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lorraine - Page 2

  • La nécropole gallo-romaine de Morsbach (Moselle)

    Cet ouvrage est le résultat d'un long travail scientifique mené sur une collection ancienne conservée dans la réserve archéologique du Musée de la Cour d'Or à Metz.

    Il s'intéresse au site de Morsbach, commune située à proximité de Forbach, fouillé en 1893, dont la nécropole gallo-romaine a livré une  grande quantité d'objets mis au jour par l'architecte allemand des monuments historiques Paul Tornow.

    Ces objets très variés (céramiques, verrerie, métaux...) n'avaient jamais été étudiés de manière circonstanciée et confrontés aux méthodes actuelles de la recherche. Plus de cent vingt ans après les premières découvertes archéologiques, une synthèse sur ce site majeur mosellan devenait nécessaire.

    Cette étude rigoureuse et correctement documentée ravira spécialistes et amateurs d'archéologie. Elle s'intègre ans une série dont le but est de mettre en lumière des collections du Musée de la Cour d'Or tombées dans l'oubli.

     

    ‡ La nécropole gallo-romaine de Morsbach (Moselle). Paul Tornow : une archéologie en Lorraine allemande sous la première annexion, Jenny Kaurin et Samantha Dub (dir.), éditions Snoeck - Musée de la Cour d'Or, 2016, 296 p., ill. (35 €).

  • Champigneulles l'Européenne

    En 1897, Antoine Trampitsch, brasseur venu de Slovénie, fait la connaissance de Victor Hinzelin, le financier. Ensemble, ils vont monter la brasserie de Champigneulles qui caracolera en tête des brasseries françaises pendant tout le XXe siècle.

    Après avoir absorber de nombreux établissements, Champigneulles, la Reine des Bières, s'unira à La Meuse pour fonder la SEB, premier groupe brassicole européen. Puis, sous l'égide de Danone, elle s'associera à Kronenbourg. En 1996, le groupe sera racheté par l'anglais Scottish et Newcastle avant que celui-ci ne décide de céder le site de Champigneulles à l'allemand Frankfurter Brauhaus.

    Depuis la reprise en 2006, grâce à des investissements importants, la production dépasse les 3,6 millions d'hectolitres par an, renouant ainsi avec les plus belles heures de la brasserie.

    Les auteurs nous font revivre dans ces belles pages, illustrées avec des documents d'époque inédits, cette grande aventure lorraine, industrielle et humaine.

     

    ‡ Champigneulles l'Européenne, Jacques Mignard et Benoît Taveneaux, Musée français de la brasserie, 204 p., ill. (15 €).

  • Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine

    L'historiographie lorraine nous a habitué à appréhender l'épisode fondateur de la Bataille de Nancy essentiellement du point de vue des vainqueurs ; c'est-à-dire par le parti du duc René II.

    La présente étude entend aborder cet évènement du côté des partisans de l'ennemi, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

    Cette approche novatrice met en exergue la volonté de toute une frange de la noblesse et du haut clergé lorrains de voir triompher le parti bourguignon.

    Une belle synthèse et une analyse originale qui fera date.

     

    ‡ Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine, Fabien Niezgoda, éditions Le Polémarque, 2017, 216 p. (12 €).

  • Eglise Notre-Dame de Bonsecours à Nancy : service funèbre de Stanislas Leszczynski le 26 février 2017

  • Abonnez-vous ou réabonnez-vous à La Nouvelle revue lorraine !

    Amis de Lorraine et d'ailleurs, n'oubliez pas de vous abonner ou de vous réabonner à La Nouvelle revue lorraine, la seule revue écrite par des Lorrains pour des Lorrains et qui vous parle de l'identité lorraine !

     

    ‡ Abonnement : 38 €, 6 numéros. Coordonnées postales et règlement par chèque à l'ordre de "La Nouvelle revue lorraine - SEP Helenus" à adresser à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE

  • L'Echo des 3 Provinces de février-mars 2017 est paru...

    On y lira avec intérêt nombre d'anecdotes sur l'histoire et la vie de ce territoire des confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté.

     

    ‡ Abonnement annuel à L'Echo des Trois Provinces : 24 €. Coordonnées postales et règlement par chèque à l'ordre de ADP3P à adresser à : Luce Mouthon, 88 rue Saint-Martin, 88260 Dommartin-les-Vallois

  • La Nouvelle revue lorraine n° 42 : Robert Humblot, peintre libre et généreux

    42ème numéro de La Nouvelle revue lorraine ! Il vous attend chez votre libraire...

    Au sommaire :

    - Faïences et régionalisme
    - Robert Humblot, peintre libre et généreux
    - Jeanne d'Arc officiellement honorée en Albanie
    - Le château de Turquestein
    - Archives d'un collectionneur
    - Les automobiles "Lorraine"
    - Anecdotes historiques lorraines
    - A propos de cloches
    - Paul Daum, pionnier de l'aviation militaire
    - Une famille de l'Est dans la guerre de 14-18
    - Les fortifications allemandes du château de Prény
    - La consigne
    - La Jeunesse agricole catholique
    - Le chandelier de cuivre
    - Patrimoine de Lanfroicourt
    - La statue équestre de René II au Musée lorrain
    - La Tour de la Sagesse

     

    La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement (38 €, 6 numéros) ou vente au numéro (10 €). Contact : jmcuny@hotmail.fr

  • Devinettes par les images d'Epinal

    Les devinettes sont le symbole de l’Imagerie d’Épinal.

    Diffusées à des milliers d’exemplaires au XIXe siècle, elles sont devenues des supports publicitaires au siècle suivant. S’adressant à l’origine aux familles, elles reprennent les thèmes phare de l’éducation populaire : contes et légendes, histoire et mythologie, animaux, nature... Et elles posent des questions très simples dont la réponse se cache dans le dessin.

    Ornementales, magnifiquement dessinées et agréablement colorées, ces images d'un autre temps permettent d’aiguiser son sens de l’observation tout en se musclant l’esprit. Et la publicité contemporaine s’en inspire toujours.

    Un patrimoine culturel populaire qu'il faut se réaproprier absolument !

     

    ‡ Devinettes par les images d'Epinal, Imagerie d'Epinal - Editions du Chêne, 2017, 207 p., ill. (19,90 €).

  • Une basilique funéraire découverte au Saint-Mont

    Le travail de fouilles engagé en 2014 sur la partie sommitale du Saint-Mont voit confirmer les hypothèses des chercheurs qui viennent de faire une découverte monumentale : une basilique funéraire dotée de 90 sépultures.

    Le mode de vie des religieuses bénédictines du VIIe au XVIIIe siècle se dévoile peu à peu dans le sol du Saint-Mont, au-dessus de Remiremont. La campagne de fouilles qui s’est achevée à l’automne dernier a permis aux équipes d’archéologues et d’anthropologues, sous la houlette de Charles Kraemer et Thomas Chenal, de mettre au jour une basilique funéraire dotée de 90 cercueils. Le dégagement du bâtiment s’est achevé il y a quelques semaines, corroborant les hypothèses des chercheurs. « D’après les sources écrites dont nous disposions, nous avions connaissance de deux basiliques, l’abbatiale Saint-Pierre où les offices étaient célébrés et la basilique funéraire Notre-Dame où les religieuses étaient inhumées. La basilique funéraire que nous venons de découvrir pourrait être cette dernière », annonce Charles Kraemer.

    Dans cette basilique qui forme un enclos d’environ 25 mètres sur 8 mètres de large, les équipes de l’Université de Lorraine ont laissé apparaître des formae, sépultures collectives où chaque emplacement est prédéfini. « On en compte 90. Grâce à ces récentes découvertes, on apprend sur les modes de vie de cette communauté de femmes qui devait compter au moins 84 religieuses. Là-haut, on pratique alors la louange perpétuelle ; des prières sont récitées en permanence. À cette fin, sept groupes de douze religieuses se passent le relais quotidiennement. On savait que le Saint-Mont était le berceau de Remiremont mais on n’imaginait pas ce que nous allions y trouver », poursuit l’archéologue.

    Depuis les années 60, le Saint-Mont livre lentement des pans de son histoire. À l’époque, l’emplacement de l’abbatiale Saint-Pierre avait été trouvé non loin d’autres chapelles. Peu à peu, les hypothèses des chercheurs se vérifient et attestent désormais de la présence de deux communautés au Saint-Mont. Les abbesses étaient certainement accompagnées d’une communauté de prêtres habilités à célébrer des offices. Reste à définir comment ces deux communautés vivaient au sommet du Saint-Mont, sur un espace limité de deux hectares. Ces pistes de travail devraient faire l’objet d’une nouvelle campagne de fouilles dès l’automne 2017.

    [d'après VM]

  • Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la Vierge

    La procession et la messe de la Présentation de Notre-Seigneur au Temple et de la Purification de la Vierge ont été solennellement célébrées en l'église Marie-Immaculée à Nancy ce 2 février... qui est aussi traditionnellement le jour de la Chandeleur !

    Jésus sauveur, lumière des hommes pour tous les temps !

  • Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine

    Voilà une approche originale de la célèbre bataille de Nancy du 5 janvier 1477.

    Des guerres de Bourgogne, conclues par la mort de Charles le Téméraire sous les murs de Nancy en janvier 1477, la mémoire historique des Lorrains a surtout retenu l'appétit féroce d'un prince conquérant, se heurtant à la résistance d'une "petite nation" héroïquement soudée autour du jeune duc René II.

    Pourtant, au-delà de cette image tenace qui contribua à nourrir un indéniable patriotisme lorrain à partir de la Renaissance jusqu'à l'avènement de Stanislas, cette brillante étude montre que le Grand Duc d'Occident sut s'appuyer sur de solides relais en Lorraine. Les nobles ou les prélats qui soutinrent les intérêts et les ambitions du duc de Bourgogne ne furent-ils rien d'autre que des traîtres ? En cette fin du Moyen Âge, alors que se construisaient lentement les Etats modernes, la "féodalité mourante" n'était-elle pas plutôt marquée par l'enchevêtrement des fidélités contradictoires ? Et n'y avait-il pas la perspective de voir renaître la grande Lotharingie des IXe-Xe siècles ?

    Bref, un ouvrage qui revisite le contexte politique de la présence bourguignonne en Lorraine et celui de la bataille de Nancy pour le plus grand plaisir de l'amateur d'histoire.

     

    ‡ Les partisans de Charles le Téméraire en Lorraine, Fabien Niezgoda, éditions Le Polémarque, 2017, 219 p. (12 €).

  • Carnet de route du 27e régiment d'infanterie : la bataille des Flandres en mai 1940

    Le Lorrain Gaston Collin, incorporé au 27e régiment d'infanterie stationné à Lyon, s'illustra brillement durant la bataille de France en mai-juin 1940.

    Le lieutenant Collin nous livre dans cet opuscule son Carnet de route personnel du régiment entre mai et décembre 1940. Il nous décrit tout particulièrement l'épisode de la bataille des Flandres de mai 1940 durant laquelle le régiment combattit dans les faubourgs de Lille. Son carnet de route s'achève mi-décembre 1940 : après avoir été fait prisonnier, le lieutenant Collin est transféré dans un Oflag en Allemagne.

    Cité à l'ordre de la brigade pour sa remarquable conduite durant les journées des 16, 24 et 28 mai 1940, Gaston Collin trouvera la mort sous une balle allemande le 26 août 1944 lors de la libération de Lyon.

    Sa famille lui rend un bel hommage en publiant ses souvenirs de la bataille de France. C'est également un hommage rendu à ces soldats de 1940 qui combattirent avec courage malgré le défaitisme d'une partie de la hiérarchie militaire et la couardise de la classe politique de la IIIème République.

     

    ‡ Carnet de route. 27ème régiment d'infanterie - Bataille des Flandres mai 1940, Gaston Collin (lieutenant), éditions Lacour, 2016, 66 p. (15 €).

  • Présentation de Notre Seigneur et Purification de la Très Sainte Vierge Marie

    Procession de la Chandeleur, Chapellenie Bhx Charles de Lorraine, église Saint-Pierre, Nancy [cl. archives ©H&PB].

    Fête de la Purification de Notre Seigneur et

    Purification de la Très Sainte Vierge Marie

    Jeudi 2 février 2017

    Eglise Marie-Immaculée à Nancy

    (33 avenue Général Leclerc)

    Procession et messe à 18h30

    Messe selon le rite extraordinaire de l'Eglise

  • L'évêque de Saint-Dié et la politique

  • Nancy : une pétition pour la restauration de la statue du général Drouot

    Antoine Drouot, né en 1774 à Nancy, fils de boulanger, deviendra l'un des hommes les plus illustres de notre pays. Réussissant brillamment ses études militaires dans l'artillerie, il adhère à la Révolution Française et participe aux guerres révolutionnaires. En 1799, Bonaparte arrive au pouvoir. Dès lors, le destin d'Antoine Drouot sera à tout jamais lié à celui du nouveau maître de la France. Brillant militaire aux capacités intellectuelles indéniables, Drouot deviendra général et comte d'Empire et sera sans doute l'un des plus proches et des plus fidèles de l'empereur Napoléon Ier. Toute sa vie il se dévoua aux autres et surtout à son pays sans défaillance, allant jusqu'à verser sa solde aux invalides de guerres.

    Il meurt, aveugle, en 1847 dans sa modeste maison de Nancy. Inhumé dans cette même ville au cimetière de Préville, une statue à son effigie sera érigée Cours Léopold à proximité de la Faculté de Droit.

    Cependant, aujourd'hui, cette statue souffre d'un manque d'entretien et d'un irrespect qui ont fini par la dégrader. Socle abîmé, panneau explicatif détruit, statue dans un état de propreté médiocre et, pour couronner le tout, les marches du piédestal ont été transformées en véritables bancs publics occupées sans cesse par des d'individus qui contribuent à la dégradation du monument.

    C'est pourquoi, un étudiant à la faculté d'Histoire de Nancy, en grand passionné de l'épopée napoléonienne et en défenseur du patrimoine culturel et historique, propose, en collaboration avec l'Association des Vosges Napoléoniennes, de restaurer et de protéger cette statue en demandant à la Mairie de Nancy le nettoyage de la statue et de son socle et l'installation de grilles de protection autour du monument.

    La pétition est disponible sur internet.

     

  • Nancy (54) : messe pour Louis XVI et repas avec la Lorraine royaliste le 29 janvier 2017

  • Nancy (54) : messe pour Louis XVI en l'église Marie-Immaculée le 29 janvier 2017

    Une messe pour le repos de l'âme

    du roi Louis XVI

    sera célébrée dimanche 29 janvier 2017

    à 10h30

    en l'église Marie-Immaculée de Nancy

    (33 avenue Général Leclerc)

     

    Messe selon le rite extraordinaire de l'Eglise

  • Nancy (54) : messe à la mémoire de Louis XVI le 21 janvier 2017

    Une messe sera célébrée à la mémoire

    de Sa Majesté le roi Louis XVI

    le 21 janvier 2017 à 18h30

    en la chapelle du Sacré-Coeur à Nancy

    65 rue Maréchal Oudinot

    Messe selon le rite extraordinaire de l'Eglise.

  • Aviation et aérostation dans les Vosges : les archives à la recherche de documents...

  • Bleurville (88) : Saint Maur, le saint patron oublié

    Chaque 15 janvier, la paroisse de Bleurville fête traditionnellement son second patron : saint Maur. Qui semble bien oublié aujourd’hui… Le président de l’association de sauvegarde de l’ancienne abbaye bénédictine du village, nous en rappelle l’histoire.

    > Rappelez-nous la genèse du culte de saint Maur à Bleurville ?

    Depuis la dédicace de l’abbatiale du monastère bénédictin du village à saint Maur en 1050, ce bénédictin disciple de saint Benoît fut considéré comme le patron principal de la paroisse avant d'être supplanté par saint Pierre, patron de l'église paroissiale à partir du XVe siècle. Saint Maur sera fêté en même temps que les deux martyrs comtois du VIIIe siècle protecteurs du monastère bénédictin, Bathaire et Attalein, chaque 15 janvier jusque dans les années 1990. Le pape Léon IX, en consacrant l'abbatiale, a voulu donné aux bénédictines de Bleurville un saint de l'ordre à vénérer. Il devait être un exemple de spiritualité pour la communauté naissante.

    > Quel fut son développement jusqu’à nos jours ?

    Le culte de saint Maur resta vivace jusqu’à la fin du XXe siècle. Entre la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle, les archives nous apprennent que chaque 15 janvier, la messe rassemblait une foule considérable venue des paroisses voisines : les fidèles attribuaient au saint un véritable pouvoir de guérison. Au moment de la fermeture du monastère en 1790, de nombreuses béquilles étaient encore accrochées dans le chœur de l’église, témoignant ainsi de la grande vénération dont bénéficiait notre saint guérisseur en cette fin du XVIIIe siècle. La fête de saint Maur connut encore de grands moments au XIXe siècle avec la création de nouveaux reliquaires, et dans les années 1920-1930 à l’époque de l'abbé Paul Idoux qui redonna tout son lustre à cette fête religieuse en organisant des messes solennelles présidées par l'évêque de Saint-Dié. Lors de la messe dominicale, le prêtre proposait à la vénération des fidèles les reliques des martyrs Bathaire et Attalein – Bleurville n’a jamais possédé de reliques de saint Maur.

    La fête religieuse avait ses prolongements profanes : le repas qui rassemblait la famille au cœur de l’hiver, et, jusqu'à la fin des années 1970, un bal réunissait à la salle des fêtes – puis sous bal monté par la famille Rollin – la jeunesse du village. Et puis, progressivement, les traces de la fête ont disparu : le bal tout d'abord, puis le repas familial et enfin la messe dominicale…

    > Alors, saint Maur aujourd’hui à Bleurville ?

    Si les aspects religieux et profanes ont disparu, il n'empêche que le souvenir de saint Maur demeure vivace dans le village en raison de la présence de l'ancienne abbatiale bénédictine qui lui est consacrée ainsi que la présence de sa statue à l'église paroissiale. Saint Maur demeure officiellement le second patron de la paroisse ; c'est le fruit de l'histoire du village et de la foi des générations qui nous ont précédés. Quoi qu’il en soit, l'association des Amis de Saint-Maur entend entretenir le souvenir de saint Maur en poursuivant l’animation de l'ancienne abbaye. Et peut-être peut-on espérer connaître un jour à nouveau une messe à l’occasion de la Saint Maur… Pour que saint Maur ne soit pas définitivement mort. ♦

  • Commémoration du 540ème anniversaire de la Bataille de Nancy

  • Béatrix de Cusance et Charles IV de Lorraine : les amants maudits

    Roman d’amour et de passion ? Polar ? Livre d’aventure ? Récit historique ? Lorsqu’on se penche sur la vie de Béatrix de Cusance, on plonge dans tous ces univers.

    Cette Comtoise, née au château de Belvoir en 1614, moderne et passionnée, et considérée comme la plus belle femme de son temps, fascina tous les hommes mais elle n’en vit qu’un, le célèbre et fantasque Charles IV de Lorraine. Bien que déjà marié, le duc l’épousa et devint bigame. Ils furent dès lors excommuniés  par l'Eglise et séparés... avant de se retrouver, de courir l’Europe et de se déchirer.

    Une histoire vraie, rocambolesque et passionnante que nous relate Annette Vial dans ce nouveau livre enrichi d’un guide qui permet au lecteur de retrouver Béatrix et son amant dans tous les lieux où planent encore leurs ombres.

    Béatrix de Cusance a toujours exercé sur l'auteur une véritable fascination. Au XVIIe siècle, elle est une femme moderne et passionnée, vivant bien au-delà des critères de son temps et des règles de sa société. Après avoir passé des mois en sa compagnie, fouillé les archives, dépouillé les chroniques de son temps, lu ses lettres intimes et celles du duc Charles IV de Lorraine, étudié tous les ouvrages la concernant, erré sur ses traces comtoises, en particulier à Belvoir, Annette Vial s'interroge encore. Etait-elle passionnément amoureuse ou follement ambitieuse ?

    Avec cet ouvrage, l'auteur souhaite partager sa connaissance de ce couple peu ordinaire pour ne plus être seule à s’interroger sur cette femme exceptionnelle.

     

    ‡ Béatrix de Cusance et Charles IV de Lorraine. Les amants maudits, Annette Vial, éditions Cabédita, 2016, 140 p., ill. (28 €).

  • Le Pays Lorrain d'hier est paru

    Au sommaire du n° 4/2016 de la revue de la Société d'histoire de la Lorraine et du Musée lorrain :
    - Alain-Julien Surdel, Les représentations lorraines du Dict des Trois Morts et des Trois Vifs
    - Annette Laumon, Un aperçu de la table à la cour de Lunéville au fil des lettres de Françoise de Graffigny
    - Jeanne-Marie Demarolle, A propos de quelques "autographes" d'Antoine-Augustin Parmentier (1737-1813) conservés à la Bibliothèque de Nancy
    - Richard Dagorne, Un médaillon sculpté de l'abbaye de Haute-Seille, vestige de la plus ancienne croix monumentale de Lorraine ?
    - Philippe Jéhin, Les incendies de forêt dans le département des Vosges sous le Second Empire
    - Jean-Louis Etienne, Les installations militaires de l'Otan et les relations franco-américaines en Meurthe-et-Moselle durant la Guerre froide
    - Gille Fabre, Jacqueline Brumaire : une voix, un personnage
    - Gilles Banderier, Dom Calmet, la liturgie et l'iconographie romarimontaines
    - Jean-François Michel, L'Histoire abrégée des ducs de Lorraine du Père Jean-Baptiste Wilhelm

     

    Le Pays Lorrain est disponible à l'accueil du Musée lorrain à Nancy (10 € le numéro) ou par abonnement (39 €, 4 numéros) en adressant ses coordonnées postales et le règlement par chèque (à l'ordre du "Pays Lorrain") à :

    LE PAYS LORRAIN

    ALAIS DES DUCS DE LORRAINE-MUSEE LORRAIN

    64 GRANDE RUE

    54000 NANCY

  • Solennité de la fête de l'Epiphanie

    Messe de l'Epiphanie, église Marie-Immaculée de Nancy [cl. H&PB].

    O Dieu, qui avez révélé en ce jour votre Fils unique aux païens par l’apparition d’une étoile : faites dans votre miséricorde que, vous connaissant déjà par la foi, nous soyons amenés à vous contempler dans l’éclat de votre majesté.

    [collecte de la messe de l'Epiphanie]

  • Lettres à Vauchoux l'ami de Stanislas

    Le chevalier de Vauchoux, Claude François Noirot, d'origine franc-comtoise, fut sans doute l'ami le plus intime de l'ex-roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar Stanislas Leszczynski.

    Ignorée ou mésestimée par les historiens, cette amitié était pourtant connue de leur vivant ; Stanislas traitait de "grands coquins" les gens qui médisaient de leur "noble passion italienne" et de cet "amy déclaré et recognu comme telle de tout le monde"...

    L'amitié du roi et du chevalier, ami, confident, agent et même ambassadeur matrimonial, a duré une soixantaine d'années, de la première guerre de Pologne à leur décès en 1766. Stanislas, assiégé dans Dantzig, écrivait à Vauchoux : "J'espère cependant un jour dans le temps plus tranquille qu'yl n'est présentement ici que si nous n'avons pas peu vivre ensemble nous nous rejoindrons pour mourir l'un avec l'autre".

    Cet ouvrage fait sortir pour la première fois de l'ombre le chevalier de Vauchoux à l'aide de près de quatre-vingt lettres inédites que Stanislas lui a écrites. C'est l'occasion aussi de révéler une image inhabituelle et peu flatteuse de l'ex-roi de Pologne : roi pleurnichard et quémandeur bien loin du monarque idéalisé par ceux qui veulent en faire un parangon du philosophe des Lumières. Enfin, l'intense activité que Vauchoux mena dans les démarches matrimoniales du roi de Pologne déchu éclaire d'un jour nouveau les intrigues qui ont abouti au véritable "hold-up" matrimonial que constitua le mariage de Marie Leszczynska avec Louis XV.

    Un ouvrage bienvenu qui vient fort opportunément compléter le portrait de Stanislas - trop souvent laudatif - alors que la Lorraine vient de célébrer le 250ème anniversaire de sa mort... et l'annexion de la Lorraine par la France !

     

    ‡ Lettres à Vauchoux l'ami de Stanislas, Serge Husson, éditions Gérard Louis, 2016, 203 p., ill. (20 €).

  • Le château d’Haroué dans la tourmente

    Château d'Haroué, entrée sur rue [cl. archives ©H&PB].

    Le ministère de la Culture étudie la possibilité de retirer le mobilier du château d’Haroué dont il s’est rendu propriétaire en 2007, pour 3,5 M€. Une décision lourde de conséquences pour l'avenir de ce site historique lorrain.

    Sera-t-il toujours possible de visiter le château d’Haroué, situé dans le Saintois au sud de Nancy, et si oui avec quel mobilier exposé ? Si la princesse Minnie de Beauvau-Craon, propriétaire des lieux, ne peut ou ne veut répondre actuellement, ces questions sont parfaitement légitimes au regard des réflexions lancées et des décisions prises récemment par le ministère de la Culture. Après l’imbroglio de la vente aux enchères de juin 2015 où, sans avertir ni les services de l’Etat, ni les collectivités (la Région Lorraine à l’époque et le département de Meurthe-et-Moselle), ni même les musées, la princesse a souhaité vendre une partie du mobilier lui appartenant, le ministère a décidé de classer début juin 2016, au titre des monuments historiques, tout un ensemble d’objets appartenant à Minnie de Beauvau-Craon et provenant, entre autres, de la chambre de Madame de Cayla.

    Le ministère confirme aussi étudier la possibilité d’en retirer le mobilier, dont il s’est rendu propriétaire en 2007, pour la coquette somme de 3 à 3,5 millions d’euros. A titre exceptionnel, il avait cependant consenti à le laisser en dépôt au château d’Haroué.

    Parmi les pistes de réflexion qu’explore le ministère, il se pourrait que ce mobilier d’Etat puisse être transféré et exposé au château de Saint-Ouen, d’où ce patrimoine est originaire. La commune de Seine-Saint-Denis reconnaît s’être intéressée au devenir de ces pièces au moment de la vente aux enchères de 2015. Là aussi, le motif est tout aussi légitime. Son château, qui fut celui de la favorite de Louis XVIII, Zoé Talon, comtesse du Cayla, laquelle le légua à sa mort (1852) à sa fille, la princesse de Beauvau-Craon, pourrait accueillir ces biens nationaux. « Si nous n’avons pas les moyens d’acheter ce mobilier, nous pourrions l’exposer. Rien n’est décidé pour le moment, il ne s’agit que de discussions entre nos services et ceux du ministère », insiste l’adjointe à la culture de Saint-Ouen.

    Depuis des décennies, le ministère de la Culture et la princesse Minnie de Beauvau-Craon entretiennent des relations tumultueuses. Garants des biens et des fonds publics, les services de l’Etat s’inquiètent des conditions de conservation du mobilier. L’achat d’une partie, en 2007, conjugué aux aides des collectivités, devait permettre de couvrir la quasi-totalité des importants travaux de réhabilitation du château, dont la réfection de sa toiture. Le Conseil régional de Lorraine, dans un communiqué datant de juin 2015, rappelait qu’il avait versé, entre 1998 et 2008, 524 000 € d’aides pour des « travaux de restauration du château, la rénovation des intérieurs et de certains mobiliers ».

    Depuis cette date, les vannes ont été coupées puisque « le Service régional de l’inventaire n’a jamais pu exercer sa mission, en dépit de la convention signée par Madame la princesse ».

    Affaire à suivre.

    [d'après Vosges Matin]

  • Le 540e anniversaire de la Bataille de Nancy joyeusement fêté

    Tout a commencé voici 40 ans, en 1977, lorsqu'un groupe d'étudiants est venu voir Jean-Marie Cuny, lotharingiste émérite alors libraire en ville vieille de Nancy, afin de relancer la fête nationale des Lorrains à l'occasion du 500ème anniversaire de la Bataille de Nancy de 1477. Quarante ans plus tard, l'animateur de La Nouvelle revue lorraine rassemble toujours chaque 5 janvier les Lorrains fidèles à la Maison des ducs de Lorraine au pied de la Croix-de-Bourgogne afin de célébrer dans une sympathique ambiance la fête nationale des Lorrains. Et cette année est celle du 540ème anniversaire de cette célèbre bataille qui vit, en cette veille de l'Epiphanie, la victoire remportée par le duc de Lorraine René II sur les armées du grand duc d'Occident, Charles le Téméraire, qui voulait s'emparer de la Lorraine afin de réunir ses états bourguignons et flamands et reconstituer ainsi la Lotharingie, de la Mer du Nord à la Méditerranée. Une victoire qui changea la carte de l'Europe pour longtemps !

    Devant une centaine de Lorrains toutes générations confondues fidèles à leur histoire, Jean-Marie Cuny rappela dans sa harangue que la fête des Lorrains était célébrée avec fastes jusqu'à l'avénement de Stanislas en 1737 avec une messe solennelle chantée en l'église Notre-Dame de Bonsecours à la mémoire des victimes de la bataille de Nancy de 1477. Elle était précédée d'une procession où prenait place toutes les autorités civiles, religieuses et militaires de la cité ducale. Il a vivement encouragé les jeunes présents à entretenir ce souvenir et à militer afin que ce 5 janvier soit à nouveau le jour de la fête des Lorrains, élément de l'identité lorraine au même titre que la fête de saint Nicolas !

    Cette manifestation s'est clôturée par un feu d'artifice et la joyeuse troupe a partagé vin chaud et pain d'épices offerts par l'association Mémoire des Lorrains.

  • Essey-lès-Nancy (54) : l’autel de l’église Saint-Georges sera restauré

    La restauration spectaculaire de l’église Saint-Georges d’Essey-lès-Nancy ne pouvait laisser de côté le maître-autel du XVIIIe, même s’il n’est pas classé.

    Son appartenance au siècle des Lumières ne fait guère de doute. Jusqu’aux matériaux employés, menuiserie et marbre plaqué sur un substrat en maçonnerie de briques. Mais l’autel de l’église Saint-Georges est surtout en mauvais état. Pouvait-on le laisser se délabrer encore, alors que les derniers plâtres de la restauration du clocher secouent encore leur poussière ?

    Récemment, les membres de l’association Atelier Mémoire d’Essey (AME) sont venus lancer la souscription de la Fondation du Patrimoine, en présence de son délégué Michel Vicq. « A titre exceptionnel », explique ce dernier, « la Fondation accompagne ce lancement en gratifiant ce fonds de 2 500 € sur sa trésorerie ». Car la réfection en 2017 auprès de spécialistes de la taille de pierre et de la restauration de monuments historiques devrait avoisiner les 15 000 €, une fois la souscription suffisamment remplie. « Elle donne lieu à des réductions d’impôts », explique le délégué. On peut aussi souscrire auprès de la trésorière de l’AME, Colette Begin, 30 rue du Chanoine-Laurent à Essey.

    Cela dit, le maître-autel de style rocaille n’est pas classé monument historique. « Mais c’est ce qui permet à la Fondation du Patrimoine d’intervenir… » Jean-Claude Laroche, le président d’AME, n’a, en effet, pas pu avoir assez de renseignements au sujet de l’autel. « Je n’ai pas trouvé de documents le concernant lorsque j'ai écrit un livre sur l’église », explique-t-il. « Mais ne pas le restaurer alors qu’on arrive au terme de 400 000 € de travaux, cela aurait été dommage. »

    L’autel est en piteux état parce qu’il a été vandalisé, et il se murmure qu’un curé du siècle dernier aurait procédé à la vente du tabernacle associé à cet autel. A la fin des années 1960, le fait que le funeste concile Vatican II - et l'interprétation qu'en a fait l'épiscopat français - ait encouragé les prêtres à célébrer la Sainte Messe face aux fidèles n’a rien fait pour conserver ce qu’il reste de l’autel en bon état…

    [d'après ER]

  • Les habitants de Saint-Nicolas-de-Port de 1530 à 1636

    Solange Louis, généalogiste amateur et passionnée par l'histoire de sa Lorraine natale, poursuit la publication de ses recherches dans les archives départementales de Meurthe-et-Moselle sur Saint-Nicolas-de-Port.

    Dans ce nouvel ouvrage, elle recense, sur plus d'un siècle, la population de Saint-Nicolas-de-Port, cité commerçante prospère avant que ne s'abatte sur la cité la soldatesque et la peste durant la guerre de Trente Ans.

    Elle introduit fort opportunément son inventaire démographique par un rapide historique de la ville avant le saccage de novembre 1635. Entre 1535 et 1636, notre généalogiste nous invite à suivre la population de Port dans ses différentes activités du quotidien ; des centaines de patronymes sont ainsi "ressuscités" pour le plus grand bonheur des amateurs de généalogie et d'histoire locale. Les archives notariales des XVIe et XVIIe siècles ont été exploitées à travers une masse de ventes, de donations, de locations ou d'échanges de biens qui donnent corps et vie à ces hommes et ces femmes qui ont construit et animé la cité nicolaïenne lorraine des bords de Meurthe.

    L'auteur nous annonce d'ores et déjà la parution de deux autres ouvrages à la suite de ce premier tome : l'un consacré aux nombreux Savoyards venus s'installer en Lorraine entre 1500 et 1720, puis un autre opus sur les artistes qui ont œuvré à Saint-Nicolas-de-Port durant la même période.

    Un remarquable travaille de "bénédictine" pour une meilleure connaissance du monde la roture et de la petite bourgeoisie de Saint-Nicolas-de-Port et de sa région.

     

    ‡ Les habitants de Saint-Nicolas-de-Port de 1530 à 1636, Solange Louis, CopyMédia, 2016, 234 p., ill. (25 €). Disponible chez l'auteur, 9 rue Duc Raoul, 54000 Nancy.