Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

guerre de trente ans

  • Les habitants de Saint-Nicolas-de-Port de 1530 à 1636

    Solange Louis, généalogiste amateur et passionnée par l'histoire de sa Lorraine natale, poursuit la publication de ses recherches dans les archives départementales de Meurthe-et-Moselle sur Saint-Nicolas-de-Port.

    Dans ce nouvel ouvrage, elle recense, sur plus d'un siècle, la population de Saint-Nicolas-de-Port, cité commerçante prospère avant que ne s'abatte sur la cité la soldatesque et la peste durant la guerre de Trente Ans.

    Elle introduit fort opportunément son inventaire démographique par un rapide historique de la ville avant le saccage de novembre 1635. Entre 1535 et 1636, notre généalogiste nous invite à suivre la population de Port dans ses différentes activités du quotidien ; des centaines de patronymes sont ainsi "ressuscités" pour le plus grand bonheur des amateurs de généalogie et d'histoire locale. Les archives notariales des XVIe et XVIIe siècles ont été exploitées à travers une masse de ventes, de donations, de locations ou d'échanges de biens qui donnent corps et vie à ces hommes et ces femmes qui ont construit et animé la cité nicolaïenne lorraine des bords de Meurthe.

    L'auteur nous annonce d'ores et déjà la parution de deux autres ouvrages à la suite de ce premier tome : l'un consacré aux nombreux Savoyards venus s'installer en Lorraine entre 1500 et 1720, puis un autre opus sur les artistes qui ont œuvré à Saint-Nicolas-de-Port durant la même période.

    Un remarquable travaille de "bénédictine" pour une meilleure connaissance du monde la roture et de la petite bourgeoisie de Saint-Nicolas-de-Port et de sa région.

     

    ‡ Les habitants de Saint-Nicolas-de-Port de 1530 à 1636, Solange Louis, CopyMédia, 2016, 234 p., ill. (25 €). Disponible chez l'auteur, 9 rue Duc Raoul, 54000 Nancy.

  • C'est ainsi que les hommes vivent

    Les Presses de la Cité rééditent la fresque historique monumentale du vosgien Pierre Pelot, saga qui se déroule sur deux époques au cœur des Vosges. C'est "le" chef-d'œuvre de Pierre Pelot.
     
    1999. Lazare Grosdemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d'un étrange accident. Dans ce même village, au XVIIe siècle, lors de la dramatique guerre de Trente Ans, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d'une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, chanoinesse de chapitre noble Saint-Pierre de Remiremont, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l'enfer de la guerre.
     
    Comment, défiant quatre siècles d'histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l'écrivain, et de Dolat, le « fils du diable », se retrouveront-ils ?... Histoire d'une résurrection (le Lazare des Evangiles) et d'une histoire personnelle (Grosdemange étant le patronyme officiel de Pelot).
     
     
    ‡ C'est ainsi que les hommes vivent, Pierre Pelot, Presses de la Cité, 2016, 1237 p. (21 €).

  • Mirecourt (88) : des ossements mis au jour sur le site de la maison de retraite

    Le chantier d'extension de la maison de retraite du Val-du-Madon vient de révéler la présence d’un crâne et d’un fémur. Après quelques investigations, il semblerait que de nombreux restes humains gisent au fond de ce terrain.

    Le chantier s’active depuis plusieurs semaines sur le site de l’hôpital du Val-du-Madon afin de creuser les fondations d’un futur bâtiment. La réhabilitation de l’Ehpad prévue sur quatre ans va bon train. Toutefois, un engin de travaux publics a mis au jour un crâne et un fémur humain enfouis dans la butte. Les gendarmes de la brigade de Mirecourt ont effectué les premières constatations suivies un peu plus tard des spécialistes de l’identification criminelle.

    « D’après les documents de l’époque, les jardins de l’hôpital, créé au XVIIIe siècle, se situaient à l’endroit où se trouvent les ossements. L’absence de restes de vêtements et le nombre important d’ossements découverts sur un périmètre de plusieurs dizaines de mètres carrés laissent penser à l’enfouissement de corps lors de grosses épidémies », analyse François Fouchet.

    Des dizaines de repérages d’ossements visibles grâce à une météo plus clémente permettaient d’évacuer la thèse d’un crime récent. Un médecin légiste est venu effectuer des prélèvements en attendant le résultat prochain des analyses. Tandis que l’enquête judiciaire pourrait s’achever rapidement, la DRAC est intervenue sur le site.

    Les dernières réflexions sur l’origine des innombrables ossements répartis sur la zone des travaux pourraient même remonter au deuxième quart du XVIIe siècle au moment de la guerre de Trente ans et ses nombreuses épidémies, une date qui indiquerait un ensevelissement des corps à l’extérieur de la ville.

    Les ossements découverts seront rassemblés dans une sépulture.

    [d’après Vosges Matin]

  • Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans

    Cet ouvrage rassemble plusieurs études qui abordent l'impact de la guerre de Trente Ans sur la transformation du rapport des autorités avec le religieux, ainsi que le changement de comportement des clercs, plongés dans l’horreur du conflit. Les contributions s’intéressent aussi aux fidèles et interrogent la manière dont, immergés dans un monde déstructuré, happés par la violence, les croyants se sont tournés vers le ciel. Grâce au professeur Philippe Martin, universitaire ayant enseigné en Lorraine, le cas de la Lorraine est au centre de ces analyses.

    La guerre de Trente Ans a suscité une abondante littérature en Allemagne et dans le monde anglo-saxon, et notamment sur ses aspects confessionnels et religieux. Depuis une vingtaine d'années, des travaux ont remis en cause des paradigmes établis, comme celui de la confessionnalisation : la publication de journaux personnels et les études biographiques suggèrent par exemple de nombreuses pistes quant à la perméabilité des frontières confessionnelles. Dans le monde francophone en revanche, il s'agir d'un sujet encore sous-étudié.

    Ce volume présente et discute l'ensemble de l'espace du conflit pour mettre en évidence la transformation du rapport des autorités avec le religieux, le comportement du clergé plongé dans l'horreur de la guerre et la relation à Dieu des fidèles alors immergés dans un monde déstructuré et happé par la violence.

    Les approches régionales - dont la Lorraine - croisées avec l'étude d'individus révèlent l'immense variété des attitudes. Surtout, elles prouvent l'absence totale de déterminisme. Chacun a réagi en fonction de ce qu'il croyait juste, bon ou utile. Loin d'avoir validé une carte confessionnelle, d'avoir pétrifié les positions religieuses, la guerre de Trente Ans a redonné à chacun la possibilité d'affirmer individuellement sa foi.

     

    ‡ Religion et piété au défi de la guerre de Trente Ans, Bertrand Forclaz et Philippe Martin (dir.), PUR, 2015, 345 p., ill., cartes (21 €).

  • Charmes rejoue la signature du traité de 1633

    Par ce désastreux traité signé le 20 septembre 1633, le duc de Lorraine Charles IV se voit contraint de signer à Charmes devant Richelieu, l'abandon du duché de Bar qui demeure occupé jusqu'à la prestation de l'hommage exigé, et le duc doit céder Nancy aux Français. Il s'engage de surcroît à livrer au roi sa soeur Marguerite, réfugiée à Bruxelles.

  • Croix de Lorraine et fleur de lys

    croix lorraine.jpg"Rebelles et  désobéissants à Sa Majesté", c'est ainsi que l'on appelait au XVIIe siècle à Paris les Lorrains qui refusaient de prêter serment d'allégeance au roi de France et qui continuaient à se battre pour leur duc et pour leur indépendance, au cours de la longue lutte fratricide qui vit s'affronter le drapeau fleurdelysé et la bannière aux alérions. L'écrasante supériorité numérique des armées de Louis XIII, puis de Louis XIV, ne laissait subsister aucun doute sur l'issue de ce conflit franco-lorrain qui égala en atrocité et dépassa en durée la tragédie de la guerre de Trente Ans avec laquelle il se confond en grande partie.

    C'est cette époque tragique et glorieuse qui revit dans les pages de ce roman historique à travers les choix difficiles du colonel Maillard, du capitaine de Forgeville et de leurs amis lorrains, luxembourgeois, français ou impériaux pris dans la tourmente de l'histoire.

    Ce roman retranscrit à merveille les circonstances et les endroits où le tourbillon du destin à entraîner les personnages historiques ou de fiction. Ceux-ci nous démontrent, une fois de plus, à travers le récit de leurs aventures véridiques ou vraisemblables, que la loyauté, la ténacité et l'esprit de résistance restent les composantes fondamentales de l'identité lorraine.

    L'auteur, Joseph Poth, fut haut fonctionnaire à l'Unesco et expert à l'Union européenne. Originaire de Moselle, il a publié plusieurs ouvrages.

     

    ‡ Croix de Lorraine et fleur de lys, Joseph Poth, éditions des Paraiges, 2014, 445 p. (23 €).

  • Richelieu

    lorraine,richelieu,guerre de trente ansBon nombre de Lorrains, grands connaisseurs de l'histoire de la Lorraine, vont bondir en lisant cette recension de la dernière biographie de Richelieu... A chacun cependant de se faire son idée sur ce personnage aux multiples facettes.

    De Richelieu demeure trop souvent l'image d'un politique froid et déterminé, animé depuis son plus jeune âge par une ambition sans limites et conduit par les seuls impératifs de la raison d'Etat. S'il est désormais admis qu'il fut à ses débuts un évêque appliqué et impliqué dans la réforme catholique, l'"homme rouge" est décrit surtout comme un politicien sinueux et un maître de l'intrigue, perçu à l'aune de nos critères actuels.

    En réexaminant ses années de jeunesse, en relisant avec une attention nouvelle ses abondants écrits politiques et religieux, en réinterprétant l'imposante production de ses documents d'Etat, Arnaud Teyssier propose un Richelieu étonnant qui tranche sur la tradition : un grand politique certes, mais habité par une vision constamment religieuse du monde. Il redessine ainsi une aventure d'homme d'Etat qui reste sans équivalent dans l'histoire de la France et de l'Europe : celle d'un ministre qui, en des temps tragiques, raisonne constamment en prêtre et lutte pied à pied contre la faiblesse des hommes - celle du roi, celle des Grands, celle des corps constitué, la sienne propre.

    En Lorraine, on peut cependant se poser légitiment la question : est-ce cet homme-là - le prêtre de la Contre-Réforme catholique décrit par notre auteur - qui a détruit le duché de Lorraine avec ses alliés au cours de la funeste guerre de Trente Ans, et qui voulait également déporter en Amérique la population lorraine ?

    Un ouvrage à lire pour réexaminer notre point de vue sur cet étrange personnage.

     

    ‡ Richelieu. L'aigle et la colombe, Arnaud Teyssier, éditions Perrin, 2014, 526 p., ill. (25,50 €).

  • Charmes (88) : reconstitution de la signature du traité de Charmes de 1633

    charmes.jpg

    [Vosges Matin]

  • Gaston d'Orléans, prince de la liberté

    gaston d'orleans.jpgFils d'Henri IV, dont il a pris le carractère enjoué, frère de Louis XIII, enfant chéri de sa mère Marie de Médicis, Gaston d'Orléans (1608-1660) considérait Richelieu comme un tyran et ne se privait pas de le faire savoir. Héritier du trône jusqu'à la naissance de Louis XIV, il a pu ainsi apparaître comme un recours. Ce prince baroque, indocile, protégeait dans son entourage des penseurs de tous horizons et de toutes confessions. Un temps, il gouverne le royaume avec Mazarin et Anne d'Autriche, aligne les victoires militaires et contribue à pacifier la France jusqu'à la Fronde par un sens remarquable de la concertation et de la négociation.

    Gaston d'Orléans est particulièrement cher aux Lorrains puisqu'il épousa en 1632 Marguerite de Lorraine, soeur du duc Charles IV dont il partageait le caractère fantasque. Et surtout son opposition féroce au cardinal de Richelieu qui avait promis d'exterminer la race lorraine...

    Jean-Marie Constant brosse dans son livre le portrait d'un homme vivant et viveur, habité d'une grande foi et en phase avec nos réflexions contemporaines par sa pensée politique en faveur d'un monde libre, qui se montre attentif aux déshérités en pleine crise économique et sociale. Son échec, renforcé par une historiographie sans cesse contraire à la vérité de cet homme, éclaire un moment de l'histoire de France - et de la Lorraine -, quand il était encore possible de choisir une autre voie que la centralisation autoritaire du pouvoir.

    L'auteur, Jean-Marie Constant, est professeur émérite à l'Université du Maine et président de la Société d'études du XVIIe siècle.

     

    ‡ Gaston d'Orléans, prince de la liberté, Jean-Marie Constant, éditions Perrin, 2013, 442 p. (24 €).

  • Le Chasseur de La Mothe

    chasseur la mothe.jpgLe Chasseur de La Mothe, roman historique d'Alcide Marot, est enfin réédité ! Le Lorrain Alcide Marot publia cette chronique en 1892 s'inscrivant dans le courant du fort sentiment identitaire lorrain qui alimenta une riche vie intellectuelle entre la deuxième moitié du XIXe siècle et le premier quart du XXe. Une belle relation d'amitié  le liait à Georges Sadoul, le rédacteur en chef du Pays Lorrain, et à l'écrivain Maurice Barrès.

    Le Chasseur de La Mothe nous replonge dans un épisode historique qui n'est rien d'autre que les longues prémices du rattachement de la Lorraine à la France.

    L'action du livre se situe au milieu du XVIIe siècle, aux moments du dernier siège de la vieille cité du Bassigny lorrain, superbe ville fortifiée qui abritait en 1645 plus de 4000 habitants. Notre héros, Sébastien de Maillefert est capitaine et major d'infanterie à La Mothe et sert le duc Charles IV. Il est habile arquebusier et traverse avec hardiesse les lignes françaises durant le dernier siège qui se solda, sur ordre de Mazarin, par la destruction totale de La Mothe. Il est chasseur comme on ne l'imagine plus aujourd'hui et c'est au travers de ses sorties que l'on comprend mieux l'atmosphère d'une époque et les derniers instants d'une communauté de vie aux confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Comté de Bourgogne.

    Les faits historiques décrits sont avérés et parfaitement mis en scène par Alcide Marot. Les vertus du Chasseur de La Mothe sont à la lisière du réel et de l'imaginaire. L'écriture en est délicieuse.

    Aujourd'hui, et plus que jamais, il est utile de se réapproprier dans une ardente volonté, les contes de toujours, les lire et les dire à nouveau. Nos territoires regorgent de récits où les acteurs d'aventure n'étaient point semblables aux hommes de notre temps ; le destin leur accordait d'autres pouvoirs que les nôtres et les maintenait hors des limites de la naissance et de la mort.

    La réédition du Chasseur de La Mothe restaure la mémoire d'un territoire - aujourd'hui bien oublié - et le talent d'un écrivain, Alcide Marot.

    L'auteur, Alcide Marot, est né à Sauville (Vosges) en 1862. Il reçut sa formation intellectuelle auprès du curé de Nijon (Haute-Marne) qui fut complétée au petit séminaire de Langres. Il fut maire de Nijon à la suite de son père. Alcide Marot est décédé en 1927. Il publia notamment Essai d'histoire des villages du canton de Bourmont (1925) et Dix poésies en patois du Bassigny lorrain et une servante d'autrefois.

     

    ‡ Le Chasseur de La Mothe. Chronique lorraine, Alcide Marot, éditions Imagine-Networks, 2012, 124 p. (18,50 €).

  • L'absolutisme au miroir de la guerre : le roi et Metz (1552-1661)

    metz.jpgEn 1661, Louis XIV, une fois Mazarin décédé, souverain désormais absolu entend se réserver le moindre acte d'autorité. L'ambition tranche avec les pratiques qui s'étaient imposées durant la guerre franco-espagnole (1655-1659) : non seulement le roi ne délivrait pas toutes ces "sauvegardes", des protections accordées en son nom, mais les secrétaires d'Etat eux-mêmes peinaient à les contrôler ; ils devaient aussi, avec les communautés du royaume, constamment négocier la charge des quartiers d'hiver et des passages de troupes.

    Les sauvegardes militaires constituent le coeur de cet ouvrage. Sur les frontières du nord-est du royaume, et durant le conflit, elles s'érigèrent comme l'outil d'une régulation endogène de la violence : les gouverneurs de places les levaient en toute indépendance sur les territoires espagnoles ; les provinces, les villes voire les villages, d'eux-mêmes, les négociaient avec les pouvoirs ennemis. Une inattendue division de la souveraineté se fit ainsi jour. Jointe à l'infinie négociation des décisions royales, elle questionne à nouveau la construction de l'absolutisme.

    Par l'intégration étroite des champs militaires et urbains, par les abords micro-historiques et les éclairages multiscalaires reliant l'échelle locale aux lieux de pouvoirs nationaux et internationaux, et du point de vue d'une ville placée à la pointe de l'effort militaire du royaume, Metz, conquise en 1552 puis intégrée en 1648 à la France, ce texte, de Louis XIII à Louis XIV, de Richelieu à Mazarin, ambitionne d'articuler ces étranges pratiques du politique et de la guerre.

    Avec cette étude, le lecteur revit maints aspects de la guerre de Trente Ans en Lorraine vue du côté français.

     

    ‡ L'absolutisme au miroir de la guerre. Le roi et Metz (1552-1661), Martial Gantelet, PUR, 2012, 446 p., cartes (22 €).

  • Charmes (Vosges) : le Ruban du patrimoine pour la "Maison des Loups"

    charmes.jpg

    [Vosges Matin]

     

    Précision historique : contrairement à ce qu'écrit notre journaliste, ce n'est pas en 1563 que fut signé le traité de Charmes entre Richelieu et le duc de Lorraine (et non le roi !) Charles IV, mais en 1633. Ce traité livrait Nancy aux Français. Charles IV, duc bagarreur, ne respecta pas les clauses et reprit Charmes. En représailles, la cité fut reprise par les Français et entièrement brûlée par le colonel de Gassion.

  • "Les racines du bien", premier roman historique du Vosgien Roger Poinsot

    lorraine,vosges,marey,roger poinsot,guerre de trente ans,la motheQuelle famille pourrait supporter, aujourd'hui, la misère et la famine qui ruinaient la Lorraine de nos aïeuls ? Cette époque, celle du XVIIe siècle, n'est pas si lointaine. Remontez votre propre passé de quelques « grand-pères » et vous retrouverez cet homme tenaillé par la faim, la peur du loup, celle du diable.

    Dans cette période, celle de la guerre de Trente Ans, Roger Poinsot a voulu se placer dans la peau de l'un d'entre eux, Hyacinthe, le grand-père à nous tous.

    Suivez ce jeune homme dans son parcours vers le petit village du duché de Lorraine, à la frontière du royaume de France : Marey. Il prend la décision de partir de cette belle cité fortifiée de La Mothe, en pleine destruction. C'est le début des rencontres avec les brigands, les villages rasés et surtout l'obscurantisme.

    Pensez qu'en 1645, manger ce qui pousse sous terre, c'est manger le diable... Hyacinthe, ce grand-père qui pourrait être le vôtre, l'a fait.

    L'auteur, Roger Poinsot, est professeur en génie mécanique à la retraite. Passionné d'histoire, il sillonne la région, prospecte et effectue ses premières fouilles avec le Cercle d'études locales de Contrexéville. Plongé dans les archives des Vosges depuis 2004, il s'imprègne du quotidien des Lorrains des XVIIe et XVIIIe siècles dont il aime dépeindre la vie simple. Son premier roman en est une illustration. En même temps, depuis 2002, il expose sa peinture fondée sur le passé de la paysannerie ; il obtient, en 2010, le 1er prix du public de la commune vosgienne de Circourt-sur-Mouzon.

    Les racines du bien, roman de 190 pages, est illustré de dessins et tableaux peints par l'auteur. L'ouvrage est publié par les Editions des Lutins.

     

    ‡ Souscription pour Les racines du bien ouverte jusqu'au 18 septembre 2011. Pour commander l'ouvrage, imprimez ou recopiez le bon de souscription ici : souscription_les racines du bien.pdf

  • Richelieu à la conquête de la Lorraine

    richelieu lorraine.jpgLe cardinal de Richelieu a légué une correspondance immense et passionnante. Grâce à la diversité de ses interlocuteurs, le cardinal-ministre s'est doté d'un réseau exceptionnel d'informateurs. Leurs lettres et mémoires permettent de mieux comprendre les grands événements du temps et d'appréhender leurs protagonistes sous un jour nouveau.

    L'année 1633 est marquée par d'indéniables progrès diplomatiques et territoriaux, grâce auxquels Richelieu dote son monarque Louis XIII d'ambitions spatiales à la mesure de la tâche accomplie depuis 1624. L'autorité royale bien assise, Louis XIII entend assujettir les duchés de Lorraine et de Bar et imposer sa médiation aux acteurs de la guerre de Trente Ans.

    La création du parlement de Metz, la prise de Nancy et le traité de Charmes débouchent sur la saisie féodale du Barrois et sur l'occupation provisoire des Etats du duc Charles IV. L'avancée vers le Rhin devient inéluctable et la question de la succession au trône cruciale.

    L'ouvrage constitue certes un formidable outil de travail pour les historiens de la Lorraine, mais c'est surtout, pour tous les amateurs d'histoire et amoureux de la Lorraine, l'occasion de se plonger dans les arcanes de la diplomatie et des intrigues qui ont marqué les débuts de la guerre de Trente Ans en Lorraine, et de mieux saisir les relations conflictuelles entre le cardinal de Richelieu et Charles IV de Lorraine.

     

    >> Le cardinal de Richelieu à la conquête de la Lorraine. Correspondance, 1633, Marie-Catherine Vignal Souleyreau, éditions L'Harmattan, 2010, 783 p. (57 €).