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monastère

  • A la table des moines

    A en croire notre imaginaire, bière et vin coulaient à flots dans les monastères de jadis et on y dégustait les meilleurs fromages. Mais les disciples de l'austère saint Benoît ou de saint Bernard passaient-ils vraiment leur temps à faire ripailles ?

    Les clichés - colportés par les anticléricaux et l'école de la IIIe République - ont la vie dure, et il aura fallu l'étude précise de la Lorraine Fabienne Henryot pour mettre au jour, pour la première fois, les usages de la table chez les religieux. Son livre nous ouvre les portes des réfectoires, cuisines et jardins des innombrables couvents, prieurés et abbayes qui parsèment la France de l'Ancien Régime, de Sénanque à Cluny, de Saint-Mihiel à la Grande-Chartreuse, de la Trappe à Nancy.

    L'auteur nous fait voir avec quel soin les moines organisaient leur alimentation et cultivaient leurs terroirs, mais aussi tous les accommodements consentis au sein des cloîtres pour satisfaire l'appétit sans tomber dans le mortel péché de gourmandise : par-delà les doctrines et les rituels, Fabienne Henryot écrit là une nouvelle page de l'histoire du corps.

    Une remarquable synthèse sur la vie quotidienne des moines et des moniales... vue à travers le contenu de leur écuelle !

     

    ‡ A la table des moines. Ascèse et gourmandise de la Renaissance à la Révolution, Fabienne Henryot, Librairie Vuibert, 2015, 285 p. (19,90 €).

  • Lorraine terre d'abbayes

    lorraine,abbaye,monastère,la gazette lorraineDès le VIe siècle, les abbayes, en Lorraine comme partout en France et dans l'Occident chrétien, s'installent dans les campagnes, diffusent le christianisme et dirigent la vie spirituelle autant qu'elles modèlent le paysage et participent à la vie quotidienne des hommes.

    Bénédictins, cisterciens, chartreux, prémontrés, tous les ordres furent représentés. Mais en Lorraine, région si convoitée, nombreuses sont les abbayes qui ont disparu lors des guerres. Qu'elles soient en ruines ou encore bien conservées, qu'elles aient gardé une vocation monastique ou qu'elles aient été reconverties, les abbayes lorraines encore visibles constituent un remarquable patrimoine architectural, artistique, culturel, historique, spirituel et un attrait touristique que s'attache à valoriser cet ouvrage.

    Chacun des établissements religieux fait l'objet d'une courte monographie remarquablement illustrée qui, après un rappel historique, décrit leur architecture et montre bien des aspects méconnus du grand public.

    Reprenez votre bâton de pèlerin et la route des abbayes lorraines : elles vous offrent leur trésor !

    La Gazette lorraine nous présente ici une nouvelle brochure d'une mise en page irréprochable et particulièrement attrayante. Après une introduction qui rappelle le contexte historique du développement du monachisme en Lorraine, l'ouvrage passe en revue toutes les abbayes situées dans les quatre départements lorrains, celles encore existantes et celles qui ont été détruites. Plus qu'un guide touristique, c'est une belle synthèse de l'oeuvre monastique qui, au long des siècles, a donné une âme à notre terre lorraine.

     

    ‡ Lorraine terre d'abbayes, Blanche et Michel Wieser, éditions de La Gazette lorraine, 2013, 111 p., ill., préface de Isabelle Chave, conservatrice en chef aux Archives nationales (15 €).

  • A la découverte du monastère de Godoncourt (Vosges)

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    [Vosges Matin]

  • Au cœur de l’Ordre de la Visitation

    Bien que fondé voici 400 ans, le 6 juin 1610, par sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales, l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie reste de nos jours pour beaucoup méconnu. En effet, rare sont ceux qui purent pénétrer au sein de tels monastères : la règle de la clôture était strictement appliquée.

     

    au coeur de la visitation.jpgL’opportunité d’entre dans l’univers des Visitandines, découvrir un monde constitué de cloîtres, de cellules, de salles communautaires et d’objets d’art est donc tout à fait exceptionnelle.

     

    L’ouvrage, témoin d’une remarquable exposition présentée au musée de la Visitation de Moulins, à travers cette visite, nous ouvre sur un monde avec ses règles propres et sur la vie simple des religieuses Visitandines, ponctuée d’ingéniosité, de talent et de dévotion.

     

    Nous recommandons tout particulièrement ce catalogue à nos amis Lorrains car l’Ordre fut bien présent en Lorraine. Les années qui précédèrent le début des guerres du XVIIe siècle conduisirent en effet Jeanne de Chantal dans le duché de Bar, à Pont-à-Mousson, où fut fondé en 1626 un couvent de Visitandines sous l'égide d'une dame noble veuve, Madame de Génicourt, comtesse douairière de Haraucourt. Jeanne de Chantal vint d’ailleurs à la cour de Lorraine dans son propre carrosse (bien qu’entrant dans la vieillesse, Jeanne ne voyageait qu'à cheval !). Elle y resta quatre mois, reçue certes par le duc Charles IV et son épouse Nicole, mais surtout par le Père Pierre Fourier, curé de Mattaincourt, dont la sainteté était déjà reconnue et à qui elle confia la nouvelle fondation. En 1632, retour dans le duché de Lorraine et dans les Trois-Evêchés avec la fondation d’un couvent de la Visitation à Nancy et en 1633 à Metz.

     

    Chapelle Visitation Nancy 003.jpgQue reste-il de la présence de la Visitation en Lorraine ? La chapelle de la rue éponyme à Nancy attire encore l’œil de l’amateur d’histoire et d’architecture. La construction de l’actuelle chapelle de la Visitation débute le 16 mai 1780 sur des plans dessinés par l'architecte Jacques-Denis Antoine. La bénédiction solennelle a lieu le 17 août 1783.

     

    La chapelle à l'intérieur, est ornée d'un péristyle à l'antique, tandis que le plan dessine une rotonde très peu décorée ; les seuls éléments décoratifs étant les colonnes qui soutiennent des entablements et la coupole décorée d'un trompe-l'œil avec une verrière à son sommet. L'ensemble est dépourvu de vitraux.

     

    La façade s’ouvrant sur la rue de la Visitation montre un beau groupe sculpté de Söntgen représentant la Foi portant la Croix et les Livres Saints, et l'Espérance avec l'ancre qui symbolisait déjà dans l'Antiquité l'espoir et le salut.

     

    L'édifice se singularise par un aspect général très simple, œuvre néo-classique en rupture avec les excès du style baroque. Elle reste néanmoins un monument intéressant et unique dans l'histoire architecturale de Nancy et de la Lorraine.

     

    De nos jours, la chapelle est intégrée au lycée Henri-Poincaré.

     

    Les Visitandines formaient une véritable communauté. Et comme le souligne dans la préface le cardinal Barbarin, primat des Gaules et archevêque de Lyon, « Vivre en communauté, c’est savoir s’organiser de telle façon que toutes les moniales puissent donner le meilleur d’elles-mêmes et permettre à chacune de tirer le plus grand profit humain et spirituel des dons des autres et de ses propres dons. Cette attitude est bien différente du ‘communautarisme’ qui fait tant débat actuellement ; elle prouve (…) que la tradition monacale est apte, aujourd’hui plus encore qu’hier, à tracer un chemin dans notre société. »

     

     

    >> Au cœur de la Visitation. Trésors de la vie monastique en Europe. 400e anniversaire de l’Ordre, Gérard Picaud et Jean Foisselon, Somogy éditeur / Musée de la Visitation, 2010, 287 p., ill. (39 €).

  • Droiteval-Ourche-Patrimoine pour "DOPer" le sauvetage du site cistercien

    Droiteval-Ourche-Patrimoine a vu le jour. Objectif du président Jean-Pierre Huguet et de ses amis : participer à la sauvegarde d'un site qui a fortement souffert.

     

    jean-pierre huguet.jpgLes fortes inondations de mai dernier ont laissé des traces dans le sud-ouest vosgien. Droiteval, un ancien site monastique situé sur la commune de Claudon, comme toute la vallée industrielle de l’Ourche ont été plus particulièrement touchés. D'autant plus dommageable que le site recèle de trésors architecturaux. Plus globalement, c'est tout un pan de l'histoire locale qui s'est écroulée. « On aurait pu, précise Jean-Pierre Huguet, laisser les propriétaires se débrouiller seuls avec les assurances. Mais on s'est dit qu'il y avait sûrement autre chose à faire. »

     

    L'idée, qui a germé dans la tête d'Alain Roussel, maire de Claudon et conseiller général, a rapidement fait son chemin. Pas question de laisser à l'abandon autant de richesses historiques et culturelles et ne pas redonner une âme à un tel patrimoine. Pour la simple et bonne raison que le canton a besoin de s'appuyer sur ce genre d'atouts pour attirer les regards.

     

    Voilà donc comment est née l'association Droiteval-Ourche-Patrimoine - « DOP » - ayant déjà installé Jean-Pierre Huguet à la présidence. « La situation de Droiteval et de la vallée, précise Jean-Pierre Huguet, n'a pas seulement interpellé les gens de Claudon. Des habitants d'autres communes se sont joints à nous. De même que plusieurs associations ou syndicats d'initiatives. Notre idée est de pouvoir rénover les bâtiments, réparer ce qui est abîmé pour rendre toute sa valeur au site. » Un site niché dans un endroit charmant et chargé d'histoire. Seulement voilà, les bonnes volontés, les meilleures idées ne suffisant pas toujours. L'argent, véritable nerf de la guerre, aura le dernier mot. « Toutes proportions gardées, ajoutait Jean-Pierre Huguet, nous aimerions faire ce qui est fait pour le château de Lunéville. Et ainsi lancer une souscription dans le cadre de la fondation du patrimoine. »

     

    Au-delà de cette opération qui doit générer des rentrées d'argent, Droiteval-Ourche-Patrimoine va également mettre en place des actions ponctuelles. Comme celle du 31 août par exemple. « Nous organiserons effectivement, souligne le président Huguet, la fête de l'Ourche à Droiteval à partir de 14 h. » Au menu de ce dimanche après-midi, de multiples animations s'articuleront autour de différents concerts, circuits découverte avec le Club vosgien, ateliers de contes pour enfants et adultes. De quoi occuper le plus grand nombre et surtout sensibiliser les populations sur un sujet, pas dramatique certes, mais qui mérite une attention particulière.

     

     

     

     

     

    DERNIERE MINUTE...

    Etat de catastrophe naturelle dans les Vosges à la suite des inondations des 30-31 mai 2008

     

    L'arrêté interministériel du 7 août 2008 relatif à la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle publie la liste des communes du département des Vosges reconnues pour les inondations et coulées de boues qui les ont affectées durant la période du 30 au 31 mai 2008. Il s’agit notamment des communes suivantes : Hennezel, Attigny, Belrupt, Bonvillet, Claudon, Darney, Monthureux-sur-Saône. Cette disposition va permettre l'indemnisation des biens assurables des assurés sinistrés conformément aux textes réglementaires, par les compagnies d'assurances.

     

    Les communes d'Ainvelle et Senaide n'ont pas été reconnues au titre des catastrophes naturelles.

     

    Le service interministériel de défense et de protection civiles de la préfecture des Vosges, (tél. : 03.29.69.88.50 ou 88.58) reste à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent des renseignements complémentaires.

     

     

     

     

    [d’après L'Est Républicain | 18.08.2008]

  • Dernière conférence de l'été à Saint-Maur

    JEAN-FRANCOIS MICHEL ET SON COMBAT POUR LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE MONASTIQUE

    ee01998ae3fb138088a74b7aa4639584.jpgA l’occasion de la sortie de son dernier livre « Nos derniers abbés », Jean-François Michel, président de Saône Lorraine a présenté devant un auditoire captivé, le moteur de son action en Saône Lorraine. « Nos derniers abbés », déclare-t-il, est le moyen de « faire partager l’amour de notre région ». C’est ainsi que durant sa passionnante conférence, il a transmis toute la passion qu’il éprouve pour l’histoire et le patrimoine monastique de la Lorraine du Sud.

    Notre conférencier a brossé brièvement l’évolution des monastères lorrains du 12ème au 18ème siècle, dirigés par des abbés meneurs d’hommes auxquels succèderont des abbés commendataires fort éloignés des préoccupations spirituelles. Il insista sur la présence monastique importance qu’a connue notre région jusqu’en 1789 et la grande variété des ordres religieux (bénédictins, franciscains, cisterciens, trinitaires, prémontrés). L’exemple de Flabémont est exemplaire de la destinée d’une abbaye en Saône lorraine : palais abbatial reconstruit au 18ème siècle par les spécialistes du moment (l’architecte Louis Dubois, le menuisier Thiriet de Tignécourt, les Gerdolle de Lamarche…) et abbaye anéantie à la Révolution par une bourgeoisie locale avide d’argent et des paysans haineux.

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    Il s’est réjouit qu’un certain nombre d’abbayes lorraines connaissent actuellement une véritable résurrection : Parey-sous-Montfort et Etival dans les Vosges, Jovilliers, Jeand’Heures et Rangéval dans la Meuse. Mais s’est aussi inquiété du devenir des bâtiments monastiques de Moyenmoutier ou de Senones par exemple et, plus généralement, des anciennes fondations religieuses en milieu rural (les Cordeliers des Thons, Saint-Maur de Bleurville, commanderie de Rugney...).

    Enfin, Jean-François Michel s’est plié volontiers à une séance de dédicace pour le plus grand plaisir de ses admirateurs. En attendant une suite pour achever la trilogie : après « Nos derniers seigneurs », « Nos derniers abbés »… « Nos derniers manants », peut-être bientôt ? Pour boucler le cycle des trois classes sociales de l’Ancien Régime.

     

  • Conférence de Jean-François Michel autour de son livre "Nos derniers abbés"

    DIMANCHE 19 AOÛT 2007 15H00 A L'ABBAYE SAINT-MAUR

    ad3583a489d9818da7ed04f8e43f003a.jpgJean-François MICHEL, professeur agrégé d'histoire à Metz et président de Saône Lorraine, présentera dimanche 19 août à 15h00 en l'abbaye Saint-Maur de Bleurville une conférence-diaporama autour de son dernier ouvrage : "Nos derniers abbés".

    Il nous contera maintes anecdotes sur la vie quotidienne dans les maisons monastiques du sud lorrain à la veille de la Révolution de 1789. Histoires mi-romancées mi-historiques tirées des archives des abbayes, prieurés et couvents qui couvraient alors la région.

    Il engagera également une réflexion sur le devenir du patrimoine architectural encore subsistant en insistant sur les actions entreprises par les structures associatives dans le domaine avec l'aide des pouvoirs publics (Bleurville, Les Thons, Flabémont, Morizécourt, Senones, Etival...).

    • Abbaye Saint-Maur, dimanche 19 août 2007 à 15h00, conférence de J.-F. Michel sur "Nos derniers abbés" - Entrée libre.