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La vie en Lorraine - Page 14

  • La Nouvelle revue lorraine n° 38 : hommage au retour de l'anneau de Jeanne d'Arc

    Dans ce numéro estival de La Nouvelle revue lorraine, vous y lirez un hommage au retour de l'anneau de Jeanne "la Bonne Lorraine" en terre de France grâce à l'initiative de la famille de Villiers, des Vendéens fiers de leurs origines lorraines !

    Au sommaire de cette dernière livraison, c'est encore toute une foule d'articles et d'anecdotes sur l'histoire et la vie en Lorraine :

    - Le retour de l'anneau de Jeanne d'Arc
    - Finis Lotharingiae ?
    - La France compte jusqu'à 127 départements...
    - Formation de la France
    - Le silence des oiseaux
    - D'une guerre à l'autre
    - 11 août 1914, gare de Mirecourt
    - Les chauves-souris de La Chapelotte
    - La forêt vosgienne mutilée
    - Ludres durant la Première Guerre mondiale
    - Les expulsés
    - 1944 : bombes américaines sur Gondrexange
    - On allait au bord de la mer...
    - Communiantes et communiants d'autrefois
    - Redécouverte d'un patrimoine : Pont-à-Mousson
    - Hommage au général Drouot
    - Le général Lasalle au château de Lunéville
    - Alfred Renaudin fête ses 150 ans !

    ‡ La Nouvelle revue lorraine est disponible sur abonnement en adressant vos coordonnées postales et votre règlement (38 € pour 6 numéros, chèque à l'ordre de "SEP Helenus - NRL") ou commande au numéro (9 € franco) à : LA NOUVELLE REVUE LORRAINE, LE TREMBLOIS, 54280 LANEUVELOTTE

  • Sur les pas de saint Florent et de saint Léon IX

    Les pèlerins devant le portail de la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach [cl. ©H&PB].

    Les fidèles de la chapellenie Bhx Charles de Lorraine-Habsbourg de Nancy ont effectué un pèlerinage aux confins de la Lorraine et de l'Alsace, dans les pas de saint Florent, évêque de Strasbourg (678 à 693), et de saint Léon IX, évêque de Toul puis souverain pontife (1002-1054).

    Sous la conduite de leur pasteur, les pèlerins ont tout d'abord découvert la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach (Bas-Rhin) où sont conservées les reliques du saint évêque de Strasbourg. La messe votive de saint Florent y a été célébrée avant que tous ne se retrouvent autour d'un apéritif et le partage du repas tiré du sac.

    A l'issue, direction Dabo (Moselle), sur les terre de Bruno de Dagsbourg-Eguisheim, bien connu en Lorraine comme évêque de Toul puis, dans l'Eglise universelle, comme pape sous le nom de Léon IX.

  • Capitaine Danrit : le Jules Verne militaire

  • Neuviller-lès-Badonviller (54) : les bénitiers Daum sauvés par les étudiants de Sciences-Po

  • Autour de l'arboretum de La Hutte (Vosges)

    Samedi 4 juin 2016, autour de l'arboretum de La Hutte (Vosges, commune de Claudon) avec la Communauté de communes du Pays de la Saône vosgienne et les acteurs du tourisme de l'Ouest vosgien.

    Dimanche 5 juin 2016 à 10h00, animations autour de l'arboretum de La Hutte rénové conjointement par l'ONF et l'association Droiteval-Ourche-Patrimoine avec présence de sculpteurs sur pierre qui réaliseront des sièges pour le parcours.

  • Nancy : copie à revoir pour la rénovation du Musée Lorrain

    Nancy : Audrey Azoulay pour la destruction d’un monument du XVIIIe siècle et son remplacement par une aile en verre

    Presque tous les ministres de la Culture, lorsqu’ils arrivent, font illusion pendant quelques semaines. Arrivant à un poste parfois très critiqué, ils ont à cœur de montrer qu’ils vont désormais marquer leur territoire et travailler en faveur du patrimoine. Même Renaud Donnedieu de Vabres avait, en son temps, sauvé un monument historique, c’est dire, et Aurélie Filippetti avait déclaré vouloir sauver l’escalier de la Bibliothèque nationale de France (pour l’abandonner très peu de temps après).

    La ministre contre le patrimoine

    Hélas, cette période de grâce ne dure pas, et le scénario est toujours à peu près le même : après une ou deux décisions positives, les vieux démons reviennent et le ministre abandonne toute velléité de protection des monuments historiques, sous la pression politique et probablement également sous celle des fonctionnaires qui travaillent directement avec lui. Manifestement, Audrey Azoulay ne fait pas exception. Après avoir sauvé (très temporairement et il faut s’inquiéter pour la suite) le Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon d’une fermeture annoncée, après quelques visites en province où le patrimoine était mis en avant, l’indifférence complète envers le patrimoine vient de reprendre ses droits. Nul doute que l’influence du directeur général des Patrimoines Vincent Berjot, véritable cheville ouvrière du ministère et point commun des dernières administrations (Aurélie Filippetti, Fleur Pellerin et maintenant Audrey Azoulay) ne soit largement en cause.

    Le dossier est pourtant assez simple : il s’agit des travaux sur le Musée Lorrain dont nous avons démontré à quel point ils étaient destructeurs pour le patrimoine sur quatre plans :

    - la destruction de l’ancien mur entourant la place du XVIIIe siècle qui se trouvait au nord du palais du Gouvernement,
    - la destruction de l’ancienne écurie du XVIIIe siècle,
    - la construction d’une aile moderne médiocre en disharmonie totale avec les bâtiments existants,
    - l’injection de béton sous le palais Ducal menaçant la stabilité de l’ensemble.

    Rappelons que cela concerne des bâtiments entièrement classés, en secteur sauvegardé jouxtant un secteur classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est difficile, et même impossible d’imaginer un degré de protection supérieur à celui-ci.

    Le mur déposé puis reconstruit !

    Or, la ministre de la Culture vient de trancher - avant même que la Commission nationale des monuments historiques n’ait à nouveau été convoquée - par l’envoi d’un courrier au maire de Nancy. On y lit, je cite : le mur du XVIIIe siècle « apparait comme un élément patrimonial important dont la conservation est prioritaire ». Ce mur devra donc « être intégré et valorisé » dans le projet. Fort bien, sauf qu’on découvre juste après que « cette opération obligera très certainement, compte tenu de l’état du mur, à sa dépose soigneuse avant un remontage à son emplacement exact ». Oui, vous avez bien lu : la ministre de la Culture propose de démonter le mur puis de le reconstituer. On aimerait savoir comment une « dépose soigneuse » du mur est possible lorsqu’on voit les moellons avec lesquels il est construit. On sait d’ailleurs ce qu’il en est, en général, de ces démolitions-reconstructions - quand la reconstruction est effectuée, ce qui souvent n’est pas le cas malgré les promesses de départ : le mur sera entièrement refait et n’aura plus aucune authenticité. Il est simplement impossible de démonter ce mur sans le détruire purement et simplement.

    La destruction des anciennes écuries

    Plus grave encore. Si le mur est « conservé » et « valorisé » après « dépose » et « remontage », il n’en va pas de même pour le bâtiment des écuries. En effet, la ministre juge que « son maintien serait incompatible avec la mise en valeur du mur restauré sur toute sa hauteur et sur l’essentiel de son linéaire ». Sur quels critères juge-t-elle cela ? À partir de quelles études ? On n’en saura rien, évidemment. Et il va donc de soi, pour la ministre de la Culture, que ce mur serait bien mieux mis en valeur par une adaptation du projet de l’architecte qui consiste, rappelons-le, en une aile en verre qui non seulement ne valorise pas le lieu, mais le dénature… On se demande en outre pourquoi ces écuries du XVIIIe siècle, classées monument historique, ne devraient pas, elles-aussi, être « valorisées ». Mais la ministre apporte sa réponse : certes, « ce bâtiment ne porte aucune trace de l’incendie de 1871 » ; certes « les bois des poutres des charpentes datent effectivement de la première moitié du XVIIIe siècle » ; certes, « ce bâtiment, bien que très remanié, peut être daté des années 1760 contrairement aux hypothèses avancées précédemment ». Mais, ajoute la ministre : « l’intérêt de ce bâtiment est bien moindre au vu de son abâtardissement et de l’absence de conservation de l’ensemble de ses dispositions d’origine », et « son maintien serait incompatible avec la mise en valeur du mur restauré sur toute sa hauteur et sur l’essentiel de son linéaire ». La conclusion va donc de soi, et la Ville de Nancy s’est empressé de la faire sienne. Si l’on en croit L’Est Républicain, qui apparemment reprend une explication donnée par la mairie lors de sa conférence de presse : « seuls les bois et les poutres de la charpente datent du XVIIIe siècle ». On aimerait comprendre comment seule la charpente, et non les murs d’un bâtiment, pourraient être du XVIIIe siècle. C’est évidemment impossible et les éléments de l’étude de l’INRAP dont nous avons pu avoir connaissance (malgré le black-out de la mairie et du ministère de la Culture) démontrent que l’ensemble de la construction date du XVIIIe siècle. Il est exact que des modifications ont eu lieu, mais les plus récentes ont rendu à la façade « sa configuration initiale ».

    La Commission nationale des Monuments Historiques, chambre d’enregistrement

    Le passage prévu en septembre prochain devant la Commission nationale des monuments historiques relève donc de la farce. On ne s’y interrogera pas sur les résultats de l’étude de l’INRAP qui démontre non seulement que le mur est celui du XVIIIe mais aussi que les écuries sont aussi celles du XVIIIe siècle, épargnées par l’incendie qui a frappé le Palais ducal en 1871. Elle aura à se prononcer sur le nouveau projet proposé par l’architecte à qui, dès maintenant, on donne quitus pour la destruction des écuries.
    Plus grave encore peut-être : à notre question sur l’utilisation du jet grouting, le ministère de la Culture nous répond : « les injections de béton sous-pression sous le palais ducal évoqués dans le projet n’ont, à ce jour, pas reçu spécifiquement l’accord du ministère de la Culture ». Or, tout le projet est bâti sur le percement du sous-sol, et donc sur l’utilisation de cette technique dévastatrice pour les couches archéologiques et potentiellement dangereuse pour la stabilité des édifices (ce qui risque d’entraîner des dérapages de budget très coûteux alors que les travaux tels qu’ils sont prévus ne sont pas entièrement financés). Comment peux-t-on donner l’aval à un tel projet sans s’interroger a priori sur l’utilisation d’une telle technique ? Il est évident que tout cela n’a qu’un objectif : rendre tout retour en arrière plus difficile, voire impossible.

    Une fois de plus donc, le ministère de la Culture met en danger le patrimoine qu’il est censé protéger. On parle ici - il faut le rappeler sans cesse, quitte à se répéter - de détruire un édifice classé du XVIIIe siècle, dans un secteur sauvegardé jouxtant une zone du patrimoine mondial de l’UNESCO, pour le remplacer par une construction contemporaine médiocre dont on ne peut même plus prétendre qu’elle sera « transparente » (elle ne le serait pas, de toute façon, les édifices en verre ne le sont jamais) alors qu’elle inclura un mur en pierre du XVIIIe siècle. Répétons-le : la seule solution raisonnable serait d’abandonner ce mauvais projet pour le remplacer par une restauration des bâtiments existants et l’utilisation du Palais du Gouvernement pour l’agrandissement du musée. Le surcoût invoqué par le maire ne tient évidemment pas : non seulement l’ensemble des travaux serait évidemment moins coûteux (pas de construction de nouveau bâtiment, pas de creusement ni de jet grouting) mais il éviterait les péripéties juridiques auxquelles le projet actuel va forcément être confronté. Car il est évident que les associations de défense du patrimoine ne pourront pas laisser faire un tel vandalisme sans réagir, ce qui aura pour effet de retarder l’indispensable projet de rénovation du musée.

    Didier Rykner, La Tribune de l'Art, 10 mai 2016.

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    [ER]

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  • Nancy : l'archevêque de Mossoul témoigne à la basilique Notre-Dame de Lourdes le 20 mai

  • Bleurville (88) : ouverture de L'Etoile le 21 mai

    Une nouvelle discothèque ouvre à Bleurville, route de Nonville.

    Ouverture inaugurale samedi 21 mai 2016.

    Mail : etoilebleurville@orange.fr

  • Trois bâtiments du Grand Nancy labellisés "Patrimoine du XXe siècle"

    Le Groupe des Etudiants Catholiques (GEC), cours Léopold à Nancy.

    Trois bâtiments appartenant au Grand Nancy viennent d'être labellisés "Patrimoine du XXe siècle" : il s'agit du Musée de l'histoire du fer à Jarville-la-Malgrange, du Muséum-Aquarium et du foyer du Groupe des étudiants catholiques (GEC) de Nancy.

    Le Musée de l'histoire du fer, inauguré en 1966, constitue un exemple remarquable de structure à portiques métalliques, dans la droite ligne des travaux de Jean Prouvé, et témoigne de la vivacité de l'industrie de l'acier en Lorraine dans les constructions du milieu du XXe siècle.

    Le Muséum-Aquarium de Nancy, de style Art Déco, est doté d'une façade aveugle faite d'un empilement de blocs béton préfabriqués et décoratifs innovants. Il fut l'une des toutes premières constructions modernes nancéiennes à voir le jour en 1933. Le bâtiment est inscrit à l'inventaire supplémentaire des MH depuis décembre 2015.

    Enfin, le foyer du Groupe des étudiants catholique (GEC) du cours Léopold à Nancy est construit à partir de 1926. Il connut plusieurs campagnes de travaux au cours du XXe siècle. Le foyer est l'une des réalisations majeures de Jules Criqui, architecte diocésain de 1908 à 1951. Construit autour de l'ancien hôtel particulier de la famille de Metz-Noblat, le foyer du GEC s'inscrit dans un vaste programme d'équipements étudiants engagé pendant l'entre-deux-guerres. Longtemps géré par la Compagnie de Jésus, le GEC a été vendu au Grand Nancy qui s'est empressé de le laïciser (transformation de la chapelle en gymnase et changement de dénomination, la référence catholique disparaissant pour devenir 'Groupe des étudiants du cours Léopold').

  • La Lorraine a fêté la Saint Nicolas d'été

    La Lorraine a célébré la fête de la translation des reliques de saint Nicolas ce lundi de Pentecôte à Saint-Nicolas-de-Port.

    La paroisse fait en effet mémoire de la translation des reliques du saint patron de la Lorraine qui furent ramenées de Myre à Bari en 1087 par des marins italiens.

    A l'issue de la messe, clergé et fidèles ont processionné dans les rues de la ville autour de la célèbre basilique portoise.

  • La Passion du Christ jouée à la basilique de Saint-Nicolas-de-Port le 20 mai

  • Retour sur le 38ème pèlerinage Domremy-Vaucouleurs

  • Le général Patton, un nancéien de passage

    [ER]

  • Vers un tour de France de l'anneau de sainte Jeanne d'Arc

    « Nicolas de Villiers déclarait : « L'anneau de Jeanne d'Arc n'est pas la seule propriété du Puy du Fou. Il appartient aussi aux Français. Sans les contributions des 200 donateurs et le soutien d'une grande partie de la population, jamais nous n'aurions pu l'acheter et le garder chez nous. Il est donc juste que tous les Français puissent y avoir accès. »

    Samuel Lafont, proche de la Manif pour tous, propose :

    « Je venais de partager sur Twitter l'article qui annonçait que l'Angleterre renonçait à récupérer l'anneau de Jeanne d'Arc, et un jeune m'a répondu, sur le ton de la plaisanterie : « Il faut lancer un tour de France de l'anneau ! ». Et pourquoi pas, me suis-je dit ? Quelque chose s'est réveillé, à l'occasion de ce retour de la relique en France, quelque chose qui dépasse la seule foi catholique et se situe au niveau de l'identité, de l'histoire et de la fierté d'être Français. Ce tour de France pourrait être un moyen de l'entretenir et de l'amplifier. Il est prévu que l'anneau soit exposé au Puy du Fou, mais tout le monde n'a pas les moyens ni envie de se rendre en Vendée pour aller le voir. Alors pourquoi ne pas aller au-devant des gens ? J'ai lancé l'idée sur les réseaux sociaux sous forme de sondage. Plusieurs centaines de personnes ont voté pour en 48h. Comme ça prenait, avec une vitesse encourageante, j'ai créé un compte Twitter et une page Facebook dédiés à ce sujet. Le hashtag #TDFanneau Jeanne est lancé.

    > Comment imaginez-vous l'événement ?

    Je le vois à la fois comme une animation et une action concrète d'enseignement de la société civile. À chaque station de l'anneau dans un lieu, pendant trois ou quatre jours, il faudrait alterner des événements spectaculaires comme le Puy du Fou sait les faire, et des exposés didactiques faits par des historiens. Faire vivre l'histoire en l'enseignant et l'enseigner en la faisant vivre. Les gens se plaignent de plus en plus de la manière dont l'Éducation nationale aborde l'histoire de France dans ses manuels. Et bien ce serait une manière de la transmettre sans forcément passer par l'Etat. Philippe de Villiers revendique souvent qu'il cherche à « pratiquer la politique autrement », d'une façon qui ne soit pas ancrée dans un temps court de 5 ans maximum, mais qui prenne sa racine dans l'histoire. Il le fait déjà à travers le Puy du Fou, ancré en Vendée, mais ce tour de France permettrait de le faire à l'échelle nationale.

    > Par où passerait l'anneau au cours de ce périple ?

    Il y a bien évidemment les incontournables : Orléans, où Jeanne d'Arc a remporté une victoire décisive contre les Anglais, Rouen, où elle est morte, Domremy, où elle est née. Mais je pense qu'en l'occurrence, il ne faudrait exclure ni les grandes villes, ni les villages oubliés. Cela concerne tout le monde. [...] »

    [source : Le Salon Beige | 13 mai 2016]

  • Nancy : vers la disparition des Grands Moulin Vilgrain ?

    Connaissez-vous le site des Grand Moulin de Paris, dans le quartier Oberlin à Nancy ?

    La presse régionale nous informait tout récemment que ce site industriel pourrait disparaître avec la fermeture de la minoterie et le transfert de l'activité dans la Marne.

    Dans ce quartier populaire où la présence d’un moulin serait attestée depuis le XIIe siècle, l’aventure des frères Vilgrain s’est traduite au début des années 1910 par la construction du plus grand espace minotier de Meurthe-et-Moselle - il deviendra d’ailleurs le prototype du grand moulin industriel - où subsiste la minoterie de 22.000 m².

    S’élevant sur neuf étages, elle présente une structure Eiffel dont l’intérêt patrimonial est fort. L’enjeu sera, si d’aventure les Grands Moulins venaient à quitter la cité ducale, de préserver et valoriser cet ensemble bâti, témoignage du passé industriel de Nancy.

  • Musée Lorrain de Nancy : l’opposition municipale s’empare de la polémique

    L’opposition réclame « la totale remise à plat du projet retenu en 2013 ».

    Conserver le mur de séparation entre le palais du Gouvernement et le palais ducal, comme l’impose le ministère de la Culture, induit-il que le projet de construction d’un nouveau bâtiment soit remis en cause ? C’est en tout cas la déduction qu’en fait l’opposition municipale nancéienne, même si ce n’est pas celle formulée explicitement par le ministère. Toujours est-il que pour Bertrand Masson, « ce nouvel épisode, d’un feuilleton débuté en janvier 2012, marque une nouvelle fois l’amateurisme avec lequel ce projet de rénovation et d’extension du Musée lorrain est conduit ».

    Voilà pourquoi l’opposition municipale demande « la totale remise à plat du projet retenu en 2013 lors du concours d’architecture, celui-ci n’ayant manifestement pas pris en compte l’ensemble des contraintes du bâti de ce site patrimonial. Comment peut-on affirmer aujourd’hui, comme la municipalité le fait, que le projet retenu est tout à fait « adaptable » à la préservation du mur de séparation alors que ledit projet repose sur la transparence de ses façades ? »

    L’opposition réaffirme encore son opposition « à la construction de ce bâtiment d’accueil, le considérant comme inutile, puisque d’autres espaces en proximité peuvent facilement assurer les fonctions qui lui seraient dévolues, et comme dispendieux, à l’heure où le maire n’a de cesse de se plaindre des difficultés financières de la ville et que cela empêche tout autre investissement majeur dans le champ culturel ».

    [d’après ER]

  • Pèlerinage de la Saint Nicolas d'été le 16 mai

    Pour la Saint Nicolas d’été, les Lorrains (et les autres !) partiront sac au dos lundi de Pentecôte 16 mai 2016 depuis Le Tremblois (à Laneuvelotte) à 9h15.

    Après un passage par la vallée de la Roanne, pose casse-croûte à midi.

    Nouveau départ vers 13h30.

    Arrivée à Saint-Nicolas-de-Port vers 15h00.

    Participation à la cérémonie de la Saint Nicolas d’été (qui évoque la translation des reliques de saint Nicolas de Myre, aux mains des ottomans, à Bari en Italie du Sud).

    Retour au Tremblois pour le « quatre heure », vers 16h30/17h00 (en espérant que des co-voitureurs pourront ramener les pèlerins !).

  • 38ème pèlerinage dans les pas de Jehanne d'Arc

    Jean-Marie Cuny, historien de la Lorraine et grand amoureux de Jeanne d'Arc devant l'Eternel, réussit chaque année son pari : rassembler pèlerins et fidèles de notre Jeannette sur le chemin qui relie Domremy à Vaucouleurs.

    Durant le week-end des 7 et 8 mai s’est donc déroulé le 38ème pèlerinage de Domremy à Vaucouleurs – du village natal de Jeanne d’Arc à la cité qui l'arma pour « aller bouter les anglois » et couronner le roi Charles à Reims. Le chapitre « Lorraine » du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté, placé sous le patronage de saint Sigisbert – roi mérovingien et patron de la ville de Nancy – et l’association Pèlerins de Lorraine organisent tous les ans depuis 1978 le désormais traditionnel pèlerinage sur les pas de Jeanne « la bonne Lorraine ». Outre les scouts et guides Europa-Scouts fidèles à cette route johannique, c'est une belle troupe de pèlerins jeunes, adultes et des familles qui ont pérégriné dans une ambiance recueillie et bon enfant.

    Après la veillée scoute du samedi soir sur le plateau de la chapelle de Beauregard, à Maxey-sur-Meuse, le dimanche a été consacré au pèlerinage proprement dit avec un parcours de 22 km qui mena les pèlerins, sous un chaud soleil printanier, de l'église du baptême de Jeanne jusqu’à l’ermitage Notre-Dame de Bermont, puis direction Montbras avec une halte devant le château Renaissance. Nouveau départ jusqu’à Champougny pour une pause « casse-croûte » réparatrice avant que le pèlerinage ne se poursuive jusqu’à Vaucouleurs où la messe de clôture a été célébrée en l'église paroissiale par l'abbé Thomassin, prêtre du diocèse de Nancy & de Toul, assisté de l'abbé Husson. A l'issue, les cérémonies scoutes se sont déroulées sur la place de la « Jeanne d'Alger ».

    C'est à l'instigation du colonel Valette d'Osia qu’en mai 1982 différentes troupes guides et scouts d'Europe puis Europa-Scouts ont choisi d'accompagner les pèlerins du début pour la marche annuelle au pays de Jeanne d'Arc. Depuis, la fidélité scoute n'a pas fait défaut ; cette année encore, nombreux étaient-ils à participer avec foi, dynamisme et enthousiasme à ce pèlerinage. Le premier pèlerinage a été effectué seul par Jacques Millière, un ancien d’Indochine et des bataillons de Corée, poursuivi jusqu’à ce jour par Jean-Marie Cuny, auteur régionaliste et animateur de La Nouvelle revue lorraine. D'ailleurs, avant chaque départ du pèlerinage, un pieux hommage est rendu à Jacques Millière au cimetière de Domremy.

  • Nancy : fouilles archéologiques sur le site de l'ancienne prison Charles-III

    Dans le cadre de l'aménagement du quartier "Nancy Grand Cœur", une fouille archéologique est menée par une équipe d'archéologues de l'Inrap à Nancy, sur l'emplacement de l'ancienne prison Charles III. Objectif : permettre d'établir une lecture archéologique plus précise du terrain à partir du XVIIe siècle.

    C'est une immersion dans l'histoire et dans le patrimoine de Nancy. Dans le cadre du projet d’aménagement « Nancy Grand Coeur », porté par le Grand Nancy et la Solorem, une fouille, sur prescription de la Drac de Lorraine est actuellement menée par les archéologues de l’Inrap jusqu’au 8 juin 2016. 

    Une fouille prescrite suite à un diagnostic effectué sur 30 588 m², entre juin et août 2011, en préalable de la seconde phase d’aménagement de cette ZAC. Pour mémoire, un premier secteur de ce vaste projet de restructuration urbaine d’environ 8 hectares autour de la gare de Nancy avait déjà fait l’objet d’un suivi archéologique des travaux en 2010 et 2011, lors d’un terrassement au niveau de l’ancien bastion Saint-Thiébaut. 

    La fouille actuellement en cours à l’emplacement de l’ancienne prison Charles III est menée en amont de la 2ème phase d’aménagement et concerne 9000 m². Selon les équipes de l'Inrap Nancy, la fouille se basera sur une période bien précise de l'histoire à savoir le front bastionné établi avant 1630 et détruit en 1697 à la suite du traité de Ryswick qui mirent fin à la guerre entre Louis XIV et la Ligue d'Augsbourg, composée d'une large coalition européenne. Seront alors étudiés "les vestiges restants après destruction et l’intégration de ces lignes de défense dans la trame urbaine nancéienne à partir du XVIIe siècle." 

    En 2015, les archéologues ont déjà fouillé la zone voisine de l’ancien grand parking situé devant la caserne des pompiers Joffre, où ils ont mis au jour un mur de l’ancien bastion de Saurupt, construit au début du XVIIe siècle, en 1630, sur décision de Charles III, et détruit par Louis XIV en 1697.

    Grâce à ces premières fouilles, les archéologues ont pu enrichir leurs connaissances sur le positionnement précis du rempart. Ils ont trouvé l’escarpe du mur côté ville, avec son soubassement.

    Ils ont pu constater que le mur avait une épaisseur de 3 à 4 mètres, et qu’il a été miné à la poudre noire. Avec les fouilles qui démarrent cent à deux cents mètres plus loin, sur le site de l’ancienne prison, en haut de la rue Charles-III, les archéologues espèrent affiner leurs connaissances sur l’ancien bastion.

    Il s’agit pour eux de repositionner l’ouvrage sur les cadastres de la ville. Ils se sont en effet rendu compte que, dans le détail, les murs ne sont pas construits comme ils apparaissent sur d’anciennes gravures.

    Ces fouilles vont également leur permettre de mieux comprendre comment les remparts ont été construits, puis démolis. Les fouilles ont démarré fin mars par un décapage de la zone. Il s’agit de la phase où les vestiges sont peu à peu dégagés.

    La durée du chantier a été calibrée en fonction de l’importance des vestiges à fouiller : deux mois et demi. La fin des recherches est prévue début juin.

  • Laneuvelotte (54) : la Trans-Grand-Couronné le 12 juin

  • Pèlerinage Domremy-Vaucouleurs le 8 mai avec Pèlerins de Lorraine

    Lorrains et pèlerins, n'oubliez pas le traditionnel pèlerinage Domremy-Vaucouleurs ce dimanche 8 mai avec l'association Pèlerins de Lorraine !

    - samedi 7 mai : veillée animée par les Europa Scouts de la IIIe Nancy et les guides de la IIe à la chapelle Notre-Dame de Beauregard à Maxey-sur-Meuse (88)

    - dimanche 8 mai : départ à 8h30 devant l'église de Domremy

    - pèlerinage sur les chemins entre Domremy et Vaucouleurs : Notre-Dame de Bermont, Goussaincourt, Montbras, Taillancourt...

    - vers 12h00 : arrivée à Champougny - pique-nique avant de reprendre le chemin de Vaucouleurs vers 13h30

    - après Sepvigny et Châlaines, arrivée à Vaucouleurs où l'abbé Thomassin, prêtre du diocèse de Nancy et de Toul, célébrera la messe de clôture du pèlerinage à 16h00

  • Void fête Jeanne d'Arc le 1er mai

    Les propriétaires de l'ancien château médiéval de Void, en Meuse, accueillaient ce 1er mai une rétrospective sur l'épopée johannique en Lorraine et un hommage à Henri Bataille, historien et archéologue qui sauva les remparts de Vaucouleurs préparés par Raoul Charles, président de l'association des Amis d'Henri Bataille.

    Nos amis avaient invité également Jean-Marie Cuny, auteur lorrain, bien connu, de plusieurs ouvrages sur notre Jehanne la Bonne Lorraine, ainsi qu'un sculpteur vosgien créateur de bustes de notre héroïne lorraine.

    L'ancienne tour des Pigeons accueillait encore les amateurs de bières lorraines : on pouvait d'ailleurs déguster la nouvelle bière dédiée à Jeanne d'Arc !

  • Stanislas, roi jardinier et gourmand au château d'Haroué

    Le château d’Haroué accueille du 1er mai au 15 octobre l'exposition Stanislas roi jardinier et gourmand, dans une scénographie des couturiers parisiens Hubert de Givenchy et Philippe Venet.

    La princesse Minnie de Beauvau-Craon a voulu inscrire son château d’Haroué dans les célébrations du 250e anniversaire du rattachement de la Lorraine à la France. Elle a fait appel à ses amis, les deux grands couturiers Hubert de Givenchy et Philippe Venet, qui lui ont proposé de présenter le roi Stanislas sous l’angle de l’amateur de jardins et de bonne chère.

    Dès le vestibule, on est mis dans l’ambiance avec une présentation d’instruments de jardinage du XVIIIe siècle et, notamment, des brouettes d’époque. Mais, c’est au premier étage que la scénographie déploie tout son faste et sa magie car l’on découvre, dans les éclairages savamment réglés de Christophe Olivier, les maquettes des châteaux détruits de Stanislas : Chanteheux, pavillon et cascades de Lunéville et Commercy ou encore La Malgrange, telle qu’elle se présentait au XVIIIe siècle. Ces maquettes ont été réalisées à la demande d’Albert France-Lanord, en 1984, et restaurées par sa petite fille.

    Dans le salon central, avec son magnifique lustre de Baccarat, la silhouette de Stanislas, en tenue à la turque, accueille le visiteur. Grâce aux travaux de Jacques Charles-Gaffiot, les concepteurs de l’exposition ont pu recréer le salon de Stanislas à Lunéville. Un dessin aquarellé, figurant dans l’ouvrage du chercheur, a pu être agrandi aux dimensions de la pièce d’Haroué par Daniel Ridet, à qui l’on doit également la reproduction, sur le mur opposé, du fameux rocher aux automates de Lunéville. Le panneau de 12 m x 4,50 m est réellement impressionnant.

    Dans le salon Louis XVIII, sous le portrait du roi de France, est évoquée une autre passion de Stanislas : la chasse, avec des objets prêtés par le Musée de la chasse à Paris, notamment une dague dont le fourreau contient des couverts aux manches gainés de galuchat. Un collier de chien porte les armes de la duchesse de Mortemart. La princesse Minnie a installé dans une vitrine l’épée de connétable de Marc de Beauvau. Les plaisirs de la table flattent les papilles dans le salon doré décoré par Hébert. La Maison Lenôtre a fourni des reproductions de pâtisseries pour rappeler combien Stanislas était friand de douceurs et en particulier de baba au rhum. Mais, le clou de cette superbe exposition est, sans conteste, la salle où est installée l’importante maquette du potager du roi à Versailles. Elle résulte de la commande passée par Mme Mellon, l’épouse d’un riche banquier américain qui souhaitait financer la restauration du potager de Louis XIV. La femme du mécène a proposé qu’on commence par construire une maquette. Celle-ci était conservée dans les réserves du château et la princesse Minnie a pu en obtenir le prêt grâce à l’amitié qui la lie à Hubert de Givenchy, ancien président des Amis de Versailles. À ce titre, la conservation du château ne pouvait pas lui opposer de refus.

    Autre inédit : le décor qui entoure cette maquette. Grâce à l’agrandissement, par Daniel Ridet, des gravures montrant les sculptures de Girardon qui devaient orner toute une galerie du Louvre, on peut imaginer la magnificence de cette enfilade qui n’est restée qu’à l’état de projet.