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Notre histoire - Page 2

  • Concours photos avec Saône lorraine sur le thème de l'eau

  • Lamarche (88) : les prochaines Journées d'études vosgiennes se préparent

  • Fléville-devant-Nancy (54) : des tombes du XVIIIe siècle mises au jour dans l’église

    A la faveur de la seconde phase de restauration du plancher sur lequel sont fixés les bancs de l’église paroissiale, deux nouvelles pierres tombales ont été mises au jour. Le passé ressurgit. Du travail pour les passionnés d’histoire locale.

    La travée droite avait révélé ses secrets il y a deux ans ; la travée gauche n’est pas en reste. En décembre 2015, l’entreprise Guichard avait déposé le plancher, en mauvais état, supportant les bancs situés à droite dans la nef. Surprise : deux pierres tombales avaient été mises au jour. Pas pour longtemps, puisque, quelque temps après, un plancher neuf les recouvrait. En fait, ce n’était pas vraiment une découverte, puisque ces éléments patrimoniaux étaient décrits dans un ouvrage de Georges Poull : l’une représente les armes de Beauvau et l’autre recouvre la sépulture d’un membre de la famille de Ludre.

    Ces témoins du passé étant situés sous le banc occupé par la famille de Lambel, la comtesse Marie-Charlotte avait été avertie de la découverte. « C’est émouvant de penser que je prie au-dessus de ces sépultures » avait-elle déclaré.

    Engagée récemment, la seconde phase de travaux, sur le côté gauche, a mis à la lumière deux nouvelles pierres tombales. Celle de plus grandes dimensions est gravée des armoiries de la famille de Beauvau, surmontée d’une couronne de baron. La partie encore lisible de l’inscription latine livre non pas le prénom mais le titre de l’occupant du caveau : le baron de Beauvau, décédé en 1630, à l’âge de 49 ans. Il appartiendra aux historiens locaux de donner davantage d’informations sur ce châtelain de Fléville.

    La pierre voisine est plus modeste. Sous l’éclairage artificiel, on peut lire plus aisément les inscriptions en français « Ci gyssent Jean Erard décédé le 9 mars 1744 à l’âge de 26 ans et Nicolas Charles Potier décédé le 23 février à l’âge de 67 ans ». Là encore, les férus d’histoire locale pourront se pencher sur ces deux paroissiens du XVIIIe siècle.

    Protégés par leur coffre en planches de pin cerclé de chêne, les trois défunts pourront encore longtemps méditer sur la mort – dans l’attente de la résurrection – qui seule place aristocrate et roturier sur un pied d’égalité...

    [d’après ER]

  • Louis XVII

    La vie, la personnalité et les enjeux entourant l'enfant roi esseulé, emprisonné, sans trône et sans pouvoir, dernier espoir de la monarchie. A lire, cette remarquable biographie du Dauphin, fils cadet de Louis XVI et de Marie-Antoinette, petit-fils de notre duc de Lorraine et de Bar François III, devenu l'empereur François Ier... Ce petit roi martyr avait du sang lorrain ! 

    Empoisonné, évadé, ressuscité ? Les hypothèses et les mystères entourant la vie et la mort de Louis XVII ne manquent pas, mais sont pourtant bien éloignés de la vérité.

    Louis XVII est sans doute l'inconnu le plus illustre de notre histoire tant le mythe a éclipsé la brièveté de sa vie également marquée par le paradoxe et la tragédie. Paradoxe d'un prince devenu Dauphin en 1789 à la mort de son frère aîné Louis-Joseph, au moment où la monarchie absolue s'effondrait. Tragédie d'un roi sans royaume, d'un orphelin à la fois captif et otage des luttes de pouvoir inhérentes à la Convention.

    Instrumentalisé, esseulé et malade, il succombe à dix ans à la prison du Temple en juin 1795, ouvrant la voie à des décennies de controverses sur les circonstances de sa mort et son hypothétique survivance.

    En biographe exemplaire, Hélène Becquet exhume la vérité derrière les légendes, racontant son existence oubliée avant d'ausculter sa surprenante postérité au terme d'une enquête de plusieurs années.

     

    ‡ Louis XVII, Hélène Becquet, éditions Perrin, 2017, 298 p., ill. (20,90 €).

  • Un nouveau bureau pour Mémoire des Lorrains

    Jean-Marie Cuny a été reconduit dans ses fonctions de président.

    L'AG de l'association Mémoire des Lorrains a renouvelé le bureau.

    L'association, fondée en 1993, organise annuellement des animations destinées à promouvoir l'identité lorraine : fête nationale des Lorrains du 5 janvier, pèlerinage Domremy-Vaucouleurs en mai, pèlerinage de la Saint Nicolas d'été le lundi de Pentecôte, excursions, expositions...

    ‡ On peut soutenir l'action de l'association en adhérant : il suffit d'envoyer ses coordonnées postales + adresse courriel, accompagnées de l'adhésion (10 €, par chèque à l'ordre de "Association Mémoire des Lorrains") à : MEMOIRE DES LORRAINS, CHEZ JEAN-MARIE CUNY, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE.

  • Centenaire de l'escadrille SPA 102 de Nancy-Ochey

    L’escadrille 102 a fêté son centième anniversaire en 2014. Elle tire ses origines de l’Escadrille VB-2, équipée de Voisin LA de bombardement, formée en novembre 1914. Devenue Escadrille 102 en 1915, elle change de rôle un peu plus tard en passant sur Nieuport et c’est sur SPAD qu’elle termine la guerre, figeant ainsi son identité. Dans les années 1920, elle prend l’insigne de la SPA75 dissoute en 1919. En 1939, les hommes de l’Escadrille décident, s’apercevant de cette confusion, de faire perdurer les traditions de la SPA75...

    En 1992, ses traditions sont réactivées pour intégrer l’Escadron de Chasse 2/3 Champagne. C’est ainsi que le « Soleil de Rhodes » a orné les dérives de Mirage 2000Nk2 puis, depuis 1996, celles de Mirage 2000D.

    Le tome 1 de l’historique de la 102 couvre donc la première partie de cette histoire, de la Première Guerre mondiale au début de la Seconde et permet de se plonger avec précision dans le quotidien d’une unité de bombardement puis de chasse. Les découvertes sont nombreuses, comme ces premiers vols de nuit, mais aussi, chose étonnante et peu connue, la présence d’aviateurs japonais au sein de l’unité.

    Fruit du travail acharné de Jean-François Hurreau, chef navigateur du 2/3 Champagne, bien épaulé par son collègue Nicolas Sauvage, ce livre va bien au-delà de ce qu’on peut attendre d’une plaquette historique d’escadron comme il y en a tant, et c’est bien à un beau travail d’historien que nous avons affaire. Parfaitement illustré, mis en page avec soin.

    Dans le tome 2, les auteurs retracent les actions de l’escadrilledans ses nombreux engagements entre 1992 et 2014 : que ce soit dans les Balkans de 1994 à 1999 où l’équipage Chiffot-Souvignet fut abattu et interné plusieurs mois avant d’être libéré en 1995, en Afghanistan de 2002 à 2012, au-dessus de la Libye en 2011, au Mali dès 2013 et à partir de 2014, année de son centenaire, les Mirage 2000D frappés aux couleurs de la SPA 102 opèrent aussi au-dessus de l’Irak à partir de la Jordanie.

    Un bel ouvrage pour accompagner les équipages des prémices de l'aviation militaire aux appareils les plus modernes. Pour être au plus prêt de ces hommes de l'air lorrains qui oeuvrent depuis 100 ans sans relâche pour garantir la sécurité et la défense de la patrie et la paix dans le monde.

     

    ‡ 100 ans de la SPA 102, 2 tomes, 1914-1939 / 1992-2014, Jean-François Hurreau et Nicolas Sauvage, Association Soleil de Rhodes, 2014, ill. (tome 1, 130 p. : 19 € / tome 2, 168 p. : 29 €).

  • Entre deux patries

    Martin, Aloyse, Altfrid, Éric, Elsa, Aurore… Lorrains et Allemands du Reichsland, sont arrivés à l'âge d'homme au tournant des années 1910. Loin des postures chauvines qui empoisonnent les relations entre le coq gaulois et l'aigle germanique, ces garçons et ces filles composent une nouvelle partition placée sous le signe d'une fragile synthèse germano-latine.

    Leur destin bascule avec celui de l'Europe au cours de l'été 1914. Prise en étau dans une conflagration qui s'étend aux dimensions du monde, la terre d'Empire est soumise aux redoutables épreuves d'un état de guerre où les simplismes l'emportent sur le subtil équilibre entre France et Allemagne.

    Un siècle après les événements, un hommage, sous la forme d'un récit à la croisée entre l'histoire et la fiction, rendu à une génération dont les espérances ont été brisées par un conflit mondial aux allures d'apocalypse et emportées dans un après-guerre où la loi d'airain des vainqueurs s'imposa sans vergogne aux populations d'un empire disparu.

    Bel hommage, dans ce roman historique rédigé sous la forme d'un journal, à une génération d'Alsaciens-Lorrains brisée par un destin contraire à leurs aspirations... et pour en finir avec les mensonges de l'historiographie républicaine.

    Né en 1977 à Metz, historien de formation, auteur de plusieurs articles dans des revues d'histoire, Jean-François Thull consacre ses travaux à l'histoire contemporaine de l'Europe et de sa petite patrie lorraine.

     

    ‡ Entre deux patries, Jean-François Thull, éditions des Paraiges, 2017, 125 p. (13 €).

  • Hennezel (88) : ouveture de la saison au musée des activités anciennes de la forêt de Darney

  • Mirecourt (88) : bilan des actions chez les Amis du Vieux Mirecourt-Regain

  • Robécourt (88) : la maison "gothique" n'est pas la commanderie des templiers...

  • Les saints par les images d'Epinal

    Dès la fin du XVIIIsiècle, les images pieuses deviennent le cœur de l’activité de l’Imagerie d’Épinal. Par leur grand format, elles viennent décorer les murs des foyers, rappelant à chacun ses devoirs de chrétien et donnant en exemple les vies de saints.

    Le fond, extraordinairement riche de l'Imagerie vosgienne, reflète les saintes et les saints les plus populaires de la chrétienté en France. Les figures de sainte Philomène et de sainte Barbe, de saint Alexis, de saint Augustin ou de saint Nicolas, par exemple, sont rééditées sans relâche, certaines pendant plus de soixante ans.

    De Jeanne d’Arc à Laurent en passant par Marie, Joseph, Jean et biens d'autres saints personnages de la catholicité, ce livre en présente les plus belles illustrations. Les textes racontent la vie - et parfois la légende - de cent saints, dont plusieurs vénérés en Lorraine (Fiacre, Nicolas, Barbe, Blaise, Charles Borromée, Epvre, Hubert...), qui ont marqué la chrétienté, des premiers temps de l’Église jusqu’au XIXe siècle.

    Un bel album plein d'images aux couleurs fraîches et naïves qui ont entretenu l'espérance chez nos ancêtres et qui demeurent des guides pour les hommes de notre temps.

     

    ‡ Les saints par les images d'Epinal, Myriam Blanc, Imagerie d'Epinal - Editions du Chêne, 2017, 223 p., ill. (19,90 €).

  • Haslach - Vaihingen : Maurice Vissà, jeune résistant vosgien

    Mémoire  recomposée d'un jeune résistant vosgien.  Histoire édifiante d’un jeune Vosgien de 17 ans, héros anonyme et sans grade. L'ouvrage, réalisé à partir d'une masse d'archives inédites et de témoignages, retrace le parcours de Maurice Vissà, qui est aussi celui de tous les patriotes qui ont été massacrés par la barbarie nationale-socialiste, l’emblème de tous ces résistants, emprisonnés trop tôt, morts sans gloire militaire...

    Maurice Vissà, l'enfant de Darnieulles, dans la banlieue d'Epinal, est la figure d’une jeunesse déportée, de ces gamins qui rêvaient la France et qui ont connu la déshumanisation et l’enfer des camps de concentration. C’est une « mémoire recomposée » de l’indicible par des témoins de substitution.

    C’est aussi l’histoire de la fin du camp alsacien de Natzweiler-Struthof, de l’immersion dans l’univers surréaliste de Dachau et d’Allach. C’est la plongée dans l’horreur de ces kommandos dont on ne parle jamais, et qui pourtant sont souvent plus terribles encore que leur camp souche.

    L'enquête, menée par les auteurs durant deux années, les a conduit à la rencontre de six résistants de l’îlot « Darnieulles-Uxegney-Les Forges », et sur les pas des vingt-huit Vosgiens partis de la prison de la Vierge d’Epinal en cette fin août 1944.

    Le lecteur découvre encore l’histoire surprenante d’Erwin Dold, le dernier commandant du camp d’Haslach, seul responsable de camp de la mort acquitté après guerre...

    Un ouvrage pour se souvenir.

     

    ‡ Haslach - Vaihingen. Maurice Vissà, jeune résistant vosgien, Sylvie Vissà et Jean-François Faye, Editions de l'Avière - Association Maurice Vissà, 2017, 425 p., ill. (23 €).

  • Ces Lorrains qui ont fait l'Histoire

    Ils ont forgé l’histoire de la Lorraine. Par leurs talents, leurs innovations, leurs aventures…, ces personnages d’exception ont offert un grand destin à leur région de naissance ou d’adoption.

    Bon nombre d’entre eux sont restés célèbres comme Raymond Poincaré, Paul Verlaine, Jules Ferry ou l’inventeur de l’automobile Joseph Cugnot… Mais qui se souvient de l’héroïque Ernest Kempnich, surnommé « le père tranquille » ; de Pierre Michaux, créateur de la première bicyclette moderne ; de Jules Crevaux, l’explorateur aux pieds nus, de Casimir Oulif, grand pionnier de la photographie ou du père Scheil, déchiffreur du code d'Hammurabi ?  

    Époustouflante et enlevée la vie de ces 50 écrivains, peintres, comédiens, artistes, journalistes, avocats, scientifiques, religieux, militaires ! Ils ont grandement contribué à écrire le roman de la Lorraine et de la France.

     

    ‡ Ces Lorrains qui ont fait l'Histoire, Pierre Brasme, éditions Le Papillon Rouge, 2017, 262 p., ill. (19,90 €).

  • Les Petits-Thons (88) : le réfectoire d'été des frères cordeliers réhabilité

    Vue du réfectoire des frères cordeliers en cours de réhabilitation [cl. © P. Hannelle].

    La dernière réunion du conseil d'administration de l'association Saône Lorraine au couvent des Cordeliers des Thons a été l'occasion pour les membres de découvrir les travaux réalisés dans l'ancien réfectoire d'été des frères franciscains, propriété de l'association patrimoniale.

    Aménagé à l'origine au XVe siècle, le réfectoire a été transformé au XVIIIe siècle : le remarquable plafond en plâtre de cette époque a été restauré avec soin par Acti'Sov, le chantier d'insertion de l'ex-communauté de communes du pays de la Saône vosgienne. Par ailleurs, le décapage des entourages de fenêtres a révélé des moulures du XVe siècle parfaitement conservées.

    Les travaux se poursuivent avec la pose de tomettes en terre cuite, provenant de la tuilerie artisanale champenoise de Soulaines Dhuys, dans le respect du sol d'origine.

  • Jeanne d'Arc : le procès de Rouen

    Le 21 février 1431 s'ouvre l’un des plus fascinants et décisifs procès de l’Histoire : celui de Jeanne d’Arc. Cette jeune fille de 19 ans, prétendue analphabète, hallucinée, hérétique, sera en moins de cent jours condamnée à être brûlée vive.

    Dès le premier interrogatoire, les juges, Cauchon en tête, assènent les coups. Ils sont prêtres, docteurs en théologie, familiers du droit canon, décidés à la faire plier.

    Dès sa première parole, Jeanne, seule à la barre, déjoue les pièges des hommes d’Église et de loi. Elle fait preuve d’un ton libertaire, habile et plein d’humour qui les déstabilise par la force de sa sincérité. Les voix, puisque c’est là l’essentiel, portent.

    Cent jours durant, va se jouer, en cette froide salle d’audience, l’éternel combat de la vérité.
    Tout procès se conclut dès la première audience. Jacques Trémolet de Villers, plaideur des plus importants procès politiques de ces dernières décennies, décrypte les paroles échangées et nous livre, en voix off, son commentaire jour après jour.

    Il introduit son lecteur dans la salle, lui fait comprendre les convictions des parties, et surtout lui fait saisir le courage sensible du personnage de Jeanne, jusqu’à craindre l’issue…
    ll y a du bon dans la procédure. Elle conserve, comme des pierres précieuses dans une châsse, un véritable trésor, et demeure en dernière analyse la seule raison sérieuse d’organiser la justice des hommes. Le texte intégral du procès, seul témoignage à faire véritablement entendre Jeanne, a été élaboré, de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (les minutes conservées en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d’annulation.

    Une véritable exégèse des paroles de notre Jeannette qui pose la question de savoir si Jeanne d'Arc ne pourrrait pas tout bonnement être déclarée docteur de l'Eglise ?

    Jacques Trémolet de Villers a plaidé de nombreuses affaires civiles et pénales à caractère politique, idéologique et médiatique. Écrivain, il a publié une biographie du célèbre avocat du XIXe siècle Pierre-Antoine Berryer, "Aux marches du palais".

     

    > Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen, Jacques Trémolet de Villers, éditions Perrin, coll. Tempus, 2017, 365 p. (9 €).

  • Viombois, 4 septembre 1944 : écritures, mythe et histoire d'un maquis durant l'Occupation

    Que s’est-il passé réellement à Viombois, aux confins de la Meurthe-et-Moselle et des Vosges, le 4 septembre 1944 ? D’après le témoignage du mythique chef de la 1ère centurie René Ricatte alias lieutenant Jean-Serge, les maquisards, mal armés, confrontés à plus de 2000 Allemands aguerris, dont des redoutables SS, « luttèrent à 1 contre 10 ; ils eurent 57 tués. Les Allemands battirent en retraite laissant plus de 130 morts sur le terrain  ». Cette date funeste sonne aussi la fin du projet grandiose de la Résistance Alsacienne, la mobilisation de près de 1 000 hommes attendant en vain un grand parachutage avant d’aller occuper les cols vosgiens et de libérer les camps de concentration de Schirmeck et du Struthof.

    Viombois, un tournant décisif pour les FFI d’Alsace ? La consultation d'archives inédites  apporte un regard très différent tant sur le fonctionnement de la Résistance alsacienne que sur l’écriture d’un événement qui privilégiait jusqu’à présent la mémoire aux accents épiques à la rigueur historique. D’écritures fondatrices des acteurs directs en 70 ans de réécritures, la "bataille" de Viombois a pris une tonalité épique qu’il convenait de confronter aux documents. Jean-Michel Adenot, petit-fils de résistant, a synthétisé le « Viombois des témoins  » et l’a confronté à l’histoire factuelle, qu’il a reconstituée scrupuleusement. Loin de réécrire le mythe, et, rendant hommage aux « héros du 4 septembre  », il rétablit la réalité de la confrontation de Viombois, ses prémices et ses « trahisons », nous amenant par sa démarche refondatrice à réfléchir sur l’écriture de l’Histoire.

    Au terme de l'enquête menée par l'auteur, il apparaît que les 57 résistants victimes du 4 septembre 1944 sont tombées dans des conditions bien différentes de celles décrites par une première génération de témoins.

    Un livre qui remet aussi en question la doxa officielle écrite et martelée par les mouvements de Résistance durant l'après-guerre. Fin du mythe, début de l'Histoire.

     

    ‡ Viombois, 4 septembre 1944. Ecritures, mythe et histoire, Jean-Michel Adenot, Edhisto, 2016, 432 p., ill. (24 €).

  • Robécourt (88) : fonte d'une cloche pour la réouverture de la saison à l'ancienne fonderie

  • L'Enquête Jeanne d'Arc, spectacle monumental à Domremy du 23 juin au 8 juillet 2017

  • Charles VII : une vie, une politique

    Les éditions Perrin publient cette remarquable biographie de Charles VII due à un historien, spécialiste de la période, Philippe Contamine.

    Durant la majeure partie du XVe siècle, en Occident, les royaumes et les peuples, les princes et les aristocraties subirent de violentes turbulences. La France, en particulier, en fut à ce point de connaître un moment deux rois concurrents. Que Charles de Valois, devenu Charles VII, l’ait emporté pour finir n’était pas écrit d’avance. Il eut à répondre à au moins trois défis : se faire obéir, construire sa légitimité, l’emporter militairement.

    Dieu, Jeanne d’Arc, le beau Dunois et Jacques Coeur contribuèrent sans doute à les relever. Mais Charles, beau-frère de René d'Anjou, duc de Bar puis de Lorraine, l’un des premiers rois dont il est possible de connaître et d’apprécier la personnalité, n’était pas le prince falot parfois décrit et décrié, se laissant porter par le hasard et par son entourage. Taiseux, obstiné, passablement instruit, il sut mener la nef royale sur une mer démontée.

    En près de quarante années de règne (1422-1461), il s’adapta aux circonstances, tira parti des conflits entre les princes, s’appuya sur ses « bonnes villes » et aussi sur la papauté, créa des institutions administratives et militaires efficaces. Innovation appelée à une longue postérité, l’apparition publique d’une favorite royale, sous les traits avenants d’Agnès Sorel. Avec Charles VII émerge aussi une forme de sentiment « national ». La biographie conçue par Philippe Contamine est résolument politique, au sens que revêt ce mot précisément à cette époque. Sont ici mis en lumière les pratiques du pouvoir, les mécanismes de son fonctionnement, sa conception et ses représentations. Et pour nous Lorrains, n'est pas abordée la question de l'éventuel abandon de Jeanne d'Arc après son arrestation par Charles VII... La question reste ouverte.

     

    ‡ Charles VII. Une vie, une politique, Philippe Contamine, éditions Perrin, 2017, 560 p., ill. (26 €).

  • Profession explorateur : Alfred Grandidier 1836-1921

    Ça n'est pas vraiment une biographie au sens traditionnel où on l'entend. L'ouvrage aborde le cursus d'un explorateur hors norme à un moment charnière où cette activité connaît une évolution : Alfred Grandidier ne sera plus l'aventurier découvreur de nouvelles côtes au sens du XVIIIe siècle. Il inaugurera l'ère des explorateurs scientifiques des XIXe-XXe siècles : plus vraiment homme de la brousse et déjà un savant attaché aux institutions scientifiques parisiennes.

    Alfred Grandidier, issu d'une vieille famille de noblesse de robe lorraine émigrée dans la Flandre française, a fait sa carrière à Paris. Mais il fut surtout actif en Amérique du Sud et plus encore à Madagascar. Son parcours accompagne parfaitement l'évolution de la perception de l'exploration et de la qualité d'explorateur au XIXe et au début du XXe siècle : de riche voyageur, dilettante quoiqu'érudit, il se mue en explorateur en quête du progrès des sciences naturelles. Grandidier contribuera aussi à renforcer l'image de l'explorateur auxiliaire des Etats colonisateurs. Il accompagnera ainsi la IIIe République dans son œuvre civilisatrice à Madagascar.

    Grâce à sa fortune familiale, notre Lorrain a pu développer sa passion pour les sciences et les voyages. Il joua encore un rôle significatif dans l'émergence d'une formation professionnelle à destination des jeunes explorateurs scientifiques qui allaient marquer tout le XXe siècle.

     

    ‡ Profession explorateur. Alfred Grandidier 1836-1921, Jehanne-Emmanuelle Monnier, PUR, 2017, 257 p., ill., cartes (20 €).

  • L’abbaye meusienne de Saint-Benoit-en-Woevre sauvée des ravages du temps

    Georges Duménil n’a pas pu laisser l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre à l’abandon, au risque de la voir détruite. Il l’a achetée pour l’euro symbolique. Maintenant il compte bien la protéger et la rendre visitable.

    De nombreux sites historiques sont, dans le département, à l’abandon. Abbaye, château, maison de maître, ferme ont été, au fil des ans, laissés sans entretien. Les intempéries et les personnes mal intentionnées ont contribué à leur dégradation. En général le coût des travaux est pharaonique. Peu de gens peuvent se permettre de restaurer, à leur frais, ces anciennes demeures qui témoignent d’un passé fastueux.

    C’est le cas de l’abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. Elle a trouvé, grâce à Georges Duménil, si ce n’est une restauration, au moins une sauvegarde de ce qui reste de cette ancienne abbaye-château. Georges Duménil compte bien limiter les dégâts et assurer la possibilité, aux amateurs de vieilles pierres, de profiter d’un vestige et de mieux comprendre comment l’histoire a orienté son devenir.

    « Cette parcelle de terrain était à vendre et dessus les ruines de cette ancienne abbaye de Saint-Benoît-en-Woëvre. J’ai téléphoné aux héritiers et ils me l’ont vendu pour l’euro symbolique, à condition que je ne la détruise pas et qu’elle soit rendue visible au public », explique Georges Duménil, administrateur de la Fondation du patrimoine Meuse. Il ne reste rien de l’ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle. On sait qu’elle fut reconstruite par un prêtre en 1741 et qu’elle a ensuite été vendue.

    « À l’époque il y avait trois bâtiments et le cloître était fermé par une abbatiale. Elle devint ensuite un château luxueux. Les Allemands l’occupèrent en 1914. Ils l’ont transformé en hôpital avant de la détruire en 1918 », précise George Duménil. Après avoir défriché les abords, il a demandé un devis pour protéger le long mur, épais d’un bon mètre, avec des tuiles afin d’empêcher l’eau de s’infiltrer dans les pierres. Ensuite il devra abattre les arbres qui ont fini par pousser à l’intérieur.

    « Il aurait été dommage de voir ce vestige détruit. Je vais lancer une souscription afin de protéger ce qui reste et je ferai des panneaux avec des photos d’époque pour le public après avoir protégé l’ensemble avec une petite clôture. » Un long mur ouvert par de nombreuses fenêtres avec, au-dessus du porche d’entrée, un blason ainsi que des piliers monolithes de 5 mètres de hauteur et une façade faite de pierres et de briques pleines sont encore visibles.

    « Du bel ouvrage. Les pierres viennent certainement des carrières de Senonville. De l’autre côté on peut voir 5 à 6 travées du cloître mais plusieurs caves se sont écroulées et d’autres sont remplies de détritus. » En regardant avec attention les restes de l’édifice, Georges Duménil pense avoir découvert des traces de l’abbaye d’origine sous la forme d’une pierre représentant un lion...

    [d'après ER]

  • Mémoires de Marcel Thomas : l'enfant du siècle se souvient

    le Vosgien Marcel Thomas nous livre plus que ses souvenirs dans cet ouvrage.

    L'homme nous confie presqu'un siècle d'une vie qui débute avec la fin de la Grande Guerre et nous conduit jusqu'à un autre conflit qui ne dit pas son nom : celui du terrorisme islamique actuel. Issu d'un milieu modeste et doté d'une volonté hors du commun, notre Vosgien fut un des premiers à s'engager dans les Chantiers de jeunesse en 1940 aux côtés du général de la Porte du Theil afin de reconstituer l'armée de la France. Instituteur, il s'illustra également dans le maquis de Corcieux et connut la déportation. Père de l'ancien député des Vosges Jean-Pierre Thomas, ces Mémoires d'un homme extraordinaire, fière de ses origines vosgiennes, nous redonne espoir en l'avenir. Rien n'est perdu tant qu'il y a la volonté ferme d'agir. Marcel Thomas l'a démontré tout au long de sa vie.

    Un beau témoigne pour les générations actuelles.

     

    ‡ Mémoires. L'enfant du siècle se souvient, Marcel Thomas, autoédition, 2016, 594 p., ill.

     

  • BA 133 de Nancy Ochey : 100 ans d'avions de chasse

    Philippe Bajolet est enseignant et, surtout, un ancien des Beaux-Arts de Nancy. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages de littérature jeunesse autant qu’adulte, illustrés de sa main, il publie « BA 133 de Nancy Ochey : 100 ans d’avions de chasse ».

    Pour sa conception, il s'est rapproché de trois spécialistes de l’aviation : Pierre Couillot, chef de cabinet du commandant de la base de Nancy-Ochey, Jeff, un navigateur, et Yves Collignon, membre de l’association des Anciens de la 11e Escadre de chasse de Toul-Rosières. Ils l'ont conseillé sur l’évolution technologique des avions mise en parallèle avec l’histoire de la base aérienne Nancy-Ochey.

    Peu de textes dans cet album. Mais beaucoup d’illustrations avec un traitement graphique réaliste, à la ligne claire qui fait l'originalité des créations de Bajolet.  Ce « champion du trait » s'est beaucoup documenté pour concevoir cette BD ; 18 mois de travail ont été nécessaires pour "accoucher" de son œuvre ! Ce bouquin plaisant est aussi un bon moyen pour vulgariser une thématique plutôt technique.

     

    ‡ BA 133 de Nancy Ochey. 100 ans d'avions de chasse, texte et illustrations de Philippe Bajolet, autoédition, 2017, 79 p. (12 €).

  • Une plaque en hommage à Pierre Cortellezzi, organiste de la cathédrale de Nancy

    Le père Lescanne accompagné de Mme Cortellezzi dévoile la plaque en hommage à Me Cortellezzi sur les grandes orgues de la cathédrale de Nancy [cl. ©H&PB].

    Samedi 13 mai 2017, une plaque en hommage à l'organiste Pierre Cortellezzi, apposée sur le grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, a été dévoilée par l'abbé Guy Lescanne, curé de la cathédrale, et Bernadette Cortellezzi, épouse du maître.

    Pierre Cortellezzi (1926-2015) fut organiste à l'église de Pont-Saint-Vincent avant d'être nommé titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Nancy en 1950. Il le restera jusqu'à son décès survenu en 2015.

    En 1998, il a été nommé Chevalier de l’Ordre équestre de Saint-Grégoire-le-Grand. La même année, il est fait Chevalier des Arts & Lettres. En 2011, il est élevé au grade de Commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, insigne remis par Mgr Papin, évêque de Nancy et de Toul.

    Il était également titulaire de la médaille du Mérite diocésain et de la médaille de la Reconnaissance diocésaine. Il fut enfin distingué par la Ville de Nancy.

    La cérémonie de dévoilement de la plaque hommage a été suivie d'un concert d'orgue donné par Dominique Dantand, titulaire des orgues de Vézelise.

  • Chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean d'Epinal : dernière visite avant disparition

  • Société de tir de nancy 1866-2016

    A l'occasion du 150ème anniversaire de la Société de tir de Nancy, Françoise Ribert, membre du comité de la STN, a publié un ouvrage sur l'histoire de la plus vieille association sportive de la cité ducale...

    A partir des archives conservées à la Bibliothèque et aux Archives municipales de Nancy, l'auteur a pu reconstituer la riche histoire de la Société de tir qui est l'héritière du Serment de la Butte et de son tir annuel au papegai, apparu en 1506.

    La Société de tir nancéienne, créée en 1866, servira de modèle à de nombreuses associations en France mais aussi en Algérie française et à l'étranger (Pologne...) qui seront fondées entre le dernier quart du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres ; après la guerre de 1870-1871, la Lorraine connaîtra d'ailleurs un fort développement des société de gymnastique et de tir, notamment dans le milieu scolaire. Il fallait préparer les jeunes générations à la Revanche !

    L'ouvrage redonne vie au stand Saint-Georges, à celui du Grémillon ainsi qu'à l'actuel stand de la rue de Tomblaine. Il retrace l'évolution des compétitions et des disciplines jusqu'à nos jours. Il présente également les trophées et coupes dont certains furent réalisés par des artistes lorrains connus comme Emile Gallé.

     

    ‡ Société de tir de nancy 1866-2016. 150e anniversaire, Françoise Ribert, autoédition, 2016, 104 p., ill. (29 €).
    Disponible à l'accueil de la Société de tir de Nancy, 41 rue de Tomblaine, 54000 Nancy.

  • Epinal (88) : exit la chapelle des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem

  • La Lorraine En Marche... avec Jeanne d'Arc !

    La Lorraine En Marche !...

    Sur les traces de Jeanne d'Arc avec Pèlerins de Lorraine ce dimanche 14 mai.

    Rendez-vous à 8h30 devant l'église Saint-Rémi de Domremy pour un pélé' jusqu'à Vaucouleurs.

    Messe en l'église de Champougny à 12h00 chantée par M. l'abbé Thomassin, aumônier des Europa Scouts nancéiens.

    Pique-nique à l'issue puis départ vers Vaucouleurs. Arrivée vers 17h30 : Salut au Saint Sacrement en l'église paroissiale puis cérémonies scoutes.

    Vive la Chrétienté En Marche !

  • Nouvelle histoire des guerres de Vendée

    En écho à la journée hommage à Jean-Nicolas Stofflet qui s'est déroulée à Bathelémont début avril, nous avons le plaisir de vous présenter un ouvrage paru chez Perrin qui revisite ce conflit vendéen dans lequel s'engagea corps et âme notre compatriote Stofflet.

    Les guerres de Vendée, qui courent de 1793 à 1832, ont suscité l'émulation de bien des historiens. Il s'agit d'une guerre civile, la plus sanglante qu'ait connue la France depuis les guerres de Religion au XVIe siècle. La plus féroce jusqu'à nos jours. Faute de mieux, on les a appelées ainsi, car l'épicentre en était le département de la Vendée, mais elles se sont répandues ensuite, touchant presque tout l'Ouest.

    L'ambition des auteurs a été d'en proposer une nouvelle lecture qui ne désigne pas les « méchants » pour mieux exalter les « bons ». Les historiens royalistes favorables aux Vendéens ont joué sur la victimisation pour mieux apitoyer leurs lecteurs. Les historiens républicains jacobins ont minimisé les souffrances des vaincus, souligné leur sauvagerie, pour mieux exalter l'héroïsme des Bleus...

    Les guerres de Vendée ont coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de Français. Si les atrocités se rencontrent dans les deux camps, le plus inquiétant est l'apparition d'une idéologie exterminatrice dans les rangs républicains. Des hommes à Paris (Robespierre, Couthon, Barère...), sur place (Carrier, Turreau, Francastel...) ont trempé dans ce processus sans précédent. Ils l'ont décidé, appliqué et se sont félicités des résultats. Ce fut là comme le péché originel, matriciel, de la République française. Les régimes totalitaires du XXe siècle y puisèrent argumentaires et méthodes.

    Un ouvrage pour ne pas oublier.

     

    > Nouvelle histoire des guerres de Vendée, Jean-Joël BREGEON et Gérard GUICHETEAU, éditions Perrin, 2017, 380 p. (23,90 €).

  • Claudon (88) : DOP poursuit l'oeuvre de Jean-Pierre Huguet