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algérie française

  • Deux valises par famille : itinéraire d'une famille, de la Lorraine à l'Algérie

    L'ouvrage relate l'histoire d'une famille mosellane qui, en 1856, décide de quitter sa terre lorraine pour aller en Algérie où une nouvelle vie pleine d'espoir lui tend les bras. Malheureusement, après un voyage éprouvant, les promesses n'étaient pas au rendez-vous et chacun dut travailler ferme pour s'installer dans ce pays hostile où la maladie guettait les plus faibles.

    A force de travail, la famille trouve sa place au sein de la communauté des colons ; le travail ne manquait pas dans l'agriculture. Mais en 1870, le père de famille est envoyé se battre dans les Vosges. La Grande Guerre rappelle le fils qui ira se battre dans la Somme puis durant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les cousins qui connurent le débarquement en Italie... Enfin la guerre d'Algérie n'épargna pas les derniers enfants de la famille qui passèrent près de 30 mois sous les drapeaux pour finir en rescapés du massacre des européens du 5 juillet 1962 à Oran, avec l'indépendance de l'Algérie. Le retour en France métropolitaine se fera avec deux valises...

    Beau et simple récit de la vie d'une famille lorraine avec ses difficultés, ses joies et ses passions dans ce beau pays qu'était l'Algérie française.

     

    ‡ Deux valises par famille. Itinéraire d'une famille de la Lorraine à l'Algérie, André Pierné, éditions L'Harmattan, 2016, 192 p., ill. (20,50 €).

  • 10ème anniversaire de la mort du colonel Antoine Argoud

    argoud.jpgEn cette année 2014, les Lorrains commémorent le 100e anniversaire de la naissance de l'un des leurs, le colonel Antoine Argoud, ainsi que le 10e anniversaire de sa disparition.

    Le colonel Antoine Argoud est né le 26 juin 1914 à Darney (Vosges) et est décédé le 10 juin 2004 à Vittel.

    Officier supérieur, il fit partie de l'armée d'armistice en Afrique du Nord, puis combattit dans l'armée française de libération en Afrique et jusqu'en Allemagne. Il appartint à l'arme blindée cavalerie. Partisan de l'Algérie française, il fut dirigeant de l'Organisation armée secrète (OAS). Enlevé par des agents des services spéciaux français en février 1963 à Munich, il fut condamné à la réclusion à perpétuité et libéré en juillet 1968 par le général De Gaulle.

     

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    Sépulture de la famille Argoud, cimetière de Darney [cliché: archives ©H&PB]. 

     

    ‡ Une messe est célébrée à la mémoire du colonel Argoud en l'église Marie-Immaculée de Nancy (33 avenue Général Leclerc) ce mardi 10 juin 2014 à 18h30 (rite extraordinaire).

  • Il y a cinquante ans, la fin de l'Algérie française

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaulle« C’était il y a cinquante ans. Le 18 mars 1962, les représentants du gouvernement français et les délégués du Gouvernement provisoire de la République algérienne signaient les accords d’Evian. Le lendemain, le cessez-le-feu était proclamé. Etait-ce la fin de la guerre d’Algérie ? Le 26 mars, rue d’Isly, à Alger, une manifestation pacifique de pieds-noirs était mitraillée par la troupe française, dans des circonstances demeurées mystérieuses, laissant 67 morts et près de 200 blessés. Dès le cessez-le-feu, dans les villes ou les campagnes, les enlèvements d’Européens se multipliaient : entre le 19 mars et le 31 décembre 1962 (l’Algérie ayant officiellement accédé à l’indépendance le 5 juillet), plus de 3000 disparitions étaient signalées, dont les deux tiers des victimes ne réapparaîtront jamais. Le 5 juillet, à Oran, plusieurs centaines d’Européens étaient tués. Et dès le cessez-le-feu à nouveau, un autre drame commençait, une des plus honteux de l’histoire de France : l’abandon et le massacre des harkis. Selon Maurice Faivre, entre 60 000 et 80 000 musulmans ont été tués en Algérie, entre mars 1962 et la fin de l’année 1966,payant leur engagement au côté de l’armée française.

     

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaullePourquoi faire mémoire de ces événements sanglants ? Non pour gratter inlassablement les plaies du passé, non par nostalgie d’un monde qui ne reviendra pas et qui n’avait d'ailleurs rien de parfait, mais précisément pour tourner la page. La fin de l’Algérie française compte trop de tragédies aujourd’hui encore volontairement occultées. Dire la vérité s’impose en premier lieu par respect des faits. En second lieu par piété filiale envers les victimes. En troisième lieu par considération envers ceux qui n’ont toujours pas fait leur deuil des drames qu’ils ont alors traversés.

     

    france,algérie,guerre,algérie française,indépendance,harkis,de gaulleCe n’est pas ce chemin-là, malheureusement, que semble prendre la France officielle. Tout au long de l’année, nous devrons donc être attentifs aux voix dissidentes qui nous rappellent, plus que jamais, que l’Histoire n’appartient pas à l’Etat. »

     

     

    Jean Sévillia

     

    [L'Homme nouveau | 11/02/2012]