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Nos traditions - Page 15

  • La Nouvelle revue lorraine n° 33 : quel avenir pour nos églises ?

    Devenir de la région Lorraine, devenir de nos églises... Jean-Marie Cuny pose la question dans la dernière livraison de La Nouvelle revue lorraine. Plus que jamais, il faut que les Lorrains s'approprient leur histoire et leur culture afin de mieux aimer et mieux défendre leur région menacée par la réforme territoriale de la grande région "Alca" ou "Acal". Bref, une horreur.

    A lire dans le numéro 33 de août-septembre :

    - hommage vendéen à Jean-Nicolas Stofflet à Bathelémont
    - dossier : le devenir de nos églises lorraines
    - un champion lorrain injustement éclipsé par son épouse : le colonel de Saint-Balmont
    - un vosgien dans l'Essonne
    - tisserands des Vosges
    - la maison et les habitants des "Hauts"
    - un pionnier de l'aviation : Pierre-Marie Bournique
    - début de la Grande Guerre : témoignage d'un habitant de Pagny-sur-Moselle
    - une famille lorraine : le Michel
    - de l'église Saint-Joseph au temple Saint-Jean de Nancy
    - un lorrain oublié : Pierre-François Viriot
    - les compagnons du comte de Lobau
    - le maréchal de France Gabriel Jean Joseph Molitor
    - mobilier lorrain à l'époque napoléonienne
    - les Vierges à l'Enfant du musée de la Cour d'Or de Metz

    Et les rubriques habituelles : l'édito' du Jean-Marie, les infos lorraines et les recensions de livres.

     

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement en envoyant ses coordonnées postales et le règlement (38 €) à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Le fromage de la Vosgienne

    Dans la cave d’affinage de la ferme « Au petit gravier » à Saulxures-sur-Moselotte, il est un fromage que Laura Vaxelaire surveille comme le lait sur le feu. C’est le petit dernier : Cœur de massif.

    Sous une croûte qui s’est bien développée depuis la fin juillet, la pâte a sans doute commencé à révéler ce côté souple et fruité qui est recherché par ses concepteurs : les éleveurs de l’organisme de sélection de la race bovine vosgienne.

    « Cela fait deux ans que l’on travaille sur ce fromage à base de lait de vosgiennes. Au départ, on voulait que cette race ait son munster, explique Lionel Vaxelaire, propriétaire d’un troupeau d’une trentaine de têtes. Mais on s’est rendu compte que l’on ne faisait pas le poids. »

    C’est alors que l’organisme présidé par Florent Campanello, éleveur de vosgiennes en Alsace, a pensé élaborer son propre fromage. « On voulait un fromage de garde, style tomme ou bargkass », précise Lionel Vaxelaire qui, avec ses deux associés Claude et Laura, transforme déjà le lait de ses bêtes pour en faire plusieurs spécialités : petits frais, bargkass, munster, camembert, yaourt… « Là, on voulait quelque chose d’un peu différent de ce qui se fait dans chacune des fermes ; on recherchait une recette unique », résume Laura Vaxelaire qui s’est totalement investie dans le projet.

    Des éleveurs du massif, qu’ils soient en exercice sur le versant alsacien ou vosgien, ont donc apporté leur spécialité maison pour qu’elle soit dégustée. « Puis on a goûté les tommes des autres régions de France et on a défini ce que l’on voulait », raconte Lionel qui fait partie des huit éleveurs qui se sont dévoués à la cause du "Cœur de massif". Une cause qui n’est pas seulement gastronomique ; l’ambition est aussi et surtout de développer la race vosgienne sur une zone allant du nord des Vosges à la limite de la Moselle jusqu’au nord de la Haute-Saône.

    À partir de là, avec l’aide et les conseils d’une technicienne de l’association des producteurs de munsters fermiers, quatre recettes différentes ont été mises au point. Elles ont été départagées après dégustation par le groupe de travail. « Il a ainsi été décidé qu’après deux mois et demi voire trois mois d’affinage, c’était le meilleur moment pour manger ce Cœur de massif », informe Laura qui a la charge de faire « mûrir » les fromages maison à la ferme à Saulxures.

    On ne saura donc pas grand-chose de la recette retenue ; secret de fabrication oblige. Tout ce que l’on sait, c’est que les premiers fromages (dont le nom a été déposé) ont déjà été moulés et mis à l’affinage par les huit éleveurs de vosgiennes formés. De manière à ce que ces spécialités puissent être apportées, découpées, goûtées et appréciées lors des Journées d’octobre de Mulhouse, salon qui draine jusqu’à 140 000 visiteurs. En tout cas, à Mulhouse où il fera sa première sortie officielle comme dans les Vosges, le Cœur de massif fait déjà saliver. Mais attention, il n’y en aura pas pour tout le monde !

    [d'après Vosges Matin]

  • De la cavalerie aux forces spéciales : l'histoire du 13e RDP

    Un bel ouvrage, publié par les éditions Pierre de Taillac, nous conte l'histoire récente de l'un des plus prestigieux régiments français : le 13ème régiment de dragons parachutistes.

    Cette unité d'élite, aussi efficace que discrète, a stationné à Dieuze (Moselle) de 1963 à 2011. Pour la première fois, le "13" - régiment chargé du renseignement militaire dans les forces spéciales - ouvre ses archives. Depuis cinquante ans, les militaires de ce régiment parachutiste sont envoyés sur tous les théâtres d'opérations pour recueillir des informations au plus près de l'ennemi.

    Le livre nous offre une plongée, totalement inédite, dans l'histoire du renseignement militaire français. S'appuyant sur des témoignages de dragons qui s'expriment pour la première fois, l'auteur revient sur un demi-siècle d'opérations spéciales : de la guerre froide à Kolwezi, de la guerre du Golfe à l'Afghanistan.

    Illustré de nombreuses photos prises lors de ces opérations, cet exceptionnel album fait revivre la fascinante histoire du 13e RDP qui a profondément marqué le Saulnois de sa présence.

    Un régiment et des hommes qui furent lorrains pendant 48 ans !

     

    ‡ De la cavalerie aux forces spéciales. L'histoire du 13e Régiment de Dragons Parachutistes, Jean-Dominique Merchet, éditions Pierre de Taillac, 2015, 208 p., ill. (35 €).

  • De jeunes pèlerins de la mémoire

    [Vosges Matin]

  • L'Echo des Trois Provinces d'août-septembre est paru !

    L'autre numéro estival de L'Echo des Trois Provinces est paru ! Il nous offre son lot de manifestations qui animeront encore l'été au Pays des Trois Provinces, région des confins des Vosges, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône.

    Son sommaire présente aussi une sélection d'articles sur l'histoire et la vie des habitants de ce pays rural :

    - Saint Valbert à Fouchécourt (88)

    - les visites des villages de Fouchécourt, La Roche Morey et Pressigny

    - le 14ème centenaire de saint Colomban à Luxeuil-les-Bains

    - une librairie-bouquinerie à Châtillon

    - les Cahiers de Melle Marchal de Lamarche

    - le médecin militaire Nicole Mangin à Boubonne-les-Bains

    - Nathalie Renault-Garcin, éducateur canin à Isches

    - l'Etable des Arts à Châtillon

     

    L'Echo des Trois Provinces est distribué gratuitement sur sa zone d'activité. Il est aussi disponible sur abonnement (24 €). Renseignement : tresorerie.adp3p@Yahoo.fr

  • Les racines juives de la messe

    L'ouvrage de l'abbé Jean-Baptiste Nadler, prêtre de l'Emmanuel, nous rappelle ce que certains auraient malheureusement tendance à oublier, à savoir que tous les premiers Chrétiens étaient Juifs, Juifs pratiquants. Cette proximité explique cette autre vérité historique : la parenté entre les rites juifs et les rites chrétiens.

    Ce "si grand patrimoine commun aux Chrétiens et aux Juifs" n'empêche pas la différenciation entre les deux religions. C'est le propre de l'histoire humaine que chacun trouve son chemin propre. Mais c'est aussi la grandeur de l'homme de savoir trouver les points de convergence et de dépasser les différences afin de trouver l'espérance toujours partagée, comme le rameau sait trouver son ressourcement dans la sève de "l'arbre dont il est l'une des ramifications".

    Ce petit ouvrage est une bonne synthèse sur les rites juifs qui ont donné naissance à certains rites de la messe catholique et l'organisation architecturale de nos églises ; et en particulier le fait qu'elles soient orientées comme le sont les synagogues qui regardent toutes Jérusalem. Mais aussi le fait que fidèles et clergé regardent tous dans la même direction pour adorer Dieu... Ce qui a été remis en cause par Vatican II et qui constitue une rupture avec la tradition transmise par les premiers chrétiens.

    Un ouvrage très accessible à lire pour comprendre les rites de la sainte messe.

     

    ‡ Les racines juives de la messe, Jean-Baptiste Nadler, éditions de l'Emmanuel-Editions Transmettre, 2015, 124 p. (12 €).

  • Robécourt (88) : une cloche fondue dans le respect de la tradition

    Le coulage du bronze nécessaire à une des deux cloches de l’église de Cornimont a été réalisé à Robécourt, à proximité de l’ancienne fonderie du village.

    « C’est majestueux. On se serait cru dans un cérémonial du Moyen Âge de nuit avec la coulée du bronze », exprimait Robert Hossein, co-parrain de l’événement avec son épouse Candice Patou, lors de la coulée d’une cloche samedi soir à Robécourt. Il est vrai que le ballet des six fondeurs avec leurs louches remplies de bronze en fusion dans la pénombre ajoutait une note ancestrale au rituel de fabrication. La réalisation d’une cloche de ce poids (680 kg) n’avait plus été pratiquée à Robécourt depuis 1939. « La fonderie de cloches du village a fermé définitivement à l’entrée de la guerre. C’est en 1983 qu’une association a repris les locaux et le matériel pour y faire un musée », relate Daniel Boyer, premier adjoint au maire.

    Une démarche originale survenait au début de cette année. « Le curé de Cornimont, l’abbé Arnaud Meyer, m’a contacté afin de trouver un moyen de refaire à l’identique l’une des cinq cloches de son église. A l’époque, elle avait été fabriquée à l’atelier de Vrécourt, transférée ensuite à Robécourt. Très vite, des contacts ont été pris avec les derniers spécialistes de cloches. L’appel d’offres désignait l’entreprise Bollée installée près d’Orléans » raconte Jackie Frémont, délégué départemental de la Fondation du Patrimoine.

    « En accord avec les deux communes, la première cloche a été fondue dans un pré ce samedi 8 août. Sandrine Didierlaurent, directrice de l’école Saint-Louis est la marraine. Une seconde cloche, plus grosse (950 kg), sera coulée dans un autre pré à Cornimont le samedi 19 septembre » , précisait l’abbé Arnaud Meyer qui a béni le métal en fusion selon le rituel ancestral de l’Eglise.

    Devant un parterre de spectateurs, la coulée a débuté vers 22 h 30. Six fondeurs, armés d’une louche, manipulaient méticuleusement le bronze savamment écrémé durant sa préparation afin d’être le plus pur possible. Une demi-heure plus tard, le maître fondeur André Voegelé saluait le travailleur de ses protégés pour déclarer que la mission était accomplie. Le démoulage aura lieu le dimanche 16 août de 14 h à 16 h.

    [d’après Vosges Matin]

  • Darney (88) : les reliquaires des saints Pie et Christiani transférés à la chapelle N.-D. de Pitié

  • Lecture de l'été : le "Dictionnaire historique et ludique de la Lorraine" par Jean-Marie Cuny

  • Pèlerinage diocésain de Nancy & de Toul à Sion le 5 septembre

  • Fête de l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie à l'ermitage de Bermont

    Procession de l'Assomption 2014 [cl. archives ©H&PB].

     

    Samedi 15 août 2015, l'ermitage de Notre-Dame de Bermont (commune de Greux, Vosges) fête l'Assomption selon le programme suivant :

    - 11h00 : messe selon le rite extraordinaire de l'Eglise (missel de 1962)

    - 12h30 : repas tiré du sac

    - 15h00 : procession en l'honneur de Notre-Dame de l'Assomption suivie du salut au Saint Sacrement

     

  • Un trésor est caché dedans

    Aucune nostalgie dans ce livre anniversaire : 50 ans de défense du riche patrimoine bâti et paysager dans toute la France - et en Lorraine en particulier - n'ont pas émoussé l'enthousiasme des militants de MPF. Leurs combats et leurs joies passés et présents sont racontés dans ces pages, avec de multiples illustrations puisées dans l'impressionnante base documentaires de l'association. Mais plus encore, on trouvera dans ce livre un intérêt tout contemporain : à mesure de la transformation des esprits et des pratiques vers un développement que la société veut "durable", les adhérents de MPF mesurent toute la richesse des connaissances et des modes constructifs des siècles passés.

    Le bâti et les pratiques environnementales de nos ancêtres, que certains croient encore dépassés, sont en réalité un merveilleux gisement de progrès, et les réflexions qu'ils nous permettent sont d'une actualité cruciale : ce passé-là est un précieux trésor, que Maisons paysannes de France étudie et protège avec ardeur, car il va nous aider à préparer un avenir plus écologique et plus humain (cf. la dernière encyclique Laudato si du pape François).

     

    ‡ Un trésor est caché dedans. Patrimoine rural bâti et paysager, collectif, éditions Maisons paysannes de France, 148 p., ill. (25 €).

  • Faïences, verreries et gourmandises à Saint-Clément (54)

  • Les collections du musée d'Hennezel s'enrichissent

  • Fête de Sainte Anne

    Sainte Anne et la Vierge, pierre polychrome, XVIIe s., musée d'Epinal.

     

    Nous fêtons ce 26 juillet Sainte Anne, mère de la Vierge Marie.

    Bonne fête à toutes les Anne !

  • Les prêtres vosgiens ont fêté leur jubilé à Mattaincourt

  • Mattaincourt (88) : le jubilé des 450 ans de Saint Pierre Fourier célébré à la basilique

  • La pierre d'Euville, histoire d'un mythe

    Longtemps, la pierre du pays de Commercy a servi aux besoins locaux. L'éloignement des centres urbains et le coût des transports bloquaient le développement des carrières dont l'activité restait saisonnière. On ne parlait pas encore de pierre d'Euville ou de Lérouville... La pierre était désignée selon ses caractéristiques techniques, pierre dure ou pierre tendre. Si Héré fit venir de la pierre d'Euville à Nancy pour ses chantiers de la place royale, c'est uniquement parce que la carrière, propriété du domaine ducal, était la plus proche de Nancy.

    Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la possession des carrières ne représentait aucun enjeu économique. Propriétaires ou locataires, les maîtres carriers ne tiraient que des revenus d'appoint de leur exploitation.

    Deux faits vont transformer radicalement le bassin carrier de Commercy : le canal de la Marne au Rhin et la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. Après avoir fait travailler les carrières pour alimenter les chantiers de construction, ces grands travaux offrirent aux maîtres carriers les moyens de transport qui leur ouvrirent le marché parisien. Au même moment, Napoléon III et son préfet de Paris, le baron Haussmann, lançaient un vaste programme destiné à faire de Paris, la ville la plus moderne d'Europe.

    Un homme va tirer parti de cette conjoncture exceptionnelle : Félix Civet. Il expédie sn premier bloc d'Euville à Paris en 1853. Vingt ans plus tard, il a construit un véritable empire industriel autour de l'exploitation des carrières et de la commercialisation de la pierre. Il est l'inventeur d'une marque : la pierre d'Euville, à l'origine d'une véritable épopée. L'Exposition Universelle de 1889 est son apothéose.

    Le succès de la pierre d'Euville pousse ses concurrents à la surenchère alors que les besoins du marché parisien baissent et que l'emploi du béton commence à se généraliser.

    Cette épopée de la pierre a sombré dans l'oubli au lendemain de la Première Guerre mondiale. Et alors est né un mythe : celui de la pierre d'Euville, magnifiquement raconté dans cet ouvrage richement illustré et parfaitement mis en page, comme il est de tradition dans les publications de La Gazette lorraine !

     

    ‡ La pierre d'Euville. Histoire d'un mythe, Pierre Briot et Laetitia Nori, éditions La Gazette Lorraine, 2015, 111 p., ill. (18 €).

  • Le vin bleu de La Neuveville-sous-Montfort (88)

  • Robécourt (88) : fonte d'une cloche le 8 août à l'ancienne fonderie

  • François Guillaume : "Pas d'églises transformées en mosquées !"

    Le Lorrain François Guillaume, paysan retraité, ancien ministre de l'Agriculture de 1986 à 1988 et député de Meurthe-et-Moselle de 1993 à 2007, a écrit une lettre ouverte à Mgr Dubost, évêque d’Evry, qui a déclaré récemment qu'il préférait que "les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants" :

    " Monseigneur,

    J’ai lu dans le Figaro de ce jour que vous déclarez « préférer que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants ». A tout prendre, je préfèrerais l’inverse parce que c’est moins dangereux. Mais comment peut-on envisager une telle reconversion de nos édifices religieux construits par des chrétiens pour témoigner de leur foi en un Christ d’Amour quand les dignitaires musulmans se refusent à condamner clairement le massacre des chrétiens d’Orient ? Veut-on faire de la France la fille aînée de l’Islam ? Entre la tolérance et la naïveté, il n’y a qu’un pas que d’aucuns ont déjà franchi. Je pense à ce que disait Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les laissent faire sans rien dire ». La légitime défense n’interdit pas la charité, elle la permet.

    Certes en milieu rural, beaucoup de nos églises ne sont plus ou peu fréquentées. Elles sont une lourde charge pour nos petites communes. Pourtant député durant 14 ans d’une circonscription rurale, je n’ai connu et ne connais aucun maire qu’il soit catholique, indifférent ou athée, qui ait renoncé à entretenir la Maison de Dieu ou, pire, qui ait envisagé de l’abattre. Pour tout habitant l’église est un symbole ; elle est identité du terroir ; elle est un appel fut-il inconscient à la solidarité et à l’indulgence envers autrui. Dans mon premier ouvrage « Le pain de la liberté », je le traduisais ainsi : « Le clocher, pour nous, c’est la durée ; c’est la concrétion des siècles ; c’est l’unité des vivants et des morts ; c’est la beauté et c’est la fragilité confiée au goût et à la force des hommes. Il suffit de pousser la porte pour que le silence du lieu saint vous invite à la méditation et vous pénètre de sa paix ».

    Si l’en est ainsi, comment ne pas alors, quand le culte n’est plus pratiqué, rechercher une autre destination de l’édifice qui ne porte pas préjudice à son caractère sacré ? Je crois y être parvenu dans une commune de Lorraine dont l’église romane datant de la fin du XIème siècle menaçait ruine. Sa restauration exigeait des fonds que j’ai obtenus sous l’engagement par la municipalité d’une activité à la fois culturelle et cultuelle qui, à la belle saison, invite les mélomanes de la grande région à un festival de quinze concerts de musique sacrée baroque interprétée par d’éminents artistes (Jordi Savall) et par des contre-ténors réputés (Jarouski, Andreas Scholl, …). « Chanter, c’est prier deux fois » m’a-t-on dit dans mon enfance. A Froville la Romane, on met en application cette recommandation et sa centaine d’habitants est heureuse et fière d’avoir sauvé son église bâtie par des moines défricheurs.

    Monseigneur, je ne me prévaux pas d’une très grande piété et je me garde bien de juger mon prochain mais je ne souffre pas qu’on décrète l’Evangile et le Coran compatibles. Sans pour autant que je mette en cause la sincérité d’une majorité de musulmans, je redoute cependant qu’elle ne se laisse embrigader, volens nolens, par des imams pour qui leur confier nos églises désaffectées serait un moyen inespéré de propager leur prosélytisme.

    Veuillez croire, Monseigneur, à ma très respectueuse considération. "

  • Les Thons (88) : bénédiction de l'oratoire du Chêne de la Vierge

    Lors d'une récente messe célébrée en l’église Saint-Pierre-aux-Liens du Grand Thon, l’abbé Clément Ayéméné a béni deux vitraux fabriqués par un artiste hollandais qui réside au village. Le maire Robert Mougin a remercié l'artiste pour cette initiative. Ensuite, le premier magistrat a invité les fidèles à se rendre au Chêne de la Vierge à l’entrée de la forêt communale.

    En bordure du chemin, ce chêne vieux de cinq siècles résiste aux aléas du temps ; il a certes perdu son feuillage depuis plusieurs décennies, mais il dresse encore son tronc enlacé par des lierres qui lui donne un peu de verdure. Encore majestueux et impressionnant, il semble protéger une statuette de la Vierge, posée dans une niche accrochée sur son tronc. Aujourd’hui, l’endroit est toujours un lieu de halte et de méditation. Comme le site est dédié à la Vierge, l’idée est venue à quelques amis d’y construire un petit oratoire. Mart, le sculpteur néerlandais, s’est mis au travail et a réalisé une Vierge à l’Enfant insérée dans un petit oratoire réalisé par des bénévoles et le chantier Acti’Sov.

    L’abbé Ayéméné a béni l’oratoire puis le verre de l’amitié offert par la municipalité a clôturé la manifestation.

    [texte et cliché Patrick Hannelle]

     

  • 'Le Pays Lorrain' été 2015 : les portes monumentales du Lunévillois

    Le numéro 2/2015 du Pays Lorrain est paru ! Comme à son habitude, la prestigieuse revue de la Société d'histoire de la Lorrain et du Musée Lorrain de Nancy nous offre un copieux et riche sommaire avec un article dossier sur les portes monumentales du Lunévillois.


    A lire aussi :
    - une curiosité lapidaire à l'église de Schorbach (57)
    - Robert de Sarrebrück, un seigneur lorrain au service du roi Charles VII
    - le voyage lorrain de dom Etienne Galland, supérieur des Antonins
    - une page inédite d'Emile Erckmann
    - l'école professionnelle de l'Est, de Loritz à l'Ecole de Nancy (1844-1935)
    - Raymond Poincaré, du portrait à la caricature
    - le centenaire de la célèbre canne "anglaise", brevetée à Nancy
    - entre "terre d'accueil" et "mère patrie", les Polonais de Meurthe-et-Moselle confrontés à la Guerre froide (1950)
    - les contributions de la Journée doctorale de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain

     

    Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (ou achat au numéro : 10 €) en adressant ses coordonnées postales et le règlement par chèque (39 €, 4 numéros) à : Le Pays Lorrain, Palais ducal, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • En revenant de la revue...

    Modeste défilé militaire à Nancy, à l'image de cette France qui "rogne", année après année, le budget de la Défense...

    Mais hommage mérité à nos militaires qui défendent la Patrie et les Français, sur le territoire national et sur les théâtres d'opérations extérieures.

    Merci.

  • Bleurville (88) : c'était la fête patronale de la Saint Pierre aux Liens

    Bénédiction du pain bénit par le curé de la paroisse [cl. H&PB].

    C'était la fête patronale ce week-end. Bleurville a fêté saint Pierre aux Liens.

    Cette tradition, liée à la pratique religieuse ancestrale de nos paroisses, tend à disparaître chaque année un peu plus : sur le plan religieux, la messe dominicale n'est plus fréquentée que par une poignée de fidèles, la plupart venus des autres villages de la grande paroisse. Sur le plan profane, la fête se prolonge désormais avec un vide-grenier qui s'est progressivement substitué à la fête foraine, négligée par la jeunesse.

    Autre temps, autres mœurs... En tout cas, on ne peut plus parler de transmission intégrale puisque, notamment sur le plan de la pratique religieuse, celle-ci a quasiment disparu chez les familles du village. Nos village ruraux sont devenus de nouveaux foyers de paganisme. Un défit pour la nouvelle évangélisation !

     

  • Vers la fin de la Musique militaire à Metz ?

    [ER]

  • Bleurville (88) : fête patronale les 11 et 12 juillet

    >> Dimanche 12 juillet à 10h30 : messe de la fête de la Saint Pierre en l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Bleurville

  • Remoncourt (88) : le Christ est tombé sous les coups des christianophobes

    Ce dimanche 5 juillet, les habitants de Remoncourt, commune située entre Vittel et Mirecourt, ont découvert un bien triste spectacle. La croix de bois qui se dressait au bord de la rue principale gisait au sol, son Christ reposant face contre terre. Elle a été sciée au cours de la nuit du 4 au 5 juillet, « avant 2 h du matin selon un témoin qui a constaté les dégâts en rentrant chez lui », pouvait même préciser le maire, Bernard Tacquard. « Le ou les auteurs s’y sont repris à plusieurs fois, se désole l’édile, une empreinte de départ de sciage est visible un peu au-dessus de la coupe. Cela a été probablement fait avec une scie manuelle, les copeaux retrouvés sur place sont tout fins ».

    La solide poutre centrale, haute de plusieurs mètres, est de la taille d’une traverse de chemin de fer, « cela a dû prendre un peu de temps pour la faire tomber ». La brigade de proximité de la gendarmerie de Vittel s’est déplacée sur les lieux afin de procéder aux constations d’usage. Une plainte a été déposée par la municipalité dans la journée.

    Bernard Tacquard a dénoncé un acte qu’il juge consternant. « Je n’ose penser qu’il s’agit d’une attaque religieuse mais plutôt de vandalisme stupide. Il faut attendre d’éventuelles remontées d’événements semblables. L’atteinte à un symbole religieux, qui fait partie de la mémoire collective du village, a profondément choqué la population. D’autant que le cimetière a déjà été vandalisé il y quelque temps ». La croix devrait être rapidement remise en état, « et sera même renforcée avec des fers plats pour éviter une récidive ».

    La gendarmerie ont lancé un appel à témoin et invitent toute personne pouvant apporter des éléments dans le cadre de l’enquête en appelant le 03 29 08 15 17.

    [sources : Vosges Matin]

  • Remoncourt (88) : un acte de christianophobie inqualifiable

    A leur réveil ce matin, les Remoncourtois ont découvert avec consternation que la croix de bois portant le Christ, plantée quasiment en face de l'église au bord de la D 429 dans la traversée de ce village vosgien de 612 habitants (entre Vittel et Mirecourt), avait été sciée pendant la nuit.

    Il s'agit là d'un acte extrêmement grave de christianophobie encore jamais perpétré dans ces villages de tradition catholique.

    La guerre semble vraiment déclaré à l'Eglise et au christianisme en France : on se croirait revenu aux heures les plus sombres de la funeste révolution française...

    Une cérémonie de réparation s'avère indispensable afin de montrer que l'Eglise n'accepte pas qu'on s'attaque impunément aux symboles de la foi.