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Histoire & Patrimoine Bleurvillois - Page 44

  • Commémoration de l'annexion de la Lorraine et du Barrois par la France

    La Lorraine et tout particulièrement l'ancienne capitale ducale, Nancy, s'apprêtent à commémorer ces prochains mois le 250e anniversaire de l'annexion des duchés de Lorraine et de Bar par la France.

    Rappelons que, même si le processus de rattachement était entamé depuis bien longtemps par le jeu des alliances matrimoniales de nos ducs, les Lorrains de 1766 ne s'enthousiasmèrent pas à l'idée d'une telle réunion qui mettait un point final à l'indépendance de cet état "d'entre-deux".

    Stanislas fut le dernier "cheval de Troie" du roi de France qui permit la mainmise sur cette vieille Lotharingie tant convoitée par le royaume des lys...

  • Void-Vacon (55) : Nouvel An lorrain les 19-20 mars 2016

  • Viviers-le-Gras (88) : à la découverte de la Roche du Lorrain

    [VM]

  • Nancy : Frère Patrick, aumônier atypique de la prison de Maxéville

    En poussant la lourde porte en bois du 4 rue Lacordaire, on entre dans un endroit serein, magnifique avec un jardin intérieur en plein cœur de Nancy : le couvent des Dominicains. C’est là que vivent onze frères. Dont Patrick-Dominique Linck. « Bonjour », lance-t-il tout sourire, dans sa longue robe beige de frère prêcheur serrée par une ceinture en cuir brun où est accroché un rosaire.

    Ce jour-là, frère Linck n’est pas à la prison. Il y passe une journée entière par semaine. Et dit deux messes le samedi. Car c’est lui l’aumônier du centre pénitentiaire de Maxéville depuis son ouverture en 2009. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il est venu vivre à Nancy il y a 7 ans.

    Né en 1961 près de Paris, il grandit avec ses deux frères dans une famille croyante mais non pratiquante. Après des études de biochimie, il entre au séminaire à 21 ans. « Dans mon enfance, j’avais rencontré un prêtre pendant mes vacances à la campagne. Un modèle pour moi. » Il choisit ensuite les Dominicains, un ordre intellectuel dit-il car il veut « étudier pour comprendre le monde ». En même temps, il correspond avec Gérald, un détenu de 19 ans en prison à Lille et lui rend souvent visite. Avant d’apprendre son suicide.

    Après ses vœux définitifs comme dominicain, le frère Patrick-Dominique part en Suède s’occuper de jeunes et d’étudiants et au bout de 12 ans, l’ordre le nomme à Strasbourg où il reste 8 ans : « C’est là que j’ai lancé le cercle du silence avec une association de réfugiés politiques et j’ai commencé à être aumônier de prison, parce que mon cousin dominicain l’était. ». « Si je suis rentré chez les Dominicains, c’est parce que je voulais rencontrer les gens les plus éloignés, les plus faibles, les plus pauvres. Les rendre heureux. C’est ce qui me rend heureux. ». Aller aux ‘périphéries’ de l’Eglise, comme l’exprime le Pape François.

    « Les détenus me parlent de leur détresse, de ce qu’ils ont fait et comment vivre avec ça. Parfois, le surveillant me dit d’aller en voir certains qui vont mal, ça peut éviter des suicides ».

    La messe, ils sont nombreux à y assister. Et c’est toujours un moment assez drôle, avec des dialogues, des réactions à voix haute, sourit le frère prêcheur. « Une fois je prêchais sur l’amour du prochain et une détenue m’a dit en pleine homélie, et vous Monsieur, vous m’aimez ? J’ai répondu oui, je t’aime. L’amour peut tout sauver, même dans les situations extrêmes, rien n’est jamais perdu. En prison, les gens ont tellement soif d’amour… »

    Il poursuit, raconte qu’un soir avant d’aller se coucher, il lit ses mails et apprend que rue Gilbert, des réfugiés passent la nuit dehors et ont besoin de couvertures. Il y fonce. Revient avec eux et les héberge au couvent. Il en accueillera d’autres. « Je ne peux pas dormir quand des gens sont à la rue. Je ne suis pas d’accord avec la politique d’immigration du gouvernement et ça ne s’améliore pas. »

    Il cite le Jugement dernier de Matthieu 25 extrait du Nouveau Testament où il est question de solidarité, d’attention et d’amour des autres. Un texte d’actualité. « C’est ce que j’essaie d’appliquer. »

    [d’après ER]

  • Quand la gauche s'opposait au droit de vote des femmes...

  • Les Thons (88) : un pigeonnier du XVIe siècle labellisé par la Fondation du Patrimoine

    Parce qu’elle récompense aussi la préservation du patrimoine rural privé, la Fondation du Patrimoine a remis un label à un propriétaire de ce village de l’extrême sud-ouest vosgien pour la restauration d’un imposant pigeonnier.

    Plus connue pour les aides qu’elle apporte aux collectivités publiques et aux associations la Fondation du Patrimoine, en la personne de son délégué départemental Jackie Fremont, était récemment sur les terres des Thons pour récompenser un propriétaire privé, Jean-Claude Morel. En effet, cette fondation privée, qui fête cette année ses 20 ans, est également très active dans l’aide pour la restauration du petit patrimoine rural privé non protégé par les monuments historiques.

    Jackie Fremont était accompagné de Robert Mougin, maire des Thons, de Jean-François Michel et son épouse, président et animateurs de l’association Saône Lorraine, très connus pour leur constant dévouement au service du patrimoine de ce petit territoire des Vosges.

    Le label de la Fondation a été remis à Jean-Claude Morel à la suite des travaux de ravalement de son imposant pigeonnier datant du XVIe siècle qui conservent ses 1240 boulins en grès ; l’ensemble de l’édifice étant toujours resté pratiquement dans son aspect d’origine. La propriété de ces pigeonniers était réservée aux seigneurs locaux et le nombre de boulins définissait la richesse de la famille noble.

    Les travaux, d’un montant de 19 000 €, ont été réalisés en 2015. Ces travaux ont été supervisés par l’architecte des Bâtiments de France. Une plaque label a été remise à Jean-Claude Morel et Jackie Fremont l’a chaleureusement félicité pour la qualité de cette restauration et pour son attachement à faire revivre ce beau patrimoine rural traditionnel.

    Le pigeonnier est ouvert gratuitement aux visites et à ceux qui voudraient admirer aussi l’intérieur afin d’y découvrir son fonctionnement.

    Rappelons que tout propriétaire privé envisageant des travaux sur son patrimoine bâti peut s’adresser à Jackie Fremont pour tout conseil au 06 87 08 86 63.


    [d'après Vosges Matin]

  • Nancy : vers une réhabilitation de la Place Carnot et du Cours Léopold ?

    [ER]

  • Un anneau attribué à Jeanne d'Arc acquis par la Fondation "Le Puy du Fou Espérance"

    L'anneau a été acheté par la Fondation Puy du Fou Espérance, représentée par Nicolas de Villiers, fils de Philippe de Villiers et président du parc à thème vendéen mondialement connu, au cours d’une vente aux enchères organisée à Londres.

    La mise à prix de la relique datant du XVe siècle était de 14 000 livres sterling (19 051 €). Malgré l'absence de preuves que cet anneau ait appartenu à Jeanne d'Arc, il a été vendu le 26 février pour un montant record de 297 600 livres sterling (376 833 €).

    Selon les représentants de la maison d'enchères, Jeanne d'Arc a donné une description détaillée de cet anneau au cours de son interrogatoire à Rouen le 17 mars 1431 : elle présente l'inscription "Jhesus Maria" et trois croix gravées.

    L'anneau, accompagné de documents qui l'authentifient, est conservé dans un baguier en bois. Après l'exécution de Jeanne, l'objet précieux a été porté par le roi Henry VII d'Angleterre.

    Grand merci à la famille de Villiers qui, par ce geste généreux, honore la France, son histoire, Jehanne d'Arc et la Lorraine... puisque les de Villiers ont des origines lorraines !

  • L'Odyssée du quartier Saint-Epvre de Nancy

    [ER]

  • Nancy : la chapelle cachée de la Doctrine chrétienne

    Cette chapelle de la deuxième moitié du XIXe siècle est intégrée dans une maison de retraite avenue de Strasbourg, propriété des Soeurs de la Doctrine chrétienne.

    Cet édifice religieux ne doit pas être confondu avec la chapelle de l'ancienne maison de la Doctrine chrétienne située rue Saint-Dizier à Nancy.

    Cette chapelle est superbement entretenue par les religieuses et est toujours consacrée au culte ; une messe y est célébrée quotidiennement.

    Elle possède un intéressant chemin de croix, une belle statuaire (saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, saint Joseph, Notre-Dame de Lourdes, saint Pierre Fourier, Sacré-Coeur...) ainsi que de beaux vitraux de la maison nancéienne Janin.

  • Lacordaire : le prédicateur, le religieux

    Quelle place pour la religion dans la société ? Cette question, c'est le christianisme qui l'a posée pour la première fois par la distinction qu'il impose entre la cité de Dieu et la cité des hommes. La Révolution de 1789 fut un fracture essentiellement religieuse et qui a dominé tout le XIXe siècle. Dans la recherche d'un nouvel équilibre, quelques personnalités illustrent magnifiquement le renouveau catholique dans la France post-révolutionnaire. Ce renouveau est fait de la redécouverte romantique du "génie du christianisme", de son intelligence, de son art, de sa tradition. Il s'accompagne aussi d'une réflexion nouvelle sur la nécessité que ce christianisme soit libre vis-à-vis des pouvoirs politiques. Il est enfin marqué par une ouverture sincère à la question de la justice sociale.

    Ces trois lignes d'inspiration sont admirablement conjuguées et illustrées par l'immense figure du père Lacordaire. Âme sensible et très grand orateur, il redonnera au christianisme ses lettres de noblesse dans une époque où le talent littéraire exerçait à juste titre une influence intellectuelle et sociale certaine. Soucieux de justice, il mettra son rayonnement personnel au service d'une générosité sociale incontestable et d'un sens très perspicace des exigences de la liberté. Emerveillé par l'Eglise à laquelle il sera fidèle au-delà de son amitié avec La Mennais, il sera un défenseur de sa liberté et de sa tradition. En restaurant en France l'Ordre des Dominicains - et en refondant le premier couvent à Nancy en 1843 -, il entreprendra une œuvre d'une incontestable fécondité et ce, jusqu'à nous jours.

    C'est avec bonheur que l'on suit cette vie pour réfléchir avec Lacordaire à la grande question de savoir comment servir d'un seul élan Dieu et la liberté.

     

    ‡ Lacordaire. Le prédicateur, le religieux, Aimé Richardt, éditions François-Xavier de Guibert, 2015, 240 p. (18 €).

  • Une enfance lorraine, 1921-1929

    Jeanne Viot, née de Martimprey de Romécourt, a entrepris de raconter les années de sa prime jeunesse. Truffé d'anecdotes savoureuses, ce livre de souvenirs conte avant tout l'histoire de sa maison familiale, une ferme fortifiée lorraine du XVIe siècle, employant jusqu'à une trentaine de personnes au début du XXe siècle. Surgi alors à nos yeux un monde disparu - et qui pourtant à moins de cent ans -, immuable depuis des siècles, rythmé par les saisons, les événements familiaux heureux ou tristes. Les générations se succèdent, le domaine de Romécourt demeure.

    Ces mémoires de jeunesse, écrites sur un ton fort plaisant, évoque un monde rural désormais disparu. L'auteur, au soir de sa vie, a voulu transmettre aux générations qui feront le monde de demain ce que furent ses années de jeunesse en Lorraine, marquées par l'insouciance et les bonheurs simples de l'enfance, juste après les terribles années de la Grande Guerre.

     

    ‡ Une enfance lorraine. Souvenirs presque oubliés 1921-1929, Jeanne Viot, éditions des Paraiges, 2015, 159 p., ill. (15 €).

  • Nancy : pèlerinage du Saint Clou de Toul le 19 mars 2016

    Vitrail représentant saint Gérard portant la relique du Saint Clou, cathédrale de Toul.

    Pèlerinage du Saint Clou de Toul avec les fidèles de la chapelle du Sacré-Coeur de Nancy samedi 19 mars 2016.

    Programme de la journée :

    - 7h45 : messe à la chapelle du Sacré-Coeur, rue Oudinot à Nancy
    - 8h45 : petit déjeuner
    - 9h30 : départ en bus de la chapelle
    - 10h00 : départ du pèlerinage vers Toul
    - 16h00 : rassemblement à Gondreville
    - 17h00 : arrivée à Toul
    - 17h30 : vénération de la relique du Saint Clou en la cathédrale Saint-Etienne de Toul
    - 19h15 : retour en bus vers Nancy

     

    >> Participation : 8 € (petit déjeuner + bus)
    >> Inscription obligatoire au 06 23 46 75 83 ou pelerinage.toul@gmx.fr

  • Jeanne d'Arc, le procès de Rouen

    Le 21 février 1431 s'ouvre l’un des plus fascinants et décisifs procès de l’Histoire : celui de Jeanne d’Arc.

    Cette jeune fille de 19 ans, prétendue analphabète, hallucinée, hérétique, sera en moins de cent jours condamnée à être brûlée vive.

    Dès le premier interrogatoire, les juges, Cauchon en tête, assènent les coups. Ils sont prêtres, docteurs en théologie, familiers du droit canon, décidés à la faire plier.

    Dès sa première parole, Jeanne, seule à la barre, déjoue les pièges des hommes d’Église et de loi. Elle fait preuve d’un ton libertaire, habile et plein d’humour qui les déstabilise par la force de sa sincérité.

    Les voix, puisque c’est là l’essentiel, portent.

    Cent jours durant, va se jouer, en cette froide salle d’audience, l’éternel combat de la vérité.

    Tout procès se conclut dès la première audience. Jacques Trémolet de Villers, plaideur des plus importants procès politiques de ces dernières décennies, décrypte les paroles échangées et nous livre, en voix off, son commentaire jour après jour. Il introduit son lecteur dans la salle, lui fait comprendre les convictions des parties, et surtout lui fait saisir le courage sensible du personnage de Jeanne, jusqu’à craindre l’issue…

    ll y a du bon dans la procédure. Elle conserve, comme des pierres précieuses dans une châsse, un véritable trésor, et demeure en dernière analyse la seule raison sérieuse d’organiser la justice des hommes. Le texte intégral du procès, seul témoignage à faire véritablement entendre Jeanne, a été élaboré, de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (les minutes conservées en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d’annulation.

     

    ‡ Jeanne d'Arc. Le procès de Rouen 21 février-30 mai 1431, Jacques Trémolet de Villers, éditions Les Belles Lettres, 2016, 311 p. (24,90 €).

  • Art-sur-Meurthe (88) : vers la restauration de la chapelle de la Chartreuse ?

    [ER]

  • Comment être Lorrain dans l'Acal ?

  • Vosges : le département perd toujours des habitants

    A chaque recensement le département des Vosges affiche une perte de ses concitoyens. Certaines communes sont durement touchées tandis que d’autres enregistrent une forte progression.

    Le dernier bilan démographique de l’Insee a rendu les chiffres de populations légales pour le département des Vosges. Un recensement millésimé 2013.

    Contrairement à la France qui compte 65 564 756 d’habitants, le département ne cesse de voir sa population fondre comme neige au soleil depuis 1982. La raison de cette baisse d’un peu plus de 5 % s’explique par la crise du textile et la fermeture de plusieurs.

    Le Val-d’Ajol, la commune aux plus de 70 hameaux, fait partie des plus lourdement touchées par le départ de ses citoyens passant de 5 229 Ajolais en 1982 à 3 936 (- 24.8 %) au dernier recensement. « Le Val-d’Ajol a été une des premières à payer la crise du textile à la fin des années 60. Les plus gros hameaux avaient tous leur industrie textile ou métallurgique », explique Jean Richard, le maire de la ville. « Les habitants désertent. La population vieillie et n’est pas renouvelée. On essaie de se défendre avec des services publics et notre dynamisme associatif. On voit arriver avec inquiétude le Scot (Schéma de cohérence territoriale) avec son nouveau code Plu (Plan local d’urbanisme) et la réduction des surfaces constructibles. On se bat pour ne pas laisser la fatalité s’installer ».

    On ne peut pas parler de crise textile sans penser à la vallée de la Moselle. Fresse-sur-Moselle a perdu 28,25 % depuis 1982. « C’est le début de la mécanisation avec des machines qui ont remplacé 10, 20 ou 30 personnes. C’est aussi la fin de la petite agriculture », souligne Dominique Peduzzi, maire de Fresse-sur-Moselle. « De grosses industries ont encaissé et absorbé le coup. Elles ont fait déplacer des populations. La reconversion a été difficile. On a mis en place un certain nombre de politiques d’accompagnements, des activités ; aidé au démarrage de nouvelles activités. Tout ceci prend du temps à se mettre en place. »

    Darney, autre ville meurtrie avec une chute de 1 202 habitants (passant de 1 736 en 1982 à 1144). « Nous avons pris de plein fouet la fermeture de la fromagerie (150 salariés) à la fin des années 80 et celle, dix ans plus tard, de l’usine de fabrication d’épaulettes pour les uniformes de l’armée, auxquelles il faut ajouter la perte normale du milieu rural », explique le maire Yves Desvernes. Darney est forte de cinq établissements médico-sociaux. Sans oublier la fabrique de couverts et la parqueterie Lemoine « qui ont revu le nombre de leurs salariés à la baisse ».

    [d’après Vosges Matin]

  • Hennezel (88) : expo' "L'enfance de jadis dans l'oeil du photographe"

  • Nancy : Stanislas vaut bien une messe pour les 250 ans de sa disparition

    Il y a 250 ans, le 23 février 1766, disparaissait Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar, installé à la tête des duchés en 1737 par son gendre le roi Louis XV. A la mort de "Stanislas le Bienfaisant" la Lorraine est rattachée au royaume de France.

    Ce 23 février 2016, Nancy et la Lorraine se sont souvenus de la mort de Stanislas lors d'une messe célébrée par le Père Bombardier, de l'Oratoire Saint-Philippe Néri, en l'église Notre-Dame de Bonsecours à Nancy, mausolée de Stanislas et de son épouse, Catherine Opalinska.

    Le Saint Sacrifice a été commémoré en présence des autorités civiles, dont Laurent Hénart, maire de Nancy, André Rossinot, président du Grand Nancy, Philippe Richert, président de la région Est, et de l'ambassadeur de Pologne en France.

    [cliché ER]

  • "INRI : la Passion du Christ" en mars à Nancy

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  • Thaon-les-Vosges (88) : départ des Soeurs du Très Saint-Sauveur

    [Vosges Matin]

  • La Lorraine à table, une causerie de Jean-Marie Cuny à Laneuvelotte le 27 février

  • Neuviller-lès-Badonviller (54) : il faut sauver les bénitiers Daum

    Ce sont des bénitiers peu communs : ils sont en pâte de verre bleue soufflée enserrée dans du fer forgé et sont surmontés d’une croix en émail. Larges de 39 centimètres et hauts de 22 centimètres, ils font 17 centimètres de profondeur. Ils sont conservés en l’église paroissiale de Neuviller-lès-Badonviller, commune proche de Lunéville. Ces deux bénitiers ont été inscrits aux Monuments historiques le 30 janvier 2013. L’un des deux bénitiers est signé « Daum Nancy ».

    Ces bénitiers ont probablement été réalisés en collaboration avec l’ébéniste et décorateur Louis Majorelle (1859-1926). Ces bénitiers auraient été réalisés vers 1922 après la reconstruction de l'église détruite durant la Grande Guerre. La pâte de verre soufflée associée au fer forgé est un travail classique de Daum à cette époque. Les bénitiers sont accrochés aux murs de l’église Saint-Laurent, construite une première fois en 1616 mais qui a subi de nombreuses destructions au cours de son histoire.  De nombreux dégâts ont été causés à l’édifice pendant la Première Guerre mondiale, ce qui a nécessité sa quasi-reconstruction vers 1920-1921. C’est en vue d’orner la nouvelle église qu’ont été réalisés les deux bénitiers Daum. Cependant, le compte rendu de la bénédiction de la nouvelle église, le 23 octobre 1923, paru dans La Semaine  religieuse du diocèse de Nancy & de Toul ne mentionne pas la présence des bénitiers, mais seulement les nouveaux vitraux et le mobilier. La maison Daum étant fort connue dans la région, il est probable que les bénitiers n’aient pas encore été installés à ce moment-là. 

    L’église actuelle est inspirée du gothique avec sa tour haute et élégante, sa nef vaste et sa voûte ogivale. Elle abrite d’autres œuvres de qualité telles que le mobilier réalisé par Jules Cayette (1882-1953), les vitraux de Gsell et les cloches de Robert. Elle a fait l’objet d’autres restaurations récentes (rosace et vitraux de la tour, toiture).

    Chaque bénitier est formé d’une corbeille de fer forgé plaquée au mur, aux formes très simples évoquant les ondes. Soufflée à travers les ouvertures de ce treillage de métal, une coupe de pâte de verre se gonfle en bulles irrégulières. Le dégradé des bleus plus ou moins foncés et translucides est du plus bel effet. Une croix émaillée plaquée sur le mur surmonte la coupe. La vasque Nord est signée « Daum Nancy ».

    Les bénitiers présentent des altérations communes : un empoussièrement plus ou moins important, surtout localisé dans les creux, ainsi que de légères rayures. En outre, le rebord gauche de l’un des bénitiers est brisé. Ce bénitier présente également des fissures qui semblent le traverser à différents endroits. Malgré ces différentes altérations, le verre semble sain : que ce soit à l’intérieur de la vasque ou à l’extérieur, il n’est pas attaqué chimiquement. L’autre bénitier ne semble pas présenter d’altérations mécaniques ou chimiques (en tout cas sur les parois externes de la vasque). Il est en très bon état structurel.  Seuls des dépôts exogènes de type calcaire semblent être à déplorer.

    La maison Daum Nancy a réalisé peu d’œuvres à caractère religieux. Des réalisations de la même époque peuvent cependant être rapprochées des bénitiers de Neuviller. C’est notamment le cas du vase « verre de jade » conservé au Musée des Beaux-Arts de Nancy. Daum étudie par ailleurs avec Majorelle une série de vases et de coupes faits de verre jade soufflés dans une résille de fer forgé, après inclusion de feuilles d’or qui éclatent au soufflage final. Cette méthode rencontre très vite un grand succès. Les motifs décoratifs sont en revanche passés de mode dans les années 1920 et presque abandonnés, même si certaines œuvres en présentent toutefois encore, notamment des motifs floraux.

    Des étudiants de Science-Po Nancy se sont engagés en faveur de la restauration de ces œuvres religieuses avec le soutien de l'association de la Sauvegarde de l'art français : leur objectif est désormais de trouver des mécènes afin de financer la restauration des bénitiers, ainsi que celle d'un ciboire victime de la mitraille durant la Grande Guerre.

     

    ‡ Visitez le site consacré au projet de restauration des bénitiers Daum : http://leplusgrandmuseedefrance.com/paire-de-benitiers-cristallerie-de-daum/

  • Nancy : hommage au colonel Driant, patriote et visionnaire

    Hommage, samedi 20 février 2016, au lieutenant-colonel Emile Driant à l’occasion du centenaire de sa mort, au Bois-des-Caures, le 22 février 1916, au deuxième jour de la bataille de Verdun.

    C’est en présence de son arrière-petite-fille, Laure Darcos-Driant, épouse de l’ancien ministre de l’Education nationale, qu’a eu lieu à Nancy, sur la place qui lui est dédiée, le dépôt de gerbes en hommage au député de Nancy et héros de Verdun, mort au champ d’honneur.
    Cette manifestation revêtait un caractère solennel, à l’occasion du centenaire de la mort du lieutenant-colonel Driant.

    Parmi les nombreuses personnalités civiles et militaires, on notait la présence de plusieurs membres de la promotion « Lieutenant-colonel Driant » (1965-1967) à Saint-Cyr. Trois jeunes Saint-Cyriens montaient la garde d’honneur devant la plaque commémorative et la cérémonie était rehaussée par la musique de la fanfare du 27e Bataillon de Chasseurs alpins stationné à Annecy et la présence de nombreux porte-drapeaux.

    A l'issue de la cérémonie patriotique, les participant ont assisté à l’inauguration de l’exposition consacrée à Emile Driant dans le hall de l'hôtel de ville. Cette rétrospective évoque à la fois le militaire et le député. Le jeune officier, après avoir été affecté, successivement, au 54e régiment d’Infanterie de ligne, puis au 4e zouaves à Tunis, et été capitaine instructeur à Saint-Cyr, commanda le Ier bataillon de chasseurs à Troyes. Il quitta l’armée, en 1905, pour se lancer dans le journalisme et la politique et fut un proche du général Boulanger. « La patrie avant le parti » fut son slogan de campagne, en 1910. Journaliste à l’Eclair, il assista, en 1906, à des manœuvres allemandes en Silésie et alerta l’opinion sur l’imminence d’un conflit et le manque de préparation de l’armée française. Dans son ouvrage « La guerre de demain », il se montra visionnaire, tout comme il le fut dans « La Révolution de demain ». Sous la signature de Danrit, son nom de plume, il défend le réarmement moral de la nation française. Il est un farouche partisan de la liberté de conscience. Il intervient pour la définition du contenu des programmes des manuels scolaires d’éducation morale et civique, le libre choix de l’enseignement par les parents, la préservation des pouvoirs de l’Etat, par la séparation de l’administration et de la politique... Il participe à de nombreuses campagnes pour la mise en œuvre de réformes sociales et réclame une réduction du déficit budgétaire. Ce fut aussi un "Jules Verne" militaire qui, dans « La Guerre de demain », prônait l’utilisation, par les soldats, de bicyclettes électriques, de fusils à air comprimé et de gilets pare-balles. Dans son discours, le président du Souvenir français a salué la modernité du personnage, véritable "lanceur d’alerte".

    La salle Poirel accueillait en soirée un magnifique concert "sons & lumières" donné par la fanfare du 27e BCA, formation musicale de haute tenue qui a obtenu récemment le premier prix lors des rencontres internationales des musiques militaires à Québec.

    [cliché ©H&PB]

  • 21 février 2016 : il y a 100 ans débutait la bataille de Verdun

    Il y a tout juste 100 ans débutait les combats de Verdun.

    En mémoire de nos ancêtres qui ont donné leur vie pour la défense de la patrie.

  • Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal

    Comment les images d’Épinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Français d’alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sûr, et haineux envers l'ennemi, le « boche », caricaturé à l’extrême.

    Éducatives, narratives, colorées, soucieuses du détail, restituaient-elles pour autant la réalité ? N’étaient-elles pas de la simple propagande ?… L’auteur rebondit sur chacune d’elles pour nous raconter l’histoire de la Grande Guerre, celle des militaires, des civils, des objets du conflit.

     

    ‡ Verdun et la Grande Guerre par les images d'Epinal, Myriam Blanc, éditions du Chêne - Imagerie d'Epinal, 2016, 224 p., ill. (19,90 €).

  • Nancy commémore le centenaire de la mort du colonel Driant (1916-2016)

    SAMEDI 20 FÉVRIER 2016 A NANCY

    Cérémonie commémorative du centenaire de la mort du colonel Emile Driant
    16h00 - Place Driant

    Exposition « Driant, député de Nancy et héros de Verdun »
    17h00 – Hôtel de Ville

    Grand spectacle son & lumières
    20h30 – Salle Poirel
    Fanfare du 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins
    [Entrée libre dans la limite des places disponibles]

  • Henri Lacordaire

    Le Frère Henri Lacordaire (1802-1861) est, avec l’abbé Félicité de Lamennais et Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars, le prêtre catholique français le plus célèbre du XIXe siècle. Il est le prédicateur qui a attiré des foules innombrables, mêlant croyants et incroyants. Il a eu le courage d’assumer la destinée de son pays et a montré à ses contemporains l’importance de la séparation de l’Église catholique et de l’État, puis comment concilier l’ordre politique issu de la Révolution de 1789 et les ordres religieux, enfin comment combler le fossé entre les possédants et les démunis.

    Fondée sur des lettres souvent inédites, cette biographie magistrale nous restitue Lacordaire tel qu’en lui-même : croyant et homme public, patriote et partisan de la papauté, homme d’action et visionnaire. De ses lectures de Rousseau à sa vocation sacerdotale, de son engagement politique à son action pour la refondation de l’Ordre des frères prêcheurs en France, de ses amitiés à la direction de l’école de Sorèze, c’est bel et bien un héros du grand roman de la France que dessine Anne Philibert.

    Alors qu’on célèbre le 800e anniversaire de la fondation de l’Ordre des Dominicains, voici un ouvrage sur un de ses membres qui, toute sa vie, en a suivi la devise : "Vérité". Et qui, au nom de cette vérité, a affirmé : « C’est l’Évangile qui a déclaré les hommes égaux devant Dieu, qui a prêché les idées et les œuvres de fraternité. »

    Lacordaire a aussi marqué de son passage la Lorraine en restaurant à Nancy, en 1843, le premier couvent des Dominicains sur le territoire français. L'auteur revient, dans le cadre d'un long chapitre, sur cet épisode important de la vie de Lacordaire.

     

    ‡ Henri Lacordaire, Anne Philibert, éditions du Cerf, 2016, 912 p. (39 €).

  • Le Luxembourg, d'une guerre à l'autre

    Nos voisins - et cousins - Luxembourgeois se penchent dans cet ouvrage sur la douloureuse période marquée par les deux derniers conflits mondiaux et les conséquences politiques sur l'indépendance du Grand-Duché.

    L’auteur relate cette période pendant laquelle le Luxembourg a réussi à maintenir son indépendance malgré l'invasion allemande de mai 1940, le rôle de la grande-duchesse Charlotte - incarnation de la résistance au nazisme - dans cet épisode de l’histoire. Les pages relatives au retour de la grande-duchesse dans son pays en 1945 et à l’attachement à sa personne qu’il a suscité sont particulièrement émouvantes.

    Richement illustré et documenté, le livre intègre, de façon originale, plusieurs fac-similés de documents de l’époque, parmi lesquels l’affiche présentant les portraits des chefs des nations alliées en exil à Londres pendant la seconde guerre mondiale (la reine Wilhelmine des Pays-Bas, le roi Pierre de Yougoslavie, le roi Georges de Grèce, le roi Haakon de Norvège et, bien sûr, la grande-duchesse Charlotte). On y découvre aussi le fac-similé du télégramme adressé à la grande-duchesse Charlotte par le général de Gaulle, qui se termine par ces mots : « Dans le monde libéré, le Luxembourg sera plus que jamais proche de la France ».  Le Grand-Duché reste aussi très proche de la Lorraine. Belle occasion de se souvenir des pages d'histoire communes à nos deux territoires.

     

    ‡ Le Luxembourg, d’une guerre à l’autre. L’indépendance du Grand-Duché dans la tourmente, Steve Kayser, éditions Imprimerie Centrale, 2016, 176 p., ill. (25 €).