Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vosges - Page 3

  • Eglise dans les Vosges : numéro spécial "ordination épiscopale de Mgr Berthet"

    Le numéro spécial de la revue Eglise dans les Vosges, consacré à l'ordination épiscopale de Mgr Didier Berthet, nouvel évêque de Saint-Dié, est paru.

    On peut se le procurer à l'adresse suivante :

    Eglise dans les Vosges
    Service communication
    29 rue François-de-Neufchâteau
    88000 EPINAL

     

    ‡ Règlement (3€) par chèque à l'ordre de "Association diocésaine de Saint-Dié".

  • Hennezel (88) : par amour du verre et de son histoire

  • Les animations automnales sur le site archéologique de Grand (88)

  • Claudon (88) : balade à l'arboretum de La Hutte

  • Lichecourt (88) : un château de contes de fées

  • 18èmes Journées d'études vosgiennes à Monthureux-sur-Saône du 20 au 23 octobre 2016

  • Bouxurulles (88) : découverte d'un antependium dans l'église paroissiale

  • Châtillon-sur-Saône (88) : une association pour sauver la maison du sacristain

    L’association Sauvegarde de la Maison Forte a été constituée par des habitants de Châtillon-sur-Saône (sud-ouest des Vosges) en 2015 afin d'acquérir, sauvegarder et restaurer la maison dite du « Sacristain ».

    Dénommée à l'origine « Maison Forte », en raison de la présence d'une des dernières tourelles défensives de Châtillon-sur-Saône, des recherches ont permis de confirmer la présence en 1530 d'un sacristain au service de l'église paroissiale issu de la famille Olivier.

    La maison de Sulpice Olivier, bâtie en 1530, est un des bâtiments emblématiques du cœur historique de Châtillon, notamment avec sa tourelle d’escalier au décor intérieur gothique.

    Face à une menace d'écroulement, l’association de sauvegarde a donc acquis le bâtiment afin de procéder le plus rapidement possible à sa sécurisation.

    Miraculeusement épargnées entre 1635 et 1645 lors de la période lorraine et comtoise de la guerre de Trente Ans, les maisons Renaissance de Châtillon sont patiemment restaurées par des associations et par des particuliers passionnés : grenier à sel, hôtel de Lignéville, hôtel du Faune, hôtel de Sandrecourt, Hôtel du Gouverneur, maisons du cordonnier et du berger...

  • Avec les châtelains du domaine des capucins de Rambervillers (88)

  • Liffol-le-Grand (88) : cure de jouvence pour la chapelle de Notre-Dame du Bois le Comte

  • Bleurville (88) : l'abbaye Saint-Maur ouverte pour les Journées du patrimoine

    L'ancienne abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville est ouverte au public dimanche 18 septembre 2016 de 14h à 18h dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

    A voir : l'église haute romano-gothique, la crypte préromane, le musée lapidaire et le conservatoire de la piété populaire.

    Visite libre.

    Participation aux frais : 1 € (contribution pour l'entretien de l'édifice qui nécessitent d'importants travaux de restauration).

  • Commémoration de la libération de 1944 avec les véhicules militaires anciens vosgiens

    Une trentaine d’engins identiques à ceux qui ont libéré les communes du secteur en septembre 1944 ont sillonné la région, entre Contrexéville et Mirecourt, avec l’installation d’un bivouac au bord du Madon à Mattaincourt.

    La voie de la « 2e DB » donne lieu à l’installation de nombreuses bornes dans les communes libérées par les troupes du général Leclerc de Hautecloque en 1944-1945. « Samedi, nous étions à l’inauguration des bornes de Contrexéville le matin et à Mattaincourt l’après-midi. Vingt-six véhicules militaires de l’armée US ont défilé dans les deux communes », relate Claude Patenotte, propriétaire d’un GMC de l’époque.

    Bien en condition, l’équipe poursuivait son parcours le lendemain. « Un campement a été mis en place au bord du Madon, derrière la basilique Saint-Pierre-Fourier à Mattaincourt. Une petite balade motorisée dans les environs durant la journée, ensuite, tout le monde se retrouvait pour manger au bord du Madon », précise Jean-Pierre Bisval, de Bleurville, également au volant d’un GMC et propriétaire d’un beau parc automobile militaire de la Seconde Guerre mondiale.

    Depuis plus de vingt ans, un groupe de copains se retrouve à espace régulier autour d’une même passion : les véhicules de l’armée américaine qui ont débarqué lors de la Libération.

    Chaque collectionneur présent sur les rassemblements de véhicules militaires maîtrise aussi la mécanique. « C’est capital pour assurer la restauration d’un engin sinon, bonjour la facture chez le garagiste ! », constate Jacky Lhuillier, lui-même garagiste en retraite. Parmi tous ces véhicules historiques figure un monstre. « Voici une dépanneuse de char américaine “Vard la France“. Durant 4 ans, j’ai travaillé à sa restauration. Le moteur a été changé par un de MAN turbodiesel de 300 cents chevaux ». « L’ancien Berlingo consommait entre 150 et 200 litres au cent », confie Jacky Lhuillier, grand amateur d’engins démesurés. « Sa puissance a permis de sortir des poids lourds du fossé a deux reprises au cours des deux années passées ».

    La période des « Libérations » ne constitue pas l’unique moment où les copains en uniformes couleur kaki se retrouvent. « On répond favorablement à beaucoup de demandes d’associations pour être présents à des manifestations. D’ailleurs, nous ne sollicitons aucune prestation et nos déplacements sont gratuits. Si les organisateurs veulent nous offrir l’hébergement ou le couvert, nous acceptons volontiers », ajoute avec malice Claude Patenotte…

    [d’après Vosges Matin]

  • Trampot (88) : le tissus dans nos églises pour les Journées du patrimoine

  • Bleurville (88) : clôture de la saison à l'abbaye Saint-Maur avec un trio baroque

  • Contrexéville commémore sa libération

    Un char de la 2e DB dans les rues de Vittel, carte postale ancienne, 1944.

    Ce samedi 10 septembre, Contrexéville célébrera le 72ème anniversaire de sa libération par la 2e DB. Gilbert Salvini, membre du Cercle d’études locales de Contrexéville, nous faire revivre cette journée historique.

    > Comment étaient organisées les troupes du général Leclerc ?


    « Le 11 septembre, la 2e DB passe à Colombey-les-deux-Églises sous le commandement du général Leclerc pour progresser à travers les lignes allemandes vers Châtel-sur-Moselle avec les deux sous-groupements du colonel de Langlade : celui du commandant Minjonnet se dirige vers Auzainvilliers, alors que celui du commandant Massu arrive à Bulgnéville sans avoir été inquiété. Renseigné par sa reconnaissance et les maquisards, il évite la route directe de Contrexéville prise en enfilade par les canons stationnés au carrefour du lac de la Folie et lance l’attaque en passant par Suriauville ».


    > Comment se déroule l’entrée dans Contrexéville ?


    « A 17h30, les marsouins du bataillon de marche du Tchad et les chars Sherman du 12e régiment des chasseurs d’Afrique déferlent dans le parc thermal et la ville, sous les feux des Allemands surpris. Le soldat Auguste Perreguey est abattu en entrant dans Contrexéville à la hauteur de l’hôtel Cosmopolitain, le caporal Charles Deconninck est tué dans la rue de Strasbourg, aujourd’hui rue Division-Leclerc. Ils seront inhumés au cimetière communal, puis transférés en Alsace au carré militaire de la 2e DB. Il y a de nombreux blessés, la première vague s’installe en bouchon aux sorties de Contrexéville, suivie par un deuxième échelon qui nettoie les nids de résistance. Les combats cessent à la tombée de la nuit ; 64 ennemis ont été tués dont 4 capitaines, il y a des blessés et des prisonniers, des survivants se sont enfuis. La nuit se passe aux aguets, les yeux tournés vers Vittel, alors qu’un flot ininterrompu d’unités diverses de la 2e DB renforce les effectifs, certaines se dirigent vers Darney ».


    > Qu’en fut-il de la journée du 12 septembre ?


    « Le 12 septembre à la sortie de Contrexéville, le général Leclerc donne ses ordres au colonel de Langlade et au commandant Massu pour l’attaque de Vittel où, tôt le matin, une unité de reconnaissance française a été accrochée en vue de la ville. Elle y a laissé deux chars et un soldat est mort. Pendant ce temps, les fantassins et les maquisards traquent les derniers allemands retranchés dans les caves et dans la partie couverte du Vair ».

     

    [d'après Vosges Matin]

  • Châtillon-sur-Saône, de la ruine à la renaissance

    La maison du pèlerin récemment restaurée, Châtillon-sur-Saône.

    Depuis 30 ans, Châtillon-sur-Saône, aux confins des Vosges, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône, restaure son carré Renaissance. Question de survie.

    « Les gens vivent dans un désert et on a parfois l’impression qu’ils s’y complaisent et ne veulent pas en sortir. » Maire de Châtillon-sur-Saône depuis 1983, Aimé Bonneret avoue sa perplexité. Sa commune de 145 habitants semble l’ultime rempart à la désertification qui, alentour, a vidé les paysages.

    Entre Vosges, Haute-Saône et Haute-Marne, le bourg surplombe la confluence de l’Apance et de la Saône. Excentré, il présente toujours les stigmates de l’exode qui a bien failli le rayer de la carte au XXe siècle. « On est les derniers des Mohicans », s’amuse Bruno Daval. Premier adjoint au maire, l’intéressé dirige l’usine d’éclairage Sammode et ses 35 salariés. « Avec 16 habitants/km², contre 44 pour Vittel-Contrex, c’est la fin des commerces, des médecins… On se sent livrés à nous-mêmes », déplore Aimé Bonneret.

    D’une calamité à l’autre, celle qui s’est abattue sur la petite commune au tournant des années 80 aurait pu lui coûté cher. « On les a vus arriver, mais pas repartir. En revanche, ils nous ont laissé quelques tas de gravats obstruant les ruelles. » Aimantés par les vieilles pierres, promoteurs et brocanteurs jettent alors leur dévolu sur les belles bâtisses qui composent le carré Renaissance au centre du bourg. « Les maisons étaient à l’abandon ou servaient de remise. Dans les années 60, la population qui en avait les moyens préférait se faire bâtir des pavillons à l’extérieur, seuls les moins fortunés sont restés », rapporte Nathalie Bonneret, présidente de l’association du Musée de Châtillon. Livrées à un pillage en règle, les bâtisses, rachetées à vil prix, sont mises en pièces. Ornements, cheminées, boiseries alimentent le marché de l’antiquité. L’ancien village de vignerons n’est plus que l’ombre de lui-même…

    Mais, heureusement, quelques passionnés de vieilles pierres s’en émeuvent et permettent un sursaut salvateur. Classés dans l’urgence à l’inventaire des monuments historiques, huit bâtiments échappent à la démolition. Professeur d'histoire messin, Jean-François Michel mobilise les politiques, les administrations, lève des fonds et jette les bases de l’association Saône Lorraine, futur rempart contre le pillage. La fondation Gould, liée au site via la trajectoire du peintre Jan Monchablon, enfant du pays, met la main à la poche.

    Peu à peu, la population comprend qu’elle vient d’échapper au pire. Elle saisit la portée d’un patrimoine dont elle va faire un levier pour renouer avec une certaine forme de prospérité. « Le bilan est énorme. Châtillon n’est pas un champ de ruines », se réjouit rétrospectivement l’édile. Mais la renaissance reste un combat de tous les instants. « Lorsqu’il a fallu investir 1,7 MF dans la restauration de la grosse tour dont le parement s’était effondré, beaucoup se sont interrogés. A l’époque, c’était une somme. Les gens tiraient le diable par la queue. Certains habitants jugeaient plus judicieux d’investir dans l’école ou les routes et trouvaient que les amoureux des vieilles pierres, ça commençait à bien faire. »

    Pourtant, à l’instar de Joinville en Haute-Marne ou de Marville en Meuse, le nom de Châtillon commence à rayonner. L’association de Jean-François Michel ouvre un gîte d’étape et un salon de thé dans l’ancien grenier à sel. Une auberge fonctionne à l’année. Quelques couples s’y établissent avec la volonté d’apporter leur pierre à l’édifice. « On n’est pas encore sauvé, mais 30 ans de chantier ont permis de freiner le déclin », soupire Bruno Daval, plutôt enclin à voir le verre à moitié plein.

    [source : Le Républicain lorrain]

  • Beaufremont (88) : le château panse ses plaies

  • Ordination de Mgr Didier Berthet, nouvel évêque de Saint-Dié

    Nommé le 15 juin dernier par le pape François, nouvel évêque du diocèse de Saint-Dié, Mgr Didier Berthet a été ordonné ce dimanche 4 septembre au centre des congrès d’Epinal. Transformé en immense église, ce lieu profane a accueilli 3000 fidèles, 30 évêques et 200 prêtres. Une cérémonie de trois heures riche en émotions.

    Les yeux perdus dans le lointain, le visage rougi par l’émotion, le sourire heureux, Monseigneur Didier Berthet se relève visiblement touché par l’instant de grâce qu’il vient de vivre. Allongé de longues minutes, face contre terre, devant l’autel, l’homme de foi venu de Nanterre, vient de recevoir l’imposition des mains de la part des 30 évêques présents lors de cet événement majeur dans la vie des catholiques vosgiens.

    Une cérémonie, présidée par Monseigneur Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon, à laquelle ont assisté 3000 fidèles mais aussi des membres des églises orthodoxes et réformées ainsi que des communautés religieuses non chrétiennes. Dans son homélie qui précéda ce temps fort, Mgr Bouilleret, invita « à se libérer des chaînes qui nous empêchent d’aimer » et demandait aux croyants « d’exercer cette miséricorde envers votre évêque ».

    Mgr Berthet reçut ensuite la mitre et l’anneau pastoral, le liant désormais aux Vosgiens, ainsi que la crosse symbole du pasteur guidant ses fidèles sur le chemin de Dieu. « Des découvertes et des responsabilités, il va y en avoir ! », lançait non sans humour le nouveau prélat vosgien, « je sais que les Vosgiens ont appris à aimer leur évêque, je les invite à continuer ! » Passant d’un diocèse urbain à une terre plus rurale, qui plus est « en prise à des difficultés économiques et sociales », l’homme sait que sa mission d’évêque sera basée sur l’écoute. « Je découvre cette terre qui est magnifique, noble mais qui a besoin d’espérance ».

    Après une chaleureuse accolade aux autres évêques, après avoir remercié son prédécesseur Mgr Mathieu « pour ce généreux passage de témoin », sa défunte mère « qui a rejoint le Seigneur », son cher père présent, car « pour faire un évêque, il faut d’abord être un homme », Mgr Berthet, poursuivait la Sainte Messe.

    Après une prière sur les offrandes suivie de la prière eucharistique, Mgr Berthet invitait ses désormais nouveaux fidèles à la Sainte Table de la communion.

    [d’après Vosges Matin]

  • Mgr Berthet, 17ème évêque de Saint-Dié

    Mgr Didier Berthet a été ordonné évêque de Saint-Dié ce dimanche 4 septembre 2016 au Centre des Congrès d'Epinal, par Mgr Bouilleret, archevêque de Besançon, et en présence de plusieurs évêques et prêtres.

    Il succède à Mgr Jean-Paul Mathieu, nouvel évêque émérite de Saint-Dié avec Mgr Paul-Marie Guillaume, d'heureuse mémoire.

    ... Que le Saint-Esprit l'assiste dans la réévangélisation de son diocèse et la restauration de son clergé !

  • Vioménil (88) : d'un filet d'eau naît la Saône

    C’est en toute discrétion qu’apparaît l’émergence de la Saône dans le charmant village vosgien de Vioménil, dans le canton de Darney. L’eau de cette source au débit modeste parcourra 480 km avant de se jeter dans le Rhône. Et de rejoindre la Méditerranée...

    Difficile d’imaginer que le petit filet d’eau qui s’écoule d’une rigole pierreuse avant de serpenter jusqu’à un ancien égayoir à chevaux, devenu par la suite un lavoir, deviendra ensuite le neuvième plus long cours d’eau de France !

    C’est au pied de la falaise des monts Faucilles et à 402 mètres d’altitude, en aval du centre de Vioménil, village de 160 âmes à la sérénité authentique, que surgissent les premiers signes visibles de la Saône. La rivière y prend son élan avant de traverser Darney, Attigny, Monthureux-sur-Saône, Châtillon-sur-Saône et parfaire sa croissance en parcourant la Haute-Saône. Après avoir sillonné cinq départements, ses eaux se marient à celles du Rhône à La Mulatière, non loin de Lyon.

    La Saône doit son nom à la tribu celte des Sequanes et à la déesse Souconna ou Sauc-Onna. Les moines copistes l’ont progressivement renommée "Saoconna", d’où elle tire son nom de "Saône". Elle traverse les départements des Vosges puis de Haute-Saône, de Côte-d’Or, de Saône-et-Loire et enfin du Rhône.

    La Saône possède onze affluents et représente un bassin fluvial de 29 950 km² avec un débit moyen de 410 m³/s largement exploité avec l’implantation de barrages modernes. La rivière n’est navigable qu’à partir de Corre mais les bateaux à grand gabarit ne peuvent remonter au-delà de Saint-Jean-de-Losne. La Saône est largement équipée de ports de commerce où les marchandises variées sont transportées par d’immenses péniches ou encore des navires fluvio-maritimes assurant ainsi l’échange de plusieurs millions de tonnes de marchandises.

    Mais ceci est une autre histoire et revenons à Vioménil, là où tout démarre. Toute l’année, mais majoritairement en été, un flux régulier de touristes français et étrangers visite cette source bien entretenue par la commune.

    A l’avenir, afin retenir un peu plus longuement les groupes de marcheurs, de cyclistes ou de cavaliers sur le territoire, la mairie envisage la construction d’un abri digne de ce nom à proximité de la source. Les promeneurs auront ainsi le loisir de partir à la découverte des richesses géographiques et historiques du village et du secteur. En effet, des personnages célèbres comme les mousquetaires de la famille Du Houx ou, plus proche de nous, l’écrivain Hervé Bazin, sont nés ou ont résidé à Vioménil. Par ailleurs, de récentes explorations menées par l’association Escles-Archéologie ont mis au jour un site gallo-romain important au pied de la source. « Un sondage du sol devrait être prochainement mené afin d’en déterminer son ampleur », indique le maire qui voit là un vrai potentiel historique et touristique pour cette source de la Saône.

    [d'après Vosges Matin]

  • Petite histoire de la gendarmerie dans l'ancien canton de Monthureux-sur-Saône

    [Vosges Matin]

  • Grand (88) : clap de fin pour les fouilles archéologiques de la rue du ruisseau

    [L'Abeille]

  • Abbaye Saint-Maur de Bleurville (88) : clôture sur une note baroque

    A l'issue de l'assemblée générale des Amis de Saint-Maur, un trio baroque vosgien a donné le concert de clôture de la saison.

    « C'est avec une émotion non dissimulée que nous dédions ce concert de chants sacrés baroques à notre amie Marie-Alix Baudry, disparue trop tôt en juin dernier ; elle fut à l'origine de cette manifestation à Saint-Maur de Bleurville, elle qui appréciait tant la musique et le chant sacrés » a déclaré Renaud Coquillat en introduisant le concert.

    Renaud et sa fille Marie-Alix, qui suit actuellement des cours de direction de choeur au conservatoire d'Epinal, accompagnés de la chanteuse lyrique spinalienne Sophie Moisan-Ehrwein, élève de Corinne Klein, chanteuse lyrique et professeur de musique, ont offert un époustouflant concert de clôture de la saison culturelle à l'abbaye Saint-Maur, placé sous le signe du baroque. S’étendant du début du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, l’esthétique et l’inspiration baroques succèdent à celles de la Renaissance et précèdent celles du classicisme. Les « figures » musicales baroques sont soutenues par une basse continue très stable, à la jonction entre contrepoint et harmonie, pouvant parfois surprendre l'auditeur.

    Le trio a interprété avec brio et talent a capella un riche programme de pièces sacrées baroques créées par les plus grands compositeurs emblématiques de cette époque : du Veni Creator de Marc-Antoine Charpentier à l'Et exultavit du Magnificat de Vivaldi en passant par son Laudate pueri dominum, le Salve regina de Monteverdi, le Jesu rex admirabilis de Palestrina ou le Miserere mei Deus de Sébastien de Brossard. Durant une heure, notre trio de chanteurs vosgiens a su transmettre aux nombreux mélomanes présents la variété des ornements musicaux de ces thèmes sacrés marqués par des contrastes forts avec des notes tenues et des notes courtes, des graves et des aiguës, des sombres et des claires... Du choeur ou de la tribune de la nef, le trio lyrique a fait partager son plaisir de chanter pour honorer ce lieu sacré que fut l'ancienne abbatiale bénédictine qui fut d'ailleurs plus habitée par le chant grégorien.

    Cette manifestation contribue à mieux faire connaître ce monument historique du XIe siècle désormais reconnu comme un haut lieu de la culture dans le sud-ouest vosgien.

     

    ‡ Prochaine animation : l'abbaye Saint-Maur sera ouverte pour les Journées européennes du patrimoine dimanche 18 septembre, de 14h à 18h. Entrée payante (1 €).

  • Bleurville (88) : 42 ans d'animations à l'abbaye Saint-Maur

    Ce dimanche 28 août, les assises annuelles de l'association des Amis de Saint-Maur se sont tenues à l'abbatiale bénédictine Saint-Maur et ont dressé le bilan de la dernière saison.

    La clôture de la saison culturelle 2016 a été le moment privilégié pour dresser le bilan de l'été 2015 à l'abbaye Saint-Maur. Le président, qui fête cette année 25 ans de présence à la tête des Amis de Saint-Maur, en a rappelé les moments marquants.

    Disparition de Marie-Alix Baudry. - Une minute de silence a été observée en hommage à Marie-Alix Baudry, décédée prématurément le 1er juin dernier. Elle assumait les responsabilités de secrétaire-trésorière de l'association depuis la démission de Lucienne Thomas en 2013. Le concert de chants sacrés baroques donné à l'issue de l'AG lui a été dédié. Un appel est lancé afin de pourvoir cette fonction au plus vite.

    Fréquentation du site. - 300 entrées ont été enregistrées en 2015 avec une fréquentation stable des animations qui ont ponctué l'été : l'exposition de photos et de toiles de Juliana Chakravorty, la chorale spinalienne « Les Dames de choeur » et la conférence sur les châteaux des Vosges par Jean-François Michel. Plusieurs dons d'objets de piété ont été effectués, en particuliers des bénitiers de chevet anciens.

    Travaux d'entretien. - Afin d'assurer la conservation et la pérénité du site, des travaux d'entretien sur les toitures sont prévus ainsi que la réalisation de travaux d'évacuation des eaux pluviales devant l'ancienne église. Des devis et des subventions seront sollicités.

    Conférence de Jean-François Michel. - L'AG a été suivie d'une causerie de Jean-François Michel, président de Saône Lorraine et membre des Amis de Saint-Maur, sur le destin tragique du curé de Senonges sous la Révolution. Le conférencier a rappelé le souvenir de l'abbé Nicolas François Barthélémy qui fut le seul prêtre vosgien à avoir été jugé par le tribunal révolutionnaire parisien sous la Terreur. A partir de la documentation recueillie par l'abbé Olivier à la fin du XIXe siècle et, plus récemment, par Jean-Paul Rothiot dans le cadre de ses recherches sur le clergé vosgien durant la période révolutionnaire, J.-F. Michel a retracé le parcours cahotique – et malheureusement dramatique – du curé de Senonges entre 1789 et 1793, entre les débuts de la Révolution au village et ses divisions en différentes factions, et sa mort sur l'échafaud à Paris. Victime des clans et de la dénonciation d'ambitieux et malhonnêtes personnages locaux, l'abbé Barthélémy dut fuir sa paroisse en 1791. Transféré à Saint-Dié, notre curé au caractère inconstant revient à Senonges afin de reprendre son ministère où il réaffirme son attachement à la royauté. Obligé à nouveau de s'enfuir en mai 1793, il est arrêté entre Monthureux-le-Sec et Thuillières et incarcéré à Epinal. Déféré devant le tribunal révolutionnaire dominé par le sanguinaire Fouquier-Tinville, il est jugé pour trahison et intelligence avec l'ennemi et guillotiné le 13 octobre 1793 sur la place de la Révolution à Paris, trois jours avant la reine Marie-Antoinette, fille de notre dernier duc de Lorraine François III...

  • Bleurville (88) : l'abbaye Saint-Maur et les énergies telluriques

    Etonnante rencontre à l'abbaye Saint-Maur récemment... Un jeune ingénieur belge, en vacances en Saône vosgienne, est venu étudier les lignes d'énergies telluriques qui parcourent le site de l'ancienne abbatiale bénédictine. Ses révélations sont particulièrement surprenantes. Il s'intéresse notamment aux savoirs des anciens celtes qui ont transmis aux compagnons bâtisseurs les règles d'or pour choisir les lieux où devaient être construits les édifices sacrés. Selon notre homme, toutes les églises bâties avant le XVe siècle sont construites selon ces règles et dégagent des énergies positives.

    Plusieurs lignes se croisent en ce lieu - et dans la crypte notamment. Et plus le nombre de ces lignes d'énergies est important, plus le lieu est énergétiquement fort. Selon notre ingénieur, il s'agit d'énergies positives : la fréquentation prolongée des lieux ne peut qu'apporter des bienfaits physiques, psychologiques et spirituels...

    A l'aide de sa baguette de sourcier (moderne !), il a également déterminé des "carrés magiques" - et nous l'avons constaté avec lui - à l'entrée de l'ancienne abbatiale, au niveau du portail roman supposé, ainsi que dans le choeur de l'église et dans celui de la crypte, à l'emplacement des anciens autels.

    De plus, ces lignes d'énergies positives forment - toujours selon lui - un vortex qui relie l'abbatiale à... la Grande-Croix, calvaire située à plus de 2 km du centre du village qui - selon notre ingénieur belge - fut un haut-lieu celtique, le calvaire prenant la suite d'un menhir...

    Et nous ne vous parlerons pas des "esprits" ou "anges gardiens" qui - toujours selon notre ingénieur pas particulièrement mystique - accueillent et gardent l'entrée de l'église et la crypte...

    Aussi, nous l'avons volontiers invité à donner une conférence à Saint-Maur sur ce thème en 2017 ; chacun pourra ainsi se faire une idée sur ces révélations.

  • Le Vin Bleu vosgien victime de son succès

    Gilles Cousot est un peu embêté. Le président de la coopérative de la Neuveville-sous-Montfort estime que son vin bleu est victime de son succès. Et si cette année sera très bonne en qualité, elle risque de l’être un peu moins en quantité. La faute à « un hiver long, aux gelées et à l'humidité de la fin du printemps » qui ont touché de plein fouet les cinq hectares du domaine de la plaine. La Neuveville-sous-Montfort, entre Vittel et Remoncourt, abrite la seule coopérative vinicole des Vosges mais a bien du mal à satisfaire ses clients fidèles, amateurs de vin bleu. « Nous produisons environ 10 000 bouteilles par an et il n’y en a pas pour tout le monde à chaque fois » , constate Gilles Cousot. C’est que le vin bleu a ses habitués, des gourmets de ce breuvage local de cépages Oberlin et Kuhlmann.

    Riche terre de gastronomie, les Vosges sont fières de leur vin de la plaine et les clients descendent principalement des Hautes-Vosges pour venir faire le plein.

    Alors pour satisfaire toute sa clientèle, le président de l’association voudrait agrandir le domaine et trouver d’autres passionnés de la vigne, prêts à s’investir pour poursuivre la renaissance du coteau du Montfort, sorti de l’oubli depuis 1999 grâce à une poignée de farouches partisans soucieux de ne pas perdre ce produit identitaire fort.

    Le vin est une affaire de patience... Pour le récolter comme pour le boire.

    [d'après Vosges Matin]

  • Ambiance royale au château d'Autigny-la-Tour (Vosges)

    [VM]

  • Décès de Jean-Paul Marchal, l'imagier d'Epinal

    Jean-Paul Marchal dans son atelier lors de notre rencontre avec Jean-Marie Cuny et Philippe Bajolet le 22 août 2015, un an jour pour jour avant son décès... [cl. ©H&PB].

    Nous avons appris le décès de l’imagier spinalien  de renom Jean-Paul Marchal. L’homme dont les racines vosgiennes sont en Haute-Meurthe, est né en 1928.

    Il a passé une enfance heureuse en Alsace où son père était gendarme. Expulsé en 1940 par l’envahisseur, les aléas de la guerre le mènent dans la région lyonnaise et en Haute-Savoie. De retour dans les Vosges en 1946, il fait toute sa carrière d’instituteur à l’Ecole Saint-Goëry d’Epinal, s’inspirant beaucoup sur le plan pédagogique des méthodes actives. Instructeur, puis chef de stage à l’UFCV de 1946 à 1978, le jeune instituteur fonde la délégation départementale de l’UFCV avant de devenir président de l’union régionale.

    Passionné par les arts plastiques depuis toujours, Jean-Paul Marchal suit en auditeur libre à l’école des Beaux-arts, pendant quatre ans, un cycle de formation à la typographie et aux techniques d’impression. En 1980 il crée l’Atelier du Moulin, voué à la sauvegarde de la tradition typo et à la création artisanale d’images gravées sur bois. Artiste reconnu, passionné, l’ami et partenaire de l’Imagerie d’Epinal anime durant plus de cinquante ans fêtes, stages, expositions, ateliers scolaires, démonstrations, en France et à l’étranger.

    Marié en 1954 avec Claude Grandmaire, infirmière, chef de chœur à la Basilique Saint-Maurice, qu’il a eu la douleur de perdre en 2008, Jean-Paul Marchal a partagé avec sa chère épouse plus de 50 ans de bonheur et des décades de passion et de créativité au service de l’art, du chant et de la cité.

    Ils ont parcouru avec leurs amis, des années durant, GR, routes et chemins de France et d’Allemagne, y compris sur les pas de Saint Jacques de Compostelle.

    Père de cinq enfants, grand-père comblé de treize petits-enfants, arrière-grand-père de deux garçons, entouré d’un nombre incalculable d’amis, d’artistes, d’amateurs de gravures, celui qu’on appelait « l’imagier du Moulin », Chevalier dans l’Ordre national des Arts et des Lettres, médaillé d’honneur de la jeunesse et des sports, s’est éteint ce 22 août 2016 entouré des siens.

    Ses obsèques auront lieu ce jeudi 25 août à 10h30 à la basilique Saint-Maurice à Epinal.

    RIP+

  • Un bénévole "Saône lorrain" à l'honneur