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gaullisme

  • Le fils perdu de la République

    Le 7 janvier 2010 au matin, le décès soudain de Philippe Séguin suscite une émotion nationale. Il représentait aux yeux de nombreux Français un modèle de réussite républicaine. Né en Tunisie en 1943 - ses ancêtres étant originaires du Bordelais -, il avait été élevé par sa mère dans le culte d'un père, combattant de la France libre, mort au combat en 1944. La France était sa passion, De Gaulle son héros.

    Entré à 30 ans au cabinet du président Pompidou, il lie son destin à celui d'un jeune ministre, Jacques Chirac, avec qui il entretient des relations orageuses. Opposant charismatique à la construction européenne version Maastricht, cet homme de convictions apparaît pendant quelques années comme un présidentiable. Cet homme, qui fut Vosgien pendant quelques années en devenant député-maire d'Epinal, s'acharne pourtant à détruire ce qu'il a construit : démission brutale de la présidence du RPR en 1999, déroute aux élections municipales à Paris en 2001.

    Quel est le mystère de cet homme colérique, tourmenté, dépressif, qui pouvait aussi être joyeux, chaleureux et amical ? Pour l'élucider, l'auteur a rencontré plus de 70 témoins et notamment sa fille Catherine qui témoignent d'aspects de sa vie étonnante et inconnus. S'appuyant sur une enquête approfondie, Michel Taubmann révèle le secret qui a taraudé Philippe Séguin tout au long de sa vie : celui de sa naissance.

     

    ‡ Le fils perdu de la République, Michel Taubmann, éditions du Moment, 2015, 299 p., cahier photos (19,95 €).

  • Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République

    gaullisme dans l'est.jpgLe Rassemblement du Peuple Français (RPF) qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. A l'évidence, la France de l'Est entretenait avec le général de Gaulle et le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles et religieuses.

     

    Comment un homme - Charles de Gaulle - et un courant politique - le gaullisme - ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace géographique à un moment donné, après la Libération du territoire ? A cette question, l'ouvrage issu d'un colloque tenu à Nancy en 2007, tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace.

     

    Les auteurs : François Audigier est maître de conférence en histoire contemporaine à l'université de Nancy 2 et spécialiste de l'histoire du gaullisme. Frédéric Schwindt est professeur agrégé d'histoire, spécialiste de l'histoire lorraine et membre du Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine.

     

    >> Gaullisme et gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République, François Audigier et Frédéric Schwindt (sous la dir.), Presses universitaires de Rennes, 2009, 421 p. (20 €)