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Notre patrimoine - Page 3

  • Histoire du Carmel de Nancy

    Les Carmélites étaient déjà installées à Nancy avant la Révolution mais cette funeste période mit fin à l'existence de leur couvent... Il faudra attendre 1868 pour qu'un nouveau Carmel voit le jour dans le diocèse de Nancy & de Toul, à Lunéville tout d'abord, puis à Nancy ensuite.

    C'est cette histoire d'une résurrection que nous content les auteurs de cet ouvrage qui constitue le premier tome d'une série de publications à venir sur l'histoire de la renaissance du Carmel nancéien. Fruit d'un long travail de recherches dans les archives du couvent de Nancy, nos historiens évoquent dans le premier tome les circonstances de la refondation d'un couvent de carmélites en Lorraine par deux religieuses venues du Mans et de Meaux.

    C'est tout d'abord à Lunéville que les religieuses fondent le nouveau monastère dans l'hôtel Sainte-Anne. Le 6 février 1868, après bien des tracas, nos carmélites prennent possession de cette belle demeure. Il s'agit d'une première étape : elles conservent le secret espoir de fonder un couvent également à Nancy...

    Les notes manuscrites laissées par Sœur Marie Emmanuelle du Sacré-Cœur servent de trame à nos chercheurs afin de présenter les conditions particulièrement difficiles dans lesquelles a été conçu le projet de fondation nancéienne.

    L'histoire du Carmel de Nancy restait à écrire : Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin se sont lancés dans cette vaste entreprise. Elle attend une suite. Déjà sont annoncés les prochains thèmes abordés dans les publications à venir : les sources du Carmel de Nancy, la guerre de 1870, les persécutions religieuses de la fin du XIXe siècle et l'exil en Belgique, le Carmel à Nancy Buthegnémont, portraits de carmélites, l'obitulaire du Carmel...

     

    ‡ Histoire du Carmel de Nancy. Le berceau du Carmel nancéien : l'hôtel Sainte-Anne à Lunéville 1868 - Tome I, Jean-Claude L'Huillier et Marie-Odile Marin, Carmel-Amis éditeur, 2016, 150 p., ill. (15 €). Ouvrage disponible à la Librairie de l'Asnée, 11 rue de Laxou, 54600 Villers-lès-Nancy.

  • Nancy : double commémoration au Musée lorrain

  • Haroué (54) : l'Etat dépouille le château des Beauvau-Craon

  • Bleurville (88) : une 43ème saison animée à l'abbaye Saint-Maur

    Le bureau de l'association des Amis de Saint-Maur de Bleurville s'est réuni afin de préparer la 43ème saison estivale à l'ancienne abbaye bénédictine du village.

    Adhérents. - L'association est forte d'une soixantaine d'adhérents. Le trésorier Jacques Durupt rappelle qu'une quinzaine de membres n'a pas encore réglé sa cotisation pour 2017.

    Travaux. - Après la révision des toitures réalisée à l'automne dernier, ce printemps verra la réalisation de travaux d'assainissement et d'aménagement des accès devant l'entrée de l'église. Ces travaux seront réalisés en juin par Acti'Sov, le chantier d'insertion de l'ex-communauté de communes du Pays de la Saône vosgienne.

    Animations. - L'exposition « Paysages & Portraits », aquarelles de la spinalienne Marie-Claude Papkoff, illuminera la nef de l'abbatiale en juillet et août. Le 25 juin, l'abbatiale accueillera le Choeur grégorien de Nancy et Toul sous la direction de Gérard Charrier. Le Quatuor de saxophones Artex se produira le 16 juillet et le 13 août, Bernard Pieters, ingénieur belge, donnera une conférence sur « les énergies positives, fondement des édifices sacrés : l'exemple de l'abbaye de Bleurville et de quelques sites vosgiens ». Le 3 septembre, l'ensemble de mandolines et guitares Claude Gellée de Jarville-la-Malgrange clôturera la saison culturelle. Enfin, l'abbaye sera ouverte le 17 septembre dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine.

    Vie de l'association. - Le bureau a décidé d'attribué le titre de membre d'honneur à Claude et Lucienne Thomas pour leurs 40 années de dévouement au service de l'ancienne abbaye Saint-Maur et de l'association patrimoniale ; Lucienne fut en effet la secrétaire-trésorière sous la présidence de l'abbé Pierrat puis de Alain Beaugrand et assura longtemps les visites chaque été. Quant à Claude, il assurait l'intendance en préparant notamment les repas des Amis de Saint-Maur. Le président Alain Beaugrand a remercié également Bernard et Colette Bisval, de Bleurville, ainsi que Jean-Marc Lejuste, directeur du Centre d'animation de la préhistoire de Darney, pour le don d'un téléviseur qui servira à diffuser l'historique du monastère. Remerciements encore à la commune de Bleurville pour sa subvention annuelle et au député Christian Franqueville pour l'attribution d'une aide pour les travaux engagés cette année à Saint-Maur.

  • Vendredi saint : la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ

    Poutre de gloire, bois polychrome, XVIe s., Barrois [cl. Musée barrois, Bar-le-Duc]

    Jésus crucifié entouré de saint Jean l'Evangéliste et Marie, sa mère.

  • Le temps long de Clairvaux : nouvelles recherches, nouvelles perspectives (XIIe-XXIe s.)

    Fondée par saint Bernard en 1115, l’abbaye de Clairvaux connut un rayonnement extraordinaire dans l’Occident médiéval et donna naissance à la branche la plus féconde de l’ordre de Cîteaux, avec plus de 360 maisons d’hommes. Entièrement rebâti au XVIIIe siècle, le monastère fut supprimé en 1790, ses bâtiments vendus comme biens nationaux puis transformés en maison centrale de détention en 1811. Malgré la richesse de ce passé, l’abbaye demeura pourtant dans l’ombre de son fondateur jusqu’à la création de l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux en 1979, puis l’organisation du premier colloque sur l’histoire de Clairvaux en 1990.

    Vingt-cinq ans après, le neuvième centenaire de l’abbaye constitue une nouvelle étape dans la production historiographique claravallienne comme en témoigne la publication des Actes de ce deuxième colloque organisé à Troyes et à Clairvaux du 16 au 18 juin 2015.

    À travers une vingtaine d’essais répartis en quatre axes principaux, les auteurs dressent un bilan des dernières recherches de ce Temps long de Clairvaux et jettent les bases des études à venir : des îles Britanniques au Portugal, en passant par la Catalogne et la Sicile, ils nous conduisent le long de ce rameau si fertile ; de la porterie de l’abbaye-mère aux confins de la Transylvanie, ils racontent l’intégration des moines blancs dans le monde des campagnes et des villes ; de la bibliothèque du monastère aux créations de Le Corbusier, ils interrogent la culture de Clairvaux et l’existence, réelle ou imaginaire, d’un « art cistercien » ; enfin, du XVe au XVIIe siècle, ils nous présentent les figures de deux abbés entraînés dans la tourmente du Grand Schisme et des écueils de la commende.

     

    ‡ Le temps long de Clairvaux : nouvelles recherches, nouvelles perspectives (XIIe-XXIe siècle), Arnaud Baudin et Alexis Grélois (dir.), éditions d'Art Somogy, 2016, 404 p., ill. (30 €).

  • Les trains des stations thermales de l'Est

    Dès le milieu du XIXe siècle en France, les cures thermales attirent une clientèle aisée – aristocratie, grande bourgeoisie – qui part « prendre les eaux » chaque année, utilisant pour cela le chemin de fer qui irrigue progressivement le territoire. Après la Première Guerre mondiale, l’accès aux soins thermaux est élargi, permettant aux villes concernées de prendre leur essor. Les trains directs mis en place par les compagnies ferroviaires offrent un confort et des repas de qualité, tandis que les gares sont dotées d’un style architectural et d’un standing en accord avec les villes desservies. Traction vapeur, puis diesel, puis électrique… Quel que soit le mode de traction utilisé, les « trains des eaux » emmènent année après année leurs passagers au coeur de paysages bucoliques, gages d’un séjour revitalisant, par exemple, dans le Grand Est ou en Auvergne.

    En France, dès le Second Empire, le développement des villes thermales est rapide et important, grâce à la fréquentation d’une clientèle aristocratique et de la grande bourgeoisie. De 1850 à 1870, le nombre des visiteurs des stations thermales triple, passant de 100 000 à 300 000 visiteurs. Un flux qui enrichit les régions et provoque des transformations locales d’aménagement et de modes de vie, auxquelles l’arrivée du chemin de fer n’est évidemment pas étrangère. L’essor des villes d’eaux s’accentuera par la suite, après la Première Guerre mondiale, grâce à une démocratisation de ces soins prodigués dans les villes d’eaux : on boit de l’eau, on s’en asperge, on s’y baigne sur prescription médicale… Les compagnies de chemin de fer vont très tôt s’intéresser à ces voyageurs saisonniers en leur garantissant, pour le voyage qui dure souvent plusieurs heures, des dessertes de qualité et un confort à la hauteur de leurs attentes. Des trains directs au départ de Paris sont assortis d’une restauration raffinée, les gares affichent une architecture et un standing en accord avec les villes desservies.

    Les cheminots, qu’ils travaillent à bord des trains ou dans les gares, assurent l’organisation de ce trafic régulier, répété d’une année sur l’autre. Partant de la capitale, les « trains des eaux » emmènent leurs passagers vers des paysages bucoliques. Ces curistes, libérés de leurs contraintes habituelles le temps de leur séjour, ont la garantie d’un séjour bénéfique, effectué au calme, dans un cadre verdoyant et offrant des loisirs distrayants : concerts, opéra, opéracomique, théâtre, casino, golf, tennis, polo… Après la Seconde Guerre mondiale, la toute neuve Sécurité sociale prend en charge des cures thermales : le thermalisme s’ouvre alors au plus grand nombre, une nouvelle clientèle apparaît. La traction vapeur, utilisée dans un premier temps pour faire circuler ces trains, cédera la place au diesel au milieu des années 1960, lui-même étant remplacé plus tard par l’électrique.

    Le Train des eaux a circulé jusqu’en 1970, puis les liaisons ferroviaires accélérées et le TGV doté de bonnes correspondances ont permis le développement de nombre de stations thermales. Dans leur nouvel ouvrage, Paul-Henri Bellot et Didier Leroy décrivent le rôle décisif du chemin de fer dans le développement et la promotion des villes thermales de l’est (Bourbonne-les-Bains, Contrexéville, Vittel, Luxeuil-les-Bains, Plombières-les-Bains, Bains-les-Bains, Martigny-les-Bains, Gérardmer, Bussang) et de l’Auvergne.

    Attention au départ ! Et n'oubliez pas ce beau livre qui vous fera revivre la belle épopée des trains des villes thermales de notre région !

     

    ‡ Les trains des stations thermales - Est et Auvergne, Paul-Henri Bellot et Didier Leroy, La Vie du Rail éditeur, 2017, 175 p., ill. (49 €).

  • Le Pays Lorrain n° 1/2017 est paru

    La prestigieuse et savante revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain de Nancy propose un riche sommaire pour son 1er numéro de l'année :

    - La construction de la politique de conservation des Monuments historiques en Lorraine (1ère partie), par Georges Poull
    - Ecoles, élèves et maîtres de l'enseignement primaire en Lorraine sous le Second Empire, par Jean-Paul Aubé
    - Février 1947, Edouard Vuillard en mission artistique dans les Vosges, par Jeanne-Marie Demarolle
    - Le musée du Fer de Jarville à 50 ans : plusieurs études
    - Journée doctorale de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain : plusieurs contributions de doctorants

     

    ‡ Le Pays Lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain et sur abonnement. Plus d'info sur http://www.societe-histoire-lorraine.com

  • Lamarche (88) : 37ème assemblée générale de Saône lorraine

    Les adhérents de l'association de défense et de promotion du patrimoine historique et architectural du sud-ouest vosgien se sont réunis dernièrement à la salle des fêtes de Lamarche sous la présidence de Jean-François Michel.

    Après avoir été accueillis par le maire de la commune, les participants ont entendu le rapport moral présenté par Jean-François Michel.

    Le rapport financier a été présenté par la comptable, Nicole Hottier.

    Un point a été effectué par Jacky Frémont, délégué de la Fondation du patrimoine Vosges sur les souscriptions en faveur des projets de restauration d'édifices dans le département.

    Enfin, Robert Mougin, vice-président de Saône lorraine, a présenté les travaux actuellement en cours dans le réfectoire d'été du couvent des Cordeliers des Thons.

    Le président Michel a remercié Geneviève Martin, d'Epinal, pour sa fidélité de 30 ans à l'association et lui a offert une composition florale au nom de Saône lorraine.

    A l'issue, les participants ont partagé le repas dans une grande convivialité avant de se retrouver pour la visite de l'église paroissiale d'Isches qui a connu, voici quelques années, une restauration intérieure exemplaire.

  • La Meuse sentimentale

    Consacré au département de la Meuse, La Meuse sentimentale nous parle du ciel et la nature. L'ouvrage magnifiquement illustré avec les clichés de Jean-Marie Lecomte et Marc Paygnard, nous montre des statues, des églises, des villages et des villes anciennes. Pages d'un monde visible, c’est aussi un livre sur l’invisible.

    L’histoire, les souvenirs de famille, les châteaux de nuages, les reflets sur les rivières et sur les toits des maisons... Notre pays meusien, du sud au nord, de l'est à l'ouest, parle tout le jour et on l'entend parfois, avant la nuit, quand la vie s’apaise et s’ouvre, comme un livre sur les genoux, au sentiment de la Meuse.

    Un bel ouvrage pour pénétrer au plus profond de ce beau territoire de l'ouest lorrain. Avec poésie.

     

    ‡ La Meuse sentimentale, Michel Bernard, Jean-Marie Lecomte et Marc Paygnard, éditions Noires Terres, 2017, 175 p., photos couleurs (20 €).

  • La Nouvelle revue lorraine : la statuaire en bois du Barrois à l'honneur

    La Nouvelle revue lorraine printanière est parue !

    Découvrez son riche sommaire :

    - Quand la Lorraine passait au royaume de France

    - Le tabernacle de Blevaincourt et son doublon québécois de Trois-Rivières

    - Des restaurations exemplaires

    - La commanderie de Doncourt-aux-Templiers

    - Le temps qu'il faisait au XVIIe siècle en Lorraine

    - Le Bon Père de Vadonville (Meuse)

    - Un impôt contre le Turc

    - Manonviller au début du XVIIIe siècle

    - Les chasseurs cyclistes et la bicyclette pliante Gérard

    - il était "canon"

    - Mon pépère

    - Sur nos chemins... Prendre de la hauteur

    - Nouvelles lorraines

    - Chimères et gargouilles

    - Saints de bois du Barrois

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement ou vente au numéro (10 €). Plus d'info sur www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • L'Echo des 3 Provinces printanier est paru...

    Pour plus d'info et pour se procurer L'Echo des 3 Provinces, le magazine du Pays des Trois Provinces (Champagne, Franche-Comté et Lorraine), visitez le site http://www.adp3p.com

  • Hennezel-Clairey (88) : marché de Pâques le 9 avril 2017

    Un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs d’authenticité… 

    Tout au long de cette journée festive, artistes et artisans dévoileront leurs collections liées au thème pascal et au printemps : céramique d’art, dentelle de Mirecourt et de Luxeuil-les-Bains, création couture, artisanat traditionnel russe, ukrainien mosaïque, tournage sur bois, œufs décorés, verrerie

    “Le fil du tisserin” vous proposera ses fantaisies sur vannerie, ‟l’Effeuilly” ses ornements floraux et ‟Le Jardin du cuivre” ses accessoires décoratifs pour plantes.

    Les gourmands ne seront pas oubliés : une grande démonstration de moulages en chocolat est prévue tout au long de la journée. Petits gâteaux de Pâques et gaufres seront aussi de la partie.

    Avec la participation de l’Association Saône Lorraine et de l’association des Lutins d’Hennezel.

     

     NOMBREUSES DÉMONSTRATIONS

    TOMBOLA GRATUITE

  • La Nouvelle revue lorraine aux Journées d'histoire régionale à Pont-à-Mousson

    La Nouvelle revue lorraine était présente lors des Journées d'histoire régionale aux Prémontrés à Pont-à-Mousson les 25 et 26 mars dernier, sur le stand de Mémoire des Lorrains tenu par Jean-Marie Cuny, animateur de la publication.

    On peut retrouver La Nouvelle revue lorraine (abonnement et commande de numéros) sur http://www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • Tignécourt (88) : 11ème festival Natur'images

    >> Plus d'info sur http://festival-naturimages.com

  • La région de Rambervillers, l'authentique

    Blottie au cœur d’un cercle passant par Nancy, Épinal, Lunéville et Saint-Dié, la région de Rambervillers semble veiller sur le massif des Vosges dont elle occupe le piémont.

    Dans cette terre Lorraine, un passé foisonnant a laissé de profondes empreintes. Ainsi, le patrimoine hérité des évêques de Metz voisine-t-il avec les traces de la Grande Guerre et celui légué par la foi de nos ancêtres. Mais cet héritage, aussi varié et original soit-il, ne saurait à lui seul résumer l’esprit d’une région dont les paysages naturels sont l’un des grands atouts. Des hauteurs de la Chipotte aux rives de la Mortagne, les photographes Denis Jacquot et Bernard Pierre ont entrepris de révéler toutes les saveurs d’un territoire attachant dans lequel l’Histoire, la nature et l’art de vivre ne font qu’un.

    Au regard des photographes répondent les témoignages de ceux, écrivains, historiens ou voyageurs qui, au fil des siècles, ont visité la région de Rambervillers, l’ont appréciée et ont pris la plume pour la raconter.

    Ce superbe album, qui n’oublie aucune commune ni aucun site remarquable du pays de Rambervillers, invite son lecteur à pousser la porte d’une région aux charmes multiples.

     

    ‡ La région de Rambervillers. L'authentique, collectif, éditions Anovi-Brumaire, 2017, 200 p., photographies de Bernard Pierre et Denis Jacquot (27 €).

  • Dieu au compas

    Un Dieu Créateur armé d’un compas, concevant et fabricant le monde. Un Dieu architecte, géomètre et arpenteur : cette image n’a cessé depuis le Moyen Âge de nourrir l’imaginaire de l’Occident.

    Revisitant la Bible, la philosophie antique et les Pères de l’Église, François Boespflug retrace l’histoire de cette représentation. Il fait assister à la naissance discrète, au XIe siècle, du motif artistique, à son épanouissement dans l’enluminure médiévale, à son usage quelque peu répétitif jusqu’à la pré-Renaissance puis à son progressif déclin, en dépit du rôle que la franc-maçonnerie reconnaîtra au Grand Architecte de l’Univers et au symbole du compas associé à celui de l'équerre.

    Un essai flamboyant sur l’histoire d’un motif, aussi passionnant que savant.

    Professeur émérite de l’université de Strasbourg, François Boespflug est théologien et historien de l’art et des religions. Il a publié de nombreux livres gravitant autour de la représentation de Dieu, du Christ et de la Trinité dans l’art.

     

    ‡ Dieu au compas, François Boespflug, éditions du Cerf, 2017, 144 p., ill. (15 €).

  • Lunéville (54) : Emilie du Châtelet n'est plus anonyme dans la mort

    Le 5 janvier dernier, le texte inscrit sur la tombe d'Emilie du Châtelet a été dévoilé en l'église Saint-Jacques de Lunéville en présence d'élus et des membres du Cercle de Madame du Châtelet.

    Jusqu'à cette date, la dalle de marbre noir qui recouvre la sépulture d'Emilie du Châtelet était restée anonyme. Née à Paris en 1706, Emilie du Châtelet est morte à Lunéville en 1749. Elle a été inhumée en l'église Saint-Jacques sous cette dalle noire.

    Le texte dévoilé est inscrit en lettres d'or sur cette dalle située à l'entrée de l'église, sous la tribune de l'orgue, et vient compléter la plaque offerte autrefois par Elisabeth Badinter.

    L'inscription revient sur la vie exceptionnelle de cette femme de sciences, la première à avoir traduit les Principa mathematica de Newton, en 1749.

  • Nancy : la chapelle de l'hôpital Fournier-Maringer ressuscitée

    À l’abandon pendant sept ans, la première église néo-gothique de Lorraine a été réhabilitée par Batigère. Grâce au soutien du conseil citoyen, elle va être rachetée par la paroisse orthodoxe Saint-Pierre-et-Paul qui en est pour le moment locataire.

    Un joyau. La toute première église néo-gothique de Lorraine, datant du XIXe siècle, a pourtant bien failli disparaître. La première fois que le père Ioan Toader, qui a fondé en 2001 la paroisse orthodoxe Saint-Pierre-et-Paul de Nancy, a visité la chapelle de l’ancien hôpital Villemin-Maringer-Fournier, quai de la Bataille, il ne croyait pas une réhabilitation possible. À l’abandon pendant 7 ans, elle était devenue le nid de centaines de pigeons. « Il y en avait partout. Dans tous les recoins, il y avait aussi des nids et le sol était couvert jusqu’à 50 cm de fientes et de cadavres de pigeons ».

    Sa paroisse recherchait une nouvelle église. « Nous étions en effet accueillis dans la crypte de l’église Saint-Pierre. Mais avec les années, à mesure que la communauté grossissait, elle devenait trop étroite », dit-il. Une communauté fondée initialement par des Roumains et des Français mais aujourd’hui elle s’est agrandie d’une dizaine de nationalités différentes : « Il y a des Russes, des Moldaves, des Ukrainiens, des Géorgiens, des Bulgares, des Albanais, des Grecs mais aussi un Libanais. Nous avons aussi des Syriens qui nous ont rejoints un certain temps », détaille le père Toader.

    Du côté de Batigère qui a racheté l’ensemble du site, il fallait trouver une destination à cette chapelle. « La mairie de Nancy nous a signalé qu’une communauté recherchait une église. Nous sommes donc rentrés en contact avec la paroisse », indique Benoît Rover. Pour le père Toader, « sans Batigère, cette reprise n’aurait donc pu avoir lieu ».

    Car, outre la possibilité qu’elle offrait à sa paroisse de s’y installer, « l’entreprise a pris à sa charge les travaux de réhabilitation », confirme le responsable de Batigère. La paroisse a apporté sa pierre à cette belle entreprise de restauration en rafraîchissant les murs de l’entrée et en créant dans l’ancienne sacristie un lieu cultuel. « La chapelle servira en revanche de lieu culturel », précise le père Toader. Le conseil citoyen du quartier y est pleinement associé. « Nous tenons beaucoup à ouvrir l’église aux riverains », précise le père Toader qui a trouvé en Françoise Algros, présidente du conseil citoyen du secteur, la parfaite interlocutrice. « Nous allons organiser des événements dans les prochaines semaines. Au printemps, le Chœur des Cordeliers s’y produira, suivi en juin de l’ensemble de mandolines A cordes et à cris. Nous souhaitons également organiser, avec l’autorisation de Batigère, des visites de ce magnifique lieu ». Une église ressuscitée que loue actuellement la paroisse Saints-Pierre-et-Paul. Un compromis de vente a été cependant signé et elle devrait donc en devenir pleinement propriétaire très prochainement.

  • Les rendez-vous de la Manufacture royale de Bains-les-Bains

  • Les pirogues gallo-romaines de la Moselle

  • Vers la sauvegarde de l'abbaye meusienne de l'Etanche

    L’abbaye de l’Étanche a été, à de nombreuses reprises, détruite et reconstruite. Elle est en passe d’être une nouvelle fois sauvée grâce à la volonté de plusieurs associations.

    Le 5 novembre 1984, la chapelle et le bâtiment conventionnel de l’ancienne abbaye de l’Étanche, à Lamorville, petit village du centre Meuse, sont inscrits au titre des monuments historiques. Elle devient ensuite la propriété de la SCI du domaine de l’Étanche. Inhabité depuis 1990, c’est l’établissement public foncier de Lorraine, qui intervient généralement pour la reconversion des friches industrielles, qui en devient le propriétaire en 2015 ainsi que 67 hectares de terre qui abritent une faune et une flore exceptionnelles.

    C’est finalement le Conservatoire des espaces naturels de Lorraine (CEN) qui aujourd’hui en a la gestion. Le CEN Lorraine s’est donné pour mission : la connaissance de la nature en Lorraine, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion des sites protégés la valorisation des espaces naturels lorrains. Il protège un peu plus de 319 sites naturels (soit 6 244 hectares) avec un bilan positif après plus de 30 ans d’existence.

    « Ce qui est intéressant pour nous, c’est la diversité que l’on rencontre dans ce fond de vallon. Ruisseau à l’eau pure, milieux humide et sec, prairie, qui abrite des plantes et une faune rare. Nous trouvons par exemple un papillon, le damier sucisse, l’aluette lulu, une espèce de crapaud le pélodyte ponctué qui est rare en Meuse et bien d’autres. À terme une exploitation agricole bio, avec des vaches allaitantes salers devrait s’installer. En ce qui concerne l’abbaye, elle a été grandement dégradée. La zinguerie d’écoulement d’eau a été volée et les bâtiments occupés pour des rave-partys ont subi de graves dommages. Une partie des bâtiments agricoles a été détruite. Il est urgent de faire des travaux de protection et de mise hors d’eau », précise Cyrille Didier, chargé de mission au CEN qui, à terme, laissera le soin à l’association Les Amis de l’abbaye Notre-Dame de l’Étanche le soin de restaurer le bâtiment.

    Le classement au titre des monuments historiques demandé via une pétition est en cours. L’association des Amis de l’abbaye de Notre-Dame de l’Étanche, créée en août 2016, a parallèlement organisé des chantiers de débroussaillage, notamment la première quinzaine de décembre 2016, afin de dégager l’accès à une nacelle pour bâcher le toit afin d’éviter les infiltrations d’eau.

    « Il faut également sécuriser le site pour éviter les intrusions, déposer des éléments de maçonnerie menaçant de tomber et mettre sous étais des voûtes de la chapelle. Un architecte a été missionné et les premiers travaux de sauvegarde devraient débuter en début d’année prochaine », précise Cyrille Didier.

    La tâche est immense et les fonds, ainsi que le temps pour remettre le bâtiment aux normes afin d’accueillir du public, ne sont pas encore connus. Mais si rien n’est fait, le monument finira par s’effondrer.

    [d'après ER]

  • Les charmes du Val-d'Ajol

    Le Val-d'Ajol, commune au vaste territoire des Vosges méridionales, est un incroyable écran de verdure qui  recèle maints trésors. L'auteur, tombé amoureux de ce bourg grâce à son épouse, nous les fait découvrir avec humour.

    Qui soupçonnerait que Napoléon III tomba sous le charme du Val-d'Ajol ? Que c'est aussi le pays de l'épinette et la capitale de l'andouille et du gandoyau qu'on célèbre chaque fin d'hiver avant Carême...

    Avec enthousiasme, Laurent Bayart s'est mis dans les pas de l'ancien et regretté maître d'école Jacques Gérard, l'historien du pays, et débusque ce havre de paix à deux pas de la cité thermale de Plombières-les-Bains, proche également de la Cité des Images d'Epinal et du renommé Théâtre du Peuple de Bussang. Le lecteur succombera à ses lieux de légendes et d'histoire, à ses itinéraires bucoliques, à ses belles figures de Vosgiens, vrais et hauts en couleur, aux joies du terroir et à cette vie sereine qui s'écoule au fil de la Combeauté...

    En offrant ses coups de cœur pour ce pays des Vosges méridionales, l'auteur sculpte un instant d'éternité. Alors, n'hésitez pas à tomber amoureux du Val-d'Ajol en venant le découvrir avec ce petit bouquin en poche comme guide !

     

    ‡ Les charmes du Val-d'Ajol, Laurent Bayart, Andersen éditions, 2017, 75 p., ill. (8 €).

  • Laneuvelotte (54) : Jean Huyn, le messager de René II et la bataille de Nancy

  • Quelques anniversaires lorrains en 2017

  • Epinal (88) : les éléments de l'ancienne chapelle des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem seront conservés

    Avec le projet de piétonisation des places de l’Âtre et Edmond-Henri, la Ville veut créer un parking en ouvrage au bas de la rue Saint-Michel. Le diagnostic archéologique a révélé la présence d’une chapelle du Moyen-Âge.

    Les immeubles du bas de la rue Saint-Michel sont voués à la destruction pour y construire un parking en ouvrage. Les investigations archéologiques menées par l'Institut de recherches archéologiques préventives ont révélé la présence de vestiges de l’ancienne chapelle des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

    De cette chapelle, il ne reste que le chœur aujourd’hui. Il se trouve au niveau du n° 11 de la rue, derrière l’ancienne boulangerie du rez-de-chaussée jusqu’au toit. La chapelle date du Moyen Age, entre le XIIe et le XIIIe siècle. Les archéologues n’ont pas encore déterminé la date exacte mais ils ont tout de même pu observer trois phases de construction : au Moyen Âge, au XVIIIe et XIXe.

    « Sur le plan d’Epinal de Nicolas Bellot datant de 1626, on distingue bien la chapelle », précise Jacques Grasser, adjoint chargé du patrimoine historique, sur les lieux des recherches. À l’époque, la chapelle allait jusqu’à la moitié du parking actuel.

    La mission de diagnostic s’est effectuée en deux temps à savoir le sous-sol d’une part et le bâtiment d’autre part. C’est dans le bâti que les découvertes ont été les plus remarquables. Les dix jours de fouilles ont permis aux archéologues de mettre au jour des vestiges on ne peut plus classiques pour une chapelle à savoir des fenêtres, un lavabo, un placard ou encore un oculus. Pas de surprise donc.

    Mais c’est seulement une petite partie de la chapelle qui est encore debout aujourd’hui, la plus grande partie a déjà été détruite lors des démolitions précédentes en 1985 et 1995. « Si elle avait été bien conservée on aurait pu inclure la chapelle dans le parking, imagine Michel Heinrich, mais vu son état ça me paraît compliqué ». En revanche, certains éléments comme le lavabo, les fenêtres, l’oculus pourraient être conservés. « On travaille avec la société d’émulation des Vosges à ce sujet », continue le maire.

    Epinal est une ville historique dotée d’un patrimoine régulièrement fouillé. D’une manière générale, « le patrimoine lorrain est assez bien conservé », note Ivan Ferrarosso, archéologue à l’INRAP.

    Les travaux de démolition des immeubles situés en bas de la rue Saint-Michel (du n° 11 au n° 17) devraient commencer à la fin du mois de mars. Le parking en ouvrage devrait être, quant à lui, opérationnel à la fin de l’année.

    (D'après Vosges Matin)

  • Les portes monumentales du Lunévillois - fin XVIIe et XVIIIe siècles

    C'est "la" caractéristique architecturale des anciennes fermes du Lunévillois : les portes piétonnes monumentales. Elles parent encore de nombreuses maisons anciennes de maints villages de ce territoire du sud-est meurthe-et-mosellan, et en sont incontestablement le plus beau fleuron.

    Antoinette Aubry-Humbert, en amoureuse de son pays du Lunévillois et en grande connaisseuse de son histoire, dresse dans son nouvel ouvrage un inventaire exhaustif de ces portes monumentales. Mais, surtout, cette étude fouillée nous conduit à une connaissance précise des propriétaires commanditaires de ces chefs-d’œuvre de l'art populaire, ainsi que celle des maîtres maçons, tailleurs de pierre et sculpteurs qui les ont réalisé avec talent ; ceux-ci venaient alors d'Italie, du Tyrol et de Suisse attirés par l'administration ducale qui encourageait la reconstruction de la Lorraine après la funeste guerre de Trente Ans.

    Notre érudite a dépouillé une masse d'archives paroissiales et notariales afin de reconstituer les généalogies des propriétaires et maçons qui firent souche, pour un certain nombre d'entre eux, dans le Lunévillois.

    L'auteur dresse, commune par commune, l'inventaire des portes appuyé également sur une collection de cartes postales anciennes qui permet de restituer ces éléments architecturaux qui souffrirent des destructions de la Grande Guerre, mais aussi de la bêtise iconoclaste humaine...

    Un utile index des noms de lieux permet de repérer facilement les portes monumentales inventoriées.

    Un bel ouvrage, largement illustré, qui nous donne à voir et à toucher du doigt l'identité architecturale et traditionnelle de ce territoire rural malheureusement atteint par la désertification et la disparition des fermes à portes monumentales...

     

    ‡ Les portes monumentales du Lunévillois - Fin XVIIe et XVIIIe siècles. Les propriétaires et les maîtres maçons, Antoinette Aubry-Humbert, auto-édition, 2017, 329 p., ill. (35 €). Disponible chez l'auteur, 4 place de la Croix de Bourgogne, 54000 Nancy.