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lorraine - Page 2

  • "Nationalisme monarchique et nationalisme républicain" : conférence à Nancy le 21 avril

  • Void-Vacon (55) : 40ème anniversaire de la création de la meute scoute IIIe Nancy

    Les Europa Scouts lorrains fêtaient ce dimanche 8 avril le 40ème anniversaire de la création de la meute de la IIIe Nancy au château meusien de Void-Vacon aimablement mis à disposition par la famille Tonnerieux.

    Pièce de théâtre sur l'origine de la jungle par les louveteaux, repas scout, chants, joyeuse ambiance, cérémonies scoutes et messe de clôture ont ponctué cette belle journée d'amitié et de fraternité scoute.

     

    >> Plus de photos sur la page Facebook "Lotharingisme" : https://www.facebook.com/lotharingisme/

     

  • Photographier notre patrimoine bâti et paysager pour en conserver la mémoire

  • Animations en Saône lorraine

  • 40 ans de la meute IIIe Nancy Europa Scouts à Void-Vacon (55)

  • L'Echo des 3 Provinces n° 193 est paru !

    Au sommaire de la dernière livraison du magazine des habitants du Pays des Trois Provinces (Lorraine, Champagne et Franche-Comté) :

    - Promenade littéraire en Arlandie

    - Bains-les-Bains : ce que la ville doit à Pierre-Louis Girard

    - Les Thons : la dernière traite au pré pour Guy Larché

    - Daillecourt : mon cœur est ici

    - De la couverture piquée à la Grande Guerre

    - Petites histoires de nos amis les bêtes

    - Histoire de la cuisine

    - Lamarche : les Cahiers de Melle Marchal (1918)

    - Le projet "Brimbelles" au pays des 3 Provinces

    - Bilan et programme de l'été à l'ADP3P

    - Vent de renouveau sur le 12ème Natur'Images

    - Etudes sur les maisons anciennes de la région des 3 Provinces

    - Coiffy-le-Haut : la Saint Vincent fêtée dignement

    - Animations au Pays des 3 Provinces

     

    ‡ Renseignements et abonnement sur le site ADP3P : www.adp3p.com

  • Les Journées européennes des métiers d'art à Domremy (88)

  • Traditions pascales dans le Bassigny lorrain

  • Jeudi Saint : la tradition des crécelles en Lorraine

    Une tradition qui tend à disparaître : les crécelles de la Semaine sainte.

    Il est de tradition que les cloches se taisent après le Gloria de la messe du Jeudi Saint. Afin de pallier ce silence, les enfants de chœur des paroisses couraient les rues des villages lorrains, crécelles en main, afin d'annoncer angélus et offices jusqu'à la vigile pascale.

    A l'issue, généralement le lundi de Pâques, les enfants faisaient la "roulée" en sollicitant les paroissiens afin qu'ils offrent une récompense pour le travail accompli (œufs, argent ou chocolats). Jusque dans les années 1980, à Bleurville, l'argent récolté servait au curé de la paroisse afin d'offrir un voyage aux servants de messe.

  • Pont-à-Mousson (54) : expo' "Naissance de la ville et patrimoine statuaire" du 21 au 27 avril

  • Rugney (88) : à la découverte de la chapelle templière de Xugney

  • Centenaire de la création de la Tchécoslovaquie commémoré à Darney (Vosges)

    Le 30 juin 2018, Darney commémorera le centenaire de la fondation de l'Etat Tchécoslovaque.

    C'est en effet à Darney que le président Poincaré et des représentants tchèques et slovaques en exil en France ont décidé la création de ce nouvel Etat le 30 juin 1918, sur les décombres de l'empire austro-hongrois.

    En tant que Lorrains, nous ne pouvons pas nous réjouir de cet abandon de l'empire d'Autriche-Hongrie : nos ducs entretinrent des relations étroites avec les empereurs au cours des siècles et le dernier duc François III fut même à l'origine de la dynastie des Habsbourg-Lorraine par son mariage avec Marie-Thérèse de Habsbourg en 1736...

    D'ailleurs, depuis, -ironie de l'Histoire - la Tchécoslovaquie a volé en éclats puisque chaque nation a repris son indépendance avec la création de la République tchèque et la Slovaquie.

  • Les rendez-vous 2018 de Pèlerins de Lorraine

    L'association Pèlerins de Lorraine donne rendez-vous à tous les Lorrains ce printemps :

    - 40e pèlerinage Domremy-Vaucouleurs les 12-13 mai 2018 : rendez-vous le 12 mai en fin d'après-midi à la chapelle de Beauregard pour le bivouac et la veillée avec la troupe Europa Scouts de Nancy, et le 13 mai à 8h30 départ du pélé' devant l'église de Domremy. Messe à 12h00 célébrée par l'abbé Pierre Dumain en l'église de Champougny, puis casse-croûte. Départ à 14h00 pour Vaucouleurs.

    - Pèlerinage Notre-Dame de Paris - Notre-Dame de Chartres avec le chapitre de Lorraine les 19-20 et 21 mai.

    - Pèlerinage de la Saint Nicolas d'été Le Tremblois - Saint-Nicolas-de-Port le 21 mai (rendez-vous au Tremblois à 9h00).

     

    ‡ Renseignements auprès de Jean-Marie Cuny, Le Tremblois, 54280 Laneuvelotte : jmcuny@Hotmail.fr

  • Lettre à une trop jeune morte

    Foulques, le puissant comte d’Anjou, l’un des hommes les plus cruels du royaume de France, rentre de son troisième pèlerinage à Jérusalem. À Metz, sentant sa fin venir, il dicte à un jeune scribe ses mémoires en forme de lettre à sa première épouse, morte toute jeune dans l’incendie de leur château. Il y confie ses crimes lors des guerres incessantes qu’il a menées contre la Touraine, Saumur et Blois et le pardon qu’il a cru obtenir en édifiant moult châteaux, églises et abbayes et en prenant le chemin de la Terre sainte en simple pénitent. Mais ce qu’il cherche à expier plus que toutes les horreurs commises, c’est sa conduite envers Elisabeth de Vendôme, la seule femme qu’il ait aimée et qu’il a sacrifiée à une soif de vengeance irrépressible.

    Dans cet étonnant portrait d’un grand féodal déchiré entre ses pulsions guerrières, sa foi en Dieu et la passion amoureuse, le Lorrain Roger Bichelberger évoque autant les affres du guerrier médiéval que les paradoxes d’un homme entre obscurité et lumière que seul l’amour peut racheter.

     

    ‡ Lettre à une trop jeune morte, Roger Bichelberger, éditions Albin Michel, 2018, 144 p., 14 €.

  • Une nouvelle biographie de Marie Marvingt à paraître en 2018

    Rosalie Maggio est écrivain américain, auteur de plus de vingt ouvrages. En 1991 elle a co-écrit une biographie de Marie Marvingt avec le Lorrain Marcel Cordier. Une seconde biographie complétée sera diffusée en 2018.

    > Marie Marvingt est la française la plus décorée en France. Quel fut son parcours durant la Grande Guerre ?
    Pour comprendre ce parcours, il faut d’abord évoquer la personnalité de Marie Marvignt. Licenciée ès lettres, parlant 7 langues, elle suivit des cours de médecine et se passionna pour l’art. Mais c’est surtout sa carrière « sportive » qui est exceptionnelle. Elle a cumulé les exploits dans la première décennie du 20e siècle. Elle est la première femme à gravir les sommets des Alpes françaises et suisses entre 1903 et 1910, elle réalise la première traversée de Paris à la nage (12,5km), elle est la première femme au monde à obtenir les quatre brevets de pilote (avion, hydravion, ballon, hélicoptère) en 1901. Elle boucle le Tour de France en 1908. Elle fut la détentrice de 17 records mondiaux. Son nom est connu du monde entier lorsque la guerre éclate. A défaut de pouvoir être recrutée comme pilote, elle s’engage comme « correspondante de guerre » et comme infirmière. Face au refus de l’armée de l’incorporer, elle se déguise afin de se battre dans les tranchées avec le 42e bataillon. Elle réussit même à s’imposer comme pilote et à participer au bombardement de bases ennemies.
    Si ces faits sont encore contestés par certains historiens, j’apporte la preuve de leur véracité. A la fin de sa vie, elle était titulaire de 34 distinctions dont la Croix de guerre, la médaille de la Reconnaissance française, les palmes académiques…

    > Comment expliquez-vous l’oubli dans lequel est tombée cette héroïne ?
    La première raison est sa longévité. Elle décède à 88 ans, en 1963, à une époque où la Grande Guerre est occultée au profit de la Seconde Guerre mondiale et où l’opinion publique est totalement tournée vers l’avenir ("les Trente Glorieuses") et non vers le passé. La deuxième raison est liée à la dispersion des centres d’intérêt qui ont été les siens. Elle s’est illustrée dans un trop grand nombre de domaines pour qu’une mémoire ciblée ait pu être sauvegardée. La troisième raison est son sexe. Elle était une femme au moment où les femmes ne comptaient guère dans l’espace public. Rappelons-nous que les femmes n’obtiennent le droit de vote qu’en 1944 et qu’elles voteront pour la première fois en 1945. La quatrième raison est à rechercher dans sa vie personnelle. Elle termina sa vie totalement isolée, sans familles, sans amis. Personne ne porta sa mémoire.

    > Comment avez-vous découvert Marie Marvignt et pourquoi avez-vous décidé de lui consacrer une biographie ?
    D’abord, je suis américaine et paradoxalement, Marie Marvignt est moins oubliée de l’autre côté de l’Atlantique qu’en France. Au moment de son décès, le Chicago Tribune présenta la défunte comme « la femme la plus extraordinaire depuis Jeanne d’Arc ». En France, en revanche, le doute et l’oubli s’installèrent très tôt. C’est cet oubli qui m’a passionné. Je suis l’auteure de plus de 20 livres, j’ai donc décidé de co-écrire avec Marcel Cordier une biographie qui a été diffusée en 1991 et que je complète dans une seconde version qui paraîtra cette année 2018. La France du centenaire de la Grande Guerre a ardemment besoin de redécouvrir celle que l’on appelait « la Fiancée du danger ».

    [sources : La Lettre du Souvenir français n° 26]

  • Dimanche de la Passion : statues et croix voilées dans les églises

    Pendant la semaine sainte, un rite unique dans l’année liturgique a lieu en deux étapes, lors du vendredi saint, puis lors de la vigile pascale : le dévoilement. Le vendredi saint on dévoile solennellement la croix tandis que lors de la vigile pascale, pendant le chant du gloria, qui marque rituellement le passage du temps de pénitence au temps pascal, on dévoile le reste des images et des statues.

    Cela sous-entend une chose : que les croix soient bien voilées, ainsi que les images et les statues, sinon, on perd de façon notable la signification d’un rite porteur de symboles. Si la croix n’est voilée que quelques minutes avant le début de la fonction liturgique du vendredi saint où elle doit être dévoilée, tout cela n’a pas grand sens.

    C'est donc pourquoi, lors du dimanche de la Passion, dernier dimanche du Carême, l'Eglise demande que croix, images et statues soient recouvertes d'un voile violet, couleur de la pénitence.

  • Des balais de sorcières dans nos maisons lorraines

  • Affiche et cartes postales pour le 40e pèlerinage Domremy-Vaucouleurs

    Pour le 40e anniversaire du pèlerinage Domremy-Vaucouleurs, l'association "Pèlerins de Lorraine-Mémoire des Lorrains" propose cartes postales et affiches : 5 € l’affiche / 10 € les 10 cartes postales (+2 euros pour envoi postal).

    Commande et règlement (à l'ordre de "Pèlerins de Lorraine") à adresser à :

    M. JEAN-MARIE CUNY
    LE TREMBLOIS
    54280 LANEUVELOTTE

  • Passé inaperçu

    Fahd devait faire des repérages en Lorraine pour un film consacré aux chibanis, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960.

    Or il s'est soudainement volatilisé. Disparu sans laisser d'adresse. Tout en préparant le tournage, la narratrice se lance à sa recherche dans cette Lorraine désindustrialisée, en se saisissant des quelques traces disponibles : des photos, des films de famille, des témoignages de proches. Ce faisant, elle réveille l'histoire de ses propres grands-parents Malgré-nous, ces Alsaciens-Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Qu’est-ce qui nous définit ? Quelle place pour ceux qui apparaissent comme des doubles perdants ? Et qui était réellement Fahd ?

    Gabrielle Schaff est née en 1982 à Nancy. Passé inaperçu est son premier roman.

     

    ‡ Passé inaperçu, Gabrielle Schaff, éditions du Seuil, 2018, 256 p., 18 €.

  • "Jeunesse aux coeurs ardents" : un film de Cheyenne-Marie Carron en avant-première à Golbey

  • L'association Saône lorraine recrute un jeune volontaire en service civique

  • Beaux villages lorrains

    L'association Beaux villages lorrains fédère une dizaine de communes rurales des quatre départements lorrains qui oeuvrent en faveur de la valorisation de leur patrimoine vernaculaire, architectural et historique. Elle ne demande qu'à accueillir de nouveaux villages...

    L'ouvrage présente chacune des localités concernées avec de belles images qui donnent envie d'y vivre. Et qui révèle l'âme du bâti qui a su être conservé et valorisé.

    Valoriser un village n'est pas chose insurmontable : il suffit d'insuffler un esprit, celui de l'amour de sa "petite patrie" et le reste suivra... Un bel exemple à suivre, car nos villages lorrains le méritent bien. Et la ruralité aussi.

     

    ‡ Beaux villages lorrains, collectif, Association Beaux villages lorrains, 2017, 101 p., ill., 15 €.

  • Une tendre et constante amitié : les lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey

    « Je vous réitère ma tendre et constante amitié », « je vous assure d’une amitié éternelle », « je vous aime de tout mon cœur, passionnément ». C’est par ces tendres aveux qu’Anne Charlotte, abbesse de Remiremont et de Mons, princesse lorraine, fille du duc Léopold, conclut ses lettres à Gabrielle de Bouzey, son ancienne demoiselle d’honneur.

    Au fil de cette correspondance rédigée de 1761 à 1773, Anne Charlotte nous invite au cœur de la société aristocratique lorraine et impériale. Elle nous associe à ses plaisirs futiles, à la chasse, aux jeux de cartes, aux jours heureux. Mais il n’est pas que du bon temps dans ce siècle de fer... La peste et la petite vérole frappent jeunes et vieux, pauvres et riches, jusque dans les familles princières. Anne Charlotte en souffre directement. Elle n’en est pas moins attentive à la misère du petit peuple, à « ces pauvres qui sont de chair et d’os comme nous ». Elle s’inquiète de ce monde ébranlé par les guerres et les révoltes, et dont elle pressent la fin : « Nous vivons dans un temps où l’on fait des choses sans exemples et je ne suis pas étonnée que l’on devienne fou. Je crois que le monde finira bientôt, car j’y vois bien des phénomènes ».

    Abbesse, Anne Charlotte s’acquitte sincèrement de ses dévotions dans son abbaye de Mons pendant les temps de l’Avent et de Pâques, mais elle avoue sortir « extrêmement fatiguée de la Semaine sainte », et nous assure qu’elle « n’est pas dévote ». Princesse, elle vit davantage à la cour de son frère, gouverneur des Pays-Bas, que dans son abbaye. Elle n’en garde pas moins assez d’indépendance pour regretter ouvertement l’expulsion des Pères de la Compagnie de Jésus.

    La lecture de ces 183 lettres inédites nous plonge dans l’univers de cette personnalité complexe, entre profondeur et futilité, entre espoir et inquiétude, entre violence et douceur de vivre, à l’image de ce XVIIIe siècle à la fois si proche et si différent du nôtre.

     

    ‡ Lettres d'Anne Charlotte de Lorraine à Gabrielle de Bouzey. Une tendre et constante amitié, Pierre Heili et Alain Petiot (prés.), FSSV, collection Mémoires et documents sur l'histoire des Vosges, 2017, 272 p., ill., 20 €.

  • Architecture du XXe siècle dans le Grand Est

    Ce beau livre illustré regroupe une sélection de bâtiments qui, en région Grand Est, ont obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle », devenu depuis le 7 juillet 2016 le label « architecture contemporaine remarquable ». 

    Dus à des architectes de renom international (Renzo Piano, Jean Nouvel), à des maîtres d’œuvre plus modestes ou à des ingénieurs, les exemples proposés - dont de nombreux en Lorraine (églises, bâtiments publics civils et industriels) sont soit exceptionnels dans leur programme (l’attraction « Anaconda » du parc Walygator, près de Metz) soit parfaitement représentatifs d’une typologie singulière à certains moments du siècle (comme la Reconstruction post-conflits, la construction de grands sièges sociaux d’entreprises dans les années 1970 ou les piscines Tournesol) et font appel à des matériaux et des techniques de mise en œuvre variés.

    Chacun des 11 chapitres correspond à un thème : apprendre/reconstruire/prier/travailler/se divertir/produire… Chaque création architecturale est replacée dans son contexte et commentée par un spécialiste, tandis que les photographies parfois spectaculaires dévoilent des angles de vue moins connus du grand public. L’ensemble met en exergue la richesse du XXe siècle en matière d’architecture et la vitesse avec laquelle elle prend forme et se transforme sous le coup des conflits qui ont traversé ce territoire, des booms et crises économiques, de la démocratisation de la cité notamment en matière d’instruction et de culture, mais aussi de production et consommation.

     

    ‡ L'architecture du XXe siècle Grand Est, collectif, éditions Lieux-Dits, 2018, 288 p., ill., 40 €.

  • Soutenez le projet de restauration du choeur de l'église des Cordeliers des Thons (88)

    La Fondation du patrimoine Lorraine soutient le projet de restauration du choeur de l'ancienne église conventuelle des Cordeliers des Thons.

    L’association Saône Lorraine (Découverte et Sauvegarde du patrimoine du Sud-Ouest des Vosges) a été créée en 1980 pour alerter sur l’état critique de l’église de l’ancien couvent des Cordeliers des Petits-Thons qui, bien qu’inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1945, menaçait ruine.

    Fondés en 1453, le couvent et son église ont été vendus à la Révolution puis divisés en trois lots convertis pour un usage agricole. Malgré des mutations, des altérations et le peu d’entretien, le couvent est parvenu jusqu’en ce début du XXIe siècle comme l’ensemble monastique se réclamant de Saint François le mieux conservé de tout l’Est de la France.

    Grâce à une campagne de mobilisation sans précédent en 1983-84, la Région Lorraine et le Département des Vosges ont contribué pour 98 % à la réfection totale de la toiture assurant le sauvetage de l’église.

    En 2006, 20 ans après, l’association peut enfin se rendre acquéreur de l’église et du tiers oriental (aile Est) du bâtiment conventuel la jouxtant avec pour but de les restaurer. En 2013, une première campagne de travaux a permis la reprise totale de la charpente et de la toiture de l’aile Est du bâtiment conventuel ainsi que l’enduit de façade Est.

    En 2018, la poursuite de la restauration vise désormais l’église, chef d’oeuvre du gothique flamboyant, voûtée de 6 travées à nef unique dont un collatéral est flanqué de deux anciennes chapelles funéraires des seigneurs du lieu et dont les armoiries figurent sur toutes les clés de voûte.

    La deuxième campagne de travaux envisagés doit permettre la restauration complète, intérieure et extérieure, du choeur avec reprise des maçonneries, des enduits, des contreforts et des remplages des 6 baies gothiques avec pose de vitraux.

    Les travaux prévus s’inscrivent dans la continuité de l’action de l’association dans l’optique d’une utilisation à des fins culturelles (concerts, expositions, visites, colloques…).

    L’édifice est un pôle patrimonial majeur dans une région rurale où le tourisme est devenu un enjeu primordial (abbaye bénédictine de Bleurville, cité Renaissance de Châtillon, église romane de Relanges, église gothique de Saint-Julien...). Des événements sont d’ores et déjà organisés sur le site participant ainsi à la dynamisation du territoire pour lequel l’association continue d’oeuvrer, notamment à la restauration du village Renaissance de Châtillon-sur-Saône.

    ‡ Soutenez le projet en effectuant un don défiscalisé sur https://www.fondation-patrimoine.org

  • L'architecture du XXe siècle dans le Grand Est

    Ce beau livre illustré regroupe une sélection de bâtiments qui, en région Grand Est - dont de nombreux en Lorraine (églises, bâtiments publics, civils et industriels), ont obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle », devenu depuis le 7 juillet 2016 le label « Architecture contemporaine remarquable ».

    Dus à des architectes de renom international (Renzo Piano, Jean Nouvel), à des maîtres d’œuvre plus modestes ou à des ingénieurs, les exemples proposés sont soit exceptionnels dans leur programme (l’attraction « Anaconda » du parc Walygator, près de Metz) soit parfaitement représentatifs d’une typologie singulière à certains moments du siècle (comme la Reconstruction post-conflits, la construction de grands sièges sociaux d’entreprises dans les années 1970 ou les piscines Tournesol) et font appel à des matériaux et des techniques de mise en œuvre variés.

    Chacun des 11 chapitres correspond à un thème : apprendre/reconstruire/prier/travailler/se divertir/produire… Chaque création architecturale est replacée dans son contexte et commentée par un spécialiste, tandis que les photographies parfois spectaculaires dévoilent des angles de vue moins connus du grand public. L’ensemble met en exergue la richesse du XXe siècle en matière d’architecture et la vitesse avec laquelle elle prend forme et se transforme sous le coup des conflits qui ont traversé ce territoire, des booms et crises économiques, de la démocratisation de la cité notamment en matière d’instruction et de culture, mais aussi de production et consommation.

     

    ‡ L'architecture du XXe siècle Grand Est, collectif, éditions Lieux-Dits, 2018, 288 p., ill., 40 €.

  • La Tour Eiffel célébrée au Musée du Fer de Jarville-la-Malgrange (54)

  • Nancy a commémoré le 102e anniversaire de la mort du colonel Driant

    Les porte-drapeaux rendent les honneurs au colonel Driant devant la plaque commémorative, place Driant à Nancy [cl. ©H&PB].

    102 ans plus tard, la Ville de Nancy s'est souvenue de son député, le colonel Emile Driant, tombé au champ d'honneur le 22 février 1916 au Bois des Caures, près de Verdun, au côté de ses valeureux chasseurs.

    La cérémonie patriotique était présidée par Eric Freysselinard, préfet de Meurthe-et-Moselle et arrière-petit-fils du président de la République lorrain Albert Lebrun.

  • Nancy rend hommage au colonel Emile Driant

    Il y a 102 ans, le 22 février 1916, le colonel Emile Driant était tué au Bois des Caures à Verdun

    A l’occasion du début de la bataille de Verdun, les bataillons de chasseurs de Driant ont été quasiment anéantis par le pilonnage d'artillerie et l'assaut de l'infanterie allemande. Ayant largement ralenti la progression du général Falkenhayn, Driant ordonne à ses chasseurs survivants de se replier. Il tombe vers 15h00 frappé d'une balle à la tempe. Il avait 60 ans.

    Officier saint-cyrien brillant, il est à plusieurs reprises sanctionné pour des articles publiés sans autorisation dans lesquels il défend la mémoire de son beau-père, le général Boulanger, ou bien dénonce trop vigoureusement « l'affaire des fiches » du ministre de la guerre franc-maçon, le général André.

    En 1905, sa carrière étant définitivement compromise, il se lance en politique avec l'appui de Déroulède et Barrès et est élu député à Nancy. Il poursuit parallèlement son activité d'écrivain, sous le nom de « Capitaine Danrit », nom d’emprunt adopté alors qu'il était encore militaire. Talentueux, il écrit une vingtaine de romans d'anticipation ayant pour thème la guerre prochaine et remporte un vif succès à chaque parution. Il devient ce que l'on appellerait aujourd'hui un "best-seller" du thriller technologique.

    Lorsqu’éclate la guerre, il est toujours député et a 59 ans. Il demande malgré tout son incorporation.

     

    ‡ La Ville de Nancy lui rendra hommage samedi 24 février en après-midi lors d'une cérémonie place Driant, proche de la porte Saint-Georges.