varennes-en-Argonne et ailleurs, partout ils traquent la mauvaise graine et invitent les lecteurs-enquêteurs à leur donner un coup de main pour démasquer les délinquants.

    Alors, n'hésitez pas, devenez enquêteur vous aussi, exercez vos pouvoirs d'observation et de déduction, et identifie les coupables. Des indices sur les suspects sont donnés dans les textes et la solution est à découvrir dans l'illustration.

    Un ouvrage amusant et qui fait également découvrir notre Lorraine aux paysages et à l'histoire si variés.

     

    ‡ Les enquêtes du commissaire Lefinaud en Lorraine, Philippe Bajolet, éditions du Quotidien, 2016, 95 p., ill. de l'auteur (10 €).