Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

cathédrale - Page 2

  • Vers la renaissance de la cathédrale de Toul

    Du haut de la tour de la cathédrale Saint-Etienne, le panorama s’étend sur la vallée de la Moselle avec, à l’horizon, les côtes de Toul. Au sud, les faubourgs, qui s’étendent au-delà des fortifications du tout début du XVIIIe  siècle que l’on doit à Vauban, se dérobent derrière les rideaux d’arbres.

     

    toul cathédrale.jpgÀ l’ouest, on devine à leur alignement strict la nature militaire des bâtiments qui longent la voie ferrée, en attente d’une nouvelle affectation après le départ de l’armée. Le Mont Saint-Michel, haut de 394 mètres, préservé par les constructions jusqu’à mi-hauteur, domine la ville. 

     

    Une légende locale raconte qu’il doit son nom à l’évêque saint Gérard, soucieux de mettre fin aux pratiques de sorcellerie exercées sur ce haut lieu. Le diable en prit ombrage, et un soir de Vendredi saint, muni d’une immense pelle et d’une hotte, il entreprit de le raser. Mais l’archange veillait et lui fit peur. Dans sa fuite, le diable trébucha, le contenu de sa hotte se répandit. C’est ainsi que vit le jour la côte Barine voisine, haute de 368 mètres.

     

    Plus au nord, dans la zone industrielle de la croix de Metz, des grues s’activent sur le chantier d’une centrale à gaz Poweo, insuffisant pour donner du travail aux 900 personnes, souvent peu qualifiées, qui ont perdu leur emploi après la fermeture de l’usine de pneumatiques Kleber, en 2009.

     

    Vu de haut, l’agencement médiéval de la ville se laisse deviner, au moins dans la partie qui a été épargnée par les terribles bombardements de 1940, qui ont aussi fortement endommagé la cathédrale. Celle-ci a longtemps été négligée.

     

    « Au début des années 1980, la toiture provisoire de 1940 est toujours en place. De fait de sa dégradation, la ville a dû interdire l’accès au bâtiment pour ne pas mettre en danger les visiteurs, raconte Alde Harmand, adjoint au maire et délégué au patrimoine. La prise de conscience de l’urgence de la situation s’est faite progressivement, et Le Pélican, une toute jeune association, qui tient son nom de la plus haute statue de la cathédrale, y a fortement contribué. L’État s’est alors engagé financièrement pour refaire la toiture. » 

     

    cathedrale-st-etienne_toul.jpgCette phase s’est achevée en 1995 par la pose du campanile dit de la « Boule d’or » à la croisée des transepts. Mais par manque d’entretien courant, l’édifice ne peut encore être ouvert au public.

     

    Le changement de municipalité, en 2002, donne une nouvelle impulsion au chantier de la cathédrale. Plus d’une tonne de gravats, de branchages et de fientes qui nuisaient à la bonne évacuation des eaux de pluie et contribuaient aux infiltrations, est éliminée. Les ouvertures dans les vitraux sont obstruées pour empêcher les pigeons d’entrer dans le bâtiment.

     

    « L’équipe précédente a porté ses efforts sur la réfection et la mise en valeur des remparts. Mais le trésor de Toul, ce qui fait venir les touristes, c’est la cathédrale. Chaque année, ce sont 200 000 à 300 000 visiteurs qui passent ici », explique Nicole Feidt, maire de Toul. Depuis son bureau situé au premier étage de l’hôtel de ville, rebâti dans les années 1970 sur le modèle de l’ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle incendié en décembre 1939, et qui donne sur le flanc nord de la cathédrale, elle peut suivre les travaux d’assainissement en cours pour enrayer toute infiltration, condition nécessaire avant de pouvoir achever la restauration des plafonds des nefs latérales. 

     

    Celles-ci sont encore recouvertes de filets pour éviter que les chutes d’enduits ne blessent les visiteurs. « La commune consacre plus de 300000 € chaque année à la cathédrale, précise encore Mme le Maire. C’est un des rares leviers économiques sur lesquels la municipalité peut jouer. Et comme Toul n’est pas une ville lumière, il faut travailler à la rendre attirante, à en faire un passage obligé. »

     

    toul.jpgL’effort touristique de la ville se manifeste également par l’entretien du circuit piétonnier des remparts, par les travaux de réfection en cours du cloître Saint-Gengoult, par l’embauche très récente d’une jeune conservatrice pour le Musée d’art et d’histoire, après des décennies de bénévolat. Ce musée est installé dans l’ancienne Maison-Dieu du XIIIe siècle, intégrée à un ensemble classique. Il en subsiste une très belle salle lapidaire, l’ancienne salle des malades. Les collections du musée retracent pour l’essentiel l’histoire de Toul et de sa région, depuis la préhistoire. Parmi les 28 salles, il faut s’arrêter quelques instants devant les magnifiques tapisseries du XVIe  siècle tissées dans les ateliers des provinces du Nord, de Flandres, du Brabant, de l’Artois. 

     

    Les scènes bibliques semblent indiquer qu’elles viennent des édifices religieux toulois. Cédées comme biens nationaux, elles semblent avoir échappé à la dispersion et sont longtemps restées entreposées dans un grenier, échappant à tout inventaire. Providentiellement épargnées et négligées pendant deux siècles, elles ont été nettoyées et restaurées pour être exposées.

     

    On y découvre aussi une salle consacrée aux icônes, pour l’essentiel « des icônes domestiques de petite taille que les Russes accrochent au meilleur endroit de la maison, ce qu’ils appellent le “bel angle” et qu’ils décorent de tissus et de lampes, mais aussi un ménologue, c’est-à-dire un ensemble de 12 icônes formant un calendrier liturgique », explique Vincent Lamarque, en stage au musée après avoir rédigé son mémoire de mastère en histoire sur cette collection. 

     

    lorraine,toul,cathédraleMichel Hachet, 89 ans, l’œil toujours vif, qui a assuré bénévolement pendant plusieurs décennies le service de la conservation, tout en exerçant le métier de vétérinaire, « comme président du cercle d’étude locale depuis 1947, un record ! », en raconte l’origine : « Mon frère Pierre avait monté une école d’icônes. À un moment, il a eu parmi ses élèves un douanier, qui a évoqué les saisies d’icônes auxquelles procédaient les douanes, après la chute du mur propice à tous les trafics. Quand elles ne peuvent être restituées à leur propriétaire, elles sont soit revendues soit remises à des collections publiques. Sachant cela, nous avons manifesté notre intérêt et obtenu qu’elles soient déposées ici. » 

     

    À l’évidence heureux d’avoir contribué à l’enrichissement des collections grâce à son entregent, le docteur Hachet, comme tout le monde l’appelle ici, continue de se battre pour sa ville et son musée où il occupe encore un bureau rarement vide. « Toul est une ville qui a une histoire passionnante, conclut-il, et elle mérite d’être mise en valeur pour être mieux connue. »

      

    [source : La Croix | 08.07.2011]

     

    ‡ Pour prolonger cet article, consultez l’histoire architecturale de la cathédrale touloise ici : http://www.la-croix.com/Religion/Approfondir/Spiritualite/Cathedrale-de-Toul-un-plan-germanique-et-une-construction-gothique-_NG_-2011-07-08-687483

  • Im memoriam chanoine Daniel Boichot

    daniel boichot.jpg

    Chanoine Daniel Boichot (1955-2011)

    Les obsèques du chanoine Daniel Boichot, curé de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, se sont déroulées lundi 27 juin en présence d'une foule nombreuse, émue et recueillie.

    La messe d'enterrement était présidée par Mgr Papin, évêque de Nancy & de Toul. Il était assisté de Mgr Raffin, évêque de Metz, et de Mgr Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard. L'homélie a été prononcée par l'abbé Munier, vicaire épiscopal.

    Plusieurs dizaines de prêtres du diocèse et des diocèses voisins ont accompagné leur frère Daniel Boichot jusqu'à sa dernière demeure.

    RIP.

    ‡ Découvrez les textes de la messe des obsèques du chanoine Boichot ici : http://paroissenotredamedebonnenouvelle.cef.fr/spip.php?article227

  • Décès de l'abbé Daniel Boichot, curé de la cathédrale de Nancy

    abbé boichot.jpg

    L'abbé Daniel Boichot, curé démissionnaire de la cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy, est décédé à l'aube de ce jeudi 23 juin.

    Une veillée de prières est organisée dimanche 26 juin prochain à 20h30 à la cathédrale.

     
    Les funérailles se dérouleront lundi 27 juin à 15h00 en la cathédrale Notre-Dame.

    RIP.

     

  • Metz : oratorio pour une cathédrale

    cathedrale metz.jpgC'est une longue et belle histoire que celle de la cathédrale de Metz. Une histoire qui commence au IIIe siècle avec la victoire de saint Clément sur le Graoully et se poursuit jusqu'à nos jours.

    La cathédrale Saint-Etienne, telle que nous la voyons aujourd'hui, a succédé à deux édifices : un oratoire modeste consacré au martyre Etienne et embelli au cours des siècles, puis une cathédrale au goût du Xe siècle, voulue par l'évêque Thierry Ier. Le XIIIe siècle mettra l'édifice au goût du jour en lui imprimant le nouveau style venu des grandes cathédrales françaises. La proximité avec une collégiale dédiée à Notre-Dame-la-Ronde entravait le développement vers l'ouest ; ainsi s'explique l'implantation des tours entre les deux espaces cathédrale et collégiale et la silhouette ramassée de l'actuelle édifice.

    Au XVIIIe siècle, Jean-François Blondel la dote d'un portail classique. Celui-ci devenu inopportun après 1870, la cathédrale sera dotée d'un porche néo-gothique.

    La sculpture est omniprésente au travers des diverses frises de feuillages, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Le porche de Notre-Dame, bien que restauré en grande partie, insère en un espace étroit le programme des portails des grandes cathédrales.

    L'intérieur de l'édifice n'est qu'éblouissement et lumière : 42 mètres de hauteur et 6500 m² de vitraux devraient fournir une place de choix à cette cathédrale encore trop méconnue.

    Parce qu'une cathédrale n'est jamais achevée, parce que chaque siècle apporte sa contribution à son élaboration et à son évolution pour la plus grande gloire de Dieu, son histoire ne peut pas être oubliée.

     

    ‡ Metz. Oratorio pour une cathédrale, Marie-Antoinette Kuhn-Mutter, éditions Serpenoise, 2011, 159 p., ill. (30 €).

  • Nancy célèbre la béatification de Jean-Paul II

    Dimanche 1er mai, à l’occasion de la béatification du pape Jean-Paul II par son successeur Sa Sainteté Benoît XVI, Monseigneur Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul, primat de Lorraine, a présidé une messe pontificale en la cathédrale de Nancy.

    mgr papin béatification jp2.jpgDans son introduction, il rappela que le nouveau Bienheureux était passé par la Lorraine et Nancy en particulier lors d’un de ses voyages pastoraux, en octobre 1988, « où il a visité le synode diocésain et nous a engagés à prendre résolument la barque avec Jésus. Ici en cette cathédrale, il s’est recueilli devant la statue de Notre-Dame de Bonne Nouvelle ».

    En 2005, Mgr Papin avait déposé une gerbe de fleurs à la plaque posée en cette cathédrale comme une dévotion ultime à celui qui venait de conduire l'Eglise universelle depuis 26 ans. Aujourd’hui, c’est devant le Saint-Sacrement et devant la statue de Notre-Dame de Bonne Nouvelle qu’il a renouvelé ce geste en laissant la nature, par la beauté des fleurs, rendre grâce à Dieu.

    mgr papin béatification JP2 01.05.11.jpg

    Mgr Papin dépose une gerbe de fleurs sur l'autel de Notre-Dame de Bonne Nouvelle.

    béatification jp2.jpg

    Aspersion des fidèles par Mgr Papin.

     

    [source et clichés : http://paroissenotredamedebonnenouvelle.cef.fr]

  • Deux nouveaux chanoines installés à la cathédrale de Nancy

    Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy & de Toul, a installé officiellement lundi 21 mars deux nouveaux chanoines au chapitre cathédral de Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy.

    ncy chanoines boichot moinier_21.03.11_1.jpgLes abbés Daniel Boichot, curé de la cathédrale, et Etienne Moinier, aumônier à l'hopital de Brabois et des scouts et guides du Sacré-Coeur-Saint-Léon IX de Nancy, ont été faits chanoines de la cathédrale par Mgr Papin lors de la messe de 18h15 en présence de nombreux fidèles.

    Dans son propos liminaire, Monseigneur l'évêque a rappelé le rôle des chanoines : il s'agit d'assurer la prière officielle de l'Eglise diocésaine au sein de l'église cathédrale. Les chanoines ont perdu leur rôle de conseillers de l'évêque depuis la réforme du droit canonique de 1983. Ce rôle est désormais dévolu au conseil presbytéral composé de curés de paroisses et de laïcs. Les chanoines assistent également leur évêque lors des cérémonies officielles de l'Eglise.

    Après avoir renouvelé leur profession de foi en récitant le credo, les nouveaux chanoines ont reçu des mains de l'évêque et de leurs confrères la croix pectorale, symbole de l'appartenance au chapitre cathédral. Puis, chacun des prêtres présents leur donnèrent l'accolade.

    Le chapitre de Nancy n'est pas le plus ancien créé en Lorraine, mais il est le premier à recevoir le privilège d'une croix pectorale en 1754. A la tête du chapitre de la primatiale, se trouvait un primat, qui avait tous les privilèges d'usages et vêtements du pontife (mître, crosse, anneau...).

    Il s'agit des deux premiers chanoines nommés par Mgr Papin depuis son installation à la tête du diocèse de Nancy & de Toul en 1999.

    A l'issue de la messe, un vin d'honneur fut servi à tous les fidèles et le clergé présent.

    Pour en savoir plus sur le chapitre canonial de la cathédrale de Nancy, on peut lire avec profit l'ouvrage récent d'Etienne Martin, Les croix de chapitre à Nancy et à Toul, publié chez Histoire & Curiosités - Editions phaléristiques.

    ncy chanoines boichot moinier_21.03.11_2.jpg

    Remise de la croix pectorale à l'abbé Daniel Boichot

    ncy chanoines boichot moinier_21.03.11_3.jpg

    Remise de la croix pectorale à l'abbé Etienne Moinier

    ncy chanoines boichot moinier_21.03.11_5.jpg

    Les nouveaux chanoines entourant Mgr Papin lors de l'Eucharistie

    [clichés H&PB]

  • Nancy fête la Sainte-Fleur

    Ce  week-end des 9 et 10 octobre, Nancy fêtait la Sainte-Fleur. Plusieurs manifestations florales et défilés ont animé différents endroits de la cité ducale.

    Sainte Fleur est née à Maurs, dans le Cantal, vers 1300. Elle a consacré sa vie à la prière. L'amour du Christ et l'amour de l'Autre ont été sa ligne spirituelle. Les membres des professions des fleuristes et horticulteurs veulent célébrer à leur manière la fête de sainte Fleur comme témoignage de la beauté, de la fragilité et de la transmission des petites et grandes émotions de la vie humaine autour du don afin d'honorer la mémoire de sainte Fleur.

    Outre l'aspect religieux, la Sainte-Fleur est aussi une fête culturelle et corporative. Belle manière de promouvoir les savoir-faire des métiers traditionnels de la fleur et de l'horticulture.

    Quelques images de la fête nancéienne de Sainte-Fleur...

    ste fleur nancy 10.10.10 005.jpg

    Messe de Sainte Fleur en la cathédrale N.-D. de l'Annonciation décorée pour l'occasion

    messe ch de gaulle et maréchaux ncy2 10.10.10.jpg

    Sortie des porte-drapeaux à l'issue de la messe de Sainte-Fleur dite aussi à la mémoire du Général de Gaulle et des maréchaux de France

    ste fleur nancy 10.10.10 008.jpg

    La place Stanislas transformée en jardin éphémère

    ste fleur nancy 10.10.10 009.jpg

    Place Stanislas, hommage floral à la Croix de Lorraine

    [clichés H&PB]

  • La France reconnaissante aux obsèques du général Bigeard

    Plus de 2.000 personnes, dont de nombreux militaires, ont rendu ce 21 juin un ultime hommage au général Marcel Bigeard, lors de ses obsèques en la cathédrale  Saint-Etienne de Toul où l’émotion de la foule était palpable.

    obsèques général bigeard.jpg"C’est un homme qui était un héros et un exemple. Il m’avait donné un conseil : être souple comme le cuir mais trempé comme l’acier pour ‘être et durer’", a déclaré le ministre de la Défense Hervé Morin, faisant référence à la devise du 3ème régiment de parachutistes d’infanterie et de marine de Carcassonne, que le général Bigeard avait commandé de 1958 à 1960.

    Le ministre de la Défense et l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing, étaient présents dans la cathédrale de Toul, située à quelques centaines de mètres du domicile de Marcel Bigeard. Sur le cercueil, recouvert du drapeau français, avaient été posés la grand-croix de la Légion d’honneur, le képi et la "célèbre" casquette camouflée de para du général, alors qu’une gerbe de la présidence de la République avait été déposée au pied de la dépouille.

    L’ensemble du 3ème régiment de parachutistes d’infanterie et de marine de Carcassonne, ainsi que des centaines de militaires, dont 500 porte-drapeaux, ont assisté aux obsèques.

    Au premier rang figuraient Gaby et Marie-France Bigeard, la veuve et la fille du militaire, ainsi que plusieurs personnalités politiques lorraines.

    obsèques bigeard toul.JPGValéry Giscard d’Estaing, qui avait fait de Marcel Bigeard son secrétaire d’Etat à la Défense entre 1976 et 1978, a évoqué la mémoire du "dernier soldat emblématique de notre histoire militaire".

    "J’ai compris le souhait de Marcel Bigeard de vouloir ses cendres dispersées sur Dien Bien Phu : ce sera son troisième saut, pour rejoindre ses hommes", a dit l’ancien président, qui a confié avoir parlé au téléphone avec le général "il y a 17 jours, lorsqu’il était à l’hôpital". "Je lui avais promis de venir le voir à Toul, mais je ne pensais pas venir si tôt", a-t-il regretté.

    Devant le cercueil, le ministre de la Défense a pris la parole en fin de cérémonie en évoquant "le souvenir de son regard lumineux, de son rire clair et de son enthousiasme communicatif". "Vendredi dernier, c’était un 18 juin, vous avez effectué votre dernier saut. Etait-ce une ultime volonté de vous confondre avec l’histoire ? Etait-ce le dernier clin d’œil d’un éternel rebelle ?", a dit Hervé Morin.

    obsèques marcel bigeard.jpgLa cérémonie, célébrée par Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, a en outre été marquée par l’intervention de l’aumônier de la garnison de Toul. Ce dernier a rappelé les accusations mensongères de torture contre Marcel Bigeard, "ce que vous avez toujours démenti", a souligné l’homme d’Eglise.

    Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, présente aux côtés de nombreuses autres personnalités politiques locales, a lu un texte tiré du livre de Job.

    Les honneurs militaires seront rendus au général Bigeard mardi à 11h00 à Paris dans la cour d'honneur des Invalides. Le cercueil de Marcel Bigeard sera exposé en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, « l'église des soldats », du lundi 21h00 au mardi 10h00.

    [source AFP / cliché offrande Ph. M.]

  • Découvrir la Maîtrise Cathédrale de Nancy

    maîtrise cathédrale nancy.jpg
    maîtrise cathédrale.jpg
    >> Contact, inscription et soutien financier :
    >> Maîtrise Cathédrale Notre-Dame de Nancy, 6 rue des Chanoines, 54000 NANCY
    >> Tél. : 03.83.97.30.61 / 03.83.27.32.38

  • Cathédrale de Nancy : concert événement de la Maîtrise de la Cathédrale

    maîtrise cathédrale nancy.jpg

  • Le patrimoine national à l'encan

    monument historique à vendre.jpg

     

    « Au détour de l’article 52 de la loi de finances 2010 se profile clairement la destruction par l’Etat sarkozyste de plus de deux siècles de protection du patrimoine national (...).

     

    « Or, l’article 52 de la loi de finances élargit le périmètre des monuments et sites transférables, qui ne sera plus limité à une liste fixée par décret et couvrira, dès 2010, la totalité des monuments appartenant à l’Etat et à l’ensemble de ses établissements publics ; en outre, l’Etat pourra maintenant se défaire aussi des objets mobiliers classés.

     

    « On peut, à première lecture, se dire que, si l’Etat cède son patrimoine aux collectivités territoriales, il n’ y a que moindre mal ; sauf que, la loi étant muette, rien n’interdira aux dites collectivités de pratiquer un nouveau transfert au profit d’une entreprise culturelle à visée commerciale, ou même d’un particulier.

     

    « Enfin, il est essentiel de signaler que seul le préfet aura à se prononcer sur les cessions, le ministère de la Culture, pourtant concerné au premier chef, n’ayant pas à être consulté.

     

    « Une partie de la majorité présidentielle s’en réjouit ouvertement et le rapporteur spécial de la commission des finances du Sénat, Yann Gaillard, a ces mots qui dévoilent la logique à l’œuvre : ce processus « s’inscrit dans la droite ligne de la « désétatisation » du patrimoine monumental …préconisée dans [un] rapport de 2002 sur le patrimoine monumental. De fait, c’est à la société toute entière qu’il appartient de conserver et d’entretenir le patrimoine, l’Etat ne pouvant se prévaloir d’aucun monopole en la matière. »

     

    « Cette distinction entre Etat et société toute entière, signe tout simplement l’arrêt de mort de la politique patrimoniale nationale ».

     

    [source : http://www.lesalonbeige.blogs.com]

  • Les orgues de la cathédrale de Saint-Dié inaugurées

    orgue st dié.jpg
    [Vosges Matin | 29.06.09]

  • Inauguration du grand orgue restauré de la cathédrale de Saint-Dié

    Détruit lors du dynamitage de la cathédrale par les allemands en 1944, le grand orgue de la cathédrale de Saint-Dié est enfin reconstruit.

     

    orgues saint dié.jpgIl a été restauré par l’atelier de facture d’orgues de Pascal Quoirin, installé dans le Vaucluse. Ce grand orgue est un instrument classique à caractère polyphonique. Inséré dans un buffet d'inspiration moderne, il est doté d'un décor plutôt contemporain afin de s'harmoniser avec les vitraux de facture récente.

     

    Le grand orgue Quoirin sera officiellement inauguré dimanche 28 juin 2009 selon le programme suivant :

     

    >> 10h00 : messe pontificale et bénédiction de l'instrument par Mgr Jean-Paul Mathieu, évêque de Saint-Dié. Après une lecture biblique et le chant d’un psaume, suivront des invocations faites à l’orgue et la prière de bénédiction. Pour intégrer l’instrument au ministère liturgique qu’il aura à accomplir, le célébrant l’invoquera par huit fois : « Éveille-toi orgue, instrument sacré » en indiquant la diversité de ses fonctions : louer le Père, le Fils et l’Esprit, honorer la Vierge Marie, participer à l’action de grâce et à la supplication des fidèles, apporter le réconfort à ceux qui sont dans la peine, soutenir la prière.

     

    >> 15h00 : concert inaugural avec Jean Pierre Lecaudey et Frédéric Mayeur.

     

     

    [Plus d'infos sur http://saint-deodat.cef.fr/Inauguration-du-grand-orgue-de-la.html]

  • Un don pour la restauration des verrières de la cathédrale de Strasbourg

    La Fondation azerbaïdjane Heydar Aliyev remettra un chèque de 40.000 € au maire de Strasbourg pour la restauration de cinq vitraux de la cathédrale.

     

    cathédrale strasbourg.jpgLes cinq vitraux concernés ont été posés entre 1320 et 1340 à la suite d’un incendie qui avait partiellement endommagé la cathédrale Notre-Dame. Elles représentent la vie de la Vierge, la vie et la passion du Christ et le Jugement dernier. L’état de conservation des verrières s’est considérablement dégradé avec la pollution atmosphérique, la suie grasse et les poussières qui assombrissent les vitraux, provoquant le décollement de la peinture sur le verre et de l’illisibilité de certains panneaux ; par ailleurs, le réseau de plombs déformé n’assure plus le maintien des verres. Seule une restauration peut interrompre la dégradation et sauver ces témoignages précieux de l’art médiéval. Les travaux, estimés à 1,5 M€ (soit environ 300.000 € par verrière) et qui seront prioritairement financés par du mécénat, démarreront en juillet 2009 et se termineront fin 2011.

    M. Ganira Pashayeva, chargée des relations publiques de la Fondation Heydar Aliyev, remettra symboliquement le chèque de 40.000 € à Roland Ries, maire de Strasbourg, lundi 22 juin en la cathédrale de Strasbourg.

     

    Présidée par Mehriban Aliyeva, épouse d’Ilham Aliyev, Président de la République d’Azerbaïdjan, la fondation réalise non seulement des équipements scolaires ou culturels en Azerbaïdjan, mais attache également une grande importance à promouvoir l'image de ce pays dans le monde. Ainsi, elle a apporté son soutien aux travaux de restructuration de la statuaire du parc du château de Versailles.

     

    Seront également présents à cette cérémonie : Eléonora Husseynova, ambassadrice de la République d’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO, Arif Mammadov, ambassadeur de la République d’Azerbaïdjan auprès du Conseil de l’Europe, Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire représentant Mgr Grallet, archevêque de Strasbourg, et le préfet de la région Alsace.

     

    Tous les défenseurs du patrimoine religieux français apprécient ce geste généreux qui honore l’Azerbaïdjan et ses représentants.

  • Nancy rend hommage au chanoine Robert Noisette

    chanoine noisette.jpgRécemment décédé, le chanoine Robert Noisette, figure du clergé nancéien, laissera son empreinte dans la mémoire collective de la cité ducale où il était né le 12 mai 1922, dans le quartier Saint-Léon. Son père, pharmacien, tenait une officine à l'angle de la rue de la Commanderie et de la rue Jeanne-d'Arc.

     

    Après avoir suivi toutes ses études au lycée Poincaré, Robert Noisette entra au grand séminaire parisien de Saint-Sulpice en 1941. En 1943, la Gestapo l'arrêtait et l'incarcérait à la prison Charles-III où il restait un an avant d'être transféré au camp de Dachau. Libéré, il termina ses études, puis partit à Rome où il obtint une licence de théologie, en 1949. Vicaire à Saint-Jacques de Lunéville et aumônier du collège Bichat, on le retrouva ensuite à la paroisse Saint-Pierre, puis curé de Saizerais, de 1955 à 1958, date à laquelle il fut nommé aumônier diocésain du mouvement Pax Christi et des cheminots catholiques. Il fut aussi chargé des pèlerinages diocésains et délégué du comité catholique de la campagne contre la faim.

     

    Après avoir été nommé à la tête de la paroisse Saint-Vincent - Saint-Fiacre en 1968, le chanoine Noisette fut désigné comme vicaire épiscopal de la zone de Nancy. Économe du diocèse, il géra avec rigueur le fameux legs Croué-Friedman, permettant aux fonds placés de prospérer et de mener ainsi à bien la rénovation de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, répondant parfaitement aux souhaits de la donatrice.

     

    À la suite du voyage du pape Jean-Paul II en Lorraine en 1988, il avait reçu le titre de Prélat d'honneur de Sa Sainteté et avait été nommé, peu après, protonotaire apostolique, distinction la plus élevée accordée aux familiers du Souverain pontife. Monseigneur Noisette avait aussi reçu une reconnaissance civile, puisqu'il avait été fait chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, au titre des anciens combattants et victimes de guerre. Il fut un membre actif de la fédération nationale des déportés et des internés de la Résistance.

     

    Il fut enfin président des Amis de la Bibliothèque diocésaine de Nancy jusqu’en 2007.

     

    Lors de ses obsèques célébrées à la cathédrale, c'est toute la communauté religieuse mais aussi la société civile qui a rendu un fervent hommage à cet homme de foi et de culture.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

  • Dégradations à la cathédrale de Verdun

    Jeudi 28 mai, la statue de Notre-Dame et une croix de procession ont été brisées dans la crypte de la cathédrale de Verdun. Un acte offensant pour l’Eglise catholique.

     

    ND verdun.jpg« Cela me fait mal de voir ça », commentait une paroissienne en découvrant le saccage. Depuis deux jours, les paroissiens de la cité de la Paix oscillent entre des sentiments d'incompréhension et de tristesse. Pour la première fois de son histoire, des dégradations ont été commises au sein de la cathédrale Notre-Dame de Verdun. Au cœur même de la crypte, partie la plus intime du lieu de culte catholique.

     

    L'alerte a été donnée en tout début d'après-midi jeudi par un Verdunois venu prier à la crypte. « Marie est cassée », a-t-il dit au père Michel Willemart, qui a de suite prévenu l’abbé Jean-Marcel Lair. La statue en pierre de Lavaux de Notre-Dame a été basculée en arrière de son socle. La Vierge à l'Enfant, sculptée par Henri Bouchard en 1932, s'est brisée. La croix de procession en métal qui était fixée sur une colonne à sa gauche est à terre en plusieurs morceaux.

     

    saccage cathédrale verdun.jpg« Cet acte est blessant », déclarait hier matin le père Guy Lescanne, recteur de la cathédrale. D'autant qu'il s'attaque au symbole même de l'édifice, Notre-Dame. « Cela fait 1.600 ans que l'on prie Marie ici et rien de tel ne s'était jamais produit », commente le prêtre. « Avec ses 80.000 visiteurs par an, la cathédrale est un lieu sûr ».

     

    Le préjudice est cultuel mais également culturel. En effet, depuis 1996, la statue de Notre-Dame, couronnée en 1946 par le cardinal Roncalli, nonce apostolique en France et futur pape Jean XXIII, est classée Monument Historique. Un expert des Bâtiments de France est donc venu constater l'ampleur des dégâts hier matin. La statue est la propriété de l'association diocésaine de Verdun.

     

    Après s'être rendus sur les lieux, Michel Collet, responsable des travaux, et le père Guy Lescanne ont déposé plainte. Les policiers ont ouvert une enquête et effectué un relevé d'empreintes. Leurs investigations ont permis d'interpeller un Verdunois de 56 ans, dès jeudi soir à Verdun. Durant son audition, les policiers ont découvert qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. Il a été placé à l'hôpital psychiatrique de Verdun pour y recevoir des soins.

     

    Que faire face à cet état de fait symptomatique d'une société qui a perdu ses repères et ses valeurs ? Nos édifices religieux sont de plus en plus souvent victimes de la folie de nos contemporains qui agissent soit par haine du christianisme, soit par pur acte gratuit, donc imbécile. Qu’attendent le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, et le ministère de la Culture pour mettre en place un véritable plan de protection des lieux de culte ? Le vrai problème n'est-il pas celui de l'éducation au respect des jeunes générations - mais ne devrait-on pas plutôt parler d'absence d'éducation -. Il y a urgence à agir.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.05.09]

     

     

     

     

    >> Pour prendre conscience de l'ampleur du phénomène, visitez le site http://indignations.org/

     

  • 31 mai à Saint-Dié : l'Eglise catholique des Vosges annonce son projet

    Depuis plusieurs mois, des centaines de catholiques se retrouvent pour formuler les grandes orientations de l'Eglise qui est dans les Vosges.

     

    projet diocèse st dié.jpg

     

    Tous les chrétiens sont invités à découvrir ce projet "Chemins d'avenir" dimanche 31 mai, sur le parvis de la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges.

     

    Le programme de cette journée :

     

    > 9h30 : ouverture

    > 11h00 : expériences à vivre

    > 13h00 : repas tirés des sacs

    > 15h00 : célébration de l'Eucharistie et proclamation

     

    > Villages d'enfants et ados

    > Transports organisés dans chaque paroisse

     

    >> Renseignements : www.cheminsdavenir.com et auprès des paroisses vosgiennes.

  • Patrimoine nancéien : les 400 ans de l'hôtel des Prélats

    Adossé à la cathédrale de Nancy, cet établissement devenu un hôtel de charme réserve bien des surprises. Les murs de l'édifice religieux entrent dans les chambres.

     

    hôtel des prélats.jpgSituée au 3ème étage, la suite a été baptisée « Archanges ». Sur le mur de pierre, face à la porte d'entrée, apparaissent deux visages d'anges. Identiques à ceux de la façade de la cathédrale de Nancy. L'hôtel des Prélats est non seulement adossé à ce qui fut l'« église primatiale » mais il en utilise une partie. Les moulures et les sculptures se retrouvent intégrées aux chambres et aux suites, renforçant encore le cachet de l'établissement. L'hôtel des Prélats a été construit en 1609, il fête donc cette année ses quatre siècles.

     

    L'origine de ce palais remonte à 1602, date à laquelle le pape Clément VIII a décidé de la nomination d'un primat de Lorraine. Un quartier religieux a alors été créé en Ville Neuve de Nancy, comprenant une église primatiale qui allait devenir la cathédrale et un palais pour loger le primat. Construit à l'est de l'église, le palais était doté d'une cour d'honneur, d'un pavillon et de deux bâtiments latéraux. De son logement, Antoine de Lenoncourt a pu surveiller la construction de la cathédrale.

     

    Malgré ses qualités, l'ensemble fut rebâti au 18ème siècle, devenant l'un des hôtels les plus somptueux de Nancy. C'est à cette époque que le palais fut accolé à la cathédrale, permettant ainsi au primat et aux prélats d'accéder directement aux offices. L'immeuble est resté propriété de l'Eglise jusqu'en 1905. Il a accueilli notamment, les sœurs grises, les sœurs de Bordeaux, l'Internat Saint Joseph... « Avant d'être un hôtel, il a été le siège du quotidien régional L'Impartial de l'Est », explique Pierre-André Dubois, l'actuel propriétaire de l'Hôtel des Prélats. « Ce journal n'a pas tenu bien longtemps et les locaux ont été vendus aux Rapides de Lorraine. La société d'autocars installa rapidement un hôtel pour ses clients qui attendaient ou rataient le bus. En 1909, le Grand Hôtel de la Poste a vu le jour. »

     

    Pierre-André Dubois est devenu propriétaire des lieux en 2000. En 2004, il a entrepris d'importants travaux de modernisation. Depuis mars 2005, l'établissement porte le nom d'hôtel des Prélats et propose des chambres et suites luxueuses, toutes différentes, dans un cadre chargé d'histoire. « J'ai demandé l'autorisation à l'évêque de Nancy & Toul avant de donner ce nom à l'hôtel », confie le propriétaire. « Je ne voulais pas que cela puisse pénaliser nos relations. J'ai fait une enquête sur le nom « prélat », beaucoup pensaient qu'il s'agissait du nom de ceux qui se prélassent ! »

     

    Les travaux ont été très lourds. « L'électricité était obsolète, il y avait encore des tuyauteries en plomb, la toiture était en si mauvais état que de nombreuses chambres ne pouvaient plus être louées », poursuit Pierre-André Dubois. Les cellules des religieux ont été redistribuées mais le cachet du parquet a été conservé. Des vitraux illuminent chaque chambre. Certaines donnent sur le charmant jardin des sœurs. En plein centre ville, l'hôtel dispose d'une quiétude incomparable. Les touristes apprécient cette situation privilégiée qui ouvre sur les richesses architecturales et culturelles de Nancy. C'est un hasard qui a permis de découvrir les fameux anges de la suite. « Au fil des 14 mois de travaux, un coup de marteau a fait un trou dans une paroi », raconte le propriétaire. « J'ai été étonné de constater que c'était creux derrière. Un soir, pour en avoir le cœur net, j'ai pris ma lampe frontale et j'ai agrandi le trou. J'ai été stupéfait de tomber face à face avec ces anges. J'ai immédiatement fait abattre la cloison et intégrer cet élément à la suite. Avec bien entendu les accords des administrations concernées. Un ange regarde vers le ciel, l'autre vers le sol, aucun n'ose un œil indiscret vers la baignoire !»

     

    Une porte menant directement dans la cathédrale et un souterrain conduisant à la place Stanislas ont été bouchés. L'hôtel des Prélats n'en demeure pas moins un endroit unique, chargé de particularités à découvrir.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 11.05.09]

  • La belle nuit de la cathédrale de Nancy

    Samedi soir, jusque dans la nuit, la cathédrale s'est ouverte au monde pour transformer son parvis en scène de théâtre et dévoiler ses trésors.

     

    cathédrale nancy.jpgAmbiance particulière samedi 2 mai sur le parvis de la cathédrale Note-Dame de Bonne Nouvelle de Nancy. Organisée par les curés des paroisses cathédrales du Grand Est, « La nuit des cathédrales » se célébrait également dans la cité ducale lorraine.

     

    Histoire de rappeler que les cathédrales sont bien au centre des villes et des diocèses, mais également dans la vie des villes, cette nuit des cathédrales se traduisait par des animations de tous les styles.

     

    Ainsi, à Nancy, le bon roi Stanislas trônait sur le parvis pour voir avec son peuple, venu en nombre, des saltimbanques, des jongleurs et des choristes. Les cloches ont tinté sous tous les tons – volée, glas, angélus -, marquant les différentes sonneries qui leur sont dévolues, et les Nancéiens ont pu apprécier un concert bien particulier, comme ils en ont rarement l'occasion.

     

    Dès le début de la soirée un récitant appelait la foule à se rassembler pour être aux premières loges pour le spectacle de rue. Musique profane et actuelle avec, pour accueillir la foule, le chant de l'opéra rock « Il est venu le temps des cathédrales », musique de grande sarabande, sous le regard approbateur de Stanislas, danse sur le chant « Belle », suivi de quinze minutes de jonglage.

     

    Après le départ du roi-duc en calèche, sous les applaudissements, la foule entre enfin dans l'édifice à l'invitation du curé Boichot, et se met à chanter. Pierre Cortellezzi, titulaire des grandes orgues de la cathédrale depuis 1950, a pris plaisir à expliquer, depuis son banc derrière l’instrument, par vidéo interposée la construction et les évolutions au cours des siècles de cet orgue complet. Puis il interprétera au cours de la suite de la soirée différentes pièces spécialement composées pour l'orgue.

     

    Un circuit-découverte des chapelles latérales et des grilles ainsi que de la statuaire de la cathédrale permis au public de découvrir - ou de redécouvrir - ce monument incontournable de la ville, qui est aux cœur de la cité. Une conférence en apprit encore plus sur l'histoire de cet édifice du début du XXIIIe siècle.

     

    La soirée s’acheva vers minuit après un Te Deum solennel, l'Ave Maria de Dubienski, différents chants et psaumes. Sortie générale accompagnée par la musique de la Toccata de Vidor interprétée à l'orgue par maître Pierre Cortellezzi.

     

    Une belle nuit mêlant découverte du patrimoine, animations, chants et musiques.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 03.05.09]

  • 2 mai, "La Nuit des Cathédrales" : entre patrimoine architectural et quête spirituelle

    nuit des cathédrales.jpg
    cathédrale nancy.jpg
    [document : paroisse Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, cathédrale de Nancy]

  • 2 mai : « La nuit des cathédrales »

    Le 2 mai 2009 aura lieu la troisième « Nuit des Cathédrales ». Les cathédrales des frontières des diocèses de Liège, Luxembourg, Metz, Nancy, Strasbourg et Trèves laisseront leurs portes ouvertes jusqu’à minuit.

     

    Elles proposeront un programme culturel et spirituel varié avec concerts, expositions, conférences, spectacles, visites guidées, méditations, prières et temps de silence.

     

     

    Au départ était l’idée de réaliser un projet d’Église au-delà des frontières diocésaines et nationales : montrer que la culture et la spiritualité appartiennent bel et bien aux sources de la vie commune dans une Europe qui s’unifie de plus en plus. Quels autres lieux que les cathédrales, monuments religieux, culturels et historiques à la fois pouvait-on trouver pour symboliser cette présence dans la vie publique ? Quels meilleurs lieux que les cathédrales sont capables de renfermer en elles aussi bien les souvenirs des générations passées que les désirs et les espoirs des générations présentes ?

     

    cathédrale trèves.jpg

     

    Dans chaque cathédrale participante, une équipe se charge indépendamment des autres de la préparation et de l’exécution d’un programme adapté aux besoins et possibilités du diocèse en question. La Nuit des Cathédrales devient ainsi à la fois un signe d’unité et un signe de diversité culturelle et spirituelle.

     

     

    A titre d’exemple, voici ce que propose le diocèse de Metz :

     

     

    18h00

    Accueil par le doyen du Chapitre, le chanoine Scheidt
    Introduction musicale : Œuvres de la Renaissance jouées par Olivier Wyrwas, à l’orgue du triforium suivies des Acclamations Carolingiennes chantées par la Schola Grégorienne de la Maîtrise de la cathédrale, sous la direction de Christophe Bergossi.

    18h30

    Visite commentée de la cathédrale par le chanoine Gabriel Normand, entrecoupée de trois pauses musicales
     Zoran Matau, musiques médiévales à l’orgue du triforium ;
     Claire Secordel, flûte à bec ;
     Cyrielle Golin et Adriano Spampanato, violoncelle et orgue.

    21h00

    Concert par la Schola Grégorienne de la Maîtrise de la cathédrale, sous la direction de Christophe Bergossi.

    21h45

    Chants par la Maîtrise de la cathédrale, accompagnée à l’orgue par Norbert Pétry : Œuvres de Frescobaldi, Correa de Arauxo, Titelouze…

    22h30

    Diaporama de photos insolites de la cathédrale par les chanoines Gabriel Normand et Robert Féry

    23h00

    Morceaux d’orgue interprétés au transept par Norbert Petry, organiste titulaire, et ses élèves.

    Possibilité de visiter le parcours spirituel (illuminé par des bougies)

    Minuit

    Office des vigiles (4ème dimanche de Pâques)

     

    Tout au long de la soirée, deux expositions seront également proposées au public : l’une, sur saint Paul, l’autre intitulée « Les musiciens de la cathédrale ».

    cathedrale metz.jpg
    cathédrale nancy.jpg
  • Une cathédrale de fleurs

    La sainte Fleur a été dignement fêtée. La cathédrale de Nancy avait revêtu une parure de pétales multicolores.

    cathédrale fleurie.jpgLe nouveau bureau de la chambre syndicale des fleuristes a voulu marquer son entrée en fonction en donnant du relief à la sainte Fleur. Cette fête, célébrée à Nice depuis 1996, l'était également à Nancy, depuis 4 ou 5 ans, mais pas régulièrement. Le nouveau président, Richard Hauck, fleuriste à Vandoeuvre-les-Nancy, a souhaité donner de l'éclat à l'édition 2008 et pérenniser la manifestation.

     

    De mercredi à dimanche, 30 fleuristes ont travaillé « d'arrache-fleur » à la cathédrale pour lui offrir une somptueuse parure. Pas moins de 10.000 tiges ont été utilisées pour les compositions florales ornant la façade, la nef, le chœur, le pourtour des bénitiers. On pourra seulement s'étonner de la présence, dans le sanctuaire, de plusieurs vélos fleuris... Prévus pour une parade dans la cité, ils étaient parqués sous la protection de Notre Dame de Bonne Nouvelle. Un habit de pétales et de senteurs dessiné par Benoît Saint-Amand, venu de Mont-de-Marsan animer un stage de formation, et très apprécié des paroissiens. Ils ont aussi été impressionnés par l'élégance et la grâce des femmes-fleurs qui ont fait une entrée remarquée dans l'édifice religieux lors de la messe dominicale.

     

     

    [d’après L'Est Républicain | 06.10.2008]

  • Alix Le Clerc à la cathédrale de Nancy

    729a1282cc5df03e5d25e92cf04eed19.jpgDimanche 14 octobre 2007, la cité ducale a connu un événement religieux exceptionnel : la translation des reliques de la Bienheureuse Alix Le Clerc à la cathédrale. Ces pieux restes étaient conservés depuis les années soixante dans la chapelle du Cour Notre-Dame à Nancy. Retour sur l’histoire de notre Bienheureuse lorraine et sur cette translation historique.

    Alix est née le 2 février 1576 à Remiremont. Menant une vie mondaine, après une maladie elle décide de changer ses habitudes de vie et de rejoindre Pierre Fourier, le nouveau curé de Mattaincourt. Une apparition de la Vierge lui fit comprendre qu’elle devait s’occuper de l’éducation des petites filles tant pauvres que riches. Aidées par Pierre Fourier, elles ouvrent à Poussay en 1598 la première école gratuite pour filles. Malgré les nombreuses difficultés, une congrégation prend forme et d’autres écoles se créent en Lorraine (Saint-Mihiel, Nancy, Pont-à-Mousson, Verdun, Bar-le-Duc, Saint-Nicolas-de-Port, Mirecourt, Epinal, La Mothe…). Le monastère Notre-Dame de Nancy est reconnu canoniquement en 1617 ; il était situé entre l’actuelle place Stanislas et la cathédrale, sur l’emplacement du lycée Jeanne-d’Arc. En 1618, Alix est élue supérieure de la communauté de ce premier monastère où elle décédera quatre ans plus tard, le 9 janvier 1622. Elle est béatifiée en 1947 à Rome par le pape Pie XII.

    Or, dans la nuit du 2 mai 1950, des étudiants, qui aménageaient une piste de danse dans une cave située sur l’emprise de l’ancien monastère Notre-Dame rue Maurice-Barrès, ont la surprise de mettre au jour, à 1,50 mètre de profondeur, un cercueil de plomb et une boîte en forme de cœur. Ils venaient de découvrir fortuitement la dépouille d’Alix Le Clerc. Les multiples campagnes de fouilles qui avaient été menées depuis le XIXème siècle étaient restées vaines. Les restes seront déposés à l’école Notre-Dame dans un reliquaire dû à l’artiste Philippe Desforges et le cercueil sera confié au musée de Remiremont.

    La cérémonie de translation des reliques fut précédée d’une évocation historique sur les lieux même du décès d’Alix Le Clerc, devant le numéro 9 de la rue Maurice-Barrès, ancienne rue de la Congrégation. Pour l’occasion, le porche avait été décoré d’une guirlande portant les blasons des villes qui accueillirent des écoles fondées par Alix.

    55bb66e69cf9fd5ecdaf5a2d5b09371c.jpg

    Porté par quatre religieuses de la Congrégation Notre-Dame, le reliquaire fut accompagné processionnellement jusqu’au parvis de la cathédrale où Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et Toul, entouré des évêques de Belfort-Montbéliard et de Trèves, l’accueillit. La sœur supérieure générale de la Congrégation Notre-Dame lue officiellement sa demande de voir confier les reliques de la Bienheureuse Alix à la cathédrale de Nancy pour permettre un culte public. Puis, ce fut l’entrée solennelle dans la nef accompagnée par les grandes orgues, le chœur des Petits Chanteurs à la Croix de Bois et la Maîtrise de la cathédrale de Reims.

    fb2ab8582801a7a13021f175dbe3d42a.jpg

    La messe fut suivie par plusieurs milliers de fidèles et, tout particulièrement, par les chanoinesses de Saint-Augustin venues d’Europe mais aussi d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. A l’issue de la célébration, les reliques entourées des sœurs et du clergé furent emmenées en procession jusqu’au reliquaire conservé dans une chapelle latérale de la cathédrale : les trois coffrets furent déposés tour à tour par la supérieure générale puis par la soeur provinciale et par l’évêque de Nancy et Toul.

    7d94d41465dfe8ed0295aa633d4fd0a6.jpg

     

     [article à paraître dans La Revue Lorraine Populaire]