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  • Au Pays des Trois Provinces : nouveau mandat pour la présidente

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    [Vosges Matin]

  • Augustave Moyse, Champenois

    Augustave Moyse.JPGNous invitons nos lecteurs a dépassé les limites de nos Vosges et de notre Lorraine pour se rendre chez nos voisins Haut-Marnais du nord du département. Entre Montier-en-Der et Saint-Dizier, chacun connait le lac-réservoir du Der-Chantecoq. Sait-on pour autant que trois villages ont été engloutis pour aménager ce vaste lac en 1974 ?

    L'ouvrage raconte les événements vécus par Augustave Moyse, le dernier maire du village de Chantecoq. Augustave Moyse, un vrai Champenois attaché à cette terre, poursuivit un quart de siècle durant une lutte contre l'administration et les expropriations, mais sa ténacité paysanne n'eut pas raison du pouvoir anonyme mieux armé.

    Descendant d'une lignée de paysans champenois, il finit ses jours en exil, dépossédé de ses terres, et avant de mourir de chagrin autant que de vieillesse, il a voulu pousser un cri, celui des générations qui, pendant un siècle et demi, si loin que sa mémoire peut remonter, ont fait ce pays de terre lourde et d'étangs.

    C'est toute une civilisation en voie de disparition qui affleure une dernière fois, avec ses conteurs et ses fêtes, ses guerres et ses deuils, sa foi et ses croyances.

    Un livre-mémoire pour ne pas oublier que des hommes ont vécu sur cette terre désormais ensevelie sous les eaux.

     

    >> Augustave Moyse, Champenois, Serge Grafteaux, éditions Dominique Guéniot, 2010, 191 p., ill. (22 €).

  • L'Echo des 3 Provinces d'automne est paru

    echo 3 provinces 148.jpgOutre une nouvelle mise en page de la première de couverture, ce numéro d'octobre-novembre offre un sommaire fourni sur les activités culturelles et l'histoire du Pays des 3 Provinces, "à cheval" sur la Haute-Marne, la Haute-Saône et les Vosges :

    - Cinquième anniversaire de la borne des 3 Provinces

    - Le journal de Pierre Légaré, de Bourbonne-les-Bains

    - Visites des villages d'Ormoy et Melincourt

    - Les fouilles de l'abbaye de Morimond

    - Hubert Mathieu, ancien du maquis du camp de la Délivrance durant la Seconde Guerre mondiale

    - Histoire de la cuisine et dictons de saison

    - Souvenirs des années 1920

    - Calendrier des manifestations autour de Bourbonne-les-Bains, Val de Vôge, Lamarche et Monthureux

    - La libération de Lamarche

    - Le brâme du cerf au pays des 3 Provinces

    - Histoire de Villotte (canton de Lamarche)

    - Les frères Flammarion, nés à Montigny-le-Roy

    - Bilan à La Roye Demange d'Ainvelle

     

    >> Possibilité de s'abonner à L'Echo des 3 Provinces sur www.adp3p.com

  • Les éditions Guéniot en prise directe avec les territoires

    A l'occasion du 2ème salon du livre lorrain, comtois et champenois organisé aux Thons dans l'ancienne église conventuelle des Cordeliers, plusieurs éditeurs présentaient leurs publications. Et parmi eux, les éditions Dominique Guéniot.

    guéniot éditions.jpgLes éditions Dominique Guéniot, installées à Langres, étaient venues en quasi voisins. Elles se sont spécialisées depuis de nombreuses années dans la publication d'ouvrages sur l'histoire de la Champagne mais, depuis quelque temps, elles s'ouvrent à d'autres territoires géographiquement proches : la Franche-Comté et la Lorraine, et tout particulièrement les Vosges.

    Plusieurs livres rédigés par Jean-François Michel, grand organisateur du salon du livre des Thons, ont d'ailleurs été édités chez Guéniot : Monsieur de Lironcourt, Nos derniers seigneurs, Nos derniers abbés, La forêt de Darney...

    Cette sympathique maison d'édition mérite notre coup de chapeau pour la qualité des livres édités et la diversité des thèmes abordés. Leur catalogue en témoigne.

    Nous invitons nos lecteurs à visiter régulièrement le blog d'informations des éditions Guéniot : vous y découvrirez le catalogue et les dernières parutions... et vous pourrez commander, depuis chez vous, de bons livres !

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    Stand des éditions Guéniot lors du salon du livre, dans le cloître du couvent des Cordeliers des Thons (Vosges).

     

     

    >> Plus d'infos sur http://editionsgueniot.over-blog.com

  • Parution du n° 2 des Cahiers de La Mothe

    Le deuxième opus des Cahiers de La Mothe est paru à l'occasion de la fête annuelle de la cité du Bassigny lorrain.

    cahiers la mothe n° 2.jpgDestiné à soutenir les actions en faveur de la réhabilitation du site de l'ancienne forteresse lorraine de La Mothe, ces Cahiers proposent de solides et intéressants articles.

    La mémoire de La Mothe est évoquée par Fabrice Fontaine. Jean Charles tente de percer le mystère du Chêne des Partisans et propose également de nouveaux documents iconographiques sur La Mothe ainsi qu'un article sur la porte de Soulaucourt, élément défensif de la cité de La Mothe. Il aborde par ailleurs les célèbres coutumes du Bassigny si indispensables à tout chercheur qui veut pénètrer les arcanes du droit du Barrois mouvant... et non mouvant. Bernadette Bruyand présente la maison Du Boys à La Mothe et Jean-François Michel brosse le portrait d'Antoine de Choiseul d'Iche, gouverneur et défenseur de La Mothe. Enfin, Antoine de Lavaulx rappelle le souvenir de son ancêtre Jean de Lavaulx, lieutenant du capitaine de La Mothe.

    Un beau sommaire qui devrait plaire à tous ceux qui sont attachés à la cité martyre de La Mothe, symbole éternel de la résistance lorraine face à la France.

     

    >> Les Cahiers de La Mothe, numéro 2, 2010 (10 €), en vente dans toutes les bonnes librairies lorraines et champenoises ou à commander (13 € franco de port) par courriel à jeancharles@evc.net

  • La Mothe a fait la fête

    Dimanche 22 août, beaucoup de lorrains et de champenois se sont déplacés pour célébrer la cité fortifiée située aux confins de la Haute-Marne et des Vosges.

     

    la-mothe-22_08_2010-281929.jpgLes visites guidées des lieux historiques de la ville fortifiée organisées par Jean Charles, l’historien de La Mothe, et de Fabrice Fontaine ont eu un réel succès. L'association Pour La Mothe avait au préalable balisé les circuits et identifié les lieux mothois à visiter.

     

    A midi, plus de deux cents repas traditionnels lorrains ont été servis à des ventres affamés.

     

    Un groupe de fidèles Lorrains, venu de la cité ducale avec bannières et bonne humeur, avait investi pacifiquement la cité martyre afin de maintenir le souvenir de la résistance des Lorrains lors des sièges successifs menés par les Français au XVIIe siècle.

     

    la-mothe-22_08_2010-281529.jpgL’exposition historique et généalogique sur les familles de La Mothe a attiré beaucoup de curieux. Du côté de la librairie, le numéro 2 des Cahiers de La Mothe, tout juste sorti des presses des éditions Guéniot, a connu également un beau succès.

     

    Pour les animations, trois groupes de troubadours et magiciens médiévaux ont ravis petits et grands. Et les promenades en poneys ont attiré également les petits cavaliers. Bal champêtre, buvette et gaufres puis, en soirée, barbecue, et à la nuit tombée cracheurs de feux ont animé la colline historique. Un magnifique feu d'artifice a clos cette journée festive mothoise.

     

    Rendez-vous est pris pour 2011, le troisième dimanche d'août, pour fêter la cité symbole de la résistance lorraine !

     

    [clichés : courtoisie de l'association Pour La Mothe]

     

    >> Les Cahiers de La Mothe (n° 1 et 2) sont en vente dans 3 librairies de Nancy, en Haute-Marne à Bourbonne-les-Bains, Chaumont, Bourmont, Soulaucourt et Graffigny-Chemin, et dans les Vosges à Vittel, Epinal et Neufchâteau.

     

    >> Il est possible de les acquérir par correspondance (13 € le numéro franco de port) par courriel auprès de M. Jean Charles : gestion@la-mothe.eu 

  • Eglise des Cordeliers des Thons (Vosges) : Salon du livre lorrain, comtois et champenois le 5 septembre

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  • Dimanche 5 août, ouverture du chantier des fouilles de Morimond

    Une campagne de fouilles archéologiques est actuellement menée sur le site de l'ancienne abbaye cistercienne de Morimond (Haute Marne), aux confins de la Lorraine et de la Champagne, entre Lamarche et Damblain.

    Morimond fouilles02 2010.JPGLe site des fouilles sera accessible au public dimanche 8 août en après-midi. Les visiteurs bénéficieront des explications de Benoît Rouzeau, archéologue responsable des fouilles de Morimond.

    Rappelons que l'abbaye de Morimond, située sur le territoire de la commune de Fresnoy-en-Bassigny, a été fondée en 1115. Morimond se développa rapidement, et essaima largement en France, Allemagne, Pologne, Bohême, Espagne, et Chypre. Aux confins de la Champagne et de la Lorraine, la situation de l’abbaye en faisait un avant-poste de l’ordre cistercien pour rayonner sur l’Allemagne et l’Europe orientale.

    Morimond fouilles01 2010.JPGParmi les moines célèbres de l'abbaye, on compte Othon de Freising, fils du margrave Léopold II d'Autriche : il étudia à Paris puis entra à l'abbaye, de laquelle il devint l'abbé. Le pape Benoît XII, troisième des papes d'Avignon, commença sa carrière à Morimond.

    L'abbaye fut dévastée à la Révolution et vendue comme bien national puis démantelée.

    [clichés : Cercle d'études locales de Contrexéville]

     

    >> Le chantier des fouilles de l'abbaye de Morimond est ouvert au public dimanche 5 août après-midi.

  • Gens du bois en Haute-Marne

    gens du bois.jpgIl y a cent ans à peine résonnaient encore dans les forêts haut-marnaises, les cris des charretiers, les ahans des bûcherons, le crissement de la scie des scieurs de longs... Des fumées s'échappaient alors des meules de charbon et des feux de diverses loges, huttes et baraques des ouvriers sylvestres. A cette époque, dans chaque village ou presque, oeuvraient bon nombre d'artisans du bois : charrons, scieurs, sabotiers, tonneliers...

    Ce sont ces visages, ces gens du bois, que l'ouvrage fait revivre au fil des pages. Ce sont nos aïeux qui se souciaient bien peu, en ce temps-là, de passer à la postérité.

    La rencontre d'un ancien menuisier avec un cartophile a produit un sympathique ouvrage qui intéressera également les Lorrains ; et en particulier les Lorrains méridionaux dont les échanges économiques étaient nombreux avec la voisine Haute-Marne et le Bassigny.

    Permettez-moi de vous livrer ici un souvenir de famille. Mon arrière grand-père, Paul Salmon, originaire de Fresnoy-en-Bassigny, dans le canton de Montigny-le-Roi, exerça, jusqu'au début du XXe siècle, le dur métier de scieur de long avec son frère Xavier. Ils partaient ensemble durant de longues semaines dans les forêts champenoises et vosgiennes où ils installaient leur chantier ; ils oeuvraient alors pour les compagnies de chemin de fer en fabriquant des traverses. Souvenirs, souvenirs...

    Alors, partez à la découverte de ce monde original des "gens du bois" ! Ils vous apprendront l'humilité et le sens du bel ouvrage.

     

    >> Gens du bois en Haute-Marne, Gilles Fourtier et Bruno Pernot, éditions Dominique Guéniot, 2010, 190 p., nombreuses reproductions de cartes postales anciennes (30 €).

  • Le parc régional naturel du sud-ouest vosgien sur les rails

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    [Vosges Matin]

  • Châtillon-sur-Saône (Vosges) : les "musées vivants" de la cité Renaissance

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  • Les 25 ans du Pays des Trois Provinces

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    [Vosges Matin]

  • Le Pays des Trois Provinces s'offre aux visiteurs

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    [Vosges Matin | 10.03.10]

  • Autour de la cité de La Mothe

    l’Association Pour La Mothe a tenu le 20 mars 2010 son assemblée générale annuelle à Soulaucourt (Haute-Marne).

     

    la mothe 16 juil 09 27.jpgLe président François Dépinal a présenté le rapport moral et d’activité de l’année 2009.

     

    Membres de l’association : après une baisse en 2008/2009, le nombre des membres est à nouveau à la hausse avec, sur 2010, une vingtaine de nouveaux adhérents venus à l‘association grâce au bulletin. Les membres à jour de cotisation sont aujourd’hui au nombre de 58, le nombre global évoluant autour de 70.

     

    La fête de La Mothe d’août 2009 : Le beau temps fut de la partie et l’affluence au rendez-vous, ce qui ne fut pas sans poser un problème au niveau du stationnement et des possibilités d’évacuation. Il faut réfléchir à une nouvelle organisation du stationnement.

     

    La publication des Cahiers de La Mothe a été appréciée. Elle est l’occasion de toucher, dans toute la France, des personnes originaires du Bassigny et satisfaites de renouer avec leurs racines.

     

    L’entretien du site : en dehors des travaux de fauchage effectués par les brigades vertes et les employés communaux de Bourmont et Soulaucourt, juillet 2009 a vu se retrouver sur le site des membres de l’association et des jeunes venus de Neufchâteau.

     

    Sur le plan des recherches historiques et des publications, Jean Charles a évoqué les recherches en archives : en 2009, a été poursuivie la consultation des documents conservés aux Archives Départementales de Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Vosges, ainsi qu’au Service Historique de la Défense à Vincennes.

     

    Quant aux publications, outre le premier numéro des Cahiers de La Mothe, un article richement illustré a été publié en fin d’année par la revue Connaissance de la Meuse. Ce type d’article permet de faire connaître La Mothe au delà des frontières du Bassigny.

     

    fête la mothe2 23.08.09.jpgLe président Dépinal présenta les projets pour 2010.

     

    La restauration de la porte souterraine : l’urgence est à présent avérée. Le devis atteint 30.194 € HT, dépense incompatible avec les finances de l’Association, et sera sans doute gonflé de travaux supplémentaires dus aux dégâts de l’hiver 2009/2010. A l’automne 2009, une demande d’autorisation de travaux et une demande de subvention ont été sollicitées de la DRAC. Pour compléter le financement, un dossier de souscription a été déposé à la Fondation du Patrimoine et a été accepté.

     

    La signalétique du site : elle est estimée à 30.000 €. Chaque point important du site devra être doté d’un panneau explicatif précisant sur un plan où le visiteur se situe, un descriptif avec une illustration (gravure ancienne, reconstitution…) permettant au visiteur d’imaginer les lieux. Dans l’attente, une signalisation provisoire sera mise en place.

     

    La fête de La Mothe : elle aura lieu cette année le dimanche 22 août. Le programme des animations est en cours d’élaboration.

     

    Le numéro 2 des Cahiers de La Mothe sera mis sous presse dans les prochaines semaines. Un appel est lancé pour trouver des rédacteurs pour l‘édition 2011.

     

    La création d’un site internet dédié à La Mothe : la maquette du nouveau site a été présentée. D’ores et déjà, il est possible de consulter l’ébauche de ce site à l’adresse http://www.la-mothe.eu.

     

     

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    [L'Abeille]
  • L'histoire des seigneurs de Serocourt en souscription

    église serocourt.jpgContrairement aux biographies royales ou princières que l’on trouve en abondance, il demeure assez rare que les écrivains s’intéressent à des personnages qualifiés de moindre importance qui jouèrent pourtant un rôle primordial dans l’histoire d’une région. Il est vrai qu’il est plus difficile de mettre en avant une famille ou une personnalité vivant dans un passé lointain dont la renommée ne dépassait pas le cadre local ou régional. Il n’y a donc que peu d’écrits concernant la petite noblesse de province qui fut pourtant actrice dans la construction de la France.

     

    La région du Bassigny telle que nous la découvrons actuellement dans son écrin de verdure parsemé de forêts bucoliques à travers de magnifiques collines, fut au bas Moyen Age, un lieu de nombreux conflits en raison de sa situation géographique à la frontière de trois provinces, le Barrois dont elle faisait partie, la Champagne et la Bourgogne. En cette époque troublée, les guerres intestines étaient fréquentes entre les grands féodaux toujours prêts à envahir la contrée voisine afin de conquérir de nouveaux territoires. La ville de Lamarche qui était au centre du Bassigny barrois, fut fondée au début du xiiie siècle en même temps que se développa le couvent des Trinitaires. Dès le début, le comte de Bar à qui appartenait cette cité, fit fortifier ce lieu afin de répondre à toutes attaques éventuelles. La défense de la ville était assurée par certaines familles chevaleresques de la région dont principalement celle de Serocourt. Cette noble lignée qui prit le nom de la terre éponyme, fut citée depuis la fin du xiie siècle.

     

    Cette famille de Serocourt se distinguera jusqu'au début du XVIIe siècle auprès des ducs de Lorraine ; plusieurs de ses membres occuperont des fonctions dans les institutions provinciales, tout en se battant sans cesse pour défendre leurs terres du Bassigny barrois.

     

    Franck Coudray, l’auteur de cette remarquable - et inédite - biographie seigneuriale, est passionné de généalogie et d'histoire. Il collabore à de nombreuses revues, dont Héraldique et Généalogie, et s'emploie, depuis quelques années dans ses articles, à faire connaître des lignées de la petite noblesse et de la bourgeoisie champenoises, et à faire découvrir la région du Bassigny dans laquelle elles ont évolué.

     

     

     

    Ø      Histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois du Moyen Âge à la Renaissance, Franck Coudray, ICC éditions, 2010, 350 p. (35 € + 5 € de port)

     

     

    L’ouvrage est en souscription jusqu’au 30 mars 2010.

     

    Le volume compte environ 350 pages, format 155 x 240 mm.

     

    Prix spécial de souscription de 35 € (42 € après le 31 mars 2010) - Emballage et port express en sus (5 €).

     

     

     

    Le bon de souscription, accompagné du règlement, est à envoyer à :

     

     

    I.C.C. EDITIONS

    BP 60526

    78005 VERSAILLES CEDEX

     

    Tél. : 01.47.04.23.44

     

  • Le Pays des Trois Provinces s'offre aux visiteurs

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    [Vosges Matin | 10.03.10]

  • L'histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois en souscription

    Contrairement aux biographies royales ou princières que l’on trouve en abondance, il demeure assez rare que les écrivains s’intéressent à des personnages qualifiés de moindre importance qui jouèrent pourtant un rôle primordial dans l’histoire d’une région. Il est vrai qu’il est plus difficile de mettre en avant une famille ou une personnalité vivant dans un passé lointain dont la renommée ne dépassait pas le cadre local ou régional. Il n’y a donc que peu d’écrits concernant la petite noblesse de province qui fut pourtant actrice dans la construction de la France.

     

    Serocourt vosges.jpgLa région du Bassigny telle que nous la découvrons actuellement dans son écrin de verdure parsemé de forêts bucoliques à travers de magnifiques collines, fut au bas Moyen Age, un lieu sujet à de nombreux conflits en raison de sa situation géographique à la frontière de trois provinces, le Barrois dont elle faisait partie, la Champagne et la Bourgogne. En cette époque troublée, les guerres intestines étaient fréquentes entre les grands féodaux toujours prêts à envahir la contrée voisine afin de conquérir de nouveaux territoires. La ville de Lamarche qui était au centre du Bassigny barrois, fut fondée au début du xiiie siècle en même temps que se développa l’abbaye des Trinitaires. Dès le début, le comte de Bar à qui appartenait cette cité, fit fortifier ce lieu afin de répondre à toutes attaques éventuelles. La défense de la ville était assurée par certaines familles chevaleresques de la région dont principalement celle de Serocourt. Cette noble lignée qui prit le nom de la terre éponyme, fut citée depuis la fin du xiie siècle.

     

    Haimon de Bourbonne et Hauvis, avec l’accord de son épouse Yde, le dit Aubert fit édifier vers 1250 en son village de Serocourt, une maison fortifiée afin de montrer à tous sa préséance en ce lieu. Ce gentilhomme qui fut surnommé plus tard Boullée, était à la fois vassal du sire de Choiseul et du comte de Bar. À son trépas en 1265, son domaine revint de droit à son fils Girard qui, parvenu à l’âge adulte, dut comme son père, effectuer annuellement deux mois de garde au château de Lamarche et dix-huit semaines en celui d’Aigremont. Ce chevalier de Serocourt, cité en 1259 puis en 1287, servit fidèlement Jean Ier de Choiseul de qui il était l’homme lige. Ce dernier qui se rebella contre l’autorité du comte de Bar, fut vaincu par ce puissant personnage. Cela porta atteinte aux Choiseul qui durent plus tard abandonner leurs droits qu’ils détenaient sur la seigneurie de Serocourt, comme cela est évoqué sur un acte de 1325, où Jean Boullée, écuyer, se voit démettre de ses liens de vassalités envers le sire de Choiseul pour n’être plus assujetti qu’au comte de Bar. Cela permit ainsi aux membres de cette lignée d’accéder à des postes honorifiques et lucratifs.

     

    Blason_Darney.pngEn 1347, débutait la guerre de Cent Ans qui opposa la France et l’Angleterre, sinistre conflit qui provoqua misère et désolation au sein de tout le royaume. Les fils de Jean Boullée luttèrent vaillamment contre l’envahisseur anglais et défendirent hardiment la région de Lamarche. En 1358, Girard de Serocourt se vit instituer bailli du Bassigny barrois par Edouard, devenu duc de Bar. La région que Girard administra, comprenait les châtellenies de Gondrecourt, la Mothe, Bourmont, Conflans-sur-Lanterne, Châtillon-sur-Saône et bien sûr Lamarche où il siégea dans la forteresse de cette cité. Il avait sous ses ordres, les prévôts et les sénéchaux de ces lieux, les sergents et les arbalétriers, ainsi qu’une foule d’officiers ducaux demeurant en sa circonscription. En tant que bailli, Girard, levait régulièrement des troupes armées comprenant, outre les personnages précédemment cités, plusieurs gentilshommes résidants en son bailliage eux-mêmes suivis de leurs suites ainsi que des milices composées de bourgeois et de gens à pied venant des villages environnants. Girard aidé de son frère Boulin, lutta toute sa vie contre les bandes de mercenaires qui ravageaient la région. Ce noble personnage eut trois épouses. De la première Adeline, il n’eut pas d’enfant. La seconde, Simonette de Romain-sur-Meuse, qui mit au monde deux fils, lui apporta en dot la châtellenie de ses parents transmise plus tard à sa future progéniture. Enfin, sa dernière femme, Isabelle de Germiny, descendante du trouvère lorrain, Gautier d’Epinal, ne donna le jour qu’à une fille.

     

    Blason_serocourt.pngJean, devenu à la mort de son père seigneur de Serocourt, épousa en 1398, la petite-fille de Geoffroy de Nancy, détenteur du château de Gombervaux, résidence fortifiée encore visible à ce jour. Parvenu à l’âge adulte, ce descendant d’Aubert Boulée qui avait été adoubé chevalier, occupa pendant une brève période le poste prestigieux de bailli du Bassigny barrois et demeura en la ville de Lamarche où il fit procéder à une campagne de restauration de la forteresse et des remparts de cette localité afin de résister aux troupes anglo-bourguignonnes qui avaient commis de multiples méfaits dans la région. Son nouveau suzerain, René d’Anjou, devenu duc de Bar et de Lorraine, fut vaincu en 1431 à la bataille de Bulgnéville par le comte de Vaudémont, puis emprisonné à Dijon par le duc de Bourgogne. Pendant la détention de René, ce seigneur de Serocourt qui lui demeurait fidèle, combattit les Bourguignons en lançant des chevauchées meurtrières à partir des villes de Lamarche et de Langres. Mort en 1436 au cours de l’une de ses expéditions, son fief de Serocourt fut attribué à son fils aîné Girard, le puîné Jean recevant la seigneurie de Romain-sur-Meuse. Seul Regnault, le cadet, fut dépourvu d’un héritage foncier.

     

    Peu de temps après, René d’Anjou, qui avait été libéré après avoir versé une forte rançon, s’en alla pour l’Italie se faire sacrer roi de Naples et de Sicile à la tête de ses nombreux vassaux. Malheureusement, ce prince fastueux fut dépossédé de son héritage par le roi d’Aragon. Revenu en Provence en 1442, il retrouva Jean de Serocourt qu’il avait nommé capitaine du château de Tarascon l’année précédente. Ce gentilhomme qui avait pour armoiries, un écu d’argent à la bande de sable accompagné de sept billettes de mêmes, porta fièrement le blason familial lors des nombreux tournois organisé par son suzerain auquel il participa, dont celui du « pas de Saumur ». Demeurant en Provence dès 1447, Jean se vit seconder dans sa tâche par son frère Regnault, qui occupa la charge de lieutenant de cette forteresse en 1449, poste qu’il conserva jusqu’en 1452, année de son décès survenu probablement à cause de la peste qui décimait une partie de la population de Tarascon. Jean de Serocourt, qui avait été pendant une courte période bailli du Bassigny barrois, repartit en 1458 dans sa région ou il fut nommé capitaine de la ville de Darney. Voyant ses forces décliner, il se retira avec sa femme et ses enfants dans son château de Romain-sur-Meuse.

     

    blason aigremont.gifL’un de ses fils, appelé lui aussi Jean, devint à son tour bailli du Bassigny barrois, charge qu’il garda jusqu’à son trépas. Ce noble personnage marié à Eve d’Anglure, ne put avoir de descendance. Pendant son existence, il avait combattu les ennemis du duché sous les ordres de René II, duc de Lorraine, au coté de son frère Antoine de Serocourt. Il faisait partie des nombreux gentilshommes qui luttèrent contre Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, tué en 1477 sous les murs de Nancy. La charge de bailli du Bassigny barrois, qu’occupa le seigneur de Serocourt jusqu’en 1522, date de son décès, revint à son neveu par alliance, Humbert de Doncourt, époux de Marie de Gironcourt avant d’être transmis quelques années plus tard à son autre neveu, Jean de Serocourt, sous le règne de François Ier, prince de la Renaissance française. Dès lors, une nouvelle ère vit le jour...

     

    Liste des patronymes cités dans l’ouvrage : d’Aigremont, d’Amance, d’Ambonville, d’Anjou, Anthoine, d’Apremont, d’Aragon, d’Arberg, d’Arcey, Aubertin, d’Auvillers, d’Auxy, d’Avroncourt, de Bar, de Barbazan, Barbier, de Bassigny, Baud, de Baudricourt, de Bauffremont, de Bavière, de Bayer de Boppart, de Beaujeu, de Beauvau, de Beauzée, de Bedford, de Bielles, de Bignecourt, de Biron, de Blaisy, de Blâmont, le Blanc, de Blondefontaine, Bonet, de Bouc, de Boulach, de Bourbon, de Bourbonne, de Bourgogne, le Bourgon, de Bourlémont, de Bourmont, Boutillier, de Bouzey, de Brémont, de Bretagne, de Brixey, de Buffignecourt, de Bulainville, de Bulley, Burdelot, de Calabre, de Castille, de Castillon, de Cervole, de Chalon, de Champagne, de Champigneulles, Chardey, Chardoigne, de Charmes, de Châtel-sur-Moselle, du Châtelet, de Chatenay, de Chauffour, de Cherisey, de Choiseul, de Clefmont, Clément, de Clisson, Clivier, de Coiffy, de Conflans, de Coucy, de Courcelles, Courdinet, de Craon, de Crécy, Crespin, de Cusange, de Dalmé, de Damblain, de Dammartin , de Dampierre, Dandelou, de Darney, Delphin, Demanget, Deschamps, Despieix, de Deuilly, de Deux-Ponts, de Dombrot, de Doncourt, de Donjeu, de Dreux, Dromont, de Dun, le Duret, d’Epinal, Espagnol, de l’Estang, de Failly, de Faucogney, le Fauconnier, de la Fauche, du Fay, de Fénétrange, de Flandre, Floridas, de la Force, de Foug, Fourrier, Franoux, de Frasne, du Fresne, Galandot, de Gand, de Genève, de Germiny, Girardos, de Gironcourt, de Gombervaux, de Gonaincourt, de Gourcy, de Gournay, de Grancey, de Grand, de Grenant, de Gueldre, du Guesclin, Guillot, Guinot, de Guise, Guyon, Guyot, d’Habsbourg, d’Hacourt, d’Hangest, d’Harcourt, d’Haroué, d’Hassonville, Hendelo, d’Hennecourt, Héraudel, d’Herberviller, de Houdemont, de Houécourt, Hugon, d’Illoud, de Joinville, de Jonvelle, Juliart, de Laire, de Landres, Landricourt, Lanfant, de Laon, Larmet, de Laval, de Lavaux, Lespicier, Lestournel, Leudin, Levin, de Lignéville, Limbourg, de Linange, Lolier, de Longeville, de Longuel, de Lorraine, de Louppy, de Lucey, de Ludres, de Luxembourg, de Luyton, de Maillancourt, de Mailly, Malbert, de Malestroit, de Mandres, de Manteville, de la Marche, de Marches, de Marey, de Marre, de Marseille, le Macon, Massot, Maubelet, de Maulain, de Mélincourt, de Melun, de Méréville, de Messey, de Meuse, de Moncel, de Mons, de Mont Saint Léger, de Montangon, de Montbéliard, de Montferrand, de Monthureux, de Montmort, de Montreuil, Morelot, de Morizot, de Morey, de la Mothe, du Moulinet, de Nancy, de Navarre, de Nettancourt, de Neufchâteau, de la Neuville aux Bois, de Neuviller, Noël, Noise, de Nomeny, de Nourroy, d’Oiselay, Olivier, d’Ornes, d’Ourches, de Pagny, Paillardel, le Parmentier, de Parroy, Perrot, de Perrusse, le Petit, de Peyo, le Picart, de Pierrfort, du Plessis, de Poesly, de Pont Rennepont, de la Porte, des Prez, de Priney, de Progères, de Pulligny, de Putelange, Quognebuis, de Raucourt, de Ravil, de Ray, de Réance, de Rémécourt, de Revigny, de Ribeaupierre, de Richardménil, Richart, Robert, Rollant, de Romain, de Romont, de Roncourt, de Rondey, de Rouillac, de Rouvres, le Roux, le Roy, de la Ruelle, de Ruppes, de Rutant, de Rye, de Saint Aubin, de Saint Baussant, de Saint Belin, de Saint Loup, de Saint Remy, de Saint Thiébault, de Sampigny, de Sarrebruck, de Sauville, de Savigny, de Scey, de Seraucourt, de Serocourt, de Serrières, de Serval, de Sivry, de Sorcy, Sorel, de Soulécourt, de Spanheim, Talbot, Tarbay, de Tavagny, Thiébaut, de Thivet, Thomassin, de Thons, de Thuillières, de Thumery, de Tiercelin, de Til Châtel, de Tollaincourt, de Tonnerre, de Toul, de la Tour en Woëvre, de la Tranche, de Tronville, de Troyes, de Valengin, Vallet, Vani, de Varennes, de Varney, de Vaubécourt, de Vaudémont, de Vaunoise, de Vergy, de Vernancourt, Veuillot, Vezart, de Vézelise, de Vienne, de Vieux Châtel, de la Vigne, Vigneron, de Vignolles, de Vignory, de Villers, de Villey, de Virey, Voigien, Vougny, de Vrécourt, Vuillin, de Wales, de Warion, de Watronville, de Wey et de Wysse.

     

     

    > L'auteur :

     

    Passionné de généalogie et d'histoire, Franck Coudray, originaire du Val-de-Loire, collabore à de nombreuses revues dont Héraldique et Généalogie et s'emploie, depuis quelques années dans ses articles, à faire connaître des lignées de la petite noblesse et de la bourgeoisie champenoises, et à faire découvrir la région du Bassigny dans laquelle elles ont évolué.

     

     

     

     > Histoire des seigneurs de Serocourt et du Bassigny barrois du Moyen Âge à la Renaissance, Franck Coudray, ICC éditions, 2010, 350 p.

     

    > Un volume d’environ 350 pages au format 155 x 240 mm en souscription jusqu’au 31 mars 2010 au prix spécial de souscription de 35 € (42 € après le 31 mars 2010) - Emballage et port express France en sus (5 €).

     

     

    > Le bon de souscription, accompagné du règlement, est à envoyer à :

     

    I.C.C. EDITIONS

    BP 60526

    78005 VERSAILLES CEDEX

     

    Tél. : 01.47.04.23.44

     

  • Au Pays des Trois Provinces, de nouvelles visites de villages l'été prochain

    visites aux 3 provinces.jpg
    [Vosges Matin | 23.01.10]

  • Association Pour La Mothe : assemblée générale le 20 mars à Soulaucourt

    la_mothe.jpg

  • Sud-ouest vosgien : le projet de parc naturel régional prend forme

    parc_naturel_2010.jpg
    [Vosges Matin | 06.02.10]

  • Lorraine et Champagne, mille ans d'histoire partagée

    Ce numéro spécial des Annales de l'Est est le fruit du colloque tenu à Metz les 8 et 9 octobre 2008 à l'initiative du Comité d'histoire régionale de Lorraine. Le thème "Lorraine et Champagne, mille ans d'histoire" balaye les différents échanges et liens qui ont pu être tissés au cours des siècles entre ces deux provinces voisines.

    lorraine champagne.jpgLe sommaire, dense, prouve à quel point ces relations furent riches tant sur le plan politique, économique, religieux ou architectural. Nous donnons ici quelques sujets de communications qui ont été présentés lors de ce colloque présidé par les professeurs Michel Bur et François Roth :

    - Quand Champagne et Lorraine ne faisaient qu'une : l'Austrasie mérovingienne

    - Un lignage implanté de part et d'autre de la frontière d'Empire : le lignage de Gondrecourt-le-Château (Meuse)

    - Les relations entre les ducs de Lorraine et les comtes de Champagne aux XIIe-XIIIe siècles

    - Trouvères lorrains et champenois au XIIIe siècle

    - Lorraine et foires de Champagne aux XIIIe-XIVe siècles

    - Les prieurés des abbayes champenoises en Lorraine et les prieurés des abbayes lorraines en Champagne

    - Le transept double en Champagne et en Lorraine (XIIIe-XVIe siècles)

    - Gérard Raulin, héraut de Vaudémont. Un Joinvillois au service de René II, duc de Lorraine

    - Les serfs en Champagne et en Lorraine du XVIe au XVIIIe siècle

    - Les chemins de la réforme : contacts et déplacements des clercs entre Champagne et Lorraine vers 1550-1650

    - La province des capucins de Lorraine et Champagne au XVIIe siècle

    - Négociants champenois et vignoble lorrain (XIXe-début XXe siècle)

    - Lorraine, Champagne et Ardenne pendant la Deuxième guerre mondiale

     

    >> Lorraine et Champagne, mille ans d'histoire, Michel Bur et François Roth (sous la dir.), Annales de l'Est, numéro spécial 2009, 383 p, ill., cartes (23 €).

  • « L’Echo des Trois Provinces » étend sa zone de diffusion

    La zone de diffusion du journal d’information associatif couvrant le sud-ouest vosgien, le Bassigny haut-marnais et le nord-ouest de la Haute-Saône, L'Écho des Trois Provinces, va s'étendre à partir du prochain numéro de février 2010.

     

    echo3provinces.jpgC'est la décision prise par les membres du comité de rédaction lors de la récente réunion à Isches.

     

    La présidente, Évelyne Relion, a ouvert la séance devant une vingtaine de personnes habituées du comité de lecture. Elle a évoqué le bilan du dernier numéro sorti début décembre, qui s'avère positif et de bonne qualité. Pour la prochaine livraison, elle proposait d'étendre la diffusion du magazine bimestriel sur la communauté de communes de Bains-les-Bains en s'appuyant sur le projet de parc naturel régional. Les membres ont émis un avis favorable. Sachant que la Codecom du Val de Vôge couvre 13 communes et 5.184 habitants. La photo à la une illustrera un paysage et des articles intérieurs traiteront de ce secteur vosgien. La diffusion supplémentaire concerne 2.000 numéros et sera effectuée par la Codecom. Les élus du Val de Vôge avaient été séduits par l'originalité de ce magazine associatif lors d'une réunion à Viviers-le-Gras concernant le projet de parc naturel régional. Ce futur parc coïnciderait pratiquement au rayon d'action des trois provinces… Ceci explique en partie cela.

     

    D'autres articles traiteront de l'histoire et des hommes des trois départements. La Poste de Bleurville qui célèbre son centenaire, la disette des années 1940 en Saône Lorraine, la vie d'un maréchal-ferrant, le chêne Saint-Evre de Voisey quatre à cinq fois centenaire, la belle voix de Sylvie Hell, l'inauguration de l'église Saint-Brice de Isches restaurée, etc. De nombreuses poésies égayeront les pages. Côté cuisine, le lecteur apprendra aussi qu'au 18ème siècle les plats étaient présentés sur des brancards… Et aujourd'hui sur des canapés !

     

    >> Les prochains rendez-vous : réunion des guides le samedi 16 janvier à 14h30 à la salle des fêtes de Villars-Saint-Marcellin (52) ; conseil d'administration à 14h30 puis comité de rédaction à 17h00 le samedi 20 ou 27 février, à la mairie de Isches (88).

     

    [Vosges Matin | 27.12.09]

  • En Saône Lorraine, une association pour défendre le projet de parc naturel régional

    Elle vient tout juste de faire son apparition dans le paysage vosgien. Le 30 novembre dernier exactement, l'association " Aux sources du Parc " a vu le jour.

     

    L'idée de créer un parc naturel régional dans le sud-ouest des Vosges en association avec la Haute-Saône et la Haute-Marne n'est pourtant pas nouvelle. Elle avait émergé en 2006 lors d'une fête du paysage à Nonville. Marc Benoît, chercheur à l'INRA de Mirecourt, avait alors lancé aux habitants : " Vous ne vous rendez pas compte de la qualité de votre patrimoine. " Il n'en fallait pas plus…

     

    Par la suite, Alain Roussel, conseiller général du canton de Monthureux-sur-Saône, s'est également fait le défenseur de cette idée. Depuis le début de l'année 2009, des réunions ont été organisées afin d'expliquer le projet et surtout de convaincre la population et les élus d'y adhérer. " La première condition de son existence c'est bien l'adhésion ", rappelle Fabrice Cahez. « Il faut battre en brèche les préjugés, un parc ce ne sont pas des contraintes. »

     

    fabrice cahez.jpgL'homme, retraité de l'enseignement depuis juin dernier et parallèlement photographe animalier, a pris la présidence de l'association " Aux sources du Parc ". Celui qui milite depuis plus de 20 ans en faveur de la protection de l'environnement avait envie de s'investir concrètement. " Je ne pensais pas qu'il y aurait une telle mobilisation ", avoue-t-il. Car les réunions d'information ont fait le plein et la toute nouvelle association ne manque pas de bonnes volontés. Réunis en cinq commissions, leur premier travail sera de réaliser un diagnostic initial du patrimoine naturel, humain, économique, bâti… de ce périmètre qui comprend la tête de bassin de la Saône. " L'objectif n'est pas de mettre la nature sous cloche. Nous voulons être promoteurs d'actions positives ", assure Fabrice Cahez.

     

    Normalement, c'est une région qui doit porter un tel projet. Sauf que les trois régions concernées (Lorraine, Champagne-Ardenne et Franche-Comté) ont déjà fait savoir leur peu d'intérêt. Ce sont elles également qui amènent le financement. Alors l'association doit fonctionner à l'envers. C'est-à-dire monter un dossier qui prouve l'adhésion de la population et le bien-fondé d'une telle démarche puis ensuite aller convaincre les trois régions.

     

    Un défi que Fabrice Cahez et toute son équipe sont prêts à relever. Car le périmètre choisi ne manque pas d'atouts. " La qualité des paysages, la forêt, le tissu associatif… ", énumère Fabrice Cahez. Le projet a déjà réussi à fédérer cinq communautés de communes (quatre pour les Vosges et une en Haute-Marne). Celles de Haute-Saône restent à convaincre.

     

    L'association va donc se mettre très rapidement au travail. Des réunions sont programmées dès le début de l'année pour les commissions. " C'est ouvert à tout le monde, à tous ceux qui se sentent concernés pour bâtir quelque chose ", invite le président. Il sait que le travail sera long mais que le résultat bénéficiera aux jeunes générations.

     

    " La création d'un parc est un moyen de dynamiser la ruralité. C'est un label qui va permettre de communiquer, c'est un véritable plus en termes économique et touristique ", ajoute-t-il. Ce n'est donc que le début de l'aventure, que le président espère pouvoir partager avec le plus grand nombre, sans exclusion aucune.

     

    >> Contact : association " Aux sources du Parc ", tél. : 03.29.07.57.84.

    [Vosges Matin | 09.12.2009]

  • Vers un parc naturel régional au Pays des Trois Provinces ?

    Un environnement et un patrimoine exceptionnels ont donné envie à l'Ouest vosgien et ses voisins champenois et francs-comtois de se lancer dans la course à un parc naturel régional.

     

    parc naturel régional.jpgCe n'est qu'un début certes mais il faut bien commencer un jour. Le 16 septembre, à Lironcourt, une petite commune de l'Ouest vosgien dans le canton de Monthureux-sur-Saône, une centaine de personnes se sont réunies à la salle des fêtes. Le but était de créer une association, structure qui pourrait ensuite porter un projet de parc naturel régional.

     

    Cette idée est née, voilà deux ans à peine, en partant du constat que cette partie ouest du département des Vosges, frontalière avec la Haute-Marne et la Haute-Saône, possède un environnement et un patrimoine exceptionnels, de l'aveu même d'Alain Roussel, conseiller général et président de la communauté de communes du pays de la Saône vosgienne. Justement, la surface de ce parc naturel régional comprend la tête de bassin de la Saône.

     

    Pour l'instant, les communautés de communes du pays de Saône et Madon (Darney), du val de Vôge (Bains-les-Bains), des marches de Lorraine (Lamarche) et du pays de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) ont rejoint celle du pays de la Saône vosgienne. La Haute-Saône hésite encore.

     

    L'impulsion de départ vient peut-être de la fête du paysage à Nonville en 2006 où Marc Benoît, scientifique à l'INRA, a attiré l'attention des élus du secteur sur les richesses de ce territoire. Claire Masade, animatrice de la charte forestière en 2007, n'est pas non plus étrangère à cette prise de conscience. Mais le projet doit se nourrir d'une volonté locale. " Sans cela, on n'y arrivera pas ", prévient le président Alain Roussel.

     

    Pourquoi vouloir créer un parc naturel régional ? " Ca donne un label connu et reconnu, c'est un outil de valorisation intéressant et de protection ainsi qu'un outil de développement économique ", argumente-t-on du côté des bénévoles qui se mobilisent autour de ce projet. Car pour l'instant, tout n'est affaire que de bonnes volontés. Celle de Virginie Rivière-Faliszek n'est pas prise en défaut non plus. L'enseignante du lycée agricole de Mirecourt a tout de suite adhéré au projet et y a apporté son expertise. C'est des compétences et de motivation dont a besoin le projet pour aboutir. Et d'une bonne dose de persévérance puisqu'il faut, en moyenne, dix ans pour le concrétiser.

     

    Apparemment, la motivation ne fait pas défaut aux habitants du secteur de l'Ouest vosgien. Ce n'étaient sans doute que les premiers balbutiements d'une histoire qui pourrait s'écrire sur la durée.

     

    [Vosges Matin | 17.09.09]

  • Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République

    gaullisme dans l'est.jpgLe Rassemblement du Peuple Français (RPF) qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. A l'évidence, la France de l'Est entretenait avec le général de Gaulle et le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles et religieuses.

     

    Comment un homme - Charles de Gaulle - et un courant politique - le gaullisme - ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace géographique à un moment donné, après la Libération du territoire ? A cette question, l'ouvrage issu d'un colloque tenu à Nancy en 2007, tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace.

     

    Les auteurs : François Audigier est maître de conférence en histoire contemporaine à l'université de Nancy 2 et spécialiste de l'histoire du gaullisme. Frédéric Schwindt est professeur agrégé d'histoire, spécialiste de l'histoire lorraine et membre du Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine.

     

    >> Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République, François Audigier et Frédéric Schwindt (sous la dir.), Presses universitaires de Rennes, 2009, 421 p. (20 €)

  • Les Lorrains ont réinvesti La Mothe !

    Après le siège de 1645 de la cité fortifiée lorraine, l’antique cité de La Mothe a été de nouveau réoccupée par les troupes lorraines - bien inoffensives - tous étendards déployés, le temps de la fête annuelle organisée ce dimanche 23 août par l’association « Pour La Mothe ».

     

    fête la mothe3 23.08.09.jpgLa cité – devenue haut-marnaise depuis la Révolution - a revécu l’espace d’une journée une animation exceptionnelle. Sous un chaud soleil d’août, la matinée a débuté par une visite historique des ruines de la cité guidée par M. Jean Charles, historien et membre de l’association « Pour La Mothe ». L’après-midi, les nombreux visiteurs ont pu découvrir l’exposition historique et généalogique des descendants des habitants de La Mothe ainsi que de nombreux documents sur l’histoire de la ville et diverses pièces et objets découverts dans les fouilles.

     

    fête la mothe2 23.08.09.jpgDiverses animations ont réjoui toute la journée nos amis lorrains et champenois : « Les Ruistres sans terres » ont présenté un campement de voyageurs et pèlerins du XIVe siècle (tentes de couchage, costumes civils, harnois et armes) et l'association « La Trace » de Robécourt fit une démonstration d'une coulée de cloche. Cette cloche a été attribuée par tirage au sort en fin de journée à un heureux bénéficiaire.

     

    fête la mothe5 23.08.09.jpgDifférents métiers anciens animaient encore l’ancienne cour du château de La Mothe : brodeuses, tisseuses, atelier de bimbeloterie et de cuir, plantes et épices avec utilisation en cuisine médiévale.

     

    La soirée s’acheva par un bal et, la nuit tombée, les feux d'artifices illuminèrent la vieille forteresse lorraine. Qui va se rendormir sur ses souvenirs... jusqu'à l'été prochain.

     

    [clichés H&PB]

  • Eté 2009 : fréquentation touristique en hausse à Nancy

    Le tourisme est plutôt souriant à Nancy selon une note de conjoncture de l'office de tourisme qui relève notamment un plus fort passage d'étrangers que d'ordinaire.

    tourisme nancy.jpgNon, non, on ne va pas s'amuser à comparer les fréquentations touristiques entre Biarritz, Saint-Tropez et Nancy, par exemple. Bien sûr, on ne joue pas dans la même division, mais n'empêche que le mois de juillet chez Stanislas n'est pas mauvais à en croire les observations de l'office de tourisme. « La fréquentation à la banque d'accueil est en légère, mais sensible hausse depuis le début de la saison d'été », indique une note de conjoncture.

     

    Qui pousse la porte de l'office à l'angle de la place Stanislas et de la rue des Dominicains ? 400.000 personnes par an. Un chiffre affolant. La moitié de ces visites concerne des demandes d'informations sur la région, mais également d'autres coins de France. Qui se montre curieux ? Des Nancéiens à la recherche de documentation pour des hôtes, mais aussi des habitants d'Ile-de-France (que le TGV met à 1h30 de Nancy), des voisins d'Alsace, de Bourgogne et de Champagne.

     

    Phénomène nouveau : Nancy intéresse désormais les Bordelais et les Toulousains qui ne « montent » pas paradoxalement leurs 35-45 ans dans l'Est par les lignes à grande vitesse, mais en voiture et sans leurs enfants.

     

    Nancy attire les regards depuis l'international. Cet été, les étrangers (Allemands, Néerlandais, Belges, Anglais en majorité) sont en plus grand nombre et l'habituelle proportion de 20 % d'étrangers, calculée sur les années antérieures, risque fort d'évoluer vers le haut.

     

     

    touristes nancy.jpgLa tendance voulant que Nancy ne soit qu'une courte étape d'une journée ou d'une demi-journée dans un voyage serait en train de changer. Le phénomène reste à confirmer, mais, depuis une semaine, la demande de renseignements évolue. « Elle porte désormais sur des activités du lendemain ou du surlendemain, ce qui suppose des séjours de 48 à 72 heures sur place », indique la note de conjoncture.

     

    Ça implique donc de se trouver un toit. Là aussi, de nouveaux comportements se font jour avec l'apparition de réservations de dernière minute. Elles se concluent au comptoir de l'office de tourisme où les clients recherchent une chambre pour le soir même, à l'image du 4 août où l'on a enregistré 15 réservations qui ont toutes trouvé où dormir. En ce qui concerne ses lits, Nancy dort à la même enseigne que le reste du pays où la clientèle des hôtels, quand elle n'est pas descendue d'une étoile dans le choix de sa catégorie, goûte aux campings haut de gamme, aux chambres d'hôtes et aux gîtes au détriment de couettes plus urbaines. Peut-être cela tient-il au fait de ne pas s'enfermer en ville pour « rayonner » par demi-journée ou par journée sur l'ensemble de la région.

     

    C'est aussi vraisemblablement par souci d'économie. L'argent, à l'intérieur d'un panier moyen en baisse, est dépensé de façon moins accessoire. Les touristes préféreront parfois payer une visite guidée (d'ailleurs en augmentation en semaine par rapport au week-end) plutôt qu'un cadeau même modeste. L'incidence sur le chiffre d'affaires de l'office est limitée. Il reste globalement stable, compensé par le volume d'affaires.

     

     

    Des affaires qui tiennent pour partie à une spécificité nancéienne : l'attractivité de son enseignement supérieur et la taille de sa population estudiantine qui génèrent un tourisme utilitaire, notamment, depuis le 20 juillet. De nombreux parents accompagnent durant plusieurs jours le futur étudiant dans sa quête d'une résidence et passent plusieurs en ville, armés des plans des rues, des lignes de transports en commun et d'une liste d'adresses utiles, glanés à l'office. Une fois le « petit » ou la « petite » logés, ils reviennent l'esprit plus léger au comptoir, pour cette fois, visiter Nancy dans la foulée ou prendre la documentation en vue d'un prochain passage en ville.

     

    « Mieux qu'un frémissement, ce début de saison 2009 à l'office de tourisme rappelle un peu l'été 2007 », sent la note de conjoncture.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 17.08.09]

  • A la découverte du patrimoine bleurvillois

    L'association pour le Développement du Pays des Trois Provinces (ADP3P) organisait récemment une visite commentée du village de Bleurville.

     

    adp3p à bleurville.jpgSous la conduite de Marie-Madeleine Boulian, présidente du Syndicat d'initiatives de la Saône vosgienne, un groupe d'une quinzaine de passionnés de patrimoine et d'histoire a parcouru les rues de Bleurville à la découverte des atouts de la petite cité vosgienne.

     

    Point de rendez-vous, l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens, posée sur le rebord du plateau surplombant le village, s'est ouverte aux visiteurs du jour. Puis, rue de l'église, rue Bezout et rue du Creux-Châlot le groupe a pu contempler des anciennes maisons rurales avec des éléments architecturaux des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (fenêtres à linteau Renaissance, clés décorées, portes charretières, toitures à avancée, tour d'escalier...). Et sous le chaud soleil de cet après-midi, chacun a pu se rafraîchir auprès des fontaines et lavoirs qui égayent encore les rues.

     

    expo histoires de fermes 2009 028.jpgPassage par l'abbatiale bénédictine Saint-Maur où les touristes ont pu visualiser une présentation vidéo sur l'histoire et l'architecture de ce site classé, puis visiter en détail l'église haute, la crypte, le jardin et le musée de la Piété populaire installé dans le logis prieural du XVIIIe siècle. L'exposition "Histoires de fermes" a retenu également toute leur attention et a suscité de nombreuses interrogations sur les particularités des maisons rurales traditionnelles des Vosges méridionales.

     

    S3010050.JPGPour achever cet après-midi découverte, rencontre inatendue avec un arbre remarquable de plus de 400 ans, le Chêne des Saints, planté sur le bord de l'ancienne voie romaine menant à Darney en souvenir de la translation des reliques des deux martyrs franc-comtois à l'origine de la fondation du monastère local. Et à quelques pas de là, Marie-Madeleine Boulian et son groupe étaient accueillis à l'atelier du sculpteur Jean-Louis Rollin qui leur a expliqué ses oeuvres, puis tous ont partagé en toute amitié une sympathique collation chez l'ami Jean-Louis.

     

    [clichés Vosges Matin et H&PB]

  • Fête de la cité de La Mothe dimanche 23 août 2009

    L’association « Pour La Mothe » propose le programme pour la fête annuelle sur le site de l’ancienne citadelle lorraine de La Mothe (aujourd’hui en Haute-Marne, canton de Bourmont, entre Neufchâteau et Lamarche).

     

    La fête de La Mothe aura lieu le dimanche 23 août 2009 :

     

    - vers 10h00 visite guidée par M. Jean Charles, historien et membre de l’association « Pour La Mothe »

     

    - vers 12h30 déjeuner lorrain sous chapiteau. Réservation souhaitée auprès de M. Amouriq au 03.25.01.72.01

     

    - toute la journée : exposition historique et généalogique des descendants des habitants de La Mothe. Nombreux documents consultables sur place. Vente de livres, affiches d'Epinal, cartes, etc. Présentation de pièces et divers objets de La Mothe

     

     

    - "Les Ruistres sans terres" présentent un campement de voyageurs et pèlerins du XIVe siècle (tentes de couchage, costumes civils, harnois et armes)

     

    - démonstration d'une coulée de cloche par l'association « La Trace » de Robécourt. Cette cloche sera attribuée par tirage au sort d'une tombola

     

    - démonstration de différents métiers anciens : brodeuses, tisseuses, atelier de bimbeloterie et de cuir, plantes et épices avec utilisation en cuisine médiévale

     

    - en soirée : barbecue, bal et feux d'artifices

     

    la mothe 16 juil 09 27.jpgRappelons brièvement l’histoire de la cité lorraine de La Mothe, anciennement dénommée « Saint-Hilairemont ». La citadelle a été fondée en juillet 1258, par une charte du comte de Bar Thibaut II, sur un promontoire isolé de 506 m d'altitude, aux confins du Duché de Lorraine et du royaume de France. Grâce à sa position et à son architecture fortifiée, elle devient bientôt la ville la plus puissante de Lorraine après la capitale du duché, Nancy. Important centre commercial et militaire, la cité va compter alors jusqu'à quatre mille habitants et soldats.

     

    Au XVIIe siècle, les guerres sont continuelles entre la France et la maison de Habsbourg. Le duc de Lorraine Charles IV perd rapidement toutes ses possessions excepté La Mothe, qui ne se rend au cardinal de Richelieu que le 26 juillet 1634 après cent quarante et un jours de ce premier siège de La Mothe. Rétrocédée au duc en 1641, la ville est à nouveau soumise à un siège du 25 juillet au 31 août 1642 puis libérée par Charles IV qui écrase l'armée française à Liffol-le-Grand.

     

    Elle est de nouveau assiégée dès décembre 1642, jusqu'à la mort de Louis XIII en mai 1643. Dès qu'il sent son pouvoir suffisamment affermi, Mazarin poursuit l'œuvre de son prédécesseur et ordonne à Magalotti de reprendre le siège le 4 décembre 1644. La ville se défend vaillamment et Magalotti est tué sous le bastion de Vaudémont d'un coup de mousquet tiré par le chanoine Héraudel. Les bombes, le froid puis la famine ont cependant raison des assiégés qui se rendent le 1er juillet 1645, après deux cent cinq jours de résistance.

     

    Contrairement à ce qui avait été convenu lors des accords de reddition, Mazarin fit démolir non seulement les fortifications, mais aussi tous les bâtiments, la ville fut entièrement rasée.