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Notre patrimoine - Page 5

  • Damblain (88) : la plaque hommage au colonel Renard réparée

    Tombée et brisée, la plaque rendant hommage au colonel Charles Renard, inventeur notamment du ballon dirigeable, au fronton de sa maison natale à Damblain, a été réparée et reposée récemment.

    Sur la façade de la maison natale des frères Renard, une nouvelle plaque a été scellée, en remplacement de l’ancienne qui s’était brisée en tombant. La fourniture et la pose de la nouvelle inscription ont été réalisées par l’entreprise Mouginot, de Robécourt, et le lettrage a été peint à la main par Eric Grandemange, le maire, peintre de métier.

    Le texte rappelle les titres de gloire du colonel Renard : « Dans cette maison est né le 23 novembre 1847, Charles Renard, colonel du génie, Commandeur de la Légion d’honneur, inventeur des ballons dirigeables, décédé à Chalais-Meudon, les habitants de Damblain à leur éminent compatriote ».

    Polytechnicien, directeur du centre aérostatique militaire de Chalais-Meudon, le colonel Renard consacra toute sa vie à l’aérostation dirigeable et à l’aviation. En 1870, il proposa une normalisation des valeurs numériques utilisées en système métrique pour la construction mécanique, et particulièrement pour standardiser le diamètre des câbles. Ces séries de Renard en progression géométrique ont été reconnues par le Bureau international de poids et mesures en 1952 dans la norme ISO3, soit plus de seize ans après sa mort.

    [d'après Vosges Matin]

  • Les rendez-vous lorrains 2017

    Autel de Saint Nicolas à la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (54) décoré pour la fête de la Saint Nicolas d'été [cl. archives ©H&PB].

    Jean-Marie Cuny, animateur de La Nouvelle revue lorraine ainsi que des associations Pèlerins de Lorraine et Mémoire des Lorrains, propose plusieurs "rendez-vous lorrains" au cours de 2017 :

    > Jeudi 5 janvier à partir de 18h30 sur la place de la Croix-de-Bourgogne à Nancy, fête nationale des Lorrains

    > Samedi 28 janvier, pèlerinage annuel au Bon Père de Buissoncourt (P. Charles Lambert)

    > Dimanche 29 janvier, journée et repas royaliste à l'occasion de l'Epiphanie et du souvenir de la mort du roi Louis XVI

    Samedi 25-dimanche 26 mars, Journées d’Histoire régionales à l’ancienne abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson

    > Samedi 13-dimanche 14 mai, 39ème pèlerinage annuel de Domremy-Vaucouleurs

    > 3, 4 et 5 juin, pèlerinage annuel de N.-D. de Paris à N.-D. de Chartres avec le chapitre lorrain – Pour ceux qui restent en Lorraine, lundi de Pentecôte 5 juin : pèlé' Le Tremblois - Saint-Nicolas-de-Port pour la Saint Nicolas d’été

    Jean-Marie Cuny prépare pour la fin de l’automne 2017 le premier grand salon des collectionneurs de Saint Nicolas (gravures, imagerie, statuaire, livres, objets...).

  • L'Echo des 3 Provinces d'hiver est paru

  • La balade-découverte estivale de Bleurville dans L'Echo des 3 Provinces d'hiver

  • Emile Friant, le dernier naturaliste ?

    Émile Friant (1863-1932) est un inclassable génie. Cet élève de Cabanel, avec lequel il s’entendra assez mal, en aura acquis la virtuosité et le métier étourdissant. Mais il saura s’éloigner très vite de ce maître trop dogmatique pour révéler toute sa sensibilité, très proche souvent des impressionnistes auxquels on ne peut cependant pas le rattacher.

    Serait-il alors un peintre naturaliste, comme pourraient le faire penser ses choix de scènes de la vie quotidienne ? Ou un réaliste, aux portraits quasi photographiques ?

    Finalement, il s’avère impossible de le réduire à une école, à un courant. Il se révèle un peintre profondément original, capable d’allier la plus grande précision dans le rendu sans se départir d’une poésie et d’une verve narrative qui aujourd’hui encore font notre admiration.

    On redécouvre toutes les facettes de son talent si multiple et profond dans cet ouvrage qui accompagne la grande exposition rétrospective que lui consacre le Musée des Beaux-Arts de Nancy jusqu'au 27 février 2017.

     

    ‡ Emile Friant 1863-1932. Le dernier des naturalistes ?, Charles Villeneuve de Janti (dir.), Somogy éditions d'art, 2016, 208 p., ill. (28 €).

  • Le calendrier des grandes dates de l'histoire de Lorraine

    Jean-Marie Cuny, lotharingiste bien connu et animateur de La Nouvelle revue lorraine, propose un calendrier des grandes dates de l'histoire de Lorraine.

    Il nous rappelle fort opportunément les événements fondateurs de l'histoire de nos duchés de Lorraine et de Bar.

    Et, à cette occasion, nous en profitons pour rappeler le prochain rendez-vous des Lorrains fiers de leur histoire et du souvenir de leurs ducs et duchesses : la fête des Lorrains et la célébration de la Bataille de Nancy de 1477 qui aura lieu le 5 janvier 2017 à 18h30 devant le monument de la Croix-de-Bourgogne à Nancy.

     

    > Le calendrier des grandes dates de l'histoire de Lorraine est en vente au prix de 12 € franco. Adressez vos coordonnées postales et votre règlement (à l'ordre de Pèlerins de Lorraine) à : JEAN-MARIE CUNY, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Un centaure au crépuscule : Alexis L'Hotte

    Le général lunévillois Alexis L'Hotte (1825-1904) passe pour le plus orthodoxe promoteur de l'équitation classique française, aujourd'hui inscrite au patrimoine immatériel de l'humanité.

    Elève chéri de deux fameux écuyers antagonistes, François Baucher et le comte d'Aure, L'Hotte se voit crédité d'une synthèse illusoire de l'enseignement des deux maîtres.

    En vérité, il a pioché chez l'un et chez l'autre au gré des situations. son "calme, en avant droit" oriente une quête ; il ne fonde pas une méthode.

    Beau, élégant jusqu'à la coquetterie, sobre et précis, L'Hotte subjugua tous les cavaliers qu'il eut à former à Saint-Cyr comme à Saumur. Il fascina la cour impériale et se fit de Lyautey un admirateur indéfectible... Il demeura néanmoins un maître avare de conseils. Quand il mettait pied à terre, c'était aussitôt pour prendre des notes, debout à son plan de travail, solitaire et silencieux. Et, paradoxalement, cette distance accrut son prestige. Pour le reste, le général ne combattit jamais. Il n'en fut pas moins autorisé à prononcer des avis définitifs sur les nécessaires mutations de la cavalerie militaire... Jamais il ne pressentit le naufrage de la civilisation équestre.

    Cependant, l'impeccable parcours de l'écuyer se confond avec l'histoire de la question équestre au XIXe siècle. Or, jamais jusqu'alors cette question n'avait à ce point obnubilé les esprits. En effet, le paradoxe mérite d'être relevé, le "siècle de l'industrie" fut aussi, et d'abord, presque, celui du cheval.

     

    ‡ Un centaure au crépuscule. Alexis L'Hotte, Nicolas Chaudun, éditions Actes Sud, 2016, 177 p. (19 €).

  • Imagerie d'Epinal : l'encyclopédie illustrée

    En plus de deux cents ans, les planches illustrées de l'Imagerie d'Epinal ont abordé presque tous les domaines.

    Autrefois diffusées au sein des familles, elles enseignaient aussi bien l'histoire et la géographie, que la religion, la littérature et l'histoire naturelle. Elles montrent aujourd'hui un point de vue rétro et insolite sur les dynasties royales, les grands événements de l'histoire de France, les saints et la vie de Jésus, les animaux, les oiseaux et les papillons, les anciennes colonies, les contes et légendes, l'automobile ou encore l'architecture dans le monde. Bref, une collection de sujets qui font encore la base de la culture populaire française !

    Ce bel album se propose de rassembler tous ces thèmes sous la forme d'une encyclopédie imaginaire illustrée afin de mieux les décrypter... et de nous faire rêver comme nos ancêtres lorsque ces belles images entraient dans leurs foyers.

     

    ‡ Imagerie d'Epinal. L'encyclopédie illustrée, Imagerie d'Epinal - Editions du Chêne, 2016, 503 p. (29,90 €).

  • Bouxurulles (88) : l'antependium de l'église Saint-Maur restauré

    C’est un jeune menuisier qui en a fait la découverte en 2014. Alors qu’il avait pour mission de rénover le mobilier liturgique de l’église paroissiale Saint-Maur, Alexis Charondierre est tombé sur un antependium (du latin "qui pend devant"), élément de la décoration liturgique du maître-autel datant du XVIIe siècle, promu par le Concile de Trente. Une œuvre étonnante en bois à deux faces polychromes, représentant d’un côté l’Adoration du Saint-Sacrement, et de l’autre, un memento mori, utilisé lors des offices funèbres, illustré de crânes. Soit un panneau mobile réversible qui « fait toute son originalité » selon le conservateur du musée départemental d’Épinal, Thierry Dechezleprêtre, qui accueille cet objet, afin d’en faire profiter les visiteurs.

    Le maire de Bouxurulles Jean Vaubourg, sur les conseils de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), s’est porté candidat au concours pour la sauvegarde du patrimoine des communes françaises. Cette œuvre, protégée au titre des monuments historiques, a ainsi pu bénéficier d’une importante restauration par l’Atelier régional de conservation ARC-Nucléart de Grenoble, spécialisé dans les bois flottés. Cette restauration vient de s’achever. Un travail exemplaire pour une œuvre non signée « d’une grande qualité picturale », selon Marie Gloc, la conservatrice régionale des monuments historiques. Contrairement à la belle découverte faite récemment dans la chapelle de Thiélouze à Uzemain, où un tableau représentant l’Annonciation a été retrouvé signé… du peintre spinalien Nicolas Bellot.

    [d'après Vosges Matin]

  • La Nouvelle revue lorraine n° 41 : photographie d'art et Bataille de Nancy

    Et voici déjà le dernier numéro de l'année de La Nouvelle revue lorraine... Et, comme à son habitude, votre revue préférée vous propose un sommaire riche et varié. Jugez-en !

    - Un talent et des images : les photographies de José Adamo
    - L'œuvre de César Pain
    - Buffalo Bill à Saint-Dié
    - Châteaux lorrains détruits
    - La harangue
    - George Christophe Kast, un savant médecin de Stanislas
    - Le duc de Choiseul-Stainville et le musée départemental des Vosges
    - Louis Bertrand revient
    - Antoine et Henri Boulay de la Meurthe
    - Les soeurs Mathieu de Sarrebourg
    - Le docteur René Muller : un homme déterminé face à l'occupant
    - La forêt enchantée
    - Le cri du bedeau
    - Ex-libris
    - Romary et la fontaine des Voleurs
    - Le droit local contesté
    - Chronologie du règne de René II
    - La bataille de Nancy : une victoire fondatrice pour le duché de Lorraine
    ... Et les rubriques habituelles : l'édito' de Jean-Marie Cuny, les infos lorraines, les livres récents.

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (38 €, 6 numéros, règlement par chèque à l'ordre de "SEP Helenus - La Nouvelle revue lorraine"). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Saône Lorraine prépare la saison 2017

  • Il y a cent ans... Les gens de Lorraine

    L'ouvrage ne se résume pas à une belle série de cartes postales nostalgiques des temps anciens. L'auteur replonge le lecteur dans la Lorraine au tournant des XIXe et XXe siècle, avant la grande déflagration mondiale qui fera tant de ravages sur notre terre lorraine...

    Tout ce qui touche la vie quotidienne des Lorrains de cette époque que l'on disait "belle" est abordé par le prisme de la carte postale qui était alors l'objet fétiche de la communication. Un zeste d'histoire politique et géographique de la Lorraine saupoudré d'un peu de vie rurale et industrielle, d'us et coutumes, de contes et légendes de nos pays lorrains, le tout assaisonné d'un peu d'ethnologie qui explique les mœurs et les caractères de nos Lorrains.

    Bref, un quotidien qui a fait ce que nous sommes. Des hommes et des femmes qui nous ont légué une histoire et un territoire qu'il nous appartient de continuer à faire vivre. Notre histoire en somme.

     

    ‡ Il y a cent ans... Les gens de Lorraine, Serge Pacaud, éditions des régionalismes, 2015, 204 p., ill. (23,50 €).

  • Voyage en Allemagne centrale avec Saône Lorraine et les Amis de Morimond

  • Epinal (88) : exposition "Jean-Paul Marchal imagier" au Musée départemental

  • Mont-de-Savillon (88) : l’ancienne usine Gantois sera rénovée

    Dans le cadre du plan « Territoire à Énergie Positive pour la Croissance Verte » (TEPCV), la communauté de communes du pays de la Saône vosgienne prévoit de réhabiliter l’ancienne usine.

    Les bâtiments à l’abandon, publics ou privés, ne manquent pas ces temps-ci. A Monthureux-sur-Saône, au hameau du Mont-de-Savillon, à côté de la déchetterie, c’est l’ancienne usine Gantois de 7 300m² qui a besoin d’être réhabilitée. Elle le sera partiellement grâce au TEPCV, une aide pour les « projets verts ».

    La communauté de communes prévoit la rénovation de 3 000 m² et n’est pas en reste d’idées sur l’utilité future du bâtiment, qu’elle veut transformer en pôle multi-activités. Un moyen de préserver le patrimoine et les emplois.

    Parmi les activités prévues dans cet espace, la vente de produits locaux. Une étude de marché devra cerner les attentes des consommateurs. Selon les résultats, un simple local ou l’agencement d’un véritable magasin verra le jour. L’embauche mutualisée d’un vendeur par les producteurs est aussi envisagée.

    La communauté de communes entend ainsi donner un coup de pouce aux agriculteurs qui relèvent actuellement des défis de modernisation mais aussi de choix de production. « Ceux qui se lancent dans l’agriculture raison née ou bio commencent à mieux s’en sortir, mais il faut les aider, les encourager », soutient Alain Roussel.

    Un pressoir communal sera également acquis pour 3 000 €.

    Le taux de vacance des bâtiments dans la communauté de commune est important : 13,6 % en 2012. Pour Alain Roussel, cela constitue un non-sens de construire toujours plus de bâtiments neufs et « d’étendre » les villes alors que les centres des bourgs se désertifient. « On paye les réseaux, construire plus loin c’est payer des raccordements, ça a un coût », justifie-t-il. Autant utiliser l’existant.

    Mais racheter une maison pour mettre autant dans les travaux, cela en refroidit plus d’un. C’est pourquoi le projet prévoit de créer un « conseil », constitué probablement d’architectes, financé par la collectivité et le TEPCV. « Ainsi les particuliers sauront exactement comment et pour combien ils devront réhabiliter la maison, démarche contraignante qu’ils n’auraient peut-être pas entreprise sinon », explique Alain Roussel.

    Certaines maisons, trop abîmées ou sans réel apport pour la préservation du paysage, pourront aussi être détruites pour libérer les terrains.

    Ce lieu doit être un laboratoire d’expérimentation, y compris en matière d’énergie. Pour son autonomie électrique (chauffage et luminaires notamment), des panneaux photovoltaïques seront posés.

    Une étude doit également estimer combien cela coûterait de remettre en route le barrage hydro-électrique situé à côté. « Il n’est plus en usage depuis au moins une trentaine d’années, mais on l’a bien conservé, il est en bon état », note Alain Roussel, président de la communauté de communes de la Saône vosgienne. D’autres barrages comme celui-ci sont disséminés le long de l’eau et cela pourrait donc ouvrir la voie à d’autres remises en état.

    [d’après Vosges Matin]

  • Faïences en fête

    Ce catalogue, édité à l'occasion de l'exposition estivale 2016 présentée au château de Lunéville, est remarquable. Il nous fait partager le faste des fêtes à travers les nombreuses créations des faïenceries de Lunéville et Saint-Clément, à l'époque de Stanislas et au-delà.

    Tous les aspects des fêtes sont déclinés à travers ces productions artistiques : l'art de la table bien sur, mais aussi les fêtes familiales, les anniversaires, les fêtes et pratiques religieuses, la musique et la danse, le régionalisme lorrain...

    Un beau catalogue copieusement illustré avec d'intéressantes et inédites pièces issues des collections de l'association ou provenant de collections privées.

    Quand la Lorraine savait produire du beau. Pour le plus grand bonheur de tous !

     

    ‡ Faïences en fête, Guy Levieuge et Jeannine Guenot, Association des Amis de la faïence ancienne de Lunéville - Saint-Clément, 2016, 94 p., ill. (18 €). Disponible auprès de l'association, BP 50071, 54303 Lunéville Cedex.

  • L'odyssée d'un quartier ancien : histoire de la restauration du quartier Saint-Epvre à Nancy

    Christian Viney s'est replongé dans quarante ans d'archives sur le quartier Saint-Epvre, au cœur de la Ville Vieille de Nancy, et les combats menés au sein de l'association de sauvegarde. Histoire d'une lutte d'une poignée d'habitants de ce quartier historique blotti à l'ombre de la basilique Saint-Epvre et du palais ducal contre les projets destructeurs de plusieurs maires de la cité.

    L'ouvrage retrace cette résistance née avec le début des années 1970. Histoire aussi des rues et des demeures historiques de ce quartier qui traînait plutôt une mauvaise réputation, des fêtes également qui ponctuèrent ces moments de combats...

    Le résultat est là. Désormais, le quartier Saint-Epvre a été sauvé de la pioche des destructeurs et contribue à dispenser une belle image de la cité ducale.

     

    ‡ L'odyssée d'un quartier ancien. Histoire d'une restauration, Christian Viney, Association Renaissance de la Ville Vieille de Nancy, 2015, 110 p., ill. (15 €).

  • Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie

    L'ouvrage reprend les communications des 17èmes Journées d'études vosgiennes tenues en octobre 2015 à Saint-Dié. En croisant les échelles spatiales et temporelles, ces Journées d'études s'inscrivent dans une approche globale des lieux, passant de l'histoire au patrimoine, des paysages naturels aux questions d'aménagement du territoire de la Déodatie.

    En bordure du massif vosgien, ce pays, constitué de riches bassins où l'agriculture recule devant l'urbanisation, est dominé par des buttes gréseuses où subsiste une couverture boisée. Il a été peuplé par les Celtes installés à La Bure, bien avant l'arrivé de saint Déodat, le fondateur de Saint-Dié.

    Ville religieuse dès le Moyen-Âge, cité épiscopale à l'époque moderne, Saint-Dié a vécu plusieurs transformations majeures consécutives aux incendies. La ville et son arrondissement ont connu aux XIXe et XXe siècles une expansion économique remarquable, notamment celle de l'industrie textile, qui s'accompagne d'une ville politique et intellectuelle intense, dominée un temps par la figure de Jules Ferry et rythmée par des joutes électorales mémorables.

    Saint-Dié ne fut pas épargné par les conflits : les levées en masse sous la Révolution puis l'Empire, 1914 et la brève occupation de la ville, les terribles épisodes de la libération à l'automne 1944, le départ forcé des hommes valides vers l'Allemagne précédant la destruction de l'essentiel de la ville...

    Enfin, après la reconstruction, le Saint-Dié contemporain, marquée par la personnalité de ses maires, doit affronter le déclin du secteur textile et la fermeture d'unités industrielles. Aujourd'hui, alors qu'il faut répondre aux questions très actuelles des regroupements territoriaux, la ville et le secteur prennent des initiatives économiques et culturelles d'où devraient naître la Déodatie de demain.

     

    ‡ Saint-Dié-des-Vosges et la Déodatie, Jean-Paul Rothiot et Jean-Pierre Husson (dir.), FSSV, 2016, 512 p., ill. (29 €).

  • Verdun : randonnées sur le champ de bataille

    La brochure propose 8 circuits de randonnées afin de mieux comprendre ce que fut la bataille de Verdun.

    Certaines permettent de découvrir de nombreux vestiges, d'autres offrent une meilleure perception des lieux où évoluèrent les soldats, soit pour monter au front, soit pour combattre.

    Ce recueil suffira amplement à beaucoup de touristes car il permet de voir et de comprendre : il décrit précisément les lieux et leur historique, et il apporte surtout des informations pratiques sur la situation géographique et le temps à consacrer à la visite.

    Bref, un ouvrage à posséder pour qui veut se rendre sur les sites de la bataille de Verdun. La brochure est agréablement illustrée. Ce qui ne gâche rien.

     

    ‡ Verdun. Randonnées sur le champ de bataille, Yves Buffetaut, Ysec éditions, 2016, 32 p., ill., cartes (5 €).

  • Saône Lorraine : une saison 2016 plutôt faste

    Le conseil d'administration de l'association Saône Lorraine s'est réuni récemment sous la présidence de Jean-François Michel afin de dresser le bilan de la saison sur les différents sites gérés par l'association patrimoniale du sud-ouest vosgien. Le président a souligné le succès des Journées d'études vosgiennes organisées fin octobre à Monthureux-sur-Saône conjointement par Droiteval-Ourche-Patrimoine, présidée par Jean-Pierre Huguet, et Saône Lorraine, sous l'égide de la Fédération des sociétés savantes des Vosges.

    Grenier à sel de Châtillon. - Le Grenier à sel a enregistré une belle fréquentation durant l'été. Des travaux de mise aux normes incendie sont programmés et le CA s'est prononcé à l'unanimité pour la poursuite de l'activité d'accueil en 2017.

    AG 2017. - L'assemblée générale de l'association qui compte 400 adhérents, se tiendra le 2 avril prochain à Lamarche, bourg qui accueillera également en octobre les 19èmes Journées d'études vosgiennes auxquelles Saône Lorraine apportera son soutien.

    Musée de Hennezel-Clairey. - Le musée du verre, du fer et du bois a connu une fréquentation irrégulière avec une tendance baissière par rapport à 2015, malgré la venue de plusieurs groupes d'enfants.

    Couvent des Cordeliers des Thons. - Le chantier d'insertion de la communauté de communes, piloté par Robert Mougin, interviendra sur le réaménagement du sol de l'ancien réfectoire des religieux. Par ailleurs, les travaux de restauration de l'intérieur de l'église des Cordeliers ont fait l'objet de devis : des demandes de subventions ont été lancées.

    Animations 2017. - Le marché de Pâques aura lieu le 9 avril au musée d'Hennezel. Saône Lorraine organise un voyage en Allemagne centrale (Hesse) du 15 au 20 avril. L'église des Cordeliers des Thons accueillera deux concerts estivaux : fin juin, un concert de musique des Balkans et en septembre, une chorale accompagnée d'une chanteuse libanaise.

  • Nancy, hier et aujourd'hui

    Capitale des Ducs de Lorraine, Nancy a connu une expansion considérable à partir de 1870. La défaite française ayant entraîné l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle, nombreux furent les Alsaciens et Mosellans qui affluèrent à Nancy afin de conserver la nationalité française et de ne pas changer d’univers culturel, juridique et linguistique. Cela a doublement marqué la ville ; par son expansion géographique et démographique d’abord, car de très nombreux quartiers furent construits ainsi que des dizaines de kilomètres de voirie nouvelle, par son rayonnement industriel et culturel ensuite car de nombreux entrepreneurs et artistes étaient issus de ces migrants. L’École de Nancy lui doit beaucoup, y compris parmi ses industriels mécènes.

    La période moderne est caractérisée par l’extension de la ville qui déborde largement sur ses communes limitrophes. Le projet de Métropole correspond pleinement à cet étalement géographique. Les besoins de mobilité en sont le corolaire : l’omniprésence de l’automobile sur les photos modernes en est la traduction visuelle, le développement des transports en commun est une réponse que les élus tentent de développer. Les usages de la ville ont également changé en un siècle : elle se densifie et perd ses activités artisanales et industrielles au profit de l’habitation, des commerces et des services. À cet égard la transformation de sites de casernes en lieux d’enseignement supérieur (Artem par exemple) est emblématique de l’évolution pacifique et intellectuelle ainsi que de l’ouverture internationale de la ville.

    L'auteur propose des rapprochements audacieux entre cartes postales anciennes et clichés modernes : on y redécouvre avec étonnement les transformations qui ont touché tous les quartiers et les rues de Nancy. Ces mises en situation photographiques sont accompagnées de courtes notices sur l'histoire du quartier et l'évolution des rues.

    A emporter avec soi pour découvrir la ville en prenant le temps de flâner au gré des rues.

     

    ‡ Nancy. Hier et aujourd'hui, Robert Lavaux, éditions Wartberg, 2016, 71 p., ill. (16,90 €).

  • Au Musée des Beaux-Arts de Nancy : expo' "Emile Friant, le dernier naturaliste ?"

  • Notre-Dame de Bermont (88) : deux nouvelles statues pour la chapelle

    Lors des IIIèmes Journées johanniques tenues début octobre 2016 à l'ermitage Notre-Dame de Bermont (commune de Greux, Vosges), deux nouvelles statues ont été installées dans la chapelle qui fut fréquentée par Jehanne d'Arc au temps de sa prime jeunesse.

    Les statues de saint Remi et du saint pape Pie X ont été réalisées et bénites par le RP Dom Jean Bosco, bénédictin de l'abbaye bourguignonne de Saint-Joseph de Clairval à Flavigny-sur-Ozerain.

    Elles viennent rejoindre plusieurs autres représentations de saints et saintes en lien avec l'épopée johannique : saint Michel, sainte Marguerite, sainte Catherine d'Alexandrie, saint Louis, sainte Thérèse de Lisieux...

  • Le fanion du colonel Driant de retour à Verdun

    Lors de la remise du fanion au conservateur du Mémorial de Verdun.

    La pièce exceptionnelle était conservée chez un particulier en Alsace depuis 1936.

    C’est un fragment de la grande Histoire qui vient d’être remis à Thierry Hubscher, le directeur du Mémorial de Verdun. Une relique symbolique en cette année du Centenaire de la Bataille de Verdun.

    « C’est le fanion de commandement du colonel Driant », explique Bernard Jacquemin, dépositaire de l’objet et résidant en Alsace. Il est accompagné de son frère François.

    Le colonel Emile Driant, le héros du Bois des Caures. Le 21 février 1916, jour du déclenchement de la Bataille, un déluge de feu s’abat sur lui et ses chasseurs des 56e et 59e bataillon. Eux qui incarnèrent la résistance face à l’avancée ennemie. Eux, qui sauvèrent Verdun.

    Émile Driant mourut le 22 février d’une balle de mitrailleuse à la tempe, son fanion non loin de lui.

    Une lettre accompagne le don : celle de Raoul Driant, fils du colonel, né en 1899. Il y déclare « avoir remis à mon camarade Gaston Jacquemin, le fanion authentique de mon père le colonel Driant, tombé glorieusement le 22 février 1916 à la tête de ses Chasseurs au Bois des Caures ». Mais on en sait aussi, grâce à ce message, un peu plus sur le parcours de ce carré de tissu Bleu-Jonquille, les couleurs des chasseurs à pieds, frappé du cor de chasse et des deux numéros mythiques « 56-59 ».

    « Ce fanion fut rapporté à ma famille quelques jours après les tragiques combats par un chasseur, secrétaire de mon père », poursuit Raoul Driant. Le fanion fut donné « par amitié » à Gaston Jacquemin, le père de Bernard et François, il y a 80 ans, le 23 avril 1936 soit 20 ans après la mort du colonel. « Nous devions rendre l’hommage donné à notre père et remettre ce fanion qui n’a rien à faire dans une simple famille », souligne Bernard Jacquemin très ému et qui souhaite, avec son frère, donner à cette remise « une dimension de paix dans une démarche d’espoir et d’espérance entre nos deux belles nations. La connaissance des uns et des autres amène la paix », déclare Bernard Jacquemin.

    Le fanion a été soigneusement conditionné par Natacha Glaudel-Grobois, responsable des collections. Il va recevoir un numéro d’inventaire et sera exposé dans une vitrine à partir de janvier 2017. Il est accompagné de la lettre et d’un dessin au fusain exécuté par un soldat allemand : il représente le PC de Driant dans le Bois des Caures le 5 mars 1916. Une autre pièce exceptionnelle.

    [D'après ER]

  • Bruyères (88) : une association pour le patrimoine local

  • Monthureux-sur-Saône (88) : succès pour les 18èmes Journées d'études vosgiennes

  • Monthureux-sur-Saône (88) : l'archange à la trompette a réintégré l'église paroissiale

    La statue en bois peint de l'archange Gabriel vient d'être réinstallée dans la nef de l'église Saint-Michel de Monthureux-sur-Saône.

    Cette statue surmontait jadis la chaire à prêcher. Ce mobilier ainsi que la statue de l'archange ont été déposés après la funeste réforme liturgique post-Vatican II ; la chaire de vérité a disparu et la statue de Gabriel échoua dans le musée du patrimoine local...

    L'archange à la trompette a été sauvé de l'oubli grâce à l'intervention de paroissiens soucieux de préserver et de transmettre le patrimoine religieux de la paroisse. Après restauration, la statue de l'archange a été installée dans la nef, à la croisée du transept.

    Cette représentation de l'archange Gabriel est due au ciseau de Vindicien Biquet, sculpteur à Lamarche, qui l'a réalisée en 1856.

    La statue restaurée a été solennellement bénite par l'abbé Claude Durupt, vicaire général du diocèse de Saint-Dié, lors de la messe dominicale du 2 octobre.