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bigeard

  • Une stèle dédiée à Bigeard... à Carcassonne

    Une stèle dédiée au général Marcel Bigeard, commandée par les anciens de 3ème RPIMa, a été inaugurée à Carcassonne le 29 juin dernier.

    stèle bigeard.jpgReprésentée de profil, avec une pipe et la célèbre casquette, le général Bigeard revient vers ses "petits gars" du '3' sur une grande stèle réalisée en marbre de la région (Caunes-Minervois). Elle est installée juste en face de l'entrée de son ancien régiment, le 3ème RPIMa. La stèle, haute de 3,65 m, pèse près de dix tonnes.

    Le général Henri Poncet, ancien chef de corps du 3ème RPIMa, a prononcé une allocution : "On ne peut pas évoquer le général Bigeard sans rappeler la devise qu’il a donné au 3 : « Etre et durer ». Bien sûr, c’est une magnifique devise pour un guerrier. Elle résume à elle seule toute cette force morale qui l’a animé tout au long de sa vie de soldat puis de représentant de la nation dans la victoire comme dans la défaite."

    Un hommage de poids pour un grand Lorrain désormais entré dans l'Histoire.

  • Trois ans chez Bigeard

    lorraine,bigeard,algérie,guerre,parachutistes,engagésQuand un Savoyard rend hommage à un Lorrain, cela donne un ouvrage doublement étonnant. Étonnant par la vie d'Albert Bernard, engagé durant la Guerre d'Algérie, et par les moments passés sous les ordres de "Bruno", alias Bigeard.

    Radio 1ère classe de 1955 à 1957 au sein du 3ème régiment de parachutistes coloniaux, Albert Bernard nous décrit l'ambiance qui régnait dans ce régiment d'élite commandé alors par le colonel Marcel Bigeard. Il retrace les principales opérations qu'il a mené sous ses ordres : Timimoun, Sirocco, la bataille d'Alger... Il évoque la mémoire des capitaines Florès et Douceur et propose des documents inédits de ces deux officiers mythiques qui s'illustrèrent durant le conflit algérien.

    En 1958, Albert Bernard a terminé son engagement. Mariée à une Algéroise, il vivra de très près les événements qui secouèrent l'Algérie jusqu'à son indépendance en 1962.

    De retour en Savoie, il va continuer à mener une "vie à 3000 tours" - tout comme son mentor, le général Bigeard -, nous donnant une belle leçon de simplicité, de dévouement, de dignité et de droiture.

    Un bel hommage à ces hommes qui combattirent sur cette terre française d'outre-mer... et à notre héroïque Bigeard !

     

    ‡ Trois ans chez Bigeard, Albert Bernard, éditions LBM, 2012, 521 p., ill. (27 €).

  • Les cendres du général Bigeard toujours en Lorraine

    bigeard.jpg« À ma mort, je souhaite que mes cendres soient larguées au-dessus de Dien-Bien-Phu, où reposent mes camarades ». Cette phrase, le général Bigeard l’a répétée des dizaines de fois, lui qui souhaitait reposer pour l’éternité dans cette terre du bout du monde. Un lieu et un moment (le printemps 1954) où l’ancien des Corps-Francs devint chef de guerre, héros national, symbole du courage et de l’héroïsme.

    Mais six mois après la disparition du militaire le plus médaillé de France, ses cendres sont toujours en Lorraine, dans l’attente d’une autorisation des autorités vietnamiennes. S’il n’est plus question, aujourd’hui, de les disperser au-dessus de l’ex-Indochine qui a vu tant de soldats français mourir - le Vietnam ayant refusé -, elles pourraient reposer, à jamais, dans une urne scellée au pied de la stèle du souvenir, au cœur de l’ancien champ de bataille.

    C’est, en tout cas, le vœu de la famille. « Nous sommes dans l’attente d’une réponse » confient Gaby Bigeard et sa fille Marie-France. « J’ai adressé un courrier au Président de la République l’été dernier. Le dossier est actuellement sur le bureau de Mme Michèle Alliot-Marie, Ministre des affaires étrangères », précise Mme Bigeard.

    [AFP]

  • Le dernier saut de Bigeard : ses cendres larguées au-dessus de Dien Bien Phu

    bigeard.pngToul est en deuil. Avec elle, la France combattante. Le général Marcel Bigeard est décédé le 18 juin à son domicile de la rue François-Vadot, dans le quartier Saint-Evre, à quelques pas de l’ancienne cathédrale. Son épouse Gaby et sa fille Marie-France assistaient le vieux soldat. L'entourage du général Bigeard, a indiqué samedi que ses cendres seraient dispersées au-dessus de Dien Bien Phu, au Vietnam, conformément à sa volonté.

    Fait prisonnier à l'issue de la bataille qui avait mis fin à la présence française en Indochine en mai 1954, le militaire souhaitait ainsi « rejoindre ses camarades tombés au combat ».

    La bataille qui s'est livrée dans cette petite plaine au nord-est du Tonkin, à 20 km de la frontière du Laos et 80 km de la frontière chinoise, a été la plus terrible de la guerre d'Indochine. Environ 4.000 soldats français et près de 10.000 combattants du Viêt-minh - une organisation politique et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941 par le Parti communiste indochinois - y ont trouvé la mort. Depuis la défaite française du 7 mai 1954, Dien Bien Phu, est ainsi devenu un synonyme tragique de désastre militaire.

    Les obsèques du général Bigeard auront lieu lundi 21 juin à 15 heures en la cathédrale Saint-Etienne de Toul, sa paroisse natale.

  • In memoriam général Marcel Bigeard

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    Le général Bigeard lors de la sortie de son dernier ouvrage en 2009

    Le général Marcel Bigeard s'est éteint en ce matin du 18 juin, jour symbolique s’il en est pour ce militaire fidèle à la France et loyal envers ses gouvernements. Il est décédé à son domicile de Toul. Il avait 94 ans.

    L'ancien combattant, grande figure de la Seconde Guerre mondiale et des conflits d'Indochine et d'Algérie, avait déjà été soigné plusieurs jours en mars et en mai au centre hospitalier universitaire de Nancy.

    Né le 14 février 1916 à Toul, il fut d'abord employé de banque à la Société générale avant de combattre dans l'armée lors de la défaite de juin 1940. Blessé puis fait prisonnier, il s'était évadé avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique.

    Il est surtout connu pour son action lors de la bataille d'Alger en 1957, lorsque les parachutistes qu'il commandait avaient repris le contrôle de la ville aux indépendantistes du FLN. Les opposants au conflit avaient alors dénoncé des actes de torture et des exécutions sommaires.

    Il fut dans les années 1970 secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense dans le gouvernement Chirac, sous Valéry Giscard d'Estaing, puis député de Meurthe-et-Moselle.

    RIP.

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  • Le général Bigeard : « Je suis toujours debout ! »

    Le général Bigeard a reçu récemment à son domicile toulois une trentaine d'anciens combattants de la Société Générale.

     

    marcel bigeard.jpgDiscussion à bâtons rompus avec l’héroïque Bigeard. Des histoires de sa vie, des commentaires sur les hommes - et les femmes - politiques actuels... locaux et nationaux.

     

    Venus de Paris et de Lorraine, son auditoire est pendu à ses lèvres. Il faut dire qu'à 93 ans et 3 mois, et après quelques ennuis de santé, le général affiche la forme. Un léger appui sur sa canne et il se lève prestement de son siège. « Là ! », il montre sa tête. « Ça tourne à 3.000 tours. C'est con de vieillir. »

     

    rencontre_avec_le_general_bigeard.jpgLes membres de l'association sont aux petits soins pour lui. « C'est un grand événement », murmure respectueusement le président régional André Morot. « Nous sommes venus lui rendre une visite affective. » Le général est président d'honneur de leur association depuis 20 ans. Pourquoi ? « Parce qu'il a travaillé durant 12 ans à la Société Générale. » L'admiration pour l'homme se lit dans les regards. Marcel Bigeard est très à l'aise, il lance : « Si vous saviez, après tout ce que j'ai vécu, la vie de tous les jours, c'est d'un banal... »

     

     

     

    Déjà en février dernier, à l'occasion de son 93ème anniversaire, des militaires du 516ème régiment du train de Toul lui avait rendu visite à son domicile.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 17.05.09]