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Nos traditions - Page 2

  • Un livre pour les "Beaux villages lorrains"

  • Entrée en Carême : messe du mercredi des Cendres

    Imposition des cendres, enluminure, XIVe s., missel romain, Avignon.

    Mercredi des Cendres, entrée en Carême.

    Bénédiction et imposition des cendres puis messe

    en l'église Marie-Immaculée

    33 avenue Général Leclerc à Nancy

    Mercredi 14 février 2018 à 18h30

    (messe selon la forme extraordinaire)

  • La Nouvelle revue lorraine n° 48 : les oeuvres statuaires à Pont-à-Mousson

    Nouveau numéro et nouvelle périodicité pour La Nouvelle revue lorraine à compter de ce début d'année : désormais, votre revue préférée paraîtra tous les trimestres (au lieu d'une périodicité bimestrielle), à chaque nouvelle saison : le 25 janvier, le 25 avril, le 25 juillet et le 25 octobre. Et avec plus de pages en couleurs !

    Dans le dernier opus, vous découvrirez un riche sommaire (la revue passe à 66 pages en couleurs !) : vous y lirez notamment des articles et anecdotes sur les œuvres statuaires à Pont-à-Mousson, quand le presbytère ferme ses volets, la commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître à la fin de l'Ancien Régime, le faubourg Saint-Pierre de Nancy, la canicule du Léon, mort d'un prêtre en déportation, le général Antoine Drouot, des contes pour la veillée, René II le duc qui défia le puissant duc de Bourgogne...

     

    ‡ Commande et abonnement sur www.nouvelle-revue-lorraine.fr

  • Présentation de Jésus au Temple ou fête de la Purification de la Vierge Marie

    La fête de la Présentation de Jésus au Temple ou fête de la Purification de la Vierge Marie est célébrée le 2 février, quarante jours après la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ.

    Cette fête correspond à la présentation de Jésus au Temple (Luc 2, 22-38) : « Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur ».

    On célèbre traditionnellement la Chandeleur ce jour-là.

  • Chandeleur et Purification de la Très Sainte Vierge Marie le 2 février

    A l'occasion de la fête liturgique de la Purification de la Très Sainte Vierge Marie le 2 février 2018, il y aura bénédiction des cierges et messe en l'église Marie-Immaculée à Nancy (33 avenue Général Leclerc) à 18h30 selon le rite extraordinaire de l'Eglise.

  • Nancy : 28 janvier, fête de saint Sigisbert, patron de la ville

    Reliquaire de saint Sigisbert, chapelle des Cordeliers, Nancy [cl. ©H&PB].

    Nancy fête son saint patron, saint Sigisbert, roi d'Austrasie, ce dimanche 28 janvier.

    La messe sera célébrée en l'église Marie-Immaculée, 33 avenue Général Leclerc, ce 28 janvier à 10h30 selon la forme extraordinaire de l'Eglise catholique.

    Saint Sigisbert, priez pour les Nancéiens !

  • Le Pays Lorrain : souscription pour la lance d'apparat de Cutry (Ve s.)

    Le dernier numéro du Pays Lorrain pour 2017 présente un riche sommaire autour de l'histoire de la Lorraine et de son patrimoine :

    - la lance d'apparat de Cutry, future œuvre-phare du Musée lorrain ?

    - jean de Vouthon, l'oncle de Jeanne d'Arc

    - le château de Saint-Baslemont au XVIIIe siècle : entre sommeil et mutations

    - l'académie de Lunéville, miroir des relations diplomatiques entre la Lorraine et la Grande-Bretagne (1715-1737)

    - commerce et commerçants à Toul à la veille de la Révolution

    - d'une châsse à l'autre, les tribulations de saint Sigisbert, patron de la ville de Nancy

    - la constitution de la première liste de monuments historiques (1840) dans les départements de la Meuse, de la Moselle et des Vosges

    - à Nancy, legs et héritages des hydro systèmes de défense et actuels projets de ville

     

    Le Pays Lorrain est disponible sur abonnement (43 €, 4 numéros) en adressant son règlement à : Le Pays Lorrain, Palais des Ducs de Lorraine - Musée lorrain, 64 Grande-Rue, 54000 Nancy.

  • Nancy (54) : messe pour Louis XVI le 21 janvier 2018

    Messe pour le repos de l’âme du roi Louis XVI
    Dimanche 21 janvier 2018 à 10h30
    Eglise Marie-Immaculée

    33 avenue du général Leclerc à Nancy

    (messe selon le rite extraordinaire de l'Eglise catholique)

  • Les Lorrains ont fêté le 541e anniversaire de la Bataille de Nancy

    Au soir du 5 janvier, en la vigile de l'Epiphanie, les Lorrains ont commémoré le 541ème anniversaire de la Bataille de Nancy (1477-2018) au pied de la Croix-de-Bourgogne à Nancy, sur les lieux mêmes où fut retrouvé le corps de Charles le Téméraire le lendemain de la bataille.

    Après la harangue prononcée par Jean-Marie Cuny, initiateur du renouveau de la fête nationale des Lorrains en 1977, un feu d'artifice fut tiré, et le vin chaud et le pain d'épices furent joyeusement partagés.

    Vive la Lorraine !

  • Bonne année 2018 !

    Bonne année 2018 à tous nos fidèles lecteurs et à tous les visiteurs !

    ... Et, comme on disait jadis en Lorraine, je vous souhaite une bonne année, une bonne santé et le paradis à la fin de vos jours !

  • 540e anniversaire de la Bataille de Nancy célébrée le 5 janvier 2018

    L'association Pèlerins de Lorraine - Mémoire des Lorrains célébrera le 540e anniversaire de la Bataille de Nancy (1477-2017)

    - victoire du duc de Lorraine René II sur Charles le Téméraire qui conforta l'indépendance des duchés -

    vendredi 5 janvier 2018 à 18h30 au pied du monument de la Croix-de-Bourgogne à Nancy :

    - Harangue de Jean-Marie Cuny

    - feu d'artifice

    - partage du vin chaud

    Vive la Lorraine !

     

  • Châtillon-sur-Saône entre dans le club des "Beaux villages lorrains"

  • 540e anniversaire de la Bataille de Nancy et fête nationale des Lorrains le 5 janvier 2018

    A l'occasion de la célébration du 540e anniversaire de la Bataille de Nancy et de la fête nationale des Lorrains, l'association Pèlerins de Lorraine - Mémoire des Lorrains invite les Lorrains et les Lorraines à assister à la manifestation commémorative qui aura lieu devant le monument de la Croix-de-Bourgogne à Nancy, vendredi 5 janvier 2018 à 18h30.

  • L'Echo des 3 Provinces d'hiver est paru !

    Pour vos soirées d'hiver au coin de la cheminée, vous lirez avec intérêt la dernière livraison de L'Echo des 3 Provinces, le magazine du pays des confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté...

    Au sommaire :

    - retour sur les Journées d'études vosgiennes de Lamarche et Martigny-les-Bains

    - les Cahiers de Melle Marchal : décembre 1917 à Lamarche

    - hommage au maquis de Magny-lès-Jussey

    - histoires de cuisine

    - depuis 2000 ans, la crèche de la Nativité

    - un nouvel office du tourisme à Jussey

    - l'église Saint-Martin de Purgerot

    - l'église de la Nativité de Gruey-lès-Surances

    - un été à l'ombre de l'abbaye Saint-Maur de Bleurville

    - la passion des camions de pompiers

    - la vie des associations

    - les animations et manifestations

     

    ‡ Pour recevoir L'Echo des 3 Provinces, revue bimestrielle, contactez evelyne.relion@orange.fr

  • Joyeuse et sainte Nativité !

    Nativité, XVe s., Musée d'art sacré, Saint-Mihiel, Meuse.

    Voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : " Aujourd’hui vous est né un Sauveur ! "

    Et soudain la nuit resplendit de lumière. Les bergers réveillés par l’ange entendent le message de paix et de joie…

  • Les parlers du pays de Neufchâteau

  • L'ameublement en Lorraine : 150 ans d'aventure industrielle

    Terre de sidérurgie, de textile et de mines, la Lorraine a également été et continue d’être un foyer industriel d’ameu­blement significatif. Des Vosges à la Meuse en passant par la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, de multiples fabriques de meubles s’y sont développées à partir de la mi-XIXe siècle. Près de 11 000 Lorrains ont travaillé dans cette industrie régionale de l’ameublement à son apogée.

    Pourquoi ces usines se sont-elles installées en Lorraine ? Par qui ont-elles été créées ? Comment se sont-elles développées ? Quelles étaient leurs productions ? Qui y travaillaient ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage richement illustré se propose de répondre afin de permettre aux amateurs d’histoire de la Lorraine de mieux connaître ce secteur industriel qui n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude d’ensemble.

    Chacun y trouvera également une multitude de souvenirs de jeunesse, mais aussi familiaux. Enfin, on y découvre les fabriques lorraines de sièges et de meubles actuelles qui continuent, aujourd’hui encore, de jouir d’une notoriété internationale. Et qui dynamise l'emploi en Lorraine.

     

    ‡ L'ameublement en Lorraine. 150 ans d'aventure industrielle, Jean-Charles Vogley, éditions Vent d'Est - Vademecum, 2017, 120 p., ill. (20 €).

  • 772e procession en l'honneur de saint Nicolas à Saint-Nicolas-de-Port

    Trois mille fidèles pour la 772ème procession ancestrale en l'honneur de saint Nicolas, patron de la Lorraine, en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, présidée par Mgr Gusching, évêque de Verdun.
     
    Avec une prière toute particulière pour l'abbé Jean-Louis Jacquot, recteur de la basilique portoise et fervent de saint Nicolas, qui nous a quitté le 30 septembre 2017.

  • La Nouvelle revue lorraine n° 47 : restauration du grand orgue de l'abbatiale de Saint-Mihiel

    Notre revue régionaliste bimestrielle propose dans son numéro 47 un dossier sur le projet de restauration du grand orgue de Saint-Mihiel.

    Par ailleurs, on lira avec plaisir plusieurs évocations et articles sur des anecdotes historiques lorraines, comme les tentatives de paix de 1917 lancées par SAIR Charles Ier de Habsbourg-Lorraine, la naissance de la lignée des Habsbourg-Lorraine, la navigation sur la Seille, un médecin meusien inventeur d'appareils orthopédiques, les cantonnements à Ludres durant la Première Guerre mondiale, l'aide américaine en 1917-1918, des pilotes de rallye lorrains ou Jean de Joinville, un pèlerin champenois à Saint-Nicolas-de-Port...

    Et encore bien d'autres nouvelles et anecdotes qui occuperont vos longues soirées d'hiver !

     

    ‡ On peut acquérir des numéros de La Nouvelle revue lorraine ou s'y abonner, en consultant le site de la revue : www.nouvelle-revue-lorraine.fr/

     
  • Jean-Baptiste Picard : "Le patois du pays de Neufchâteau est une langue comme les autres"

  • La légende de saint Nicolas

    La bonne figure rassurante de saint Nicolas demeure dans tous les esprits et évoque irrésistiblement l'enfance et ses enchantements.

    L'ouvrage revisite les origines historiques puis légendaires de notre bon saint, internationalement célébré. L'auteur rappelle l'importance qu'il a pour la Lorraine qui en a fait son saint patron.

    Célébré surtout dans le Nord-Est de la France et dans le monde germanique, il est aussi le protecteur de la Sainte Russie, il a inspiré des œuvres littéraires et musicales et participe aux vivantes traditions de chaque fin d'année. Le très laïc Père Noël s'est même inspiré de lui afin de lui ravir la vedette...

    Le livre, richement illustré, nous fait redécouvrir le saint Nicolas de notre enfance et l'inspirateur de belles traditions chrétiennes et familiales.

     

    ‡ La légende de saint Nicolas, Marie-Joséphine Strich, éditions Ouest-France, 2017, 123 p., ill. (19,90 €).

  • Ô grand Saint Nicolas patron de la Lorraine !

    Il était trois petits enfants
    Qui s'en allaient glaner aux champs...

    Bonne fête aux Nicolas !

    Et vive saint Nicolas, patron des Lorrains et des enfants sages !

  • Les allées arborées : un patrimoine paysager à protéger

  • La France catholique

    Jean Sévillia nous brosse le panorama du catholicisme français actuel dans la diversité de ses engagements.

    « La République est laïque, mais la France est chrétienne », disait le général de Gaulle. Or, depuis la fin des années 1960, la société française a connu des mutations sans précédent qui ont bouleversé « la fille aînée de l'Église », certains prédisant même sa disparition en mettant en avant le recul de la pratique ou le déclin du mariage.

    Pour en avoir le cœur net, Jean Sévillia est parti à la rencontre de cette France catholique, beaucoup plus jeune, ouverte et diverse qu'on ne le pense communément. Il a enquêté sur ses structures et interrogé ses acteurs, analysé son engagement croissant dans la cité tout en soulignant son enracinement dans notre histoire. Une enquête indispensable portée par la plume exemplaire d'un spectateur engagé.

    Un souffle d'espérance nécessaire pour cette France en quête de repères.

     

    ‡ La France catholique, Jean Sévillia, éditions Perrin, coll. Tempus, 2017, 192 p., 7 €.

  • Les rendez-vous des Pèlerins de Lorraine - Mémoire des Lorrains

    Les rendez-vous des prochains moins avec les Pèlerins de Lorraine - Mémoire des Lorrains :

    Samedi 9 décembre 2017, fête de Saint Nicolas en sa basilique de Saint-Nicolas-de-Port à 20h30 avec la traditionnelle procession aux flambeaux, dite du Sire de Réchicourt

    Dimanche 10 décembre 2017 de 15h à 18h café littéraire (et vin chaud) à la salle communale de Laneuvelotte avec la participation de plusieurs auteurs lorrains

    Vendredi 5 janvier 2018, rendez-vous à 18h30 sur la place de la Croix de Bourgogne à Nancy pour la commémoration annuelle de la Bataille de Nancy et victoire des Lorrains sur les Bourguignons (5 janvier 1477)

    Pèlerinage annuel de Domremy-Vaucouleurs pour la 40ème année. Bivouac le samedi 12 mai 2018. Départ le dimanche 13 mai à 8h30 de l'église de Domremy. Messe à midi en l'église de Champougny. Repas tirés des sacs. Nouveau départ à 14h30 vers Vaucouleurs

    Pèlerinage annuel de Pentecôte de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres les 19, 20 et 21 mai 2018. Pour ceux qui restent en Lorraine, pèlerinage de la Saint Nicolas d’été le 21 mai, lundi de Pentecôte, du Tremblois à Saint-Nicolas-de-Port (départ au Tremblois à 9h00)

  • Passavant-la-Rochère (70 ) : expo' "Un monde de créches, crèches du monde"

    Depuis plus de 2000 ans… La crèche toujours d’actualité

    Parler de la crèche, c’est évoquer une histoire qui remonte à plus de 2000 ans et qui s’appuie sur la croyance en un Dieu incarné. Indépendamment de toutes références religieuses, il faut bien reconnaitre que la naissance du Christ a joué et joue encore de nos jours, un rôle déterminant dans notre société, ne serait-ce que pour nous repérer dans le temps. Mais pourquoi fête-t-on la Nativité le 25 décembre ?

    Et comment expliquer que cette tradition vieille de plus de 2000 ans demeure dans le monde entier ? Tradition de représenter Marie et Joseph veillant sur un petit Enfant couché sur de la paille et réchauffé par le souffle d’animaux et autour d’eux, bergers, anges, villageois, mages représentants les trois âges de la vie et les trois couleurs de peau connues. Vers le IIème siècle, on ajoute les animaux auprès de la Sainte Famille à la lecture d’un verset d’Isaie 1.3 : « Le boeuf connait son propriétaire, et un âne la mangeoire chez son maître ».

    D’après Saint Luc, seul évangéliste à évoquer la Nativité, c’est bien une « crèche » qui servit de berceau à l’Enfant Jésus et, d’après le Petit Robert, une crèche est une mangeoire pour les animaux, par extension « la crèche » est devenue le petit édifice représentant l’étable de Bethléem. Saint Luc ne donne aucune date de naissance pour le Christ. Les rares éléments permettent d'estimer que la Nativité a probablement eu lieu vers l'an 5 ou 6 avant notre ère, mais sans qu'un jour précis soit connu. D'ailleurs, pour les premiers chrétiens, la fête de Noël n'existait pas : seule comptait Pâques, fête de la Résurrection.

    C'est vers 330 que Noël commence à être fêté à Rome le 25 décembre. Une date qui correspond à une fête païenne, la fête de « Sol Invictus », le Soleil invincible, fêté au moment où les jours commençaient à rallonger et au cours de laquelle on allumait de grands feux.

    Les chrétiens ont vite associé le Christ au soleil, et aujourd'hui la tradition chrétienne résonne de ces symboles du Sauveur des nations , désigné comme un « Soleil levant », comme le rappelle la liturgie de la nuit de Noël avec le texte d'Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 1).

    Noël n'est cependant pas fêté le 21 décembre, jour du solstice d'hiver. Une différence due au calendrier julien, institué en 46 av. J.-C. par Jules César, qui avait fixé le solstice au 25 décembre. C'est cette date officielle du solstice que le concile de Nicée (325) reprendra pour Noël. Le 25 décembre, au départ est donc une fête d’origine païenne.

    En 354 après Jésus-Christ, le pape Libère souhaite mettre un terme aux débats sur la date de la Nativité : il décide de la situer au 25 décembre. En 525, un moine, Denys le Petit, se charge lui aussi de calculer la date exacte et arrive à la même conclusion, mais ses calculs sont erronés. La postérité retiendra quand même la date du 25 décembre. Cette date ne correspond pas à la chronologie historique car Jésus naquit durant le règne de César Auguste et le gouvernorat de Quirinius en Syrie (Lc 2.1, 2). L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7 à 5 avant notre ère.

    Autour de la date du solstice d’hiver, les romains avaient l’habitude de célébrer deux périodes de réjouissance : les Saturnales (du nom du dieu de l’agriculture) puis les Sigillaires, où des petits cadeaux étaient échangés (et oui, la tradition vient de là !). Depuis le IIème siècle avant Jésus-Christ, dans toute la partie orientale de la Méditerranée, les adeptes du culte de Mithra fêtaient également à la fin décembre l’arrivée du dieu soleil et le retour de la lumière. A l’époque de Libère et de Denys Le Petit, le christianisme, qui commence à se développer, est en concurrence avec ces traditions païennes. La date hautement symbolique du 25 décembre est donc parfaite !

    D’autant plus que le message des fêtes romaines et de Mithra peut être repris par l’Église à son compte. Jésus incarne le soleil sacré : après sa naissance, les nuits reculent et les jours s’allongent. Grâce à lui, la lumière l’emporte sur les ténèbres. Un message qui a fait date dans l’histoire du monde.

    Grâce à l’histoire de l’art, la sculpture, la peinture, on sait que la représentation de la crèche remonte aux premiers siècles de notre ère. Les premiers chrétiens suivent la tradition juive qui n’accepte pas de représentation de Dieu. La seule représentation qu’ils acceptent est celle de symboles tels que le poisson, l’ancre, la croix… Peu à peu apparaissent les images sculptées choisies dans le répertoire biblique comme l’agneau. Les premières images de la naissance du Christ se trouvent à Rome dans les catacombes de Priscille. Une fresque représente la Vierge assise avec l’Enfant sur les genoux, un prophète à côté d’elle désigne l’étoile. Un peu plus loin trois mages apportent leurs offrandes. Dès le IVème siècle, des images de la Nativité sont sculptées dans la pierre des sarcophages. En 692, le concile de Constantinople encourage les artistes à représenter le visage du Christ. Pendant plusieurs siècles, l’art chrétien sera dominé par le modèle oriental de l’icône : ce n’est pas une description de la réalité mais « un mystère à contempler ».

    En cherchant le réalisme, le Moyen Âge insiste davantage sur la part humaine. A partir du XIIème siècle la sensibilité prend une part plus importante dans la dévotion. En 1211, le pape Innocent II avait condamné les abus auxquels donnaient lieu certaines représentations des mystères dans les églises. Sous l’influence de François d’Assise qui en 1223 organise à Greccio avec les habitants des villages, un âne et un bœuf « la première crèche vivante », de saint Bernard et saint Dominique, on exalte l’Incarnation du Christ ; ainsi les artistes tentent de montrer la double nature divine et humaine de cet Enfant Jésus. Au XIVème siècle, c’est dans la vie quotidienne que l’on puise des images : la Vierge est assise ou à genoux et non plus couchée, les commanditaires osent se faire représenter sur les tableaux. La Vierge joint les mains ou écarte les langes de l’Enfant couché dans une grande corbeille. Le thème de l’adoration se substitue au thème byzantin de l’accouchement.

    Durant la Renaissance, en Italie, on peut admirer les plus belles toiles de tous les temps dans lesquelles les personnages portent les vêtements de l’époque. Dans les Flandres, à Bruxelles, à Bruges et plus tard à Anvers sont créés de très nombreux retables en bois sculpté consacrés à la Nativité. La Réforme déclenchée par Luther est à l’origine de profonds bouleversements dans l’Eglise catholique. Le protestantisme ne veut plus de représentation du mystère chrétien .L'art perd sa source principale d’inspiration, beaucoup d’œuvres sont détruites, il n’est plus question d’images de la Nativité dans beaucoup de régions.

    Rome réagit et convoque le Concile de Trente (1545-1563). La Contre-Réforme obtient des résultats rapides dans l’art ; l’Eglise met de l’ordre dans les figurations religieuses souvent exagérées et superstitieuses, elle ne les condamne pas, elle les encourage pour instruire le peuple et le porter à la prière. Elle favorise le goût de la réalité dans la représentation du sacré. Elle abandonne beaucoup de références à « la légende dorée » de J. de Voragine, jugée suspecte pour son goût du merveilleux. Du XIIIème au XVIIème siècle, les spectacles liturgiques étant interdits dans les églises, c’est sur le parvis des cathédrales que sont mis en scène non seulement la Nativité mais aussi l’Ancien Testament et la vie des saints. En 1548, certains mystères furent interdits et c’est Louis XIV qui supprima les « confréries de la Passion » qui les organisaient.

    De nouveaux ordres religieux se créent et jouent un rôle déterminant dans la Contre-Réforme. Les jésuites, surtout mêlent leurs efforts aux artistes et aux théologiens et aboutissent à un nouveau style largement inspiré par la foi : le Baroque. Le Baroque s’affranchit des règles de la Renaissance et se caractérise par une liberté de mouvements et une profusion d’ornements. Il finira dépassé largement par le Rococo. L’autorité ecclésiastique cherchera à contrôler ses excès et c’est très lentement qu’elle acceptera pour la crèche de voir des scènes locales l’emporter sur le sacré.

    La Contre-Réforme aboutit à un renouveau de la dévotion à l’enfance de Jésus et à la Nativité. La première crèche citée se trouve dans l’église des jésuites à Prague en 1560 (antériorité qui peut-être disputée par deux crèches : celle de l’abbaye de Pebrac, en Auvergne, fin du XVème et celle de l’Abbaye de Montbenoît, dans le Doubs, début XVIème). L’archevêque de Berlaymont (jésuite, 1576-1637) justifie ainsi l’utilité de la crèche : « elle doit donner l’impression de participer au Mystère de la Rédemption ». Les crèches se développent lentement.

    Les premières crèches domestiques restent rares car elles coûtent cher et sont réservées aux privilégiés. C’est vers la fin du XVIème que se développent les crèches familiales. Au XVIIIème siècle, il y a peu de changements dans la représentation de la Nativité, on constate une raréfaction des thèmes religieux dans l’art. Le « Siècle des Lumières » assèche l’inspiration par son rationalisme, les élites s’en détournent mais le peuple continue : c’est la naissance de l’art populaire, les personnages sont petits et souvent en argile, peut-être est-ce la naissance de la crèche provençale…

    Les persécutions religieuses de la Révolution, les fermetures d’églises vont aboutir en ce qui concerne les crèches au résultat inverse, le peuple ne pouvant plus voir les crèches des églises, va s’en fabriquer des petites à usage domestique.

    Le XIXème siècle subit aussi la raréfaction des thèmes religieux, mais sous l’influence du romantisme puis des nazaréens (mouvement pictural de renouveau de la peinture germanique au début du XIXème siècle), il voit la naissance d’un style orientalisant soucieux de réalisme et d’authenticité. Il se développe alors une crèche populaire, localisée surtout en Provence, marquée par le choix des personnages, décors et costumes, imitée de la crèche napolitaine.

    Dans la seconde moitié du siècle, se développe l’art religieux industriel dit « sulpicien » (né dans le quartier Saint-Sulpice à Paris), tout caractère régional disparaît alors, favorisant une large diffusion géographique des modèles notamment dans les pays de mission.

    Le XXème siècle voit le rejet du style sulpicien et connaît ainsi la naissance de courants artistiques dans toutes les directions. Les crèches nouvelles retrouvent la tradition, une spiritualité et une beauté perdues. Elles remplacent les crèches dites de « Saint-Sulpice » mais fabriquées en petite série, souvent par des moniales, elles sont plus coûteuses. Il existe aussi de très nombreuses représentations de la Nativité influencées par l’identité culturelle de chaque peuple, par les traditions ancestrales et folkloriques du pays, le travail, les formes de l’habitat, les costumes, les coutumes, l’offrande d’un produit local, les matériaux disponibles sur place, les animaux (dans certains pays l’âne et le bœuf sont devenus chèvre et chien) et par l’Histoire Sainte et les Evangiles apocryphes, le contexte politique et humain font qu’une collection de crèches est une mine de symboles, d’expressions différentes de foi et de vie des hommes. Le XXIème ne fait que commencer et la tradition « de faire la crèche » est toujours vivante !

    Dominique et Claude Grandjean

     

    > Les collectionneurs de crèches n’ont pas de nom, nous en sommes et vous invitons à venir découvrir notre collection d’environ 380 pièces, à découvrir le monde de cette étoile qui a guidé les bergers et les hommes de bonne volonté, de ces savants qui ont suivi l’étoile , du coq et du bâton en fleur de Joseph et de tous ces petits personnages, tel le Ravi et bien d’autres encore…

    > Les samedis 9 et 23 décembre, les dimanches 26 novembre, 3 et 17 décembre, de 10h à 20h00, ou dans la semaine sur rendez-vous au 03.84.92.45.41. Nous vous accueillerons avec plaisir au 12, charrière de Vougécourt à Passavant-la-Rochère (Haute-Saône). Entrée gratuite.

    > Les auteurs recherchent à entrer en relation avec des collectionneurs d’objets en rapport avec Noël, crèches comprises.

  • Paroisse Notre-Dame de la Saône : partage avec les grandes paroisses voisines

    Cinquante ans "d'ouverture au monde" et aux "opprimés" ou aux "oubliés" n'ont pas suffit à évangéliser ou ré-évangéliser... mais ont plutôt contribuer à faire fuir les fidèles des églises. Il faudra bien un jour se poser la vraie question : l'Eglise catholique doit-elle être une "ONG humanitaire", dénoncé par Sa Sainteté le pape François, ou un lieu de prière où l'on rend gloire à Dieu à travers la liturgie de la messe et où l'on travaille au salut des hommes ?... Il y va de l'avenir de notre Eglise, notamment en milieu rural.

  • 99ème anniversaire de l'Armistice de 1918

    Hommage à tous les soldats morts au champs d'honneur durant la Première Guerre mondiale en ce 99ème anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre 1918.

  • Commémoraison de tous les fidèles défunts

    Commémoraison de tous les fidèles défunts jeudi 2 novembre 2016 en l'église Marie-Immaculée à Nancy (33 avenue Général Leclerc).

    La messe sera chantée selon le rite extraordinaire de l'Eglise catholique à 18h30 et sera suivie de l’absoute.