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prisonniers de guerre

  • Soldat en Alsace-Lorraine (1939-1940)

    Dès les premiers jours de septembre 1939, le soldat Léon Noguéro est affecté comme téléphoniste au 49e régiment d'infanterie de Bayonne qui fait mouvement pour l'Est de la France, en Lorraine et en Alsace, à proximité de la ligne Maginot et de la frontière allemande. Son groupe de téléphonistes est très mobile et intervient dans les secteurs frontaliers de Rohrbach-lès-Bitche et de Wissembourg.

    Ce témoignage tiré des propres écrits du soldat Noguéro, tout en invitant le lecteur à partager l'intimité d'une famille, se veut être également un support d'enseignement et d'investigation pour les jeunes générations.

    En deux tomes, l'ouvrage est le fruit d'une retranscription intégrale de près de 350 correspondances et diverses notes écrites au moment des faits. Il fait également référence à de nombreux rappels historiques et à la mémoire locale par l'ajout d'une liste d'anciens prisonniers de guerre recensés dans une quarantaine de villages des vallées du pays de Nestes, dans les Hautes-Pyrénées.

    A la suite de l'offensive allemande du 10 mai 1940, le caporal Léon Noguéro est fait prisonnier le 22 juin, les armes à la main, au hameau des Feignes, dans les Vosges. Il est alors interné en Allemagne dans un kommando de travailleurs du bâtiment, loin des siens, jusqu'au 2 mai 1945, jour de sa libération.

    Les récits de prisonniers de guerre de 1940 sont suffisamment rares pour que l'on lise avec intérêt celui de Léon Noguéro qui connut la guerre puis le départ en captivité sur notre terre lorraine.

     

    ‡ Léon Noguéro. Soldat en Alsace-Lorraine (1939-1940). Récits de guerre et de captivité, tome 1, 241 p., ill. (26 €) / Prisonnier de guerre en Allemagne, tome 2, 502 p., ill. (39,90 €), Henri Noguéro (prés.), éditions L'Harmattan, 2017.

  • Prisonniers de guerre et travailleurs forcés d'Europe de l'Est en Moselle (1941-1945)

    trou de memoire.jpgNous croyons tout savoir sur la Seconde Guerre mondiale en Moselle. Nous connaissons l'Annexion, le sort des Malgré-Nous, nous commémorons le sacrifice des libérateurs américains. Mais, dans l'ombre, en arrière-plan, nous avons oublié des figurants. Ils étaient pourtant bien visibles, ils étaient pourtant partout. Ce sont les Slaves. Les uns sont prisonniers de guerre, capturés sur le front russe. Les autres, travailleurs forcés, ramassés dans les campagnes de Pologne, d'Ukraine et de Russie. Répartis dans toute la Moselle annexée, ils rempliront au moins cent cinquante camps. Ils seront environ 70000, envoyés dans les mines, les usines, les villes et les campagnes...

    Pour la première fois, des historiens nous racontent leur histoire. Ils donnent la parole aux rescapés, rapportent le régime de ségrégation, la répression, les exécutions sommaires. Mais aussi la solidarité des Lorrains, les risques encourus.

    C'est aussi une quête archéologique. Quelles traces ont-ils laissé ? Camps en ruines, lettres perdues, immigration silencieuse, identité niée... jusqu'aux charniers ignorés. Au moins 9200 Soviétiques ont disparu en Moselle annexée. Près de 4000 attendent toujours une sépulture décente. Ce sont nos trous de mémoire.

     

    ‡ Trous de mémoire. Prisonniers de guerre et travailleurs forcés d'Europe de l'Est (1941-1945) en Moselle annexée, Cédric Neveu, Christine Leclercq, Alexandre Méaux, Olivier Jarrige, éditions Serpenoise, 2011, 255 p., ill. (29 €).