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  • Le roi René

    Prince des fleurs de lys, arrière petit-fils du roi de France Jean II le Bon, beau-frère de Charles VII, oncle de Louis XI, beau-père du roi d'Angleterre Henry VI, duc apanagé d'Anjou et comte du Maine, duc de Bar par sa mère, et duc de Lorraine par son mariage avec Isabelle de Lorraine fille du duc Charles II, comte de Provence et roi de Sicile, allié à toutes les grandes familles d'Europe, le roi René (1409-1480) a marqué la politique de son temps.

    Jeune chevalier intrépide, ardent au combat - il sera fait prisonnier lors de la bataille de Bulgnéville en 1431 -, brillant au tournoi, chef de tant d'Etats prestigieux, il a joué, comme toute sa famille, un rôle majeur dans l'entourage du roi de France, pris part à la reconquête de la Normandie sur les Anglais, soutenu le pouvoir dans les guerres civiles.

    Une belle synthèse sur ce personnage hors du commun, premier duc de Lorraine et de Bar, et copieusement illustrée avec des images couleurs pour la plupart inédites.

    Deuils cruels, défaites dramatiques, prison, jalonnent la vie tumultueuse de ce prince lettré et pieux, écrivain de talent et amateur d'art, entouré d'une cour raffinée et cosmopolite. Recréé dans l'imaginaire angevin et provençal comme une figure tutélaire, le bon roi René - René d'Anjou en Lorraine - s'affirme surtout comme le descendant d'une dynastie ambitieuse qui a porté vers l'Italie des espoirs bientôt repris par les rois de France.

     

    ‡ Le roi René, prince des fleurs de lys, Françoise Robin, éditions Ouest-France, 2015, 72 p., ill. (9,90 €).

  • Quand la Lorraine sera française

    En 1765, à Bauzemont, la famille Collin vit au rythme lent et régulier des travaux des champs. Une vie humble où les labours succèdent aux moissons et que seuls les couarails et les veillées hivernales semblent  venir égayer...

    A quelques lieues de là, le château de Lunéville baigne dans une ambiance de fin de règne. Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine et de Bar, est maintenant très âgé. Autour de lui, les courtisans savent que sa disparition signera la réunion des duchés au royaume des lys. Aussi, lorsque la nouvelle se répand que le vénérable monarque a été victime d'un terrible accident, les événements se précipitent ; chacun veut comprendre, tous veulent accompagner le roi et duc Stanislas dans ses derniers instants.

    Pour les laboureurs de Bauzemont comme pour le personnel de la cour ducale, la mort de Stanislas sera alors l'occasion de rencontres, d'échanges et de quelques réflexions sur la Lorraine, sur son passé et son identité.

    A l'occasion du 250ème anniversaire de la réunion de la Lorraine à la France qui sera commémoré en 2016, Kévin Goeuriot signe ici un roman historique plein de vie et de couleurs, appuyé sur des sources archivistiques sûres qui en font un récit authentique, en prise avec la réalité historique de l'époque.

    Une belle ode à la Lorraine et à sa personnalité ! A lire pour se souvenir des derniers feux de notre Lorraine historique.

     

    ‡ Quand la Lorraine sera française, Kévin Goeuriot, éditions du Quotidien, 2015, 243 p. (18 €).

  • Les monnaies lorraines du musée de Charleville-Mézières (Xe-XVIIIe siècle)

    monnaies.jpgLa numismatique est une science auxiliaire de l'histoire malheureusement souvent méconnue ou ignorée dans les milieux de la science historique et du grand public. Pourtant, celle-ci se révèle très utile dans l'analyse historique : elle permet de suivre les évolutions artistiques, économiques, linguistiques et surtout les évolutions politiques et religieuses. "Battre monnaie, cela peut être à la fois améliorer ses ressources budgétaires, affirmer son autorité et son message politique, transmettre sa foi et sa culture" écrivait Jean Belaubre dans son ouvrage Les monnaies de France. Histoire d'un peuple.

    Malgré l'intérêt évident de l'étude des monnaies, publier une collection numismatique est toujours un événement car rares sont les institutions publiques ou privées qui osent ouvrir leurs portes aux numismates.

    Les musées municipaux de Charleville-Mézières font partie de ces rares institutions qui souhaitent valoriser leurs collections de monnaies. Ils possèdent l'une des plus importantes collections numismatiques des musées de province, riche d'environ 29 000 exemplaires allant du Ve siècle avant notre ère au début du XXe siècle. L'étude des monnaies de Lorraine (duché de Lorraine, comté puis duché de Bar, évêché de Metz et de Toul, cité de Metz, seigneurie de Neufchâteau et de Phalsbourg-Lixheim) est apparue comme une évidence.

    Composée de 186 monnaies et d'un jeton, cet ensemble lorrain présente un état de conservation remarquable, parfois exceptionnel, et comporte quelques pièces non connues des ouvrages de référence. Cette collection "lorraine" comprend des monnaies d'argent, de billon et de bronze qui méritaient bien une publication soulignant leur beauté et leur diversité.

     

    ‡ Les monnaies lorraines du musée de Charleville-Mézières (Xe-XVIIIe siècle), Etienne Dostert, PUN-Editions universitaires de Lorraine, 2014, 91 p., ill. (15 €).

  • Longwy. Les hommes, la guerre, le fer

    longwy.jpgLongwy, ville frontière. Entre le Pays-Haut, la Belgique et le Luxembourg, la cité occupe dans l'imaginaire lorrain un statut à part. Après avoir été longtemps une terre de conflits entre Bar et Luxembourg, entre France et Lorraine, entre France et Allemagne, elle s'impose aujourd'hui comme un espace d'échanges européens.

    Longwy, ville étoile. A la fin du XVIIe siècle, Vauban a imprimé durablement sa marque dans l'urbanisme, en créant une des plus belles places fortes de la ceinture de fer. Portes monumentales, vaste place et rues rectilignes sont au centre d'un dispositif bastionné entré désormais dans le Patrimoine de l'Humanité. Non loin de la ville, d'autres infrastructures militaires, celles de la Ligne Maginot, rappellent que le passé militaire de la région n'est pas si ancien.

    Longwy, ville du feu. Dès la Révolution, Longwy perfectionne la technique de la faïence puis des émaux qui ont fait sa renommée internationale. Après la guerre de 1870, l'essor de la sidérurgie profite à la ville pour transformer le minerai du Pays-Haut. Son visage s'en trouve transformé, au bénéfice de Longwy-Bas qui se développe à proximité des installations industrielles. La cité n'échappe pas aux restructurations industrielles de la fin du XXe siècle.

    Cette promenade dans le passé de Longwy rassemble les contributions des Ve Journées d'études meurthe-et-mosellanes d'octobre 2010 organisées à Longwy par l'Université de Lorraine.

     

    ‡ Longwy. Les hommes, la guerre, le fer, collectif, éditions Gérard Louis, 2013, 254 p., ill. (23 €).

  • Nancy - 20 octobre : Messe des Ducs à la chapelle des Cordeliers

     

    lorraine armoiries.jpg

     

    La messe à la mémoire de la famille des ducs de Lorraine et de Bar sera célébrée

    samedi 20 octobre 2012 à 15h00

    par le Père François Weber, de l'Oratoire Saint-Philippe Néri, curé de la basilique Saint-Epvre de Nancy, 

    en l'église des Cordeliers, à côté du palais ducal de Nancy, avec la participation de la chorale Choralliance

  • Annales de L'Est : la prise en charge des malades du Moyen Âge à nos jours

    annales est.jpgLe numéro 1 des Annales de l'Est de 2011 propose des études sur le thème de la prise en charge des malades du Moyen Âge à nos jours.

    Au sommaire :

    - La prise en charge des malades du Moyen Âge à nos jours, M.-C. Dinet-Lecomte

    - A propos de la politique hispitalière des comtes et ducs de Bar, M. Pauly

    - La tentative hospitalière des chanoines réguliers lorrains au XVIIIe siècle, C. Andriot

    - Savoirs et savoir-faire pharmaceutiques au collège des jésuites de Pont-à-Mousson au XVIIIe siècle, A.-H. et F. Henryot

    - La transmission de la déontologie chez les médecins, les chirurgiens, les accoucheuses et les apothicaires en Lorraine sous l'Ancien Régime, P. Labrude

    - Charles François Saint-Mihiel, un médecin de Saint-Nicolas-de-Port confronté à l'éruption volcanique de 1783, J.-M. Lejuste

    - Le choléra à la Belle Epoque en Lorraine, T. Weitzel

    - Les ouvriers de l'industrie textile vosgienne face à une maladie inconnue : la byssinose, A. Munsch

    Et bien d'autres articles sur la révolution sidérurgique en Lorraine au XIVe siècle, les appartements ducaux au château de Lunéville, la résistance régionaliste au temps de Stanislas...

     

    ‡ La prise en charge des malades du Moyen Âge à nos jours, Les Annales de l'Est, 2011, n° 1 (23 €).

    ‡ A commander à : Association d'Historiens de l'Est, UFR des Sciences Historiques, 3 place Godefroy-de-Bouillon, 54000 NANCY

  • Pont-à-Mousson au Moyen Âge

    PAM.jpg2011 est une année particulièrement importante pour la cité de Pont-à-Mousson puisqu'elle fête le 750ème anniversaire de sa fondation. C'est en effet le 20 avril 1261 que le comte de Bar Thiébaut II accordait à sa ville nouvelle du Pont dessous Mousson une charte de franchise. Il s'agit donc de l'acte de naissance officiel de la ville.

    A l'occasion de cet évènement, Jean-Pierre Bardot présente une remarquable synthèse des racines de l'histoire de la ville, issue de son mémoire de Master en Histoire médiévale. Il rend compte du développement de la cité au cours du Moyen Âge avec l'érection du marquisat de Pont-à-Mousson qui deviendra, par la volonté de l'empereur, ville d'Empire. Ce développement sera accompagné par une forte présente religieuse et économique dont témoigne encore aujourd'hui son riche patrimoine civil et religieux.

    Ce trop modeste ouvrage - il ne compte que 50 pages - aborde les actes fondateurs de la ville à partir de sources documentées et analysées avec compétence. Il mérite toute l'attention des Mussipontins - et de tous les Lorrains ! - d'autant plus qu'il est enrichi d'une abondante iconographie et admirablement servi par une mise en page soignée.

     

    ‡ Pont-à-Mousson au Moyen Âge, origines et développement d'une ville neuve, Jean-Pierre Bardot, éditions Musée Au fil du papier - Ville de Pont-à-Mousson, 2011, 50 p., ill. (12 €).

  • Le roi René

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    Etonnant personnage que ce René d'Anjou, et étonnant destin. Prince des fleurs de lis puisqu'il descend du roi Jean le Bon, il paraît devoir jouer un rôle de premier plan sur l'échiquier européen. Des héritages le font duc d'Anjou et comte de Provence, duc de Bar (1430) puis duc de Lorraine (1431) grâce à son mariage avec une princesse de Lorraine, mais aussi roi de Jérusalem et de Sicile, ce qui veut dire roi de Naples. Il se verra roi d'Aragon, voire de Hongrie. Et il est le beau-frère du roi Charles VII et l'oncle de Louis XI. Il se montre courageux à la guerre. C'est un chevalier. Mais la chance n'est pas pour lui ; il ne lui restera que l'Anjou et la Provence.

    Jean Favier, universitaire, professeur à la Sorbonne, directeur général des Archives de France, nous brosse un portrait complet du "bon Roi René" qui fut un temps duc de Lorraine grâce à son mariage avec Isabelle de Lorraine, fille du duc Charles II.

    Un personnage à découvrir au moment où l'on va célèbrer en 2009 le 6ème centenaire de la naissance de René Ier (1409).

    Le Roi René, Jean Favier, éditions Fayard, 2008, 742 p. (29 €)