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La vie en Saône Lorraine - Page 2

  • L'Echo des Trois Provinces n° 192 est paru

    Le 192ème numéro de L'Echo des Trois Provinces est paru !

    Vous y lirez avec intérêt de bons articles sur l'histoire de notre pays d'entre Lorraine, Franche-Comté et Champagne ainsi que des anecdotes et la chronique de la vie dans la région.

    Ainsi, vous découvrirez à Fontenoy-le-Château, Nicolas Gilbert le poète malheureux, l'histoire des Suédois lors de la guerre de Trente Ans au Pays des 3 Provinces, châtillon-sur-Saône labellisé "beau village lorrain", les Cahiers de Melle Marchal de Lamarche, Claude François Ducharnoy un médecin d'avant-garde à Vauvillers, le général Marcot de Vauvillers, l'histoire de la cuisine, petites histoires de nos amies les bêtes, le bilan des visites estivales, une taque de cheminée aux armes des ducs de Lorraine, Haute-Marne - Vosges : les résistants du train fantôme, etc.

  • Attigny (88) : avis de recherche pour Denis Granget

    Après plusieurs jours d'intenses recherches et sondages de la Saône pour retrouver Denis Granget, un septuagénaire domicilié à Attigny, disparu lundi 22 janvier, la famille a décidé de lancer des avis de recherche sur le secteur.

    Les gendarmes et bénévoles qui ont patrouillé le secteur de Darney-Attigny durant plusieurs jours afin de retrouver les traces de Denis Granget n'ont pas donné lieu à des résultats probants.

    Les membres de la famille ont décidé de distribuer des avis de recherche dans les sociétés de chasse et de pêche dans un rayon de 20 km autour d'Attigny. Les commerces afficheront également un signalement du disparu.

    Toute personne en mesure d'apporter des renseignements sur cette disparition peut le signaler à la gendarmerie la plus proche.

  • Bleurville (88) : le bulletin municipal 2017 est paru

    Le bulletin municipal de Bleurville pour 2017 est sorti.

    Au sommaire :

    - l'éditorial du maire

    - l'état civil de la commune

    - le départ à la retrait de Françoise Roussel, la secrétaire de mairie

    - les travaux communaux

    - la gestion de l'eau

    - Bleurville en 1901

    - le repas des anciens

    - les 20 ans du marché bio'

    - la vie des associations

    - l'été à Saint-Maur

    - les activités des écoles

    - les "oubliés" de la Grande Guerre

    - la vie du village

    - focus sur la pyrale du buis

    - les oiseaux de nos campagnes vosgiennes

    - les relevés météorologiques 2017 à Bleurville

     

    ‡ Le bulletin municipal 2017 est disponible en mairie de Bleurville.

  • Le prochain ouvrage de Jean-François Michel : l'histoire de Jean-Baptiste Tournay (1720-1768)

  • Les Thons (88) : mobilisation pour l'église des Cordeliers

  • Soutenez l'action des Amis de Saint-Maur de Bleurville en 2018 !

    Suivre les activités de  l'association des Amis de Saint-Maur de Bleurville sur notre blog et lire nos informations c'est très bien... mais y adhérer ce serait encore mieux !

    Alors que les responsables de la structure réfléchissent à des projets de restauration d'envergure - sur les intérieurs de l'abbatiale notamment -, l'association patrimoniale doit rassembler un maximum d'adhérents afin de présenter un projet crédible auprès de la DRAC. Et plus les adhérents seront nombreux, plus l'association sera forte pour défendre et promouvoir le patrimoine historique et architectural du sud-ouest vosgien dans lequel l'abbaye Saint-Maur de Bleurville a toute sa place.

    Il y va aussi de la survie de l'association qui oeuvre depuis bientôt 45 ans au sauvetage de ce monastère bénédictin lorrain du XIe siècle...

    > Alors, rejoignez Les Amis de Saint-Maur de Bleurville en envoyant votre adhésion (15 € par chèque à l'ordre de "Amis de Saint-Maur") à :
    MONSIEUR LE PRESIDENT
    ASSOCIATION DES AMIS DE SAINT-MAUR
    2 RUE BEZOUT
    88410 BLEURVILLE

    Merci pour votre soutien et bonne nouvelle année à tous !

  • Châtillon-sur-Saône entre dans le club des "Beaux villages lorrains"

  • Bleurville (88) : bilan de la saison 2017 à l'abbaye Saint-Maur

  • L'Echo des 3 Provinces d'hiver est paru !

    Pour vos soirées d'hiver au coin de la cheminée, vous lirez avec intérêt la dernière livraison de L'Echo des 3 Provinces, le magazine du pays des confins de la Lorraine, de la Champagne et de la Franche-Comté...

    Au sommaire :

    - retour sur les Journées d'études vosgiennes de Lamarche et Martigny-les-Bains

    - les Cahiers de Melle Marchal : décembre 1917 à Lamarche

    - hommage au maquis de Magny-lès-Jussey

    - histoires de cuisine

    - depuis 2000 ans, la crèche de la Nativité

    - un nouvel office du tourisme à Jussey

    - l'église Saint-Martin de Purgerot

    - l'église de la Nativité de Gruey-lès-Surances

    - un été à l'ombre de l'abbaye Saint-Maur de Bleurville

    - la passion des camions de pompiers

    - la vie des associations

    - les animations et manifestations

     

    ‡ Pour recevoir L'Echo des 3 Provinces, revue bimestrielle, contactez evelyne.relion@orange.fr

  • Les Thons (88) : une convention qui a du choeur

    Une sympathique cérémonie a réuni récemment une trentaine de personnes en mairie des Thons où était signée la convention entre la Fondation du Patrimoine Vosges et Saône lorraine pour les travaux à réaliser à l’église des Cordeliers des Thons, propriété de l’association patrimoniale depuis douze ans.

    Deuxième convention en vérité, la première ayant concerné des travaux colossaux menés en 2013-2015 sur les bâtiments conventuels perpendiculaires au sanctuaire : charpente, toiture, façade et contreforts des chapelles funéraires.

    S’il s’agit avant tout d’engager des travaux de réhabilitation du chœur du XVe siècle de l’église conventuelle Notre-Dame des Anges – Saint-François, Jacky Fremont, délégué des Vosges pour la Fondation, a rappelé aussi les avantages fiscaux et les satisfactions personnelles pour les éventuels donateurs à cette souscription pour la restauration programmée. Jean-François Michel, président de Saône lorraine, a précisé que « les travaux prévus, tranche ferme et conditionnelle, s’élevaient à plus de 400 000 € ; l’Etat et le Conseil régional Grand Est doivent y prendre une large part ». Pour Robert Mougin, maire des Thons, « ce projet aura un impact culturel, sociologique et social fort comme l’ont déjà eu les précédents chantiers : bénévoles, professionnels, encadrants, ouvriers, architectes des Monuments historiques, tous y trouveront leur compte, l’essentiel étant de ne pas baisser les bras face au scepticisme ambiant de nos campagnes et l’indifférence. » Ces projets contribuent aussi à lutter contre la désertification du secteur.

    Si le projet se déroule normalement, les travaux devraient débuter dès le printemps prochain et les entreprises choisies, par accord entre le maître d’œuvre (ACMH) et le maître d’ouvrage (Saône lorraine), seront alors, et à tous les sens du terme, au chevet de l’église pour lui rendre sa beauté et sa solidité originelles.

     

    > Les dons défiscalisables sont à adresser à : Fondation du Patrimoine, 62 rue de Metz, 54000 Nancy, en précisant « pour l’église des Cordeliers des Thons ».

  • Châtillon-sur-Saône (88) : succès pour le premier "café-histoire"

  • Bleurville (88) : les marcheurs du Club vosgien d'Epinal font halte à l'abbaye Saint-Maur

    Dernière visite de l'année à l'abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville avec un groupe de marcheurs du Club vosgien d'Epinal conduit par Monique Drouin, d'Attigny.

    Nos marcheurs sont arrivés mouillés mais ont quitté les lieux heureux d'avoir pu découvrir les merveilles du sud-ouest des Vosges !

    Un grand merci à Evelyne pour avoir guider ces marcheurs dans les dédales de l'histoire du monastère.

  • Bleurville (88) : les poilus bleurvillois "oubliés"...

    Nous venons de commémorer le 99ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale autour du monument aux morts qui conserve la mémoire des militaires Morts pour la France durant ce terrible conflit. Un passionné d'histoire locale s’est intéressé aux poilus du village vosgien de Bleurville décédés en 1917. Et à ceux qui ont été oubliés...

    « Si mon grand-père a eu la chance de revenir de cette terrible épreuve, ce ne fut pas le cas de nombre de ses camarades de Bleurville puisque 42 jeunes gens originaires ou installés au village furent tués sur les différents théâtres d’opérations au cours de ces presque quatre années et demie de guerre » note notre historien amateur. Soit plus de 7 % de la population locale qui comptait 571 habitants en 1911.

    La commune perdit quatre de ses enfants en 1917 : Edmond Béclier, Paul Bourgeois, Louis Grandclair et Henri Schuft. Le nombre des victimes est plutôt faible comparée aux autres années de guerre : 4 en 1918, 8 en 1914, 9 en 1916 pour culminer à 12 en 1915. Tous étaient des hommes du rang et appartenaient à des unités stationnés dans l’Est : le 11e génie et le 4e chasseurs à cheval d’Epinal, le 42e d’infanterie de Belfort et le 166e RI de Verdun. Trois de nos Bleurvillois sont tombés face à l’ennemi lors des offensives du printemps 1917 en Champagne et en Meuse. Seul le brigadier Schuft a succombé à un accident en service : affecté à l’origine au 4e RCC, il avait été détaché au 212e régiment d’artillerie. Cependant, tous n’ont pas leurs noms gravés sur le monument aux morts…

    Des soldats oubliés

    Au début des années 1920, lorsque la commune a décidé d'ériger un monument aux morts, les autorités de l'époque ont omis – volontairement ou non – d'inscrire sur la stèle l'exhaustivité des Bleurvillois qui étaient tombés au champ d'honneur : n'ont été retenus que ceux qui résidaient dans la commune au moment de leur décès – qu'ils y soient nés ou qu'ils s'y soient installés ultérieurement. « Nous avons ainsi retrouvé 11 poilus nés à Bleurville dont les noms ne sont pas gravés sur le monument aux morts » précise notre historien vosgien. La plupart avait quitté le village depuis quelques années pour « monter » à Paris afin d'y gagner leur vie, comme Aimé et Camille Béclier, Joseph Fèvre et Joseph Paris. D'autres s'étaient installés dans les Vosges, à Gironcourt-sur-Vraine, Châtenois, Ville-sur-Illon, Monthureux-sur-Saône, ou dans des départements limitrophes, à Bourbonne-les-Bains ou à Saint-Loup-sur-Semouse, ou plus loin, dans l’Aube.

    Si leur village natal ne s'est pas souvenu d'eux à l'heure de leur mort, quelques-uns de ces poilus Bleurvillois ont cependant été honorés par leur commune d’adoption : ainsi, on trouve aujourd'hui des poilus nés à Bleurville sur les monuments aux morts de Noisy-le-Sec, Les Lilas et Pantin (Seine-Saint-Denis), à Saint-Loup-sur-Semouse et à Bourbonne-les-Bains. Deux natifs de Bleurville sont inscrits sur le monument de Monthureux, Charles Kremer et Louis Munier. Mais certains sont restés dans l'anonymat, comme Auguste Doiselet, Joseph Fèvre et Joseph Paris.

    Peut-on espérer, à l'occasion du 100ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre, que tous ces enfants de Bleurville Morts pour la France soient définitivement réunis sur le même monument de la mémoire ?

    * * *

    Les 11 "oubliés" du monument aux morts de Bleurville :

    - BECLIER Jules
    - BECLIER Camille
    - BECLIER Edmond
    - BOULANGER André
    - DESBOEUF Jules
    - DOISELET Auguste
    - DOISELET Léon
    - FEVRE Joseph
    - KREMER Paul
    - MUNIER Jules
    - PARIS Joseph

  • Passavant-la-Rochère (70 ) : expo' "Un monde de créches, crèches du monde"

    Depuis plus de 2000 ans… La crèche toujours d’actualité

    Parler de la crèche, c’est évoquer une histoire qui remonte à plus de 2000 ans et qui s’appuie sur la croyance en un Dieu incarné. Indépendamment de toutes références religieuses, il faut bien reconnaitre que la naissance du Christ a joué et joue encore de nos jours, un rôle déterminant dans notre société, ne serait-ce que pour nous repérer dans le temps. Mais pourquoi fête-t-on la Nativité le 25 décembre ?

    Et comment expliquer que cette tradition vieille de plus de 2000 ans demeure dans le monde entier ? Tradition de représenter Marie et Joseph veillant sur un petit Enfant couché sur de la paille et réchauffé par le souffle d’animaux et autour d’eux, bergers, anges, villageois, mages représentants les trois âges de la vie et les trois couleurs de peau connues. Vers le IIème siècle, on ajoute les animaux auprès de la Sainte Famille à la lecture d’un verset d’Isaie 1.3 : « Le boeuf connait son propriétaire, et un âne la mangeoire chez son maître ».

    D’après Saint Luc, seul évangéliste à évoquer la Nativité, c’est bien une « crèche » qui servit de berceau à l’Enfant Jésus et, d’après le Petit Robert, une crèche est une mangeoire pour les animaux, par extension « la crèche » est devenue le petit édifice représentant l’étable de Bethléem. Saint Luc ne donne aucune date de naissance pour le Christ. Les rares éléments permettent d'estimer que la Nativité a probablement eu lieu vers l'an 5 ou 6 avant notre ère, mais sans qu'un jour précis soit connu. D'ailleurs, pour les premiers chrétiens, la fête de Noël n'existait pas : seule comptait Pâques, fête de la Résurrection.

    C'est vers 330 que Noël commence à être fêté à Rome le 25 décembre. Une date qui correspond à une fête païenne, la fête de « Sol Invictus », le Soleil invincible, fêté au moment où les jours commençaient à rallonger et au cours de laquelle on allumait de grands feux.

    Les chrétiens ont vite associé le Christ au soleil, et aujourd'hui la tradition chrétienne résonne de ces symboles du Sauveur des nations , désigné comme un « Soleil levant », comme le rappelle la liturgie de la nuit de Noël avec le texte d'Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9, 1).

    Noël n'est cependant pas fêté le 21 décembre, jour du solstice d'hiver. Une différence due au calendrier julien, institué en 46 av. J.-C. par Jules César, qui avait fixé le solstice au 25 décembre. C'est cette date officielle du solstice que le concile de Nicée (325) reprendra pour Noël. Le 25 décembre, au départ est donc une fête d’origine païenne.

    En 354 après Jésus-Christ, le pape Libère souhaite mettre un terme aux débats sur la date de la Nativité : il décide de la situer au 25 décembre. En 525, un moine, Denys le Petit, se charge lui aussi de calculer la date exacte et arrive à la même conclusion, mais ses calculs sont erronés. La postérité retiendra quand même la date du 25 décembre. Cette date ne correspond pas à la chronologie historique car Jésus naquit durant le règne de César Auguste et le gouvernorat de Quirinius en Syrie (Lc 2.1, 2). L'estimation généralement retenue par les historiens actuels va de 7 à 5 avant notre ère.

    Autour de la date du solstice d’hiver, les romains avaient l’habitude de célébrer deux périodes de réjouissance : les Saturnales (du nom du dieu de l’agriculture) puis les Sigillaires, où des petits cadeaux étaient échangés (et oui, la tradition vient de là !). Depuis le IIème siècle avant Jésus-Christ, dans toute la partie orientale de la Méditerranée, les adeptes du culte de Mithra fêtaient également à la fin décembre l’arrivée du dieu soleil et le retour de la lumière. A l’époque de Libère et de Denys Le Petit, le christianisme, qui commence à se développer, est en concurrence avec ces traditions païennes. La date hautement symbolique du 25 décembre est donc parfaite !

    D’autant plus que le message des fêtes romaines et de Mithra peut être repris par l’Église à son compte. Jésus incarne le soleil sacré : après sa naissance, les nuits reculent et les jours s’allongent. Grâce à lui, la lumière l’emporte sur les ténèbres. Un message qui a fait date dans l’histoire du monde.

    Grâce à l’histoire de l’art, la sculpture, la peinture, on sait que la représentation de la crèche remonte aux premiers siècles de notre ère. Les premiers chrétiens suivent la tradition juive qui n’accepte pas de représentation de Dieu. La seule représentation qu’ils acceptent est celle de symboles tels que le poisson, l’ancre, la croix… Peu à peu apparaissent les images sculptées choisies dans le répertoire biblique comme l’agneau. Les premières images de la naissance du Christ se trouvent à Rome dans les catacombes de Priscille. Une fresque représente la Vierge assise avec l’Enfant sur les genoux, un prophète à côté d’elle désigne l’étoile. Un peu plus loin trois mages apportent leurs offrandes. Dès le IVème siècle, des images de la Nativité sont sculptées dans la pierre des sarcophages. En 692, le concile de Constantinople encourage les artistes à représenter le visage du Christ. Pendant plusieurs siècles, l’art chrétien sera dominé par le modèle oriental de l’icône : ce n’est pas une description de la réalité mais « un mystère à contempler ».

    En cherchant le réalisme, le Moyen Âge insiste davantage sur la part humaine. A partir du XIIème siècle la sensibilité prend une part plus importante dans la dévotion. En 1211, le pape Innocent II avait condamné les abus auxquels donnaient lieu certaines représentations des mystères dans les églises. Sous l’influence de François d’Assise qui en 1223 organise à Greccio avec les habitants des villages, un âne et un bœuf « la première crèche vivante », de saint Bernard et saint Dominique, on exalte l’Incarnation du Christ ; ainsi les artistes tentent de montrer la double nature divine et humaine de cet Enfant Jésus. Au XIVème siècle, c’est dans la vie quotidienne que l’on puise des images : la Vierge est assise ou à genoux et non plus couchée, les commanditaires osent se faire représenter sur les tableaux. La Vierge joint les mains ou écarte les langes de l’Enfant couché dans une grande corbeille. Le thème de l’adoration se substitue au thème byzantin de l’accouchement.

    Durant la Renaissance, en Italie, on peut admirer les plus belles toiles de tous les temps dans lesquelles les personnages portent les vêtements de l’époque. Dans les Flandres, à Bruxelles, à Bruges et plus tard à Anvers sont créés de très nombreux retables en bois sculpté consacrés à la Nativité. La Réforme déclenchée par Luther est à l’origine de profonds bouleversements dans l’Eglise catholique. Le protestantisme ne veut plus de représentation du mystère chrétien .L'art perd sa source principale d’inspiration, beaucoup d’œuvres sont détruites, il n’est plus question d’images de la Nativité dans beaucoup de régions.

    Rome réagit et convoque le Concile de Trente (1545-1563). La Contre-Réforme obtient des résultats rapides dans l’art ; l’Eglise met de l’ordre dans les figurations religieuses souvent exagérées et superstitieuses, elle ne les condamne pas, elle les encourage pour instruire le peuple et le porter à la prière. Elle favorise le goût de la réalité dans la représentation du sacré. Elle abandonne beaucoup de références à « la légende dorée » de J. de Voragine, jugée suspecte pour son goût du merveilleux. Du XIIIème au XVIIème siècle, les spectacles liturgiques étant interdits dans les églises, c’est sur le parvis des cathédrales que sont mis en scène non seulement la Nativité mais aussi l’Ancien Testament et la vie des saints. En 1548, certains mystères furent interdits et c’est Louis XIV qui supprima les « confréries de la Passion » qui les organisaient.

    De nouveaux ordres religieux se créent et jouent un rôle déterminant dans la Contre-Réforme. Les jésuites, surtout mêlent leurs efforts aux artistes et aux théologiens et aboutissent à un nouveau style largement inspiré par la foi : le Baroque. Le Baroque s’affranchit des règles de la Renaissance et se caractérise par une liberté de mouvements et une profusion d’ornements. Il finira dépassé largement par le Rococo. L’autorité ecclésiastique cherchera à contrôler ses excès et c’est très lentement qu’elle acceptera pour la crèche de voir des scènes locales l’emporter sur le sacré.

    La Contre-Réforme aboutit à un renouveau de la dévotion à l’enfance de Jésus et à la Nativité. La première crèche citée se trouve dans l’église des jésuites à Prague en 1560 (antériorité qui peut-être disputée par deux crèches : celle de l’abbaye de Pebrac, en Auvergne, fin du XVème et celle de l’Abbaye de Montbenoît, dans le Doubs, début XVIème). L’archevêque de Berlaymont (jésuite, 1576-1637) justifie ainsi l’utilité de la crèche : « elle doit donner l’impression de participer au Mystère de la Rédemption ». Les crèches se développent lentement.

    Les premières crèches domestiques restent rares car elles coûtent cher et sont réservées aux privilégiés. C’est vers la fin du XVIème que se développent les crèches familiales. Au XVIIIème siècle, il y a peu de changements dans la représentation de la Nativité, on constate une raréfaction des thèmes religieux dans l’art. Le « Siècle des Lumières » assèche l’inspiration par son rationalisme, les élites s’en détournent mais le peuple continue : c’est la naissance de l’art populaire, les personnages sont petits et souvent en argile, peut-être est-ce la naissance de la crèche provençale…

    Les persécutions religieuses de la Révolution, les fermetures d’églises vont aboutir en ce qui concerne les crèches au résultat inverse, le peuple ne pouvant plus voir les crèches des églises, va s’en fabriquer des petites à usage domestique.

    Le XIXème siècle subit aussi la raréfaction des thèmes religieux, mais sous l’influence du romantisme puis des nazaréens (mouvement pictural de renouveau de la peinture germanique au début du XIXème siècle), il voit la naissance d’un style orientalisant soucieux de réalisme et d’authenticité. Il se développe alors une crèche populaire, localisée surtout en Provence, marquée par le choix des personnages, décors et costumes, imitée de la crèche napolitaine.

    Dans la seconde moitié du siècle, se développe l’art religieux industriel dit « sulpicien » (né dans le quartier Saint-Sulpice à Paris), tout caractère régional disparaît alors, favorisant une large diffusion géographique des modèles notamment dans les pays de mission.

    Le XXème siècle voit le rejet du style sulpicien et connaît ainsi la naissance de courants artistiques dans toutes les directions. Les crèches nouvelles retrouvent la tradition, une spiritualité et une beauté perdues. Elles remplacent les crèches dites de « Saint-Sulpice » mais fabriquées en petite série, souvent par des moniales, elles sont plus coûteuses. Il existe aussi de très nombreuses représentations de la Nativité influencées par l’identité culturelle de chaque peuple, par les traditions ancestrales et folkloriques du pays, le travail, les formes de l’habitat, les costumes, les coutumes, l’offrande d’un produit local, les matériaux disponibles sur place, les animaux (dans certains pays l’âne et le bœuf sont devenus chèvre et chien) et par l’Histoire Sainte et les Evangiles apocryphes, le contexte politique et humain font qu’une collection de crèches est une mine de symboles, d’expressions différentes de foi et de vie des hommes. Le XXIème ne fait que commencer et la tradition « de faire la crèche » est toujours vivante !

    Dominique et Claude Grandjean

     

    > Les collectionneurs de crèches n’ont pas de nom, nous en sommes et vous invitons à venir découvrir notre collection d’environ 380 pièces, à découvrir le monde de cette étoile qui a guidé les bergers et les hommes de bonne volonté, de ces savants qui ont suivi l’étoile , du coq et du bâton en fleur de Joseph et de tous ces petits personnages, tel le Ravi et bien d’autres encore…

    > Les samedis 9 et 23 décembre, les dimanches 26 novembre, 3 et 17 décembre, de 10h à 20h00, ou dans la semaine sur rendez-vous au 03.84.92.45.41. Nous vous accueillerons avec plaisir au 12, charrière de Vougécourt à Passavant-la-Rochère (Haute-Saône). Entrée gratuite.

    > Les auteurs recherchent à entrer en relation avec des collectionneurs d’objets en rapport avec Noël, crèches comprises.

  • Paroisse Notre-Dame de la Saône : partage avec les grandes paroisses voisines

    Cinquante ans "d'ouverture au monde" et aux "opprimés" ou aux "oubliés" n'ont pas suffit à évangéliser ou ré-évangéliser... mais ont plutôt contribuer à faire fuir les fidèles des églises. Il faudra bien un jour se poser la vraie question : l'Eglise catholique doit-elle être une "ONG humanitaire", dénoncé par Sa Sainteté le pape François, ou un lieu de prière où l'on rend gloire à Dieu à travers la liturgie de la messe et où l'on travaille au salut des hommes ?... Il y va de l'avenir de notre Eglise, notamment en milieu rural.

  • Serqueux (52) : il y a cent ans, le Zeppelin L49 était abattu

  • Lamarche (88) : succès pour les 19ème Journées d'études vosgiennes

  • Bleurville (88) : bilan de la saison mitigé à l'abbaye Saint-Maur

  • Lamarche (88) : la disparition de la chapelle funéraire du couvent des Trinitaires

    Quelle tristesse de voir le patrimoine religieux en pleine déliquescence : il s'agit de l'ancien couvent des Trinitaires transformé en collège au XIXe siècle, désormais propriété privée transformée en une ferme agricole... En fait, nous avons là un grand "capharnaüm" indigne d'être appelé ferme !

    On assiste impuissant à l'effondrement d'une grande partie de la chapelle funéraire construite par la famille de Bourgogne et de Maussabré au XIXe siècle...

    Le sud-ouest vosgien est vraiment laissé à l'abandon.

    [cl. G. Salvini]

  • Bourmont (52) : exposition "Les Américains dans le pays de Bourmont - 1917-1919"

    A l'occasion de la commémoration de la création de la 2ème Division d’infanterie américaine à Bourmont (Haute-Marne, ancien Bassigny lorrain) le 26 octobre 1917, la Société historique et archéologique du pays de Bourmont présentent une intéressante exposition sur "La mémoire retrouvée. Les Américains dans le pays de Bourmont - 1917-1919" du 26 octobre 2017 au 11 novembre 2018.

     

    ‡ Plus d'infos sur http://www.shab.fr/

  • Lamarche (88) : succès pour les 19èmes Journées d'études vosgiennes

  • Serécourt (88) : une maison de laboureur restaurée à vendre (XVIIe-XVIIIe s.)

    L'ancienne ferme lorraine (XVIIe-XXIIIe-XIXe s.) remarquablement restaurée naguère par Jean-Louis Barthélemy, à Serécourt (Vosges, ancien canton de Lamarche), est mise en vente.

    Il s'agit d'un rare exemple de maison de laboureur encore subsistante dans le sud-ouest vosgien : elle conserve un escalier à vis dans une tour hors œuvre ainsi qu'une avancée de toiture si typique de ce secteur.

    Puissions-nous espérer qu'elle sera rapidement recueillie par des mains qui sauront lui conserver son cachet ancien...

     

    > Plus d'info sur http://pierres-lorraines.fr/1743-ACHETER-Maison-serecourt.html

  • Saône lorraine en Limousin

  • Neufchâteau (88) : autour de Simon Sallet, commerçant proche du duc Charles IV

  • Bleurville (88) : les potimarrons font le mur

  • Bleurville (88) : l'abbaye bénédictine a fermé ses portes

  • Isches (88) : les nouveaux propriétaires du château récompensés

  • Bleurville (88) : clôture de la 43ème saison à l'abbaye Saint-Maur