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Notre histoire - Page 114

  • A Nancy le 4 mai, messe à la mémoire de Charles de Habsbourg-Lorraine

    Mardi 4 mai à 18h30 en la chapelle des Cordeliers de Nancy, une messe sera dite à la mémoire du Bienheureux Charles Ier de Habsbourg-Lorraine.

    charles-de-habsbourg-lorraine.jpgLa chapelle des Cordeliers est la nécropole des ducs de Lorraine dont l'empereur Charles de Habsbourg-Lorraine était le descendant. François III de Lorraine, dernier duc héréditaire, cédera ses états à Stanislas pour aller se marier avec Marie-Thérèse de Habsbourg ; il donnera naissance à la dynastie des Habsbourg-Lorraine. Le fils de Charles Ier, SAIR Otto de Habsbourg-Lorraine, est resté très attaché à la Lorraine de ses ancêtres.

    Rappelons que la chapelle des Cordeliers est située dans le prolongement du palais ducal, aujourd'hui Musée Lorrain, en Ville Vieille de Nancy.

  • Fête de Jeanne d'Arc le 9 mai : Lorrains, inscrivez-vous !

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  • Le saint lorrain d'avril : saint Léon IX

    Bruno d'Eguisheim-Dabo serait né en Alsace le 21 juin 1002 au château d'Eguisheim ou à Dabo (Moselle). Dans la parenté de Bruno figurent des comtes de Reims ainsi que des évêques de Langres et de Metz ; il est le cousin des empereurs germaniques Conrad II le Salique et Henri III.

    pape léon IX.jpgÀ l'âge de cinq ans, il est confié à l’évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l'école de la cathédrale où il se montre très doué. Après le décès de son tuteur, il est appelé à la cour de son cousin Conrad II le Salique, qui soutient la réforme monastique. Il est diacre en 1025. En 1026, il conduit les troupes levées à Toul pour une campagne en Lombardie.

    À la mort de l'évêque Hermann de Toul, alors qu’il n'a que 24 ans, il est proposé par le clergé comme son successeur et, le 9 septembre 1027, il est consacré par l’archevêque Poppon de Trèves.

    Pendant la vingtaine d'années que dure cet épiscopat toulois, Bruno lutte contre le nicolaïsme et la simonie. Il s'inscrit dans le mouvement réformateur promu par Cluny ou Gorze. Il recrute parmi les représentants de ce courant ses collaborateurs. C'est en 1048 qu'il remarque Hildebrand et attache à sa personne le futur Grégoire VII. Il impose à son entourage et lui même un train de vie humble et pieux se comportant en moine bénédictin, donnant ainsi exemple aux abbés de son diocèse. A force d'énergie, il obtient l'assainissement moral des abbayes lorraines. Sa renommée franchit largement les frontières de son diocèse.

    Elu pape en 1049, il considère que le souverain temporel ne devrait pas intervenir dans la vie religieuse. Comme à Toul, il s'entoure de réformateurs. Beaucoup d'ailleurs le suivent comme le bénédictin Humbert de Moyenmoutier, Frédéric de Lorraine (le futur Etienne IX) ou Pierre Damien. Les organes de gouvernement sont réorganisés ; les services de la chancellerie, désormais très actifs, suivent le modèle impérial et le rôle des cardinaux, auxquels sont confiés des postes clés de l'administration, s'accroît sensiblement.

     

    Dès le début de son pontificat, en avril 1049, Léon IX réunit un concile à Rome condamnant la simonie et une partie du nicolaïsme. A la suite du concile, il décide de parcourir la Chrétienté pour promouvoir sa réforme. De juillet 1050 jusqu'au printemps 1051, de juin 1052 à mars 1053, il sillonne l'Europe de Bénévent à Cologne, de Reims à Bratislava. Il profite de son passage en Lorraine et en Alsace pour consacrer plusieurs églises paroissiales et abbatiales.

     

    Il décéde à Rome le 19 avril 1054. L'Eglise le fête au calendrier liturgique au jour de sa naissance au Ciel.

  • Une tradition religieuse oubliée : le pain bénit

    Les rites de l'Eglise catholique ont une finalité symbolique. Celui de la bénédiction du pain et de sa distribution étaient des symboles forts parmi de nombreux autres. Il est dommage qu'ils aient été négligés par l'Eglise post-conciliaire.

    pain bénit1.jpgLa coutume du pain bénit était encore fort répandue en Lorraine jusque dans les années 60 du siècle dernier. Au moment de la consécration, les fidèles présentaient au prêtre les corbeilles de pain : celui-ci était alors solennellement béni selon le rituel prescrit par l'Eglise. A l'issue de la messe, les enfants de choeur procédaient à sa distribution parmi l'assistance.

    Le pain bénit était offert par les paroissiens, à tour de rôle. Lors de la fête patronale, certaines familles offraient de la brioche - évidemment plus appréciée en ce jour de fête que le simple pain quotidien ! -.

    De nos jours, si la tradition du pain bénit a disparu, certaines paroisses la "ressussitent" le temps d'une grande fête liturgique ou lors de la fête du saint patron de la paroisse : ce qui est le cas dans la paroisse vosgienne Notre-Dame de la Saône (Monthureux-Bleurville). Lors de la messe de la fête patronale, dans chacune des paroisses de la "grande" paroisse, le desservant bénit le pain - le plus souvent de la brioche ! - qui est ensuite offert aux fidèles après l'envoi.

    pain bénit2.JPGIl s'agit d'une belle coutume pleine de symboles et, en particulier, celui de la fraternité - ou de la charité, pour employer une terminologie plus chrétienne - entre les croyants qui, à l'image du Christ, partagent le pain entre eux. Parce que la messe est avant tout le lieu du Saint Sacrifice renouvelé et du pain partagé.

     

    [Remerciements à Ph. M. pour les clichés pris lors d'une messe célébrée à Nancy lors des fêtes pascales 2010]

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    Le pain bénit, par Dagnan-Bouveret (fin XIXe s.)
  • Hommage national à sainte Jeanne d'Arc le 9 mai 2010 à Paris : la Lorraine y sera !

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    >> Un bus est organisé pour la Lorraine avec prise en charge à Epinal, Nancy et en Meuse.

    >> Contact : Robert Davion - Tél. : 03.83.47.52.72.

  • Au Pays de Jeanne d'Arc : l'ermitage de Bermont à l'honneur

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    [Vosges Matin]

  • Les Gallo-romains en Saône Lorraine

    gallo-romains saône lorraine.jpgLe musée de Hennezel-Clairey, entre Darney et Bains-les-Bains, dans les Vosges, présente de Pâques à la Toussaint une remarquable exposition consacrée aux "Gallo-romains en Saône Lorraine".

    L'association Saône-Lorraine, qui a piloté le montage de cette exposition temporaire, a réuni les meilleurs spécialistes de l'époque antique dans la Vôge : l'association Escles-Archéologie, le Cercle d'études locales de Contrexéville et l'association de la Roye Demange d'Ainvelle.

    Ces archéologues, reconnus et passionnés, ont réuni pour la première fois un grand nombre d'objets mis au jour dans la région depuis plus d'un siècle, entre Châtillon-sur-Saône et Escles en passant par Dombrot-le-Sec.

    Plusieurs vitrines présentent des céramiques, des verreries et de monnaies romaines découvertes lors de multiples fouilles menées dans la vaste forêt de Darney. Le visiteur pourra découvrir également les objets exhumés lors des fouilles du sanctuaire de bord de voie romaine à Escles et, notamment, une splendide statue d'Hercule.

    Des maquettes reconstituant des villas rurales du sud-ouest vosgien sont également présentées.

    L'exposition se prolongera à partir du 1er juillet à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville. Elle abordera d'autres thématiques de l'époque gallo-romaine en Saône Lorraine.

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    Hercule d'Escles (Vosges)
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    Villa rurale de Dombrot-le-Sec (Vosges)
  • Autour de la cité de La Mothe

    l’Association Pour La Mothe a tenu le 20 mars 2010 son assemblée générale annuelle à Soulaucourt (Haute-Marne).

     

    la mothe 16 juil 09 27.jpgLe président François Dépinal a présenté le rapport moral et d’activité de l’année 2009.

     

    Membres de l’association : après une baisse en 2008/2009, le nombre des membres est à nouveau à la hausse avec, sur 2010, une vingtaine de nouveaux adhérents venus à l‘association grâce au bulletin. Les membres à jour de cotisation sont aujourd’hui au nombre de 58, le nombre global évoluant autour de 70.

     

    La fête de La Mothe d’août 2009 : Le beau temps fut de la partie et l’affluence au rendez-vous, ce qui ne fut pas sans poser un problème au niveau du stationnement et des possibilités d’évacuation. Il faut réfléchir à une nouvelle organisation du stationnement.

     

    La publication des Cahiers de La Mothe a été appréciée. Elle est l’occasion de toucher, dans toute la France, des personnes originaires du Bassigny et satisfaites de renouer avec leurs racines.

     

    L’entretien du site : en dehors des travaux de fauchage effectués par les brigades vertes et les employés communaux de Bourmont et Soulaucourt, juillet 2009 a vu se retrouver sur le site des membres de l’association et des jeunes venus de Neufchâteau.

     

    Sur le plan des recherches historiques et des publications, Jean Charles a évoqué les recherches en archives : en 2009, a été poursuivie la consultation des documents conservés aux Archives Départementales de Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Vosges, ainsi qu’au Service Historique de la Défense à Vincennes.

     

    Quant aux publications, outre le premier numéro des Cahiers de La Mothe, un article richement illustré a été publié en fin d’année par la revue Connaissance de la Meuse. Ce type d’article permet de faire connaître La Mothe au delà des frontières du Bassigny.

     

    fête la mothe2 23.08.09.jpgLe président Dépinal présenta les projets pour 2010.

     

    La restauration de la porte souterraine : l’urgence est à présent avérée. Le devis atteint 30.194 € HT, dépense incompatible avec les finances de l’Association, et sera sans doute gonflé de travaux supplémentaires dus aux dégâts de l’hiver 2009/2010. A l’automne 2009, une demande d’autorisation de travaux et une demande de subvention ont été sollicitées de la DRAC. Pour compléter le financement, un dossier de souscription a été déposé à la Fondation du Patrimoine et a été accepté.

     

    La signalétique du site : elle est estimée à 30.000 €. Chaque point important du site devra être doté d’un panneau explicatif précisant sur un plan où le visiteur se situe, un descriptif avec une illustration (gravure ancienne, reconstitution…) permettant au visiteur d’imaginer les lieux. Dans l’attente, une signalisation provisoire sera mise en place.

     

    La fête de La Mothe : elle aura lieu cette année le dimanche 22 août. Le programme des animations est en cours d’élaboration.

     

    Le numéro 2 des Cahiers de La Mothe sera mis sous presse dans les prochaines semaines. Un appel est lancé pour trouver des rédacteurs pour l‘édition 2011.

     

    La création d’un site internet dédié à La Mothe : la maquette du nouveau site a été présentée. D’ores et déjà, il est possible de consulter l’ébauche de ce site à l’adresse http://www.la-mothe.eu.

     

     

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    [L'Abeille]
  • 9 mai 2010 : Grand hommage national à sainte Jeanne d'Arc

    L’association Civitas lance un appel solennel à tous les Français afin que le 9 mai prochain, à 15h00, ils viennent nombreux honorer à Paris, place Saint-Augustin, la Sainte Patronne de la France.

     

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    Rappelons que le deuxième dimanche de mai est le jour officiellement institué par la République française pour fêter notre héroïne nationale. Rappelons-nous l'époque où des foules immenses venaient au pied de sa statue se souvenir de la Sainte de la Patrie...

     

    A l'heure où l'on se perd en considérations sur l'identité nationale, quelle meilleure illustration de celle-ci enseigner aux jeunes générations que la vie de sainte Jeanne d'Arc, exact contrepied des défauts qu'il nous faut éviter et admirable synthèse des vertus qu'il convient de pratiquer ?

     

    A Paris, à Domremy et dans chaque commune de France, le 9 mai honorons Jeanne d'Arc !

     

    > Plus d’information sur www.civitas-institut.com

  • Le général d'Empire vosgien Humbert et Haïti

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    [Vosges Matin | 20.02.10]

  • Ephéméride johannique

    L'année 2010 est marquée par le 101ème anniversaire de la béatification de sainte Jeanne d'Arc et par le 90ème anniversaire, le 2 mars, de sa proclamation de patronne secondaire de la France par le pape Pie XI.

     

    ste jeanne d'arc.jpgVoici ce que déclarait Pie XI dans sa lettre apostolique Galliam, Ecclesiæ filiam primogenitam du 2 mars 1922 : « [...] De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons Pucelle d’Orléans admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l’héroïne de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également, tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne. [...] »

     

  • Le saint lorrain de mars : saint Chrodegang

    Chrodegang de Metz, né dans le diocèse de Liège vers 712 et mort à Metz le 6 mars 766, fut évêque de Metz. Il est d’origine aristocratique, d’une famille de la région de Hesbaye, dans l’actuelle Belgique. Il fait ses études à Saint-Trond. Il est élevé à la cour de Charles Martel où il exerce la charge de notaire. Il devient chancelier de Charles Martel en 737. Il poursuit sa carrière à la cour sous Pépin le Bref.

     

    chrodegang.jpgIl devient évêque de Metz, alors capitale de l’Austrasie, le 1er octobre 742. Il contribue à l'essor des monastères dans son diocèse. Il transforme le monastère de Saint-Hilaire en monastère bénédictin et y fait déposer une relique de saint Nabor ce qui – par évolution du langage – lui vaudra au monastère puis à la ville qui se construit autour le nom de Saint-Avold.

     

    Il fonde l'abbaye de Gorze, sans doute entre 747 et 757, qu'il confie en 759 à son frère Gundeland. Dans son église cathédrale, il forme une communauté de chanoines qu'il accoutume à vivre dans un cloître, selon une règle en partie inspirée de la règle de saint Benoît, appelée Regula vitae communis.

     

    C’est probablement à l’occasion d’un voyage à Rome que Chrodegang découvrit le « vieux chant romain ». Il élabore une synthèse de ce chant avec le chant gallican. Il en résulte le chant messin, l’ancêtre du chant grégorien. Il crée la Scola cantorum vers 754. Il convainc Pépin le Bref de faire adopter par le concile de Quierzy-sur-Oise la liturgie romaine.

     

    En 765, il préside à Attigny, dans les Ardennes, une assemblée générale du haut clergé francs, où se retrouvent vingt-sept archevêques et évêques et dix-sept abbés. Il meurt peu après, après avoir gouverné le diocèse de Metz pendant vingt-trois ans.

     

    Sa fête est célébrée au calendrier liturgique de l’Eglise le 6 mars.

     

    Ses reliques sont transférées à l’abbaye de Gorze puis à l’abbaye de Saint-Symphorien de Metz. Elles y furent conservées jusqu'à la Révolution où elles furent dispersées. Il en reste aujourd'hui une partie à la cathédrale Saint-Etienne de Metz.

     

    [source : Wikipédia]

  • Les héritiers de l'Ecole de Nancy

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    [Vosges Matin | 08.02.10]

  • Robert Chambeiron, dernier témoin du CNR

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    [Vosges Matin | 09.02.10]

  • Darney (Vosges) : le bourg s'expose à Austerlitz

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    [Vosges Matin | 07.02.10]

  • Domremy : dans les pas de la chevauchée de Jeanne d'Arc

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    [Vosges Matin | 13.02.10]

  • L'histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois en souscription

    Contrairement aux biographies royales ou princières que l’on trouve en abondance, il demeure assez rare que les écrivains s’intéressent à des personnages qualifiés de moindre importance qui jouèrent pourtant un rôle primordial dans l’histoire d’une région. Il est vrai qu’il est plus difficile de mettre en avant une famille ou une personnalité vivant dans un passé lointain dont la renommée ne dépassait pas le cadre local ou régional. Il n’y a donc que peu d’écrits concernant la petite noblesse de province qui fut pourtant actrice dans la construction de la France.

     

    Serocourt vosges.jpgLa région du Bassigny telle que nous la découvrons actuellement dans son écrin de verdure parsemé de forêts bucoliques à travers de magnifiques collines, fut au bas Moyen Age, un lieu sujet à de nombreux conflits en raison de sa situation géographique à la frontière de trois provinces, le Barrois dont elle faisait partie, la Champagne et la Bourgogne. En cette époque troublée, les guerres intestines étaient fréquentes entre les grands féodaux toujours prêts à envahir la contrée voisine afin de conquérir de nouveaux territoires. La ville de Lamarche qui était au centre du Bassigny barrois, fut fondée au début du xiiie siècle en même temps que se développa l’abbaye des Trinitaires. Dès le début, le comte de Bar à qui appartenait cette cité, fit fortifier ce lieu afin de répondre à toutes attaques éventuelles. La défense de la ville était assurée par certaines familles chevaleresques de la région dont principalement celle de Serocourt. Cette noble lignée qui prit le nom de la terre éponyme, fut citée depuis la fin du xiie siècle.

     

    Haimon de Bourbonne et Hauvis, avec l’accord de son épouse Yde, le dit Aubert fit édifier vers 1250 en son village de Serocourt, une maison fortifiée afin de montrer à tous sa préséance en ce lieu. Ce gentilhomme qui fut surnommé plus tard Boullée, était à la fois vassal du sire de Choiseul et du comte de Bar. À son trépas en 1265, son domaine revint de droit à son fils Girard qui, parvenu à l’âge adulte, dut comme son père, effectuer annuellement deux mois de garde au château de Lamarche et dix-huit semaines en celui d’Aigremont. Ce chevalier de Serocourt, cité en 1259 puis en 1287, servit fidèlement Jean Ier de Choiseul de qui il était l’homme lige. Ce dernier qui se rebella contre l’autorité du comte de Bar, fut vaincu par ce puissant personnage. Cela porta atteinte aux Choiseul qui durent plus tard abandonner leurs droits qu’ils détenaient sur la seigneurie de Serocourt, comme cela est évoqué sur un acte de 1325, où Jean Boullée, écuyer, se voit démettre de ses liens de vassalités envers le sire de Choiseul pour n’être plus assujetti qu’au comte de Bar. Cela permit ainsi aux membres de cette lignée d’accéder à des postes honorifiques et lucratifs.

     

    Blason_Darney.pngEn 1347, débutait la guerre de Cent Ans qui opposa la France et l’Angleterre, sinistre conflit qui provoqua misère et désolation au sein de tout le royaume. Les fils de Jean Boullée luttèrent vaillamment contre l’envahisseur anglais et défendirent hardiment la région de Lamarche. En 1358, Girard de Serocourt se vit instituer bailli du Bassigny barrois par Edouard, devenu duc de Bar. La région que Girard administra, comprenait les châtellenies de Gondrecourt, la Mothe, Bourmont, Conflans-sur-Lanterne, Châtillon-sur-Saône et bien sûr Lamarche où il siégea dans la forteresse de cette cité. Il avait sous ses ordres, les prévôts et les sénéchaux de ces lieux, les sergents et les arbalétriers, ainsi qu’une foule d’officiers ducaux demeurant en sa circonscription. En tant que bailli, Girard, levait régulièrement des troupes armées comprenant, outre les personnages précédemment cités, plusieurs gentilshommes résidants en son bailliage eux-mêmes suivis de leurs suites ainsi que des milices composées de bourgeois et de gens à pied venant des villages environnants. Girard aidé de son frère Boulin, lutta toute sa vie contre les bandes de mercenaires qui ravageaient la région. Ce noble personnage eut trois épouses. De la première Adeline, il n’eut pas d’enfant. La seconde, Simonette de Romain-sur-Meuse, qui mit au monde deux fils, lui apporta en dot la châtellenie de ses parents transmise plus tard à sa future progéniture. Enfin, sa dernière femme, Isabelle de Germiny, descendante du trouvère lorrain, Gautier d’Epinal, ne donna le jour qu’à une fille.

     

    Blason_serocourt.pngJean, devenu à la mort de son père seigneur de Serocourt, épousa en 1398, la petite-fille de Geoffroy de Nancy, détenteur du château de Gombervaux, résidence fortifiée encore visible à ce jour. Parvenu à l’âge adulte, ce descendant d’Aubert Boulée qui avait été adoubé chevalier, occupa pendant une brève période le poste prestigieux de bailli du Bassigny barrois et demeura en la ville de Lamarche où il fit procéder à une campagne de restauration de la forteresse et des remparts de cette localité afin de résister aux troupes anglo-bourguignonnes qui avaient commis de multiples méfaits dans la région. Son nouveau suzerain, René d’Anjou, devenu duc de Bar et de Lorraine, fut vaincu en 1431 à la bataille de Bulgnéville par le comte de Vaudémont, puis emprisonné à Dijon par le duc de Bourgogne. Pendant la détention de René, ce seigneur de Serocourt qui lui demeurait fidèle, combattit les Bourguignons en lançant des chevauchées meurtrières à partir des villes de Lamarche et de Langres. Mort en 1436 au cours de l’une de ses expéditions, son fief de Serocourt fut attribué à son fils aîné Girard, le puîné Jean recevant la seigneurie de Romain-sur-Meuse. Seul Regnault, le cadet, fut dépourvu d’un héritage foncier.

     

    Peu de temps après, René d’Anjou, qui avait été libéré après avoir versé une forte rançon, s’en alla pour l’Italie se faire sacrer roi de Naples et de Sicile à la tête de ses nombreux vassaux. Malheureusement, ce prince fastueux fut dépossédé de son héritage par le roi d’Aragon. Revenu en Provence en 1442, il retrouva Jean de Serocourt qu’il avait nommé capitaine du château de Tarascon l’année précédente. Ce gentilhomme qui avait pour armoiries, un écu d’argent à la bande de sable accompagné de sept billettes de mêmes, porta fièrement le blason familial lors des nombreux tournois organisé par son suzerain auquel il participa, dont celui du « pas de Saumur ». Demeurant en Provence dès 1447, Jean se vit seconder dans sa tâche par son frère Regnault, qui occupa la charge de lieutenant de cette forteresse en 1449, poste qu’il conserva jusqu’en 1452, année de son décès survenu probablement à cause de la peste qui décimait une partie de la population de Tarascon. Jean de Serocourt, qui avait été pendant une courte période bailli du Bassigny barrois, repartit en 1458 dans sa région ou il fut nommé capitaine de la ville de Darney. Voyant ses forces décliner, il se retira avec sa femme et ses enfants dans son château de Romain-sur-Meuse.

     

    blason aigremont.gifL’un de ses fils, appelé lui aussi Jean, devint à son tour bailli du Bassigny barrois, charge qu’il garda jusqu’à son trépas. Ce noble personnage marié à Eve d’Anglure, ne put avoir de descendance. Pendant son existence, il avait combattu les ennemis du duché sous les ordres de René II, duc de Lorraine, au coté de son frère Antoine de Serocourt. Il faisait partie des nombreux gentilshommes qui luttèrent contre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, tué en 1477 sous les murs de Nancy. La charge de bailli du Bassigny barrois, qu’occupa le seigneur de Serocourt jusqu’en 1522, date de son décès, revint à son neveu par alliance, Humbert de Doncourt, époux de Marie de Gironcourt avant d’être transmis quelques années plus tard à son autre neveu, Jean de Serocourt, sous le règne de François Ier, prince de la Renaissance française. Dès lors, une nouvelle ère vit le jour...

     

    Liste des patronymes cités dans l’ouvrage : d’Aigremont, d’Amance, d’Ambonville, d’Anjou, Anthoine, d’Apremont, d’Aragon, d’Arberg, d’Arcey, Aubertin, d’Auvillers, d’Auxy, d’Avroncourt, de Bar, de Barbazan, Barbier, de Bassigny, Baud, de Baudricourt, de Bauffremont, de Bavière, de Bayer de Boppart, de Beaujeu, de Beauvau, de Beauzée, de Bedford, de Bielles, de Bignecourt, de Biron, de Blaisy, de Blâmont, le Blanc, de Blondefontaine, Bonet, de Bouc, de Boulach, de Bourbon, de Bourbonne, de Bourgogne, le Bourgon, de Bourlémont, de Bourmont, Boutillier, de Bouzey, de Brémont, de Bretagne, de Brixey, de Buffignecourt, de Bulainville, de Bulley, Burdelot, de Calabre, de Castille, de Castillon, de Cervole, de Chalon, de Champagne, de Champigneulles, Chardey, Chardoigne, de Charmes, de Châtel-sur-Moselle, du Châtelet, de Chatenay, de Chauffour, de Cherisey, de Choiseul, de Clefmont, Clément, de Clisson, Clivier, de Coiffy, de Conflans, de Coucy, de Courcelles, Courdinet, de Craon, de Crécy, Crespin, de Cusange, de Dalmé, de Damblain, de Dammartin , de Dampierre, Dandelou, de Darney, Delphin, Demanget, Deschamps, Despieix, de Deuilly, de Deux-Ponts, de Dombrot, de Doncourt, de Donjeu, de Dreux, Dromont, de Dun, le Duret, d’Epinal, Espagnol, de l’Estang, de Failly, de Faucogney, le Fauconnier, de la Fauche, du Fay, de Fénétrange, de Flandre, Floridas, de la Force, de Foug, Fourrier, Franoux, de Frasne, du Fresne, Galandot, de Gand, de Genève, de Germiny, Girardos, de Gironcourt, de Gombervaux, de Gonaincourt, de Gourcy, de Gournay, de Grancey, de Grand, de Grenant, de Gueldre, du Guesclin, Guillot, Guinot, de Guise, Guyon, Guyot, d’Habsbourg, d’Hacourt, d’Hangest, d’Harcourt, d’Haroué, d’Hassonville, Hendelo, d’Hennecourt, Héraudel, d’Herberviller, de Houdemont, de Houécourt, Hugon, d’Illoud, de Joinville, de Jonvelle, Juliart, de Laire, de Landres, Landricourt, Lanfant, de Laon, Larmet, de Laval, de Lavaux, Lespicier, Lestournel, Leudin, Levin, de Lignéville, Limbourg, de Linange, Lolier, de Longeville, de Longuel, de Lorraine, de Louppy, de Lucey, de Ludres, de Luxembourg, de Luyton, de Maillancourt, de Mailly, Malbert, de Malestroit, de Mandres, de Manteville, de la Marche, de Marches, de Marey, de Marre, de Marseille, le Macon, Massot, Maubelet, de Maulain, de Mélincourt, de Melun, de Méréville, de Messey, de Meuse, de Moncel, de Mons, de Mont Saint Léger, de Montangon, de Montbéliard, de Montferrand, de Monthureux, de Montmort, de Montreuil, Morelot, de Morizot, de Morey, de la Mothe, du Moulinet, de Nancy, de Navarre, de Nettancourt, de Neufchâteau, de la Neuville aux Bois, de Neuviller, Noël, Noise, de Nomeny, de Nourroy, d’Oiselay, Olivier, d’Ornes, d’Ourches, de Pagny, Paillardel, le Parmentier, de Parroy, Perrot, de Perrusse, le Petit, de Peyo, le Picart, de Pierrfort, du Plessis, de Poesly, de Pont Rennepont, de la Porte, des Prez, de Priney, de Progères, de Pulligny, de Putelange, Quognebuis, de Raucourt, de Ravil, de Ray, de Réance, de Rémécourt, de Revigny, de Ribeaupierre, de Richardménil, Richart, Robert, Rollant, de Romain, de Romont, de Roncourt, de Rondey, de Rouillac, de Rouvres, le Roux, le Roy, de la Ruelle, de Ruppes, de Rutant, de Rye, de Saint Aubin, de Saint Baussant, de Saint Belin, de Saint Loup, de Saint Remy, de Saint Thiébault, de Sampigny, de Sarrebruck, de Sauville, de Savigny, de Scey, de Seraucourt, de Serocourt, de Serrières, de Serval, de Sivry, de Sorcy, Sorel, de Soulécourt, de Spanheim, Talbot, Tarbay, de Tavagny, Thiébaut, de Thivet, Thomassin, de Thons, de Thuillières, de Thumery, de Tiercelin, de Til Châtel, de Tollaincourt, de Tonnerre, de Toul, de la Tour en Woëvre, de la Tranche, de Tronville, de Troyes, de Valengin, Vallet, Vani, de Varennes, de Varney, de Vaubécourt, de Vaudémont, de Vaunoise, de Vergy, de Vernancourt, Veuillot, Vezart, de Vézelise, de Vienne, de Vieux Châtel, de la Vigne, Vigneron, de Vignolles, de Vignory, de Villers, de Villey, de Virey, Voigien, Vougny, de Vrécourt, Vuillin, de Wales, de Warion, de Watronville, de Wey et de Wysse.

     

     

    > L'auteur :

     

    Passionné de généalogie et d'histoire, Franck Coudray, originaire du Val-de-Loire, collabore à de nombreuses revues dont Héraldique et Généalogie et s'emploie, depuis quelques années dans ses articles, à faire connaître des lignées de la petite noblesse et de la bourgeoisie champenoises, et à faire découvrir la région du Bassigny dans laquelle elles ont évolué.

     

     

     

     > Histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois du Moyen Âge à la Renaissance, Franck Coudray, ICC éditions, 2010, 350 p.

     

    > Un volume d’environ 350 pages au format 155 x 240 mm en souscription jusqu’au 31 mars 2010 au prix spécial de souscription de 35 € (42 € après le 31 mars 2010) - Emballage et port express France en sus (5 €).

     

     

    > Le bon de souscription, accompagné du règlement, est à envoyer à :

     

    I.C.C. EDITIONS

    BP 60526

    78005 VERSAILLES CEDEX

     

    Tél. : 01.47.04.23.44

     

  • Nos traditions chrétiennes : le Mercredi des Cendres et l'entrée en Carême

    Le Carême est le temps de préparation à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ.

     

    imposition des cendres.jpgLe Carême commence ce Mercredi des Cendres 17 février et s'achèvera le Samedi saint au soir, veille de Pâques.

     

    La durée du Carême - quarante jours sans compter les dimanches - fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d'Israël entre sa sortie d'Égypte et son entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.

     

    Le Carême, temps de conversion, repose sur 3 « piliers » : la prière, la pénitence et le partage. La pénitence n'est pas une fin en soi, mais la recherche d'une plus grande disponibilité intérieure. Le partage peut prendre différentes formes, notamment celle du don.

     

    L’entrée dans le Carême est marqué par l'imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l'homme, mais aussi d’espérance.

     

    Alors, bon Carême !

  • Des obsèques intimes pour l’archiduchesse Regina de Habsbourg-Lorraine

    enterrement-regina-de-habsbourg.jpgLe requiem solennel de l’archiduchesse Regina d’Autriche, née princesse de Saxe-Meiningen, a eu lieu le 10 février 2010 en l’église Saint-Pius de Pöcking (Bavière), près du lac de Starnberg. Dans l’assistance avaient pris place les sept enfants de la défunte et leurs familles, plusieurs membres de la famille impériale d’Autriche, le duc de Bragance, le prince de Schaumburg-Lippe, le prince Franz de Bavière… L’archiduc Otto n’assistait pas à la cérémonie.

     

    Conformément aux souhaits de la famille, l’archiduchesse Regina a été inhumée dans l’intimité dans le caveau familial de Veste Heldburg, dans le sud du land de Thuringe où repose déjà sa mère. Il semble se confirmer que la dépouille de l’archiduchesse sera transférée dans le futur à la crypte des Capucins de Vienne lorsque l’archiduc Otto y sera inhumé.

     

    [clichés : Belga & Dpa]

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    Défilé des drapeaux de l'ancien empire austro-hongrois
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    Karl et Georg de Habsbourg-Lorraine, fils de Otto et Regina
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    Durant la messe de funérailles
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    Otto et Regina de Habsbourg-Lorraine
  • Nancy rend hommage au colonel Driant

    hommage driant ncy 13.02.10 002.jpgC'était il y a quatre-vingt-quatorze ans. Le 21 février 1916, au matin, un orage de feu éclate sur les divisions françaises massées autour de Verdun. Un million d'obus pilonnent la zone. En quelques heures, tout un paysage, déchiqueté, devient un effroyable chaos : la fameuse "cote 304" aura perdu 7 mètres de hauteur.

     

    Au milieu de l'après-midi, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Dans le bois des Caures, les 56ème et 59ème bataillons de chasseurs à pied, seuls face à une division, n'ignorent rien de ce qui les attend : leur chef, le lieutenant-colonel Emile Driant, député de Meurthe-et-Moselle, qui va mourir en héros, ne leur a pas caché la vérité. A un contre dix, déjà décimés par le bombardement, les chasseurs résistent, mais perdent en 24 heures 90 % de leurs effectifs. Leur sacrifice contribue à bloquer l'avancée allemande et permet d'acheminer des renforts.

     

    hommage driant ncy 13.02.10 006.jpgLes associations patriotiques de Nancy ainsi les autorités civiles et militaires ont rendu hommage ce samedi 13 février 2010 au colonel Driant et à ses chasseurs lors de la traditionnelle cérémonie qui s’est déroulée place du Colonel-Driant, proche de la porte Saint-Georges.

     

    [clichés H&PB]

     

     

     

     

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    Hommage des associations patriotiques nancéiennes au colonel Driant le 13 février 2010
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    Tombe du colonel Driant à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne), sa commune natale
  • Suriauville (Vosges) : à propos d'un avion abattu en février 1945

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    [Vosges Matin | 25.01.10]

  • « Le poilu des poilus » honoré en Meuse

    Louis Best, l'un des soldats de la Première Guerre mondiale les plus décorés pour ses faits d'armes, décédé en 1951, va être honoré samedi dans son petit village de la Meuse. Une vraie légende.

     

    louis best.jpg« Le héros des héros », « l'As des As de  l'infanterie », « le poilu des poilus » : Louis Best, l'un des soldats de la Première Guerre mondiale les plus décorés pour ses faits d'armes, décédé en 1951, est honoré ce 13 février dans son petit village de la Meuse. « Best était toujours en première ligne dans les missions les plus périlleuses. Il a sauvé beaucoup de ses camarades, mais a aussi tué ou fait prisonniers de nombreux soldats allemands », résume Antoine Rodriguez, en charge de la mission Histoire au conseil général de la Meuse.

     

    Incorporé au 330ème régiment d'infanterie, le soldat Best devient vite légendaire. Blessé trois fois dont une grièvement, « il se fait toujours soigner le plus rapidement possible et insiste pour retourner immédiatement au combat », raconte M. Rodriguez.

     

    Cité à 13 reprises pour ses exploits, il accumule les décorations et les honneurs : médaille militaire, croix de guerre et officier de la Légion d'Honneur. En 1921, il est sacré « As des As de l'infanterie française » par le président de la République Alexandre Millerand et le maréchal Foch. Malgré sa célébrité soudaine, le premier fantassin de France rentre cultiver sa terre dans la commune de Rupt-aux-Nonains (Meuse).

     

    Mais alors que retentissent les premiers coups de canons de la Seconde Guerre mondiale, Best, à 60 ans, veut reprendre du service. Il s'empare d'un fusil et part avec son chien tendre une embuscade aux Allemands. Intercepté par un régiment de tirailleurs sénégalais, il ne pourra pas participer aux combats. « Best a toujours été un sanguin. A 20 ans, il a tiré sur le garde-chasse de son village et a dû s'enfuir en Algérie pour éviter les poursuites pénales », rapporte M. Rodriguez. Ironie de l'Histoire, le soldat téméraire ne mourra pas sous les balles mais des suites d'un banal accident de voiture en 1951.

     

    [L’Est Républicain | 12.02.10]

  • La généalogie en ligne aux Archives des Vosges

    Les Archives départementales des Vosges mettent à la disposition du public une base de données recensant 2,5 millions de pages numérisées.

     

    AD88.jpgAu prix de sept années de travail intensif, les Archives départementales viennent de boucler un chantier hors du commun, mené en collaboration avec les services informatiques du Conseil général. Depuis le 28 janvier, l'équipe secondant la directrice Isabelle Chave propose en effet aux généalogistes une base de données référençant un ensemble de registres paroissiaux, de registres d'état civil et de tables décennales conservés dans ses locaux et couvrant la période allant de 1526 à 1904.

     

    Forte de 2,5 millions de pages numérisées, la banque de ressources consultable à distance complète aujourd'hui une iconothèque de près de 20 000 images accessibles en salle de lecture. Entre 2003 et 2009, cette vaste opération a mobilisé un million d'euros d'investissement de la part de l'exécutif vosgien.

     

    Lors de l'inauguration officielle, Luc Gérecke, le conseiller général en charge de la culture, est revenu sur le succès de ce programme novateur. " Au terme d'une semaine de fonctionnement, il est trop tôt pour tirer des conclusions globales. Pourtant, des modifications importantes ont déjà pu être observées quant à la consultation du site internet de l'institution ". Luc Gérecke poursuit : " Avant la mise en ligne, 17.000 internautes se connectaient chaque mois sur "vosges-archives.com". En sept jours, du 28 janvier au 4 février, ce sont 30.565 visites qui ont été comptabilisées, dont plus de 28.000 pour le seul espace "Archives en ligne". Ceci laisse augurer un taux de consultation mensuel tournant autour de 100.000 à 120.000 internautes. Au strict plan des chiffres, le service proposé est évidemment une réussite. Manifestement dans ce projet, l'offre correspond à la demande."

     

    Autre source de satisfaction, le rayonnement bien au-delà de nos frontières de ce nouvel outil de communication. Si au départ la majorité des connexions a été effectuée depuis la France, dans les jours qui ont suivi, les généalogistes du monde entier ayant des racines vosgiennes ont eu recours au web pour se lancer sur les traces de leurs ancêtres. Parmi les pays les plus représentés arrivent notamment en tête, la Belgique, les États-Unis, la Suisse et le Royaume-Uni. Une première étape de l'état civil en ligne sur le site www.vosges-archives.com qui selon les responsables, sera suivie dans les mois à venir du basculement progressif d'autres sources généalogiques.

     

     

    >> http://www.vosges-archives.com/ArchivesEnLigne/Recherches

     

      

    [Vosges Matin | 09.02.10]

  • 2012, année de la Renaissance à Nancy et en Lorraine

    En 2012, Nancy célébrera  l'une des périodes les plus brillantes de l'histoire des duchés de Lorraine et de Bar : la Renaissance.

    palais ducal sept 09 007.jpgLa Lorraine vécut alors une véritable âge d'or. Au XVIe siècle en effet, l'état lorrain s'affirme, les ducs nouent des alliances prestigieuses, l'industrie et le commerce prospèrent (verreries de la forêt de Darney et d'Argonne, salines, mines d'argent des Hautes-Vosges...), la première université de Lorraine voit le jour à Pont-à-Mousson. Et c'est surtout l'époque où la Lorraine donne à l'Europe et au monde des artistes au talent immense, dont les oeuvres font, aujourd'hui encore, l'admiration de tous : Ligier-Richier, Jacques Callot ou Georges de La Tour. Châteaux, églises, hôtels particuliers, demeures bourgeoises témoignent aujourd'hui encore, par leur architecture soignée et souriante, des aspirations d'une époque qui croit en l'avenir.

    A Nancy, on élève les portes Saint-Georges, Saint-Nicolas et de la Citadelle, plusieurs hôtels particuliers voient le jour, la chapelle ronde de l'église des Cordeliers prend pour modèle celle des Médicis à Florence, le palais ducal s'agrandit tandis que dans les environs s'élève le remarquable château de Fléville. Enfin, c'est l'époque où la Ville-Neuve voulue par le duc Charles III fait l'admiration de l'Europe par son audace et sa modernité.

    23. Porte de l'hôtel de Chastenoy.jpgEn 2012, Nancy conviera les Lorrains et les visiteurs à une passionnante leçon d'histoire, à la visite d'expositions prestigieuses, à la découverte d'un patrimoine à la richesse insoupçonnée, mais donnera également rendez-vous à tout ce qui constitue le coeur même de la Renaissance : les grandes découvertes, le progrès technique, l'économie du savoir, le renouveau théologique, mais aussi les fêtes, la révolution dans l'art... Toute la région sera associée à cette exceptionnelle année Renaissance.

    Pour mettre au point le programme de ces manifestations, un comité scientifique et une mission viennent d'être mis en place.

     

    [source : Nancy Tourisme, n° 2 | clichés : H&PB]

  • Décès de l’archiduchesse Régina de Saxe-Meiningen

    L'archiduchesse Régina d'Autriche est décédée le 3 février à l'âge de 85 ans dans sa propriété de Pöcking, en Bavière.

     

    otto et régina.jpgCette personnalité discrète de la famille impériale est née princesse de Saxe-Meiningen en 1925 à Wurzburg, en Allemagne. Le 10 mai 1951, elle épousait en la chapelle des Cordeliers de Nancy l'archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine, fils aîné de l'impératrice Zita de Bourbon-Parme et de l'empereur Charles Ier, dernier empereur d'Autriche et roi de Hongrie. Le couple a eu sept enfants : Andrea, Monika, Michaela, Gabriela, Walburga, Karl et Georg. Otto de Habsbourg est le descendant en ligne directe de François III, dernier duc héréditaire de Lorraine, qui épousa en 1736 l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse de Habsbourg.

     

    Le couple impérial et royal était resté très attaché à la Lorraine ; ils avaient fêté leurs noces d’or à Nancy le 10 mai 2001 en présence d'une foule nombreuse venue acclamer leurs Altesses entre la chapelle des Cordeliers et la place Stanislas.

     

    RIP.

  • Darney (Vosges) : le bourg s'expose à Austerlitz

    darney à austerlitz.jpg
    [Vosges Matin | 07.02.10]

  • Tricentenaire de la mort du "Bon Père de Buissoncourt"

    charles lambert.jpg
    [L'Est Républicain | 23.01.10]

  • Les registres paroissiaux et l’état civil des communes vosgiennes en ligne

    Promesse tenue ! Les Archives départementales des Vosges, avec le soutien du Conseil général, viennent de mettre en ligne les registres paroissiaux et d'état civil de toutes les communes vosgiennes.

    CG88.jpgSur la base « Généalogie en ligne » des Archives départementales des Vosges sont actuellement consultables :

     

     

    - les registres paroissiaux (1526-1792)

    - les registres d’état civil (1793-1905)

    - les tables décennales (1793-1892)

     

    Et cela pour toutes les communes du département des Vosges, soit 2,5 millions de pages numérisées.

     

    L’accès est gratuit et les pages peuvent être imprimées en totalité ou en zoom.

     

    L’orientation des vues pleine page à l’impression sera corrigée au format « portrait » par l’éditeur du logiciel de visualisation au cours du mois de février.

     

    Bonne découverte… et bon voyage au pays des ancêtres vosgiens !

     

     

    >> A découvrir sur http://www.vosges-archives.com/ArchivesEnLigne/Recherches

     

     

     

  • Un saint lorrain fêté le 30 janvier : saint Sigisbert, patron de la ville de Nancy

    st-sigisbert.jpgFils du ‘Bon Roi Dagobert’, Sigisbert (ou Sigebert) régna sur l’Austrasie de 639 à 656. Il fut dès sa mort honoré comme saint. Il fut inhumé à Metz, dans l’abbaye Saint-Martin, où son tombeau devint le but d’un pèlerinage.

     

    En 1552, lors du siège de Metz par Charles-Quint, l’abbaye fut détruite et le corps de saint Sigisbert fut apporté à Nancy et déposé dans l’église du prieuré Notre-Dame, puis à la primatiale. Les ducs honorèrent particulièrement le saint roi qui les avait précédés en Lorraine, et en firent le saint patron de la capitale ducale. Son corps, qui était conservé à la cathédrale dans la niche du chœur et était resté intact depuis mille ans, fut profané à la Révolution. Cependant, quelques pieuses personnes purent en sauver des parties qui, en 1803, furent replacées dans le reliquaire où elles sont encore conservées de nos jours.

     

    Une statue du saint roi orne la façade de la cathédrale, une chapelle latérale lui est dédiée, et les deux tableaux du chœur dépeignent l’une son couronnement, l’autre le souverain servant les pauvres.

     

    Un lycée privé nancéien porte son nom.