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  • Le général Patton, un nancéien de passage

    [ER]

  • Nancy : vers la disparition des Grands Moulin Vilgrain ?

    Connaissez-vous le site des Grand Moulin de Paris, dans le quartier Oberlin à Nancy ?

    La presse régionale nous informait tout récemment que ce site industriel pourrait disparaître avec la fermeture de la minoterie et le transfert de l'activité dans la Marne.

    Dans ce quartier populaire où la présence d’un moulin serait attestée depuis le XIIe siècle, l’aventure des frères Vilgrain s’est traduite au début des années 1910 par la construction du plus grand espace minotier de Meurthe-et-Moselle - il deviendra d’ailleurs le prototype du grand moulin industriel - où subsiste la minoterie de 22.000 m².

    S’élevant sur neuf étages, elle présente une structure Eiffel dont l’intérêt patrimonial est fort. L’enjeu sera, si d’aventure les Grands Moulins venaient à quitter la cité ducale, de préserver et valoriser cet ensemble bâti, témoignage du passé industriel de Nancy.

  • Musée Lorrain de Nancy : l’opposition municipale s’empare de la polémique

    L’opposition réclame « la totale remise à plat du projet retenu en 2013 ».

    Conserver le mur de séparation entre le palais du Gouvernement et le palais ducal, comme l’impose le ministère de la Culture, induit-il que le projet de construction d’un nouveau bâtiment soit remis en cause ? C’est en tout cas la déduction qu’en fait l’opposition municipale nancéienne, même si ce n’est pas celle formulée explicitement par le ministère. Toujours est-il que pour Bertrand Masson, « ce nouvel épisode, d’un feuilleton débuté en janvier 2012, marque une nouvelle fois l’amateurisme avec lequel ce projet de rénovation et d’extension du Musée lorrain est conduit ».

    Voilà pourquoi l’opposition municipale demande « la totale remise à plat du projet retenu en 2013 lors du concours d’architecture, celui-ci n’ayant manifestement pas pris en compte l’ensemble des contraintes du bâti de ce site patrimonial. Comment peut-on affirmer aujourd’hui, comme la municipalité le fait, que le projet retenu est tout à fait « adaptable » à la préservation du mur de séparation alors que ledit projet repose sur la transparence de ses façades ? »

    L’opposition réaffirme encore son opposition « à la construction de ce bâtiment d’accueil, le considérant comme inutile, puisque d’autres espaces en proximité peuvent facilement assurer les fonctions qui lui seraient dévolues, et comme dispendieux, à l’heure où le maire n’a de cesse de se plaindre des difficultés financières de la ville et que cela empêche tout autre investissement majeur dans le champ culturel ».

    [d’après ER]

  • Nancy : fouilles archéologiques sur le site de l'ancienne prison Charles-III

    Dans le cadre de l'aménagement du quartier "Nancy Grand Cœur", une fouille archéologique est menée par une équipe d'archéologues de l'Inrap à Nancy, sur l'emplacement de l'ancienne prison Charles III. Objectif : permettre d'établir une lecture archéologique plus précise du terrain à partir du XVIIe siècle.

    C'est une immersion dans l'histoire et dans le patrimoine de Nancy. Dans le cadre du projet d’aménagement « Nancy Grand Coeur », porté par le Grand Nancy et la Solorem, une fouille, sur prescription de la Drac de Lorraine est actuellement menée par les archéologues de l’Inrap jusqu’au 8 juin 2016. 

    Une fouille prescrite suite à un diagnostic effectué sur 30 588 m², entre juin et août 2011, en préalable de la seconde phase d’aménagement de cette ZAC. Pour mémoire, un premier secteur de ce vaste projet de restructuration urbaine d’environ 8 hectares autour de la gare de Nancy avait déjà fait l’objet d’un suivi archéologique des travaux en 2010 et 2011, lors d’un terrassement au niveau de l’ancien bastion Saint-Thiébaut. 

    La fouille actuellement en cours à l’emplacement de l’ancienne prison Charles III est menée en amont de la 2ème phase d’aménagement et concerne 9000 m². Selon les équipes de l'Inrap Nancy, la fouille se basera sur une période bien précise de l'histoire à savoir le front bastionné établi avant 1630 et détruit en 1697 à la suite du traité de Ryswick qui mirent fin à la guerre entre Louis XIV et la Ligue d'Augsbourg, composée d'une large coalition européenne. Seront alors étudiés "les vestiges restants après destruction et l’intégration de ces lignes de défense dans la trame urbaine nancéienne à partir du XVIIe siècle." 

    En 2015, les archéologues ont déjà fouillé la zone voisine de l’ancien grand parking situé devant la caserne des pompiers Joffre, où ils ont mis au jour un mur de l’ancien bastion de Saurupt, construit au début du XVIIe siècle, en 1630, sur décision de Charles III, et détruit par Louis XIV en 1697.

    Grâce à ces premières fouilles, les archéologues ont pu enrichir leurs connaissances sur le positionnement précis du rempart. Ils ont trouvé l’escarpe du mur côté ville, avec son soubassement.

    Ils ont pu constater que le mur avait une épaisseur de 3 à 4 mètres, et qu’il a été miné à la poudre noire. Avec les fouilles qui démarrent cent à deux cents mètres plus loin, sur le site de l’ancienne prison, en haut de la rue Charles-III, les archéologues espèrent affiner leurs connaissances sur l’ancien bastion.

    Il s’agit pour eux de repositionner l’ouvrage sur les cadastres de la ville. Ils se sont en effet rendu compte que, dans le détail, les murs ne sont pas construits comme ils apparaissent sur d’anciennes gravures.

    Ces fouilles vont également leur permettre de mieux comprendre comment les remparts ont été construits, puis démolis. Les fouilles ont démarré fin mars par un décapage de la zone. Il s’agit de la phase où les vestiges sont peu à peu dégagés.

    La durée du chantier a été calibrée en fonction de l’importance des vestiges à fouiller : deux mois et demi. La fin des recherches est prévue début juin.

  • Nancy : les dessous du palais ducal

    La Tribune de l’Art, blog édité par le journaliste et historien de l’art Didier Rykner, a récidivé en avril contre le projet de rénovation du Palais ducal-Musée Lorrain voulu par la municipalité nancéienne.

    Il s’agit cette fois du sous-sol des bâtiments.

    L’auteur explique que le projet prévoit « d’injecter du ciment et de la bentonite dans le sous-sol pour transformer en béton le sol sous les semelles des fondations de la totalité du Palais ducal. »

    Il s’agit d’une technique pour rendre homogène les différences de tassement des fondations, ce qui risque d’arriver si le sous-sol est largement creusé, puisqu’une partie du projet consiste à créer de nombreux couloirs d’accès et un amphithéâtre, le tout souterrain, à l’est du Palais ducal, après avoir rasé les deux bâtiments de fond de cour actuels. « Le Palais ducal n’a à ce jour aucun problème structurel, car malgré un sous-sol humide, il a eu le temps de voir ses fondations stabilisées. Ce projet va en créer. » D’autant plus, selon Didier Rykner, qu’il y aura de nombreux points durs comme les escaliers nouveaux qui rendront plus incertaine encore l’adaptation de l’édifice », donc la stabilité de l’ensemble. « C’est une méthode aveugle, invasive et irréversible, sans compter la perte des couches archéologiques. Cette technique peut se révéler en outre très chère et va fragiliser les bâtiments alentour, comme la chapelle des Cordeliers et le palais du Gouvernement ».

    L’auteur demande donc que la municipalité renonce à la destruction des bâtiments et à creuser le sous-sol. « Il faut faire avec l’existant, sachant que le Palais du Gouvernement suppléera largement au besoin de nouvelles salles ».

    [d'après ER]

  • Nancy : expo' sur 'Sciences et médecine au siècle de Stanislas'

  • Nancy : la campagne à la ville...

    Au bas de la rue Saint-Jean-Saint-Georges, c’est un véritable champ de colza qui s’étire sur la place de la Division de Fer. Une image aussi inattendue que superbement jaune. Cet environnement agricole n’était pas vraiment prévue par le service des Parcs et Jardins de Nancy.

    En fait, il n’y a pas vraiment eu d'ensemencement. L’espace vert, qui a été prévu dans les plans de réaménagement du quartier de l’Île-de-Corse, a tout simplement été alimenté en terre végétale provenant de terrains agricoles ; il y restait assurément des reliquats de la dernière moisson...

  • Le Pays Lorrain : Charles Cournault, premier conservateur du Musée Lorrain

    Dans son premier numéro pour 2016, Le Pays Lorrain, la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain de Nancy, propose un intéressant et riche dossier sur Charles Cournault (1815-1904) premier conservateur du Musée Lorrain. Ces textes sont les bienvenus alors que le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente actuellement une rétrospective sur le fils de Charles Cournault, Etienne Cournault (1891-1948), peintre et décorateur de l'entre-deux-guerres.

    Au sommaire de ce numéro printanier, outre le dossier sur Charles Cournault, on lira avec intérêt :

    - Les rites autrefois observés pour changer de seigneurie : Martigny-les-Bains et ses "tourneux", par Jean Coudert
    - Le collège Saint-Louis de Metz, un prestigieux établissement scolaire d'Ancien Régime, par Cédric Andriot
    - Les industries meusiennes de l'ameublement : de leur apparition à leur déclin, par Jean-Charles Vogley
    - L'impact de la crise de Hongrie en 1956 et l'afflux des réfugiés en Meurthe-et-Moselle, par Jean-Louis Etienne

    ... Et les rubriques habituelles : la vie de la Société, la vie du Musée, la chronique régionale, les publications récentes...

     

    ‡ Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €). Coordonnées postales et règlement à envoyer à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Nancy : l'église Marie-Immaculée embellie après les travaux

    L'église Marie-Immaculée de Nancy (33 avenue Général Leclerc) a retrouvé sa splendeur après plus d'un an de travaux réalisés sur les voûtes ; elle est désormais dégagée de sa gangue d'échafaudages.

    Les bénévoles de la chapellenie Bienheureux Charles de Lorraine-Habsbourg ont aussitôt nettoyé l'édifice et installé de nouveaux bancs dans la nef ; ceux-ci proviennent d'une chapelle nancéienne propriété de la congrégation de la Doctrine chrétienne.

    Les fidèles sont accueillis dans d'excellentes conditions pour les messes dominicales.

    Il convient de remercier la congrégation des Sœurs de Saint-Charles de Nancy, propriétaire des lieux, qui a fait réaliser ces  importants travaux.

  • Pèlerinage à Dabo le 28 mai avec la chapellenie Bhx Charles de Lorraine de Nancy

    Statue du pape saint Léon IX, ancien évêque de Toul, à Dabo (57).

    Pèlerinage à Dabo (Moselle) sur les pas du pape saint Léon IX, ancien évêque de Toul (...et qui confirma la fondation de l'abbaye bénédictine de Bleurville le 6 décembre 1050 lors de son voyage en Lorraine !) avec l'association Saint-Brunon et la chapellenie Bienheureux Charles de Lorraine-Hasbourg de Nancy le 28 mai 2016 :

    - départ en bus de Nancy à 9h00 le 28 mai en direction de Niederhaslach (67) : le lieu du départ sera précisé ultérieurement
    - messe à la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach célébrée par l'abbé Husson
    - repas tiré du sac
    - départ pour Dabo et pèlerinage l'après-midi
    - retour à Nancy en fin d'après-midi

    >> Ce pélerinage est ouvert à tous : il est conseillé de se préinscrire au plus tôt car le nombre de places dans le bus est limité.

    >> Participation aux frais de transport : 15 € / adulte et participation libre pour enfant.

    >> Le règlement est à effectuer à l'ordre de "Association Saint-Brunon" et a adresser à : ASSOCIATION SAINT-BRUNON, 167 AVENUE DE STRASBOURG, 54000 NANCY ou à remettre à l'église Marie-Immaculée de Nancy (33 avenue Général Leclerc).

  • Entre Seille et Grand Couronné de 1915 à 1918 : mondialisation et après-guerre

    Ce quatrième opus de Christian Lapointe livre les recherches de l'auteur sur les batailles qui marquèrent l'est de la Meurthe-et-Moselle au cours de la Grande Guerre. Il traite en particulier des déplacements des régiments d'infanterie qui, au prix de lourdes pertes, ont maintenu courageusement la ligne de front sur la frontière de la Seille entre 1915 et 1918. Ces unités furent sans cesse harcelées, continuellement bombardées, jour et nuit, mais les fantassins et les chasseurs ont combattu héroïquement face à un ennemi déterminé.

    L'ouvrage se concentre essentiellement sur les combats du secteur du Grand Couronné, à l'est de Nancy, et sur la région de la Seille. Ces zones ont été très peu étudiées par les historiens de la Première Guerre mondiale, leur attention ayant été surtout attirée, dès 1915, par la guerre de position entre Verdun et la Somme.

    Christian Lapointe s'attache fort judicieusement à rappeler la violence des combats qui opposèrent les deux armées dans la reconquête des différents points stratégiques, mais aussi dans les travaux de maintien des défenses sur un front considérablement détruit et évacué de ses populations civiles.

    De la bataille du Xon jusqu'à la reconstruction, avec une réflexion sur la mondialisation de cette Grande Guerre et les conséquences de l'après-conflit, la présente étude nous livre un vaste panorama de la situation vécue dans ces régions de l'est lorrain.

     

    ‡ Entre Seille et Grand Couronné de 1915 à 1918 : mondialisation et après-guerre, Christian Lapointe, Cercle d'histoire de Laneuvelotte, 2016, 273 p., ill., cartes (30 €).

  • La Semaine Sainte à l'église Marie-Immaculée de Nancy

    Horaires des offices de la Semaine Sainte à l'église Marie-Immaculée à Nancy (33 avenue Général Leclerc) :

    JEUDI SAINT (24 mars) : Messe de la Cène du Seigneur à 18h30

    VENDREDI SAINT (25 mars) : Chemin de Croix à 17h30 puis office de la Passion à 18h30

    SAMEDI SAINT (26 mars) : Vigile Pascale à 21h30

    DIMANCHE DE PÂQUES (27 mars) : messe basse à 9h15 et messe chantée à 10h30

  • Nancy : prochaines messes en l'honneur de SAIR Otto de Lorraine-Habsbourg

    Deux messes seront prochainement célébrées en la chapelle des Cordeliers de Nancy à la mémoire de SAIR Otto de Lorraine-Habsbourg et de son épouse :


    > Samedi 16 avril à 11h00 : Messe du bienheureux Charles de Lorraine-Habsbourg


    > Samedi 2 juillet à 11h00 : Messe pour Otto de Lorraine-Habsbourg à l'occasion de l'anniversaire de son retour à Dieu (4 juillet 2011)

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  • Etienne Cournault (1891-1948), la part du rêve

    Ce catalogue est publié à l’occasion de l’exposition « Étienne Cournault (1891-1948) : la part du rêve », présentée du 26 février au 23 mai 2016 au musée des Beaux-Arts de Nancy.

    Né à Malzéville, Étienne Cournault (1891-1948) a grandi dans un milieu aisé et cultivé, fasciné par l’Orient et « l’ailleurs ». Décorateur « occasionnel » après avoir été remarqué par le collectionneur Jacques Doucet lors de l’exposition organisée par Max Berger à la galerie Vavin-Raspail en 1928, il commence une carrière parisienne ponctuée par des commandes, explorant avec poésie et ironie la frontière entre les beaux-arts et les arts décoratifs. Se nouent alors collaborations et amitiés avec d’autres proches de Doucet : Pierre Legrain et Rose Adler tandis qu’en 1929 il est l’un des artistes fondateurs de l’Union des artistes modernes.

    Très indépendant, « peintre avant tout et par-dessus tout », il fait bientôt de l’atelier de la Douëra le siège d’une œuvre aussi troublante que confidentielle. Il la nourrit par des recherches constantes sur les matériaux et expérimente avec bonheur de nombreuses techniques : peintures et objets sous verre avec miroir argenté, peintures au sable (dès 1923), pastels, gravures, et la fresque qu’il ne cesse de réinventer. Amoureux du visage humain, curieux des graffiti dès 1927 et de formes hybrides évoquant le surréalisme, voyageur parmi des constellations abstraites, Cournault invente sa propre modernité. « L’inutile, l’étrange, le mystère » habitent son monde.

    Cette « part du rêve » identifiée par André Chastel en 1951 est au cœur de l’exposition organisée par les musées des Beaux-Arts de Nancy.

     

    ‡ Etienne Cournault (1891-1948). La part du rêve, Blandine Chavanne et Charles Villeneuve de Janti (dir.), éditions Snoeck, 2016, 160 p., ill. (22 €).

  • Nancy : le Musée Lorrain entre dans le XXIe siècle

  • Nancy : Frère Patrick, aumônier atypique de la prison de Maxéville

    En poussant la lourde porte en bois du 4 rue Lacordaire, on entre dans un endroit serein, magnifique avec un jardin intérieur en plein cœur de Nancy : le couvent des Dominicains. C’est là que vivent onze frères. Dont Patrick-Dominique Linck. « Bonjour », lance-t-il tout sourire, dans sa longue robe beige de frère prêcheur serrée par une ceinture en cuir brun où est accroché un rosaire.

    Ce jour-là, frère Linck n’est pas à la prison. Il y passe une journée entière par semaine. Et dit deux messes le samedi. Car c’est lui l’aumônier du centre pénitentiaire de Maxéville depuis son ouverture en 2009. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il est venu vivre à Nancy il y a 7 ans.

    Né en 1961 près de Paris, il grandit avec ses deux frères dans une famille croyante mais non pratiquante. Après des études de biochimie, il entre au séminaire à 21 ans. « Dans mon enfance, j’avais rencontré un prêtre pendant mes vacances à la campagne. Un modèle pour moi. » Il choisit ensuite les Dominicains, un ordre intellectuel dit-il car il veut « étudier pour comprendre le monde ». En même temps, il correspond avec Gérald, un détenu de 19 ans en prison à Lille et lui rend souvent visite. Avant d’apprendre son suicide.

    Après ses vœux définitifs comme dominicain, le frère Patrick-Dominique part en Suède s’occuper de jeunes et d’étudiants et au bout de 12 ans, l’ordre le nomme à Strasbourg où il reste 8 ans : « C’est là que j’ai lancé le cercle du silence avec une association de réfugiés politiques et j’ai commencé à être aumônier de prison, parce que mon cousin dominicain l’était. ». « Si je suis rentré chez les Dominicains, c’est parce que je voulais rencontrer les gens les plus éloignés, les plus faibles, les plus pauvres. Les rendre heureux. C’est ce qui me rend heureux. ». Aller aux ‘périphéries’ de l’Eglise, comme l’exprime le Pape François.

    « Les détenus me parlent de leur détresse, de ce qu’ils ont fait et comment vivre avec ça. Parfois, le surveillant me dit d’aller en voir certains qui vont mal, ça peut éviter des suicides ».

    La messe, ils sont nombreux à y assister. Et c’est toujours un moment assez drôle, avec des dialogues, des réactions à voix haute, sourit le frère prêcheur. « Une fois je prêchais sur l’amour du prochain et une détenue m’a dit en pleine homélie, et vous Monsieur, vous m’aimez ? J’ai répondu oui, je t’aime. L’amour peut tout sauver, même dans les situations extrêmes, rien n’est jamais perdu. En prison, les gens ont tellement soif d’amour… »

    Il poursuit, raconte qu’un soir avant d’aller se coucher, il lit ses mails et apprend que rue Gilbert, des réfugiés passent la nuit dehors et ont besoin de couvertures. Il y fonce. Revient avec eux et les héberge au couvent. Il en accueillera d’autres. « Je ne peux pas dormir quand des gens sont à la rue. Je ne suis pas d’accord avec la politique d’immigration du gouvernement et ça ne s’améliore pas. »

    Il cite le Jugement dernier de Matthieu 25 extrait du Nouveau Testament où il est question de solidarité, d’attention et d’amour des autres. Un texte d’actualité. « C’est ce que j’essaie d’appliquer. »

    [d’après ER]

  • Nancy : vers une réhabilitation de la Place Carnot et du Cours Léopold ?

    [ER]

  • L'Odyssée du quartier Saint-Epvre de Nancy

    [ER]

  • Nancy : la chapelle cachée de la Doctrine chrétienne

    Cette chapelle de la deuxième moitié du XIXe siècle est intégrée dans une maison de retraite avenue de Strasbourg, propriété des Soeurs de la Doctrine chrétienne.

    Cet édifice religieux ne doit pas être confondu avec la chapelle de l'ancienne maison de la Doctrine chrétienne située rue Saint-Dizier à Nancy.

    Cette chapelle est superbement entretenue par les religieuses et est toujours consacrée au culte ; une messe y est célébrée quotidiennement.

    Elle possède un intéressant chemin de croix, une belle statuaire (saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, saint Joseph, Notre-Dame de Lourdes, saint Pierre Fourier, Sacré-Coeur...) ainsi que de beaux vitraux de la maison nancéienne Janin.

  • Nancy : Stanislas vaut bien une messe pour les 250 ans de sa disparition

    Il y a 250 ans, le 23 février 1766, disparaissait Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar, installé à la tête des duchés en 1737 par son gendre le roi Louis XV. A la mort de "Stanislas le Bienfaisant" la Lorraine est rattachée au royaume de France.

    Ce 23 février 2016, Nancy et la Lorraine se sont souvenus de la mort de Stanislas lors d'une messe célébrée par le Père Bombardier, de l'Oratoire Saint-Philippe Néri, en l'église Notre-Dame de Bonsecours à Nancy, mausolée de Stanislas et de son épouse, Catherine Opalinska.

    Le Saint Sacrifice a été commémoré en présence des autorités civiles, dont Laurent Hénart, maire de Nancy, André Rossinot, président du Grand Nancy, Philippe Richert, président de la région Est, et de l'ambassadeur de Pologne en France.

    [cliché ER]

  • "INRI : la Passion du Christ" en mars à Nancy

  • Nancy : hommage au colonel Driant, patriote et visionnaire

    Hommage, samedi 20 février 2016, au lieutenant-colonel Emile Driant à l’occasion du centenaire de sa mort, au Bois-des-Caures, le 22 février 1916, au deuxième jour de la bataille de Verdun.

    C’est en présence de son arrière-petite-fille, Laure Darcos-Driant, épouse de l’ancien ministre de l’Education nationale, qu’a eu lieu à Nancy, sur la place qui lui est dédiée, le dépôt de gerbes en hommage au député de Nancy et héros de Verdun, mort au champ d’honneur.
    Cette manifestation revêtait un caractère solennel, à l’occasion du centenaire de la mort du lieutenant-colonel Driant.

    Parmi les nombreuses personnalités civiles et militaires, on notait la présence de plusieurs membres de la promotion « Lieutenant-colonel Driant » (1965-1967) à Saint-Cyr. Trois jeunes Saint-Cyriens montaient la garde d’honneur devant la plaque commémorative et la cérémonie était rehaussée par la musique de la fanfare du 27e Bataillon de Chasseurs alpins stationné à Annecy et la présence de nombreux porte-drapeaux.

    A l'issue de la cérémonie patriotique, les participant ont assisté à l’inauguration de l’exposition consacrée à Emile Driant dans le hall de l'hôtel de ville. Cette rétrospective évoque à la fois le militaire et le député. Le jeune officier, après avoir été affecté, successivement, au 54e régiment d’Infanterie de ligne, puis au 4e zouaves à Tunis, et été capitaine instructeur à Saint-Cyr, commanda le Ier bataillon de chasseurs à Troyes. Il quitta l’armée, en 1905, pour se lancer dans le journalisme et la politique et fut un proche du général Boulanger. « La patrie avant le parti » fut son slogan de campagne, en 1910. Journaliste à l’Eclair, il assista, en 1906, à des manœuvres allemandes en Silésie et alerta l’opinion sur l’imminence d’un conflit et le manque de préparation de l’armée française. Dans son ouvrage « La guerre de demain », il se montra visionnaire, tout comme il le fut dans « La Révolution de demain ». Sous la signature de Danrit, son nom de plume, il défend le réarmement moral de la nation française. Il est un farouche partisan de la liberté de conscience. Il intervient pour la définition du contenu des programmes des manuels scolaires d’éducation morale et civique, le libre choix de l’enseignement par les parents, la préservation des pouvoirs de l’Etat, par la séparation de l’administration et de la politique... Il participe à de nombreuses campagnes pour la mise en œuvre de réformes sociales et réclame une réduction du déficit budgétaire. Ce fut aussi un "Jules Verne" militaire qui, dans « La Guerre de demain », prônait l’utilisation, par les soldats, de bicyclettes électriques, de fusils à air comprimé et de gilets pare-balles. Dans son discours, le président du Souvenir français a salué la modernité du personnage, véritable "lanceur d’alerte".

    La salle Poirel accueillait en soirée un magnifique concert "sons & lumières" donné par la fanfare du 27e BCA, formation musicale de haute tenue qui a obtenu récemment le premier prix lors des rencontres internationales des musiques militaires à Québec.

    [cliché ©H&PB]

  • Nancy commémore le centenaire de la mort du colonel Driant (1916-2016)

    SAMEDI 20 FÉVRIER 2016 A NANCY

    Cérémonie commémorative du centenaire de la mort du colonel Emile Driant
    16h00 - Place Driant

    Exposition « Driant, député de Nancy et héros de Verdun »
    17h00 – Hôtel de Ville

    Grand spectacle son & lumières
    20h30 – Salle Poirel
    Fanfare du 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins
    [Entrée libre dans la limite des places disponibles]

  • Emile Driant, député de Nancy et héro de Verdun

  • Nancy : de nouvelles plaques pour l'obélisque de la place Carnot

  • Nancy : l'obélisque de la place Carnot à nouveau paré de ses plaques

    A son origine, en 1896, l'obélisque de la place Carnot comptait un groupe sculpté en bronze représentant "La Force et la Paix", ainsi que quatre plaques en bronze. Celles-ci indiquaient, entre autres, le nom du président Sadi Carnot, ainsi que celui du grand-duc Constantin de Russie, qui s'étaient rencontrés à Nancy en 1892, ce qui avait abouti à la signature de l'Alliance franco-russe l'année suivante. A la mort de Sadi Carnot, en 1894, Nancy a donc décidé d'ériger, au nom de la Lorraine, un monument pour la paix des peuples, rendant hommage à ces deux hommes et à leur rencontre historique à Nancy.

    Malheureusement, tous les éléments décoratifs de l'obélisque ont disparu sous l'Occupation sans jamais être retrouvés. Mais depuis le 16 janvier, c'est chose réparée puisque quatre belles plaques en pierre de lave émaillée ornent à nouveau le monument. Fidèles aux plaques d'origine, elles citent, en plus des deux hommes, les trois départements lorrains de l'époque (dont la Moselle ne faisait pas partie) et le nom des chefs-lieux et des sous-préfectures de l'époque.

    Elles ont été inaugurées par le maire et plusieurs élus dans le cadre de l'exposition "L'Ecole de Nancy face aux questions politiques et sociales de son temps" présentée au musée des Beaux-Arts de Nancy.

  • 'Le Pays Lorrain' de décembre 2015 est paru

    Le numéro 4/2015 du Pays Lorrain, la revue du Musée Lorrain et de la Société d'histoire de la Lorraine, est paru.

    Au sommaire :
    - le trésor de Monneren et le "triangle d'or" mosellan du VIe siècle, par Alain Simmer
    - le négoce entre la Lorraine et l'Espagne : l'exemple de Simon Sallet au XVIIe siècle, par Marie-Françoise Michel
    - la noblesse de Bar-le-Duc au XVIIIe siècle (1698-1791), par Jean-Paul Streiff
    - le lorrain tel qu'on le parle, par Dominique Flon
    - Dossier "800ème anniversaire de la fondation de l'Ordre des Dominicains" :
        * l'Ordre des Prêcheurs en Lorraine, par Martine Tronquart
        * pastorale et dévotions dominicaines en Lorraine aux XVIe-XVIIIe siècles, par Stefano Simiz
        * échanges épistolaires du Père Lacordaire avec les notables nancéiens, par Raymonde Riff
        * Madonna della Quercia, des vignes du Latium à la Province de France, par Mireille-Bénédicte Bouvet
    - Chronique du patrimoine : "Quand les Lorrains vendaient leur patrimoine..." : articles sur le petit patrimoine vernaculaire lorrain jeté ou vendu, sur le masque de Conflans disparu, sur le dépeçage du château de Lannoy, sur la vente du cloître de Froville, sur la vente de patrimoine mobilier meusien entre 1960 et 1980, sur le marché de Vierges lorraines du XIVe siècle

    ... Et les rubriques habituelles : la chronique régionale, la vie du Musée, la recension des livres et des revues régionales.

     

    ‡ La revue Le Pays Lorrain est en vente à l'accueil du Musée Lorrain à Nancy ou sur abonnement (39 €, 4 numéros) en adressant son règlement et ses coordonnées postales à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DES DUCS DE LORRAINE, 64 GRANDE RUE, 54000 NANCY

  • Messe de minuit à l'église Marie-Immaculée de Nancy

    La Messe de minuit a été célébrée dans la ferveur en l'église Marie-Immaculée de Nancy.

    L'humble crèche est installée dans les échafaudages du transept actuellement en travaux, à l'image de l'Eglise universelle qui est perpétuellement en chantier...

  • Jame's Prunier expose à Nancy

    Ce que ne dit pas l'article, c'est que notre Jame's Prunier débuta sa carrière en illustrant plusieurs numéros de La Revue lorraine populaire dans les années '80.

    Bravo à Jean-Marie Cuny, le fondateur de la célébrissime revue, qui a su dénicher d'excellents artistes lorrains !