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  • Le Pays Lorrain d'hier est paru

    Au sommaire du n° 4/2016 de la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain :
    - Alain-Julien Surdel, Les représentations lorraines du Dict des Trois Morts et des Trois Vifs
    - Annette Laumon, Un aperçu de la table à la cour de Lunéville au fil des lettres de Françoise de Graffigny
    - Jeanne-Marie Demarolle, A propos de quelques "autographes" d'Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813) conservés à la Bibliothèque de Nancy
    - Richard Dagorne, Un médaillon sculpté de l'abbaye de Haute-Seille, vestige de la plus ancienne croix monumentale de Lorraine ?
    - Philippe Jéhin, Les incendies de forêt dans le département des Vosges sous le Second Empire
    - Jean-Louis Etienne, Les installations militaires de l'Otan et les relations franco-américaines en Meurthe-et-Moselle durant la Guerre froide
    - Gille Fabre, Jacqueline Brumaire : une voix, un personnage
    - Gilles Banderier, Dom Calmet, la liturgie et l'iconographie romarimontaines
    - Jean-François Michel, L'Histoire abrégée des ducs de Lorraine du Père Jean-Baptiste Wilhelm

     

    Le Pays Lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain à Nancy (10 € le numéro) ou par abonnement (39 €, 4 numéros) en adressant ses coordonnées postales et le règlement par chèque (à l'ordre du "Pays Lorrain") à :

    LE PAYS LORRAIN

    ALAIS DES DUCS DE LORRAINE-MUSEE LORRAIN

    64 GRANDE RUE

    54000 NANCY

  • Le 540e anniversaire de la Bataille de Nancy joyeusement fêté

    Tout a commencé voici 40 ans, en 1977, lorsqu'un groupe d'étudiants est venu voir Jean-Marie Cuny, lotharingiste émérite alors libraire en ville vieille de Nancy, afin de relancer la fête nationale des Lorrains à l'occasion du 500ème anniversaire de la Bataille de Nancy de 1477. Quarante ans plus tard, l'animateur de La Nouvelle revue lorraine rassemble toujours chaque 5 janvier les Lorrains fidèles à la Maison des ducs de Lorraine au pied de la Croix-de-Bourgogne afin de célébrer dans une sympathique ambiance la fête nationale des Lorrains. Et cette année est celle du 540ème anniversaire de cette célèbre bataille qui vit, en cette veille de l'Epiphanie, la victoire remportée par le duc de Lorraine René II sur les armées du grand duc d'Occident, Charles le Téméraire, qui voulait s'emparer de la Lorraine afin de réunir ses états bourguignons et flamands et reconstituer ainsi la Lotharingie, de la Mer du Nord à la Méditerranée. Une victoire qui changea la carte de l'Europe pour longtemps !

    Devant une centaine de Lorrains toutes générations confondues fidèles à leur histoire, Jean-Marie Cuny rappela dans sa harangue que la fête des Lorrains était célébrée avec fastes jusqu'à l'avénement de Stanislas en 1737 avec une messe solennelle chantée en l'église Notre-Dame de Bonsecours à la mémoire des victimes de la bataille de Nancy de 1477. Elle était précédée d'une procession où prenait place toutes les autorités civiles, religieuses et militaires de la cité ducale. Il a vivement encouragé les jeunes présents à entretenir ce souvenir et à militer afin que ce 5 janvier soit à nouveau le jour de la fête des Lorrains, élément de l'identité lorraine au même titre que la fête de saint Nicolas !

    Cette manifestation s'est clôturée par un feu d'artifice et la joyeuse troupe a partagé vin chaud et pain d'épices offerts par l'association Mémoire des Lorrains.

  • AS Nancy-Lorraine - Petites et grandes histoires depuis 1967

    1967-2017. Ce cinquantenaire symbolise la saga de l'AS Nancy-Lorraine dans la sphère du football professionnel français.

    En feuilletant cet ouvrage anniversaire, fourmillant d'anecdotes et de faits historiques méconnus, le lecteur assiste à la genèse de l'ASNL, tout comme il découvre la personnalité de son président fondateur et le rôle déterminant de Jacques Rousselot pour maintenir à flot, contre vents et marées, l'immense paquebot nancéien.

    En outre, le lecteur fait plus ample connaissance avec des joueurs emblématiques ou des entraîneurs historiques. Au rayon des hommages, la biographie du fondateur du stade nancéien, Marcel Picot, qui donna son nom au stade nancéien, est retracée, puis tous les gardiens de but ont droit aussi à leur portrait ainsi que quelques personnalités de "l'ombre", à l'image du président Cattier, du kinésithérapeute Bernard Bonnavia, du premier président du club des supporters Raymond Lemoine... Bref, tous ceux qui ont fait l'ASNL bien au-delà de ces cinquante dernières années.

     

    ‡ AS Nancy-Lorraine. Petites et grandes histoires depuis 1967, Bertrand Munier, éditions Vent d'Est, 2016, 240 p., ill. (29 €).

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy - 1916-1917

    Le "canon de Hampont", souvent appelé le "Gros Max", est une très grosse pièce d'artillerie de la marine allemande, mise en place pour un emploi terrestre en Moselle, entre Hampont et Château-Salins.

    A partir du 1er janvier 1916 et jusqu'au début de 1917, ce super canon de 260 tonnes exécute, par-dessus le front, des bombardements sur trois agglomérations de l'est lorrain : Nancy, Dombasle-sur-Meurthe et Lunéville. Servi par des canonniers marins, il crache, à une trentaine de kilomètres, environ 150 énormes obus qui occasionnent des dégâts et provoquent des victimes.

    Cent ans plus tard, il ne reste rien de cette pièce. Sur son site subsistent des vestiges ; son activité et ses conséquences ont laissé des traces dans les archives et son souvenir s'est transmis dans la mémoire des habitants des localités concernées par sa présence et ses tirs. Pourtant, ce "Gros Max" semble méconnu du grand public. Grâce à cet ouvrage, le lecteur va mieux connaître cet épisode de la Grande Guerre.

    L'ouvrage ne se limite pas à décrire le "Gros Max", il passe en revue tout ce qui, dans ce matériel, constitue une "démesure" par rapport à son importance dans l'Histoire : d'une part ses dimensions, ses performances, son environnement, ses soutiens et sa logistique ; d'autre part sa place dans les préoccupations des autorités militaires et civiles françaises. Il explique notamment les raisons de l'emploi d'une telle pièce d'artillerie lourde et cherche à découvrir pourquoi le haut commandement allemand a interrompu son activité.

    La diversité des aspects abordés et la richesse de l'iconographie résultent de la collaboration des auteurs qui ont mis en commun leurs connaissances et leurs fonds.

     

    ‡ Quand la marine impériale bombardait Nancy 1916-1917, collectif, éditions Gérard Klopp, 2016, 99 p., ill. (24 €).

  • Charles de Foucauld, sa vie, sa voie

    Charles de Foucauld. C'est l'homme de la fraternité, un homme à l'itinéraire surprenant. Ce n'était pas donné d'avance : il voulait l'absolu, la perfection, frayer son chemin à lui, aboutir.
    Il a rencontré, sur ses routes, de pauvres hommes : entre autres, l'homme Jésus de Nazareth, celui de la « dernière place », des musulmans, des juifs, des incroyants de tous les jours, des militaires, des esclaves, jusqu'à des nomades et des sédentaires perdus au fin fond du plus grand désert du monde. Ils ont transformé sa vie.
     
    Il a désiré devenir, pour eux tous, pour l'autre, un « frère », un « ami sûr » : que chacun, quel qu'il soit, de quelque univers qu'il soit, de quelque statut, religion, conviction qu'il soit, puisse, à ses actes, le reconnaître comme tel.
     
    Itinéraire singulier. Itinéraire qu'est invité à prendre l'homme d'aujourd'hui, un homme qui, avec bonheur, pourrait devenir un frère pour l'homme, un cœur.
     
    C'est aussi l'histoire de l'oeuvre du Père de Foucauld : "l'Union". Fondée par Charles de Foucauld en 1909, c'est une « confrérie » destinée à tout baptisé, prêtre ou laïc, qui désire être, là où il est, avec Jésus de Nazareth, un frère pour l'autre. Après son assassinat le 1er décembre 1916, l'Union a été continuée par Louis Massignon qui, à sa mort (1962), l'a remise entre les mains du Père Jean-François Six, prêtre de la Mission de France.
     
    ‡ Charles de Foucauld. Sa vie, sa voie, Jean-François Six, éditions Artège, 2016, 636 p. (9,50 €).

  • Emile Friant, le dernier naturaliste ?

    Émile Friant (1863-1932) est un inclassable génie. Cet élève de Cabanel, avec lequel il s’entendra assez mal, en aura acquis la virtuosité et le métier étourdissant. Mais il saura s’éloigner très vite de ce maître trop dogmatique pour révéler toute sa sensibilité, très proche souvent des impressionnistes auxquels on ne peut cependant pas le rattacher.

    Serait-il alors un peintre naturaliste, comme pourraient le faire penser ses choix de scènes de la vie quotidienne ? Ou un réaliste, aux portraits quasi photographiques ?

    Finalement, il s’avère impossible de le réduire à une école, à un courant. Il se révèle un peintre profondément original, capable d’allier la plus grande précision dans le rendu sans se départir d’une poésie et d’une verve narrative qui aujourd’hui encore font notre admiration.

    On redécouvre toutes les facettes de son talent si multiple et profond dans cet ouvrage qui accompagne la grande exposition rétrospective que lui consacre le Musée des Beaux-Arts de Nancy jusqu'au 27 février 2017.

     

    ‡ Emile Friant 1863-1932. Le dernier des naturalistes ?, Charles Villeneuve de Janti (dir.), Somogy éditions d'art, 2016, 208 p., ill. (28 €).

  • Nancy : la fête de l'Immaculée-Conception célébrée à la chapellenie diocésaine

    Les fidèles de la chapellenie diocésaine Bhx Charles de Lorraine de Nancy ont célébrés la fête de la sainte patronne de leur église dédiée à Marie-Immaculée en ce jour de l'Immaculée-Conception.

    La messe a été chantée par Monsieur le chapelain, magistralement accompagné par la chorale grégorienne.

  • Solennité de la fête de l'Immaculée Conception

    La fête de l'Immaculée Conception sera célébrée à Nancy ce jeudi 8 décembre lors de la messe chantée en l'église Marie-Immaculée, 33 avenue Général Leclerc, à 18h30 (rite extraordinaire de l'Eglise catholique).

  • La maçonnerie en Lorraine

    "Le maçon doit croire en Dieu, respecter l'Eglise et la royauté (...)". Ce principe, inscrit dans les fondements de la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle, ne passera pas le cap du XIXe siècle anticlérical. Les deux tomes de cet ouvrage revisitent l'histoire de la franc-maçonnerie en Lorraine - et particulièrement à Nancy avec la loge historique Saint Jean de Jérusalem - où elle s'est implantée assez tôt, du premier maçon connu, le "mécanicien" Vayringe proche du duc François III, initié auprès d'une loge anglaise, jusqu'au frère Bernardin, membre influent de la loge du Grand Orient de France de Nancy au début du XXe siècle.

    Des relations apaisées entre les loges et l'Eglise au XVIIIe siècle aux joutes électorales de la République anticléricale en passant par les assauts de Mgr Turinaz, le remuant évêque de Nancy, contre les frères, la loi de Séparation de 1905 et les inventaires, ainsi que les différentes affaires qui marquèrent la vie des loges de la cité ducale, c'est tout un pan de l'histoire des idées en Lorraine qui nous est donné de revivre.

     

    ‡ La maçonnerie en Lorraine. Tome I - Des origines au combat pour la république / Tome II - La franc-maçonnerie et l'Eglise dans la tourmente 1892-1906, Jean-Claude Couturier, éditions Kaïros, 2016, 572 p., ill. (23 € le tome).

  • L'odyssée d'un quartier ancien : histoire de la restauration du quartier Saint-Epvre à Nancy

    Christian Viney s'est replongé dans quarante ans d'archives sur le quartier Saint-Epvre, au cœur de la Ville Vieille de Nancy, et les combats menés au sein de l'association de sauvegarde. Histoire d'une lutte d'une poignée d'habitants de ce quartier historique blotti à l'ombre de la basilique Saint-Epvre et du palais ducal contre les projets destructeurs de plusieurs maires de la cité.

    L'ouvrage retrace cette résistance née avec le début des années 1970. Histoire aussi des rues et des demeures historiques de ce quartier qui traînait plutôt une mauvaise réputation, des fêtes également qui ponctuèrent ces moments de combats...

    Le résultat est là. Désormais, le quartier Saint-Epvre a été sauvé de la pioche des destructeurs et contribue à dispenser une belle image de la cité ducale.

     

    ‡ L'odyssée d'un quartier ancien. Histoire d'une restauration, Christian Viney, Association Renaissance de la Ville Vieille de Nancy, 2015, 110 p., ill. (15 €).

  • Nancy, hier et aujourd'hui

    Capitale des Ducs de Lorraine, Nancy a connu une expansion considérable à partir de 1870. La défaite française ayant entraîné l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle, nombreux furent les Alsaciens et Mosellans qui affluèrent à Nancy afin de conserver la nationalité française et de ne pas changer d’univers culturel, juridique et linguistique. Cela a doublement marqué la ville ; par son expansion géographique et démographique d’abord, car de très nombreux quartiers furent construits ainsi que des dizaines de kilomètres de voirie nouvelle, par son rayonnement industriel et culturel ensuite car de nombreux entrepreneurs et artistes étaient issus de ces migrants. L’École de Nancy lui doit beaucoup, y compris parmi ses industriels mécènes.

    La période moderne est caractérisée par l’extension de la ville qui déborde largement sur ses communes limitrophes. Le projet de Métropole correspond pleinement à cet étalement géographique. Les besoins de mobilité en sont le corolaire : l’omniprésence de l’automobile sur les photos modernes en est la traduction visuelle, le développement des transports en commun est une réponse que les élus tentent de développer. Les usages de la ville ont également changé en un siècle : elle se densifie et perd ses activités artisanales et industrielles au profit de l’habitation, des commerces et des services. À cet égard la transformation de sites de casernes en lieux d’enseignement supérieur (Artem par exemple) est emblématique de l’évolution pacifique et intellectuelle ainsi que de l’ouverture internationale de la ville.

    L'auteur propose des rapprochements audacieux entre cartes postales anciennes et clichés modernes : on y redécouvre avec étonnement les transformations qui ont touché tous les quartiers et les rues de Nancy. Ces mises en situation photographiques sont accompagnées de courtes notices sur l'histoire du quartier et l'évolution des rues.

    A emporter avec soi pour découvrir la ville en prenant le temps de flâner au gré des rues.

     

    ‡ Nancy. Hier et aujourd'hui, Robert Lavaux, éditions Wartberg, 2016, 71 p., ill. (16,90 €).

  • Commémoraison de tous les fidèles défunts

    Commémoraison de tous les fidèles défunts mercredi 2 novembre 2016 en l'église Marie-Immaculée à Nancy (33 avenue Général Leclerc).

    La messe sera chantée selon le rite extraordinaire de l'Eglise catholique à 18h30 et sera suivie de l’absoute.

  • Le Pays Lorrain : le destin des châteaux lorrains

    Le numéro d'automne du Pays Lorrain se penche sur le destin des châteaux lorrains. Historiens, conservateurs de musées, spécialistes des monuments historiques, propriétaires et amoureux de ces belles demeures vous invitent à découvrir les richesses castrales de notre Lorraine.

    Outre plusieurs articles sur l'histoire des châteaux en Lorraine, le château de Manderen, la maison forte de Dommartin-sous-Amance, les châteaux de Gerbéviller et d'Aulnois-sur-Seille, Hombourg-Budange, la Favorite de Lunéville et le château de La Grange, on lira avec intérêt une étude sur l'état des recherches sur la présence colombanienne autour de Luxeuil-les-Bains, le prince Charles de Lorraine à la bataille de Saint-Gotthard en 1664, la loge maçonnique de Lunéville au XVIIIe siècle, le destin de la fontaine de la Poissonnerie de Nancy et les caricatures de Raymond Poincaré dans la presse française et allemande au lendemain de la Grande Guerre.

     

    Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (39 €) en adressant ses coordonnées et le règlement à : LE PAYS LORRAIN, PALAIS DES DUCS DE LORRAINE-MUSEE LORRAIN, 64 GRANDE RUE, 54000 NANCY

  • Musée lorrain de Nancy : les écuries XVIIIe siècle seront conservées

  • Nancy : messe des ducs de Lorraine le 15 octobre

    La traditionnelle messe à la mémoire des ducs et duchesses de Lorraine et de Bar sera dite samedi 15 octobre 2016 à 11h00 en la chapelle des Cordeliers de Nancy, nécropole nationale des ducs de Lorraine.

  • Musée lorrain à Nancy : les anciennes écuries du XVIIIe siècle seront conservées

  • Sur le fil

    Des coups de cœur aux coups au ventre, Lena a tout vécu. C'est en prison, accusée de la mort d'un mari tyrannique, qu'elle libère les mots et les souvenirs de sa vie tumultueuse marquée par l'exil, l'univers du cirque, une passion amoureuse et la violence conjugale.
     
    Un roman poignant qui met en lumière une cause toujours de triste actualité.
     
    1960, Nancy. Dans sa cellule de la prison Charles-III, Lina attend sans illusions l'issue de son procès. C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, sœur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René... Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir.
     
    Un roman intense et plein d'espoir sur la dignité des femmes.
     
    ‡ Sur le fil, Elise Fischer, Presses de la Cité, 2016, 443 p. (20 €).

  • Quand la marine impériale bombardait Nancy ou l'histoire du "Gros Max"

  • Un orgue pour l'église Marie-Immaculée de Nancy

    Le dépliant présente le cadre historique de l'église des Oblats de Marie-Immaculée de Nancy, le projet d'installation de l'orgue et les modalités de financement.


    On peut d'ores et déjà contribuer à ce financement en envoyant un don. Il suffit pour cela d'envoyer vos coordonnées accompagnées du chèque (à l'ordre de "Chapellenie Bhx Charles de Lorraine") et d'adresser le tout à :
    Chapellenie Bhx Charles de Lorraine
    Un orgue pour Marie-Immaculée
    167 avenue de Strasbourg
    54000 Nancy

     

    ‡ Plus d'infos sur la page Facebook : https://www.facebook.com/Un-orgue-pour-Marie-Immaculée

  • La faculté de médecine et l'école de pharmacie de Nancy dans la Grande Guerre

    Après la défaite de 1870, la faculté de médecine et l'école supérieure de pharmacie de Strasbourg sont transférées à Nancy en 1872. A la déclaration de la guerre à la France, le 3 août 1914, Nancy, proche du front, est menacée par un ennemi qui a déjà envahi une partie du territoire national.

    Si la bataille du Grand Couronné sauve la ville de l'invasion, elle ne la met toutefois pas hors de portée des bombardements par l'aviation et par l'artillerie à longue portée, dont elle va être la victime tout au long du conflit. Les établissements universitaires du centre-ville seront assez gravement touchés par de telles attaques, principalement au début et à la fin de l'année 1918.

    Cet ouvrage décrit comment ces deux établissements d'enseignement supérieur de santé - faculté de médecine et école supérieure de pharmacie - avec les hôpitaux, ont remarquablement surmonté la difficile et douloureuse épreuve de ces années de guerre, combien importante a été leur contribution au progrès des sciences médicales, pharmaceutiques et, aussi, humaines. Combien exemplaire fut le comportement des médecins et des pharmaciens, tant militaires que civils, et dont un nombre non négligeable payera d'ailleurs de sa vie ou de sa santé l'exercice de son devoir...

    Dans cet hommage, il ne faut pas oublier le dévouement des très nombreuses infirmières, des dentistes et de leurs collaborateurs. Cet tout le travail de recherche réalisé ici par l'équipe d'historiens autour du professeur Pierre Labrude, grand connaisseur du monde universitaire de la santé lorrain.

     

    ‡ La faculté de médecine et l'école de pharmacie de Nancy dans la Grande Guerre, Pierre Labrude, Bernard Legras, Laetitia Mezzarobba et Christophe Richard, éditions Gérard Louis, 2016, 310 p., ill. (25 e).

  • Nancy : Bâtiment Christophe, « Non à la démolition » !

    Une soixantaine d’architectes, enseignants et historiens du patrimoine ont manifesté le 16 août, devant l’ancien magasin de fleurs Christophe, avenue du Général-Leclerc.

    "Démolir un bâtiment comme celui-ci, c’est complètement irrationnel ! Je connaissais bien Maurice Baier, son architecte, nous enseignions ensemble à l’Ecole des Beaux-Arts et je peux dire qu’il était tout à fait dans l’esprit de l’Ecole de Nancy." Christian François, l’architecte qui a transformé l’ancien hôpital militaire Sédillot en Hôtel du Département, ou encore conçu le siège de Batigère, rue des Carmes, est venu ce 16 août 2016, comme une soixantaine d’autres architectes, enseignants, et historiens du patrimoine exprimer son opposition à la démolition programmée de l’ancien magasin de fleurs Christophe, avenue du Général-Leclerc. Tous ont rejoint le Comité de défense de ce bâtiment atypique constitué par Catherine Coley, Gilles Marseille, Nicolas Depoutot et André Vaxelaire, et soutenu par la DRAC, l’AMAL (Archives modernes de l’architecture lorraine), ainsi que par Christian Debize, directeur de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy.

    Réunis devant l’édifice entouré de palissades, les manifestants ont été rejoints par Marc Saint-Denis, conseiller municipal à Vandœuvre, désireux d’exprimer lui aussi son attachement à l’ancien de magasin de fleurs et à son architecte, Maurice Baier, décédé au début de l’année, auquel il a rendu un vibrant hommage. « Il est totalement impossible que ce bâtiment ne trouve pas d’avenir », insiste Gilles Marseille, maître de conférences à l’Université de Lorraine, Docteur en histoire de l’architecture du XXe siècle. « S’il semble austère vu de l’extérieur, à l’intérieur, il est vraiment exceptionnel. Il est dans le courant de l’architecture organique, par la recherche de fluidité des circulations, l’emploi de formes courbes et l’usage de matériaux naturels laissés bruts. On voit bien que Maurice Baier s’est inspiré des œuvres des architectes américains Franck Lloyd Wrigtht et Bruce Goff. Nous avons aujourd’hui l’assurance que si ce bâtiment n’est pas démoli, il bénéficiera du label Patrimoine architectural du XXe siècle. » Ce que confirme Jean-Pierre Crevoisier, administrateur de l’association AMAL. « On ne peut pas accepter que la municipalité laisse démolir un tel chef-d’œuvre. On engagera des discussions avec les associations, les professionnels pour lui redonner un nouvel emploi. » Pour que le grand public puisse prendre la mesure de ce patrimoine, Nicolas Depoutot, architecte, a pris soin de coller des photos montrant l’intérieur du bâtiment sur la palissade donnant sur l’avenue du Général-Leclerc.

    Le comité de défense, par la voix d’André Vaxelaire, professeur émérite de l’Ecole nationale supérieure d’architecture, a promis « de ne rien lâcher pour empêcher la destruction du bâtiment », tout en soulignant qu’un courrier adressé à la ville et à la Métropole du Grand Nancy n’avait toujours pas reçu de réponse. Il a invité les défenseurs de l’ancien magasin de fleurs Christophe à revenir plus nombreux encore sur le site, jeudi 18 août. Le comité de soutien a, par ailleurs, lancé une pétition en ligne sur sa page Facebook « Nancy : Patrimoine moderne en extrême danger 2 ! ».

    [d'après Est Républicain]

  • Nancy : le projet de rénovation du Musée lorrain contesté

    La proposition de Françoise Hervé conserve les anciens bâtiments des écuries du XVIIIe s. [cl. ER]

    Lauréat du concours d'architectes il y a trois ans, le cabinet Dubois & Associés a dû fortement corriger son projet pour le Musée Lorrain de Nancy. Le Ministère de la Culture souhaite conserver le fameux mur de Balligand (construit entre 1752 et 1755). Certains défenseurs du patrimoine sont beaucoup plus critiques sur ce projet à 43 millions d'euros.

    "Vieillot", "mal éclairé", "poussiéreux", "illisible"... n'en jetez plus. Sans même parcourir les salles, il suffit de consulter le livre d'or des visiteurs à l'accueil du musée. Tout le monde est d'accord : il faut rénover le Musée Lorrain. Mais entre le Palais des Ducs de Lorraine et l'espace Stanislas, le site est sensible.

    Le projet est dans les cartons de la municipalité depuis vingt ans. En 2013, un concours d'architecture attribue le chantier au cabinet parisien Dubois & Associés, pour le "musée-promenade" voulu par la ville. L'architecte propose la démolition des bâtiments qui séparent la cour du musée des jardins du Palais du Gouvernement. En lieu et place, une barre de verre abrite l'entrée du musée (en partie enterré), tout en autorisant la circulation entre les deux espaces verts, désormais publics.

    Les défenseurs du patrimoine, à Nancy mais aussi à Paris, se mobilisent. La démolition du mur à pilastres de Stanislas, et de l'écurie attenante (plus tardive), ne passe pas. Quand à la halle de verre, elle est jugée "d'une effrayante banalité" par les uns... d'autres refusant, par principe, toute construction nouvelle sur un site sacralisé.

    Consulté, le ministère de la Culture préconise en mai dernier de garder le mur de Balligand, partie de l'ensemble XVIIIe classé par l'UNESCO. L'architecte se remet au travail. Gymnastique délicate : il faut tenir compte des observations, tout en respectant l'essentiel des choix validés par le concours de 2013. Visiblement très accommodant, il propose deux adaptations du projet.

    Dans cette version, appelée B, la halle de verre perd un quart de sa longueur et se déplace dans la cour du musée, à 3 m 50 du mur restauré. Les deux portails permettent la circulation entre les deux jardins et l'accès au musée par l'arrière, conformément au souhait de la ville. 

    Mais Philippe-Charles Dubois va même au-delà des prescriptions du ministère, en proposant cette deuxième variante, appelée A : ici on garde non seulement le mur, mais l'écurie qui y est adossée, reconvertie en hall d'entrée du musée. Le bâtiment de verre, réduit à pas grand-chose, accueille les animations pédagogiques. Entre les deux, un troisième portail. Un projet qui devrait calmer les ultras opposés à la démolition de cette écurie pourtant assez banale.

    Il faut dire que le débat est animé sur internet, dans la presse locale et, semble-t-il au sein même de l'équipe municipale... Françoise Hervé, adjointe au Patrimoine, a pris son pinceau pour publier une proposition très patrimoniale dans l'Est Républicain : elle propose de conserver les deux ailes historiques maçonnées réaménagées et d'aménager au centre un accès en verre. Une proposition qui satisfaire les partisans de la conservation des bâtiments anciens... Et la maîtrise des dépenses publiques !

    Les deux variantes proposées sont exposées à l'accueil du Palais des Ducs de Lorraine-Musée lorrain, en Grande Rue. Un "livre blanc numérique" est ouvert jusqu'au 18 septembre. Les Nancéiens (et les autres) pourront y donner leur préférence. La variante retenue sera présentée le 3 octobre aux Monuments Historiques pour validation.

    Et sauf nouveau contretemps, la "pyramide du Louvre" lorraine devrait être livrée... en 2023.

    [d'après France 3 Lorraine]

  • Nancy : il faut sauver les vestiges de la ville neuve de Charles III

    André Vaxelaire, professeur émérite de l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy, interpelle les élus nancéiens, pour sauvegarder et valoriser les vestiges des fortifications menacés par le projet Nancy Grand-Cœur.

    « Je ne souhaite pas tirer à boulet rouge sur le projet urbanistique Nancy Grand-Cœur », prévient André Vaxelaire. « Mais en tant qu’ancien professeur et urbaniste passionné par l’histoire de Nancy, je ne peux concevoir que l’on puisse détruire un tel morceau du patrimoine de la ville ».

    Professeur émérite de l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy, André Vaxelaire a décidé de monter au créneau pour la sauvegarde et la valorisation des vestiges de la fortification Charles-III, mises au jour il y a quelques mois par l’INRAP lors de fouilles archéologiques préventives, à proximité du lycée Cyfflé, en haut de la rue Charles-III, sur l'emprise de l'ancienne maison d'arrêt Charles-III. Des vestiges amenés à disparaître pour accueillir une construction immobilière avec parking dans le cadre du projet « Nancy Grand Cœur ».

    « Il me semble que le projet d’urbanisme devrait prendre en compte ce fait nouveau et procéder à une modification sérieuse des dispositifs projetés dans ce secteur et jusqu’à la propriété des Sœurs de Saint-Charles », affirme le lanceur d’alerte. « Je sais combien le projet urbain doit toujours se donner la possibilité d’évoluer dans le temps pour faire face à tout aléa conjoncturel ou intégrer de nouvelles réalités, ce qui est typiquement le cas ici ! Il faut se souvenir que la configuration de la ville de Charles III a été motivée par la volonté de construire une nouvelle enceinte fortifiée, ce qui n’est pas anodin. Pour moi, il est donc tout à fait essentiel de suspendre le permis de construire en cours et de déplacer le projet immobilier, afin de restaurer et valoriser ces vestiges en pierre de taille tout à fait emblématiques… ».

    Dans l’esprit du spécialiste, regrettant que l’urbaniste n’ait pas « anticipé ce qui pouvait être découvert afin d’intégrer d’éventuels vestiges dans le projet », il ne s’agit ni de conserver quelques morceaux et de les intégrer à la construction à venir, ni de transporter certains éléments ailleurs dans un lieu hors de tout contexte, mais bel et bien d’envisager une modification de cette partie du projet d’aménagement. Il a adressé un courrier en ce sens à André Rossinot, président de la Métropole du Grand Nancy, Laurent Hénart, maire de Nancy et Françoise Hervé, adjointe déléguée au patrimoine et au secteur sauvegardé. Laquelle dit partager tout à fait la vision d’André Vaxelaire. « Il y a 15 jours, j’ai pour ma part envoyé un mail à Laurent Hénart afin que l’on préserve au moins une partie de la fortification et que l’on s’interroge sur la reconfiguration du projet immobilier à cet endroit où les vestiges sont tout à fait remarquables ».

    Dans ses missives, le professeur émérite de l’ENSAN a émis l’idée de créer un « parc des fortifications » qui offrirait un « prolongement concret » de l’exposition sur la ville de Charles-III marquée par un grand succès populaire. « Avec la mise au jour de ces vestiges, je suis persuadé que l’opportunité est ici offerte de créer un parc des fortifications qui prendrait place au cœur du vaste îlot constitué par les rues Charles-III, Quatre-Eglises, Général-Leclerc et ghetto-de-Varsovie », détaille André Vaxelaire. « C’est une chance unique qui ne se représentera pas… Au-delà de l’intérêt patrimonial, ce parc présenterait une grande utilité pour les habitants du quartier et participerait pleinement à accroître la biodiversité urbaine dans ce secteur. Et en s’appuyant sur la topographie des anciens fossés des fortifications, on pourrait très bien aménager des bassins de rétention accueillant les eaux pluviales en cas de phénomènes météorologiques exceptionnels ».

    Le professeur espère que les élus seront sensibles à son « cri d’alarme » et attend maintenant impatiemment une réponse.

    [d'après ER]

  • Musée Lorrain de Nancy : le Collectif Emmanuel Héré est contre

    Une galerie massive : ce photomontage du collectif contredit la vue d’artiste du cabinet Dubois (cl. ER).

    Plan A, Plan B, la municipalité a décidé de laisser à l’appréciation du public nancéien le soin de préférer une solution plutôt que l’autre dans le projet d’aménagement du futur Musée lorrain. L’exposition proposant visuellement les deux solutions est en cours au Musée. Dans les deux cas, il est prévu la destruction du bâtiment de fond de cour côté gauche quand on a le Palais ducal dans le dos. De là, soit l’écurie, bâtiment à droite en fond de cour est maintenue, soit il est aussi détruit et dans ce cas, la galerie de verre est prolongée jusqu’au bout.

    Le Collectif Emmanuel Héré reste opposé aux deux projets. « On peut énormément améliorer le projet laissant subsister l’écurie », explique Jacques Boulay, représentant du Collectif. « Dans le cas où l’écurie serait détruite, le projet fera l’objet de nombreux recours ». Le fait est que la SPPEF, Société de protection des paysages et de l’environnement de la France reste opposée au projet. « Mais le président Gady a pu rencontrer Laurent Hénart ». Les positions se sont donc rapprochées.

    Le Collectif Emmanuel Héré conserve des critiques de fond sur le projet, même édulcoré. « La galerie de verre va surplomber de 2,50 m le mur de Baligand qui ne fait que 5 mètres, alors que c’est lui que le ministre de la Culture veut mettre en valeur. Par ailleurs, cette même galerie, côté rue Jacquot sera un véritable blockhaus, écrasant toute la vue. » C’est pourquoi, le Collectif a procédé à un montage photographique tenant compte des vraies lignes de perspectives et de volumes. « Les vues d’artistes de Philippe Charles Dubois présentées pour mettre son projet en valeur sont délibérément trompeuses. Il fait comme si la rue Jacquot avait la largeur d’un boulevard ». Même chose pour la vue montrant le jardin, le mur, puis les deux bâtiments dont la galerie de verre et en fond le palais ducal. Les obstacles sont aplanis, mais ce n’est pas la bonne perspective. « On peut s’en rendre compte en allant sur place. »

    Pour Jacques Boulay, la transparence voulue par l’architecte grâce à la galerie de verre est un leurre. « Pour avoir une idée de l’aspect final, il suffit de voir l’immeuble République, en verre sérigraphié, dont la réalité actuelle ne correspond plus au projet présenté initialement. En plus, on ne sait trop pourquoi, il y aura un vide de 3,50 m, véritable « cour aux chats » entre le mur Baligand, qui supprime à lui seul toute transparence, et la galerie de verre, réduisant encore la cour du Palais. » Pour le Collectif, le projet renforce le disparate de l’ensemble Palais ducal-Musée lorrain. « Quant à la cour, ce sera une dalle, sur laquelle plus rien ne poussera, comme place Thiers. » Et Jacques Boulay d’ajouter, un rien perfide : « Il ne faudrait pas que Laurent Hénart soit le Marcel Martin du XXIe siècle. » L’auteur de la tour Thiers, qui lui coûta la mairie.

  • Le colonel Valette d'Osia, prestigieux parrain de la 55e promotion de l'EMIA

    Le nom du colonel Michel Valette d'Osia vient d'être donné à la 55ème promotion d'officiers de l'Ecole militaire interarmes de Coëtquidan (Morbihan).

    Né en 1926, issu d'une lignée d'officiers, fils du général Jean Vallette d'Osia, aîné de huit enfants, il aura sept enfants et de nombreux petits-enfants.

    Ce saint-cyrien s'est couvert de gloire en Indochine et en Algérie.

    Il connut une retraite active en s'engageant notamment dans le scoutisme (pionnier du scoutisme avec les Scouts d'Europe en Lorraine, commissaire de province et ancien chef de groupe de la Ière Nancy) et dans des associations caritatives (Aide à l’Eglise en Détresse...).

    Il marcha aux côtés des pèlerins de Lorraine sur la route de Domremy à Vaucouleurs dans les premières années du pèlerinage lancé par Jacques Millière et poursuivi par Jean-Marie Cuny à partir de 1978.

    Il décède à 83 ans le 25 septembre 2009, au terme d’une vie marquée par une carrière d’une exceptionnelle densité. Le colonel Michel Vallette d’Osia a été inhumé le 29 septembre à Annecy.

  • Des macarons des sœurs aux Sœurs Macarons

    Jean-Marie Aptel est le fils de Roger Aptel qui assura le maintien de la tradition des macarons des Sœurs, jusqu’à sa retraite et la reprise du magasin et de la fabrication par Jean-Marie puis Nicolas Génot.

    Jean-Marie Aptel a décidé d’écrire cette brochure car il s’est rendu compte que rien de spécifique sur les macarons des Sœurs n’avait été écrit depuis 1910 et que, depuis cette époque, des idées fausses circulaient. Il avait aussi envie de rendre hommage à son père, décédé en 2004, et qui a consacré sa vie au macaron. On suppose que les premiers macarons ont été fabriqués à Nancy pour Catherine de Lorraine, au XVIIe siècle. Toutefois, il n’existe pas de document. En revanche, la véritable histoire des macarons des Sœurs commence en 1793, lorsque deux sœurs converses du couvent des religieuses du Saint-Sacrement, fuyant les persécutions révolutionnaires, se réfugient chez le docteur Gormand, 10 rue de la Hache. Pour subsister, elles fabriquent des macarons qu’elles vendent, probablement, sur place et sur les marchés. Le premier à ouvrir boutique pour commercialiser la recette secrète léguée par les religieuses est un Monsieur Hector Moinel. Celui-ci produisait, artisanalement, 123.000 douzaines de macarons par an, ainsi qu’en atteste un document reproduit dans l’ouvrage de Jean-Marie Aptel qui fourmille d’inédits obtenus dans les archives familiales, auprès d’institutions publiques et de particuliers.

    Sa famille est entrée dans l’histoire des macarons avec son grand-père Georges, biscuitier à Saint-Dié, qui avait racheté boutique et recette à Monsieur Moinel. C’est en 1958 que Georges et Roger Aptel achètent un commerce de confiserie, 21 rue Gambetta, pour y commercialiser macarons et bergamotes. La boutique avait précédemment appartenu à Monsieur Hoffer, l’inventeur de la levure chimique. Si l’on ne dévoilera pas la recette secrète, on peut assurer qu’il n’y a pas de levure dans la pâte du macaron, juste des blancs d’œuf, du sucre et des amandes de Provence. Le moelleux, si particulier, tient au pourcentage des ingrédients et à la cuisson. Durant la Seconde Guerre mondiale, en raison des restrictions sur les produits alimentaires, la Maison des Sœurs Macarons s’était provisoirement reconvertie dans la fabrication de pains d’anis. Ce que peu de Lorrains savent, c’est que la maison Aptel avait passé contrat avec les usines Bloch de Tomblaine pour la fabrication de macarons casher pour la fête juive de Pessa’h – d'autres religieuses bénédictines vosgiennes, à Godoncourt, excellaient également à la même époque dans la fabrication de pains d'anis ! Cette production s’est poursuivie jusque dans les années 1960.

    une sympathique brochure a lire - et à déguster - sans modération !

     

    Des macarons des sœurs aux Sœurs Macarons. Des origines à 1991, Jean-Marie Aptel, à compte d'auteur, 2016, ill. (10 €). A commander à : jmaptel@orange.fr 

  • Nancy : l'ex voto de Bonsecours reconstitué au Musée lorrain

    Pour la première fois depuis le XVIIIe siècle, l’ex-voto de l'église Notre-Dame de Bonsecours contre la peste a été reconstitué au Musée Lorrain, dans le cadre de l’exposition « La Lorraine pour horizon ».

    C’est un événement. Les trois statues qui ornaient l’ex-voto commandé par les édiles municipaux, en 1631, au sculpteur Siméon Drouin pour protéger la cité contre la peste, après l’épidémie de 1630, ont été rassemblées, plus de 250 ans après leur dispersion.

    Le monument se trouvait dans la chapelle des Bourguignons, édifiée après la Bataille de Nancy de 1477 par René II, à proximité du cimetière où avaient été ensevelis les soldats de Charles-le-Téméraire. Lorsque Stanislas fit construire l’église Notre-Dame de Bonsecours, le monument fut détruit et les statues dispersées. Saint Sébastien acheva ses pérégrinations au Musée Lorrain, saint Charles Borromée dans l’église vosgienne de Racécourt et saint Roch, à la cathédrale. C’est Pierre Simonin qui, le premier, avait retrouvé la trace de saint Charles Borromée et avait rédigé un article dans Le Pays Lorrain, concluant en espérant voir, un jour, les trois statues enfin réunies. Son vœu a été exaucé, à l’occasion de l’exposition ‘’La Lorraine pour horizon’’, qui se tient au Musée Lorrain jusqu’au 31 décembre.

    Pierre-Hippolyte Pénet, conservateur au musée et commissaire de l’exposition, a fait un minutieux travail de recherches pour retrouver les documents faisant référence à l’œuvre et a commandé, aux services techniques municipaux, la réalisation d’une plaque en faux marbre et du fronton, pour reconstituer le monument.

    Le commissaire, qui a rédigé la notice du catalogue, ainsi qu’une étude très détaillée dans le volume 98 de la revue Le Pays lorrain, explique que l’ex-voto a fait l’objet de plusieurs projets. Le premier choix s’était porté sur des statues évoquant les trois paroisses de Nancy avec la Vierge pour Notre-Dame, saint Epvre et saint Sébastien. Seul, ce dernier a été reconduit dans le nouveau projet qui s’est inspiré, notamment, de l’ex-voto peint par Rémond Constant, normalement accroché dans la chapelle des Cordeliers et présenté dans l’exposition, en vis-à-vis de l’ex-voto sculpté.

    A la droite de ce dernier, on a fait figurer un fac-similé du dessin préparatoire de Siméon Drouin conservé aux archives municipales.

    [d'après ER]

  • Nancy : un nouveau projet pour le Musée Lorrain

    [ER]

  • Charles de Foucauld - 1858-1916

    A l'occasion du centième anniversaire de la mort du Père de Foucauld, cette nouvelle biographie de référence, fruit de 35 années de recherches et de travail, remet à jour la première biographie sur Charles de Foucauld due à René Bazin parue en 1921.

    Cette biographie est basée sur les écrits et la correspondances du Père de Foucauld, et des archives de la postulation du bienheureux. Elle renouvelle la connaissance de cette figure éminente sur sa jeunesse - et en particulier à Nancy -, son passage à l'armée et sa sortie, son travail de géographe et de linguiste ainsi que sur son évolution spirituelle.

    L'auteur, archiviste depuis plus de trente ans de la cause de canonisation du bienheureux Charles de Foucauld, par sa connaissance intime et inégalée des documents originaux, nous livre l'ouvrage incontournable pour découvrir - ou redécouvrir - le vrai Charles de Foucauld. Remplie de détails inédits, fidèle aux sources archivistiques et aux témoignages, cette biographie trace un portrait magnifique de cette étonnante personnalité.

     

    ‡ Charles de Foucauld 1858-1916, Pierre Sourisseau, éditions Salvator, 2016, 714 p., ill. (29,90 €).