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organiste

  • Albert Schweiter. Les années alsaciennes 1875-1913

    schweitzer.jpgEn s'embarquant avec soixante-dix caisses de matériel, le 26 mars 1913, sur le paquebot Europe en partance pour l'Afrique afin d'y devenir médecin missionnaire dans le village reculé de Lambaréné, Albert Schweitzer n'est pas un jeune idéaliste refaisant sa vie sur un coup de tête. C'est un homme de trente-huit ans bien installé dans la société, assumant pleinement une décision radicale, mûrie pendant des années avec celle qui est devenue son épouse et qui l'accompagne, Hélène Bresslau.

    Albert Schweitzer, à la stupéfaction de ses proches, interrompt une carrière qui s'annonce brillante d'universitaire, de pasteur et de musicien pour partir en Afrique soigner les corps et les âmes des plus deshérités parmi les humains. Théologien luthérien et philosophe respecté, prédicateur exigeant et chaleureux, organiste talentueux parcourant l'Europe pour donner des concerts, Albert Schweitzer répond à un appel insistant qui l'a conduit, à trente ans passés, à entamer des études de médecine pour être à la hauteur du défi de sa vocation.

    Puisant à des sources peu connues, l'auteur détaille les "années alsaciennes" d'Albert Schweitzer, son enfance dans la vallée de Munster, sa jeunesse et sa formation, les rencontres qui l'ont façonné, ses débuts prometteurs à l'Université de Strasbourg et au sein de la confession protestante, ainsi que l'envoi de sa carrière de musicien. Il fait apparaître un jeune homme passionné et scrupuleux, tirant profit de sa double culture française et allemande, acharné au travail, tendu vers un idéal qui nécessitait un engagement total. "L'homme universel", futur Prix Nobel de la paix, celui qui a changé le regard des Occidentaux sur leurs responsabilités face au tiers-monde, se révèle ici dans sa riche complexité et son attachante humanité.

     

    ‡ Albert Schweitzer. Les années alsaciennes 1875-1913, Matthieu Arnold, éditions La Nuée Bleue, 2013,  285 p., ill. (20 €).

  • Fantaisie et Fugue sur le nom de Gaston Litaize

    litaize.jpgBiographie un peu décalée, l'ouvrage présente, sous la forme de souvenirs, un certain nombre d'épisodes de la vie du Vosgien Gaston Litaize.

     

    Cette biographie originale rappellera de bons souvenirs à ses amis et élèves et permettra à ceux qui ne l’ont pas côtoyé de mieux saisir la « fantaisie » - quand les respirations de la vie le permettaient – et la « fugue », autrement dit, la rigueur, l’exigence, le sérieux dans le travail de ce musicien d’exception.

     

    De Santifontaine au Grand Prix de Rome, de la Résistance à la direction des émissions religieuses à la radio, de sa première prestation à 12 ans à ses tournées internationales, le lecteur revit, de l’intérieur, l'extraordinaire trajectoire de cet organiste d'exception. Un CD d'œuvres inédites s'ajoute à ces témoignages de piété filiale et fidélité en amitié.

     

    L'auteur, Alain Litaize, est le fils de Gaston Litaize. Ingénieur de recherches au CNRS, il a publié avec le professeur Jean Lanher l'Atlas linguistique et ethnographique de la Lorraine romane (1978-1984), puis Le parler de Lorraine (1989).

     

     

    ‡ Fantaisie et Fugue sur le nom de Gaston Litaize. Souvenirs et témoignages, Alain Litaize, éditions Delatour France, 2012, 225 p., ill., CD audio (28 €).

  • Epinal : conférence sur l'organiste vosgien Gaston Litaize

    Gaston Litaize.jpgA l'occasion de la sortie du livre Fantaisie et fugue sur le nom de Gaston Litaize, souvenirs et témoignages, la Société d'émulation du département des Vosges propose une conférence d'Alain Litaize, auteur de la biographie et fils du célèbre organiste vosgien :

    samedi 31 mars à 16h30

    à l'amphithéâtre de la faculté de Droit à Epinal

    entrée libre - vente du livre sur place

    Loin d'être une biographie traditionnelle, l'ouvrage présente, sous la forme de souvenirs, un certain nombre d'épisodes de la vie de Gaston Litaize qui a affirmé sa vie durant que sa cécité avait été sa chance, que sans elle il n'aurait jamais fait de musique. De Santifontaine au Grand Prix de Rome, de la Résistance à la direction des émissions religieuses à la radio, de sa première prestation à 12 ans à ses tournées internationales on vit, de l'intérieur, l'extraordinaire trajectoire de notre illustre compatriote. Un CD d'oeuvres inédites s'ajoute aux 250 pages de ce témoignage de piété filiale et de fidélité en amitié.

     

    ‡ Fantaisie et fugue sur le nom de Gaston Litaize, souvenirs et témoignages, Alain Litaize, éditions Delatour France, 2012, 252 p., ill., CD inclus (28 €).

  • Le livre d'orgue du Toulois Jean-Baptiste Nôtre (1732-1807)

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  • Pierre Cortellezzi, titulaire des orgues de la cathédrale de Nancy, fait Commandeur dans l’ordre de Saint Grégoire-Le-Grand

    En la cathédrale de Nancy, le 1er novembre, à l'issue de la messe de la fête de Tous les Saints, Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul, a prononcé l'allocution suivante avant de remettre officiellement à Me Pierre Cortellezzi, au nom de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, la Grand-Croix de Commandeur dans l'ordre équestre de Saint Grégoire-le-Grand.

    "Très cher Maître,

    Le 28 novembre dernier, un concert spirituel remplissait notre cathédrale d’une foule de fidèles et d’amis venus vous manifester leur reconnaissance, leur estime et leur affection pour 60 années de service en tant que titulaire des grandes orgues. Ce fut une manifestation à la fois grandiose et familiale. Nous en gardons tous un souvenir ému.

    JUBILE_PC_072.jpgFaut-il rappeler qu’originaire d’une famille de musiciens, vous rendiez service, très jeune, à votre paroisse en tenant l’orgue de l’église de Pont-Saint-Vincent que votre grand-père avait lui-même tenu. Après de brillantes études musicales et l’obtention de plusieurs prix dès l’âge de 15 ans, vous êtes appelé en décembre 1950 par le chanoine Mansuy, doyen du chapitre, au clavier du grand orgue de la cathédrale dont vous deviendrez presque aussitôt le titulaire. Titulaire d’un instrument prestigieux de 65 jeux, construit en 1757 alors que cette église n’était pas encore une cathédrale mais une primatiale, remanié en 1886 par le célèbre Aristide CAVAILLE-COLL. Que pouvait espérer de mieux un jeune organiste de 24 ans ? Depuis, vous n’avez jamais cessé de prendre soin de cet instrument comme des parents prennent soin de leur enfant. Vous y avez mis beaucoup de vous-mêmes. Et c’est peu dire !

    On a maintes fois évoqué votre carrière d’enseignant d’orgue et de clavecin au conservatoire de musique de Nancy, vos fonctions comme directeur adjoint de cette grande maison qu’est le Conservatoire National de Région ainsi que votre engagement pour la restauration des orgues non-classées Mais aussi votre carrière de compositeur, d’interprète et de concertiste de renommée nationale et internationale. En tant qu’évêque, je soulignerai votre remarquable fidélité et votre disponibilité non moins remarquable dans le service liturgique tant pour les célébrations diocésaines que pour le service ordinaire de la paroisse. Vous savez vous adapter et soutenir la prière de l’assemblée. Nous vous en sommes tous infiniment reconnaissants et nous souhaitons pouvoir bénéficier de votre art le plus longtemps possible maintenant que vous êtes secondé par Johann VEXO, jeune organiste titulaire de l’orgue de chœur de Notre-Dame de Paris et professeur d’orgue au Conservatoire National de Région d’Angers. C’est lui qui se trouve en ce moment-même au clavier, vous permettant ainsi de nous rejoindre.

    jubile_pc_071.jpgDe très nombreuses distinctions vous ont déjà été décernées. Depuis les médailles d’Argent, de Vermeil et d’Or de la ville de Nancy, la médaille d’or du district, le titre de citoyen d’honneur de la ville de Wörstadt en Rhénanie, l’élévation par Madame TRAUTMANN, ministre de la Culture, au rang de chevalier des Arts et des Lettres… et j’en passe. Au plan ecclésial, ce furent la médaille du Mérite diocésain, puis celle de la Reconnaissance diocésaine et enfin, en 1998, l’élévation par le pape Jean-Paul II au rang de chevalier dans l’Ordre équestre de Saint Grégoire le Grand.

    Au cours de la messe dominicale du dimanche 28 novembre 2010 qui marquait vos 60 années au grand orgue, André BAUCHE vous disait : « Nous nous sommes posés la question de savoir quelle distinction et quel honneur pouvaient encore vous êtes attribués. Nous n’avons pas trouvé de réponse officielle ». Le regretté Père BOICHOT à qui je demandais ce que nous pouvions faire pour vous manifester notre reconnaissance me fit cette réponse : « Je ne sais pas. Il a tout eu ! ». En cherchant bien, je me suis rendu compte que vous n’aviez pas tout eu. Une idée m’est venue, un peu audacieuse, tellement sa réalisation est exceptionnelle. L’audace a payé, mais surtout les raisons avancées qui ont convaincu le Saint-Père de vous élever au rang de commandeur dans l’Ordre de Saint Grégoire le Grand.

    jubile_pc_070.jpgCher Maître, c’est une distinction exceptionnelle, rarement accordée. Et c’est pour moi un grand honneur et une grande joie de vous la remettre au nom du pape. La nouvelle m’a été transmise par la Nonciature Apostolique le 20 février dernier. Avec le Père BOICHOT, nous avions envisagé de laisser passer le Carême et de vous la remettre aux alentours de Pâques. Hélas, la dégradation de la santé de votre curé nous a conduits à attendre des jours meilleurs en espérant une amélioration. Ce ne fut pas le cas. Je suis certain qu’il est de tout cœur avec nous et qu’il partage notre joie, tout particulièrement en ce jour où nous célébrons la communion des saints."

    + Jean-Louis Papin, évêque


     

    [source : http://paroissenotredamedebonnenouvelle.cef.fr/spip.php?article262]