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  • Poussay, ses Dames, sa foire

    poussay.jpgSorti des presses des éditions Gérard Louis pour la 411ème foire de Poussay, les 24 et 25 octobre, voici un ouvrage bienvenu qui mèle à la fois histoire religieuse et histoire profane, histoire des chanoinesses et histoire de la célèbre foire de Poussay.

    Le village de Poussay, surplombant le Madon entre Mirecourt et la colline de Sion, évoque la foire automnale plusieurs fois centenaire. Mais ce que l'on sait peut-être moins c'est que cette foire fut créée à l'initiative du chapitre canonial des nobles Dames de Poussay.

    L'auteur rappelle tout d'abord la riche histoire du monastère fondé au XIe siècle puis transformé en chapitre de Dames nobles. C'est d'ailleurs au sein de cette institution religieuse que la Bienheureuse Alix Le Clerc ouvrit en 1598 l'une des premières écoles pour jeunes filles.

    C'est aussi au XVIe siècle qu'apparaissent les premières traces de la foire agricole. Par ordonnance de 1543, Antoine, duc de Lorraine et de Bar, confirme que le village peut s'enorgueillir d'organiser une des foires les plus anciennes du royaume de France.

    Depuis, la foire de Poussay a connu un succès grandissant : elle accueille près de 1200 camelots, artisans, éleveurs, exposants divers qui font que cette foire est en constante évolution. Et demeure un des événements phare de la Lorraine rurale.

     

    >> Poussay, ses Dames, sa foire, André Faliguerho, éditions Gérard Louis, 2009, 126 p, ill. (25 €).

  • Toussaint et Commémoraison des Fidèles Trépassés en Lorraine

    toussaint.jpg

     

    1er novembre, fête de la Toussaint, l'Eglise catholique invitent les croyants à fêter dans la joie tous les saints du Ciel qui furent des témoins de la foi au cours des siècles.

    Et le 2 novembre est plus spécialement consacré à la Commémoraison des Fidèles Trépassés, complément de la fête de la Toussaint. Deux fêtes religieuses qui concrétisent le dogme de la "communion des saints", associant les vivants et les morts dans une même prière.

    En Lorraine, la Commémoraison des Défunts a toujours été une fête liturgique très suivie : Toussaint et souvenir des fidèles défunts ne formant souvent qu'une seule et même fête dans l'esprit des lorrains. En témoigne ce tableau d'Emile Friant représentant une famille en grand deuil se rendant au cimetière le jour de la Toussaint (1886).

     

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  • Les vosgiens investissent dans la truffe

    La Chambre d'Agriculture des Vosges expérimente une plantation de truffes dans le pays de Neufchâteau.

     

    truffes vosgiennes.jpg« Allez cherche ! », commande Xavier Boulangé. Sa chienne, un colley barbu ne se fait pas prier pour fourrer sa truffe dans les feuilles mortes. L'animal va, vient, jappe, s'arrête, gratte le sol et déterre un joli diamant noir : une truffe de Bourgogne d'au moins 40 grammes, bien dure, à la chair marron veinée de blanc.

     

    Xavier Boulangé, conseiller forestier à la Chambre d'Agriculture, sort un morceau de gruyère de sa poche et le tend à l'animal. Aussitôt, la chienne reprend ses recherches. Nous sommes dans une forêt du pays de Neufchâteau. Un secteur où le champignon pousse à l'état naturel. « C'est ici qu'on en trouve le plus, mais il y en a également du côté de Rambervillers, Châtel-sur-Moselle, Dompaire, Martigny-les-Bains. La truffe pousse sur des terrains calcaires très alcalins à 7 pH et plus. Il faut aussi des arbres en symbiose comme le chêne, le tilleul, le charme ou le noisetier.»

     

    truffes des vosges.jpgComment ces truffes sont-elles arrivées jusque dans les Vosges ? « C'est simple, elles n'en sont jamais parties, mais on les avait un peu oubliées », explique le conseiller agricole en rappelant qu'à la fin du XIXe siècle, 1.000 tonnes de truffes étaient annuellement commercialisées en France contre à peine 50 tonnes aujourd'hui. « Il y avait même une production significative dans l'Est de la France » ajoute-il. Depuis déjà quelques années, la Bourgogne, la Meuse ont entamé la reconquête du marché. Des groupements de producteurs se sont mis en place, se sont structurés.

     

    Dans les Vosges, on en est encore aux prémices. Il y a deux ans, la Chambre d'Agriculture a mis en place une truffière expérimentale autour de Neufchâteau. « 700 plants mychorisés ont été mis en terre. Il faudra patienter encore 8 ans avant d'espérer une première récolte. Mais l'idée est surtout de tester différentes variétés avec ce sol pour disposer d'informations et accompagner des agriculteurs qui souhaiteraient développer une truffière », explique Xavier Boulangé, convaincu qu'il y a un marché à prendre. « La demande est forte. Et même si elle est moins cotée que la truffe du Périgord, la truffe de Lorraine a des qualités gustatives équivalentes et se vend autour de 400 euros le kilo. » Quand on sait que la production moyenne oscille entre 15 et 20 kg par hectare et par an, on aura compris que la truffe peut-être un excellent moyen de valoriser les friches et autres anciens vergers. Une réalité qu'a bien comprise un agriculteur d'Harmonville qui nourrit le projet de lancer une truffière de 2 ha.

     

    • La commune de Langley, située entre Charmes et Portieux, accueillera le dimanche 8 novembre la première fête de la truffe et des produits du terroir. Outre un marché aux truffes fraîches de Lorraine, le public pourra assister à des démonstrations de recherche avec chien truffier. Conférences et projections vidéo sur la trufficulture en Lorraine, vente de plants truffiers sont également au programme. Contact : 06.76.00.93.83.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 27.10.09]

  • Nancy : que restera-t-il de la prison Charles-III ?

    L'ancienne prison Charles III de Nancy devrait être rasée courant 2010. Cette maison d'arrêt devenue fantôme garde les traces des milliers de prisonniers qui sont passés là, de leur quotidien, de la vie pénitentiaire. Il y flotte aussi le souvenir de victimes d'injustice et de l'Histoire.

    charles III nancy.jpgLes cellules défraîchies ont été débarrassées de leurs literies. Les murs sont couverts de graffitis. Tout a été vidé ou presque. Les coursives et les couloirs ne résonnent plus des bruits et des discussions des détenus qui s'y entassaient jusqu'à six par cellule. Depuis le transfert des prisonniers en juin au nouveau centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, la vieille prison Charles III, en plein cœur de Nancy, a tout d'une prison fantôme. Rachetée par la Communauté urbaine du Grand Nancy, l'ancienne Maison d'arrêt devrait être très rapidement rasée. Elle pourrait même, si les procédures administratives sont rapidement bouclées, être détruite avant l'été 2010. Sur l'espace libéré se développera une partie du projet Nancy Grand Cœur qui prévoit une reconfiguration des rues, la création de logements, de locaux tertiaires... Avec cette destruction, c'est un volet de l'histoire de Nancy, de la justice, de la vie pénitentiaire avec ses violences, ses solitudes, ses existences brisées, ses "vedettes" du chapitre « fait divers » qui se referme.

    prison nancy.jpgMais la disparition de cette prison, un lourd symbole de drames, implique assurément un "devoir de mémoire". Car au cours de son histoire, cet établissement qui a vu passer des milliers de condamnés, a aussi connu les souffrances de victimes d'injustices et de la barbarie. C'est d'ailleurs devant la prison, sur les murs d'enceinte de laquelle avait été apposée une plaque inaugurée en 2002, que se déroulait chaque année la cérémonie « en mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux Justes de France ». Des juifs furent détenus dans la prison avant d'être déportés. Mais pas seulement. Il y eut aussi des prêtres, des résistants chrétiens, gaullistes ou communistes comme en témoigne le récent ouvrage de Jean-Marie Conraud sur la prison Charles-III.

    Un groupe « Mémoire et souvenir » a donc été chargé de réfléchir à un futur lieu de commémoration mais aussi à la manière de préserver la mémoire de ce lieu, comme par exemple la porte par laquelle entraient les déportés. Des initiatives seront prises pour respecter cet important devoir mémoriel.

  • Ballade en Lorraine : redécouvrir la colline de Sion

    Octobre, mois dédié dans le calendrier liturgique au Rosaire et aux saints Anges, nous offre l'occasion de partir à la (re)découverte de la colline de Sion posée, entre Mirecourt et Nancy, comme un phare spirituel éclairant notre belle Lorraine. L'introduction de l'ouvrage Sion le grand pèlerinage lorrain de Mgr Eugène Martin, paru en 1948, nous initiera à cette quête.

    sion.jpg"Il est, de par le monde, des sommets prédestinés, vers lesquels les hommes se tournent, pressés par le désir de se concilier les puissances du Ciel, ou par le souci de se défendre contre les puissances de la terre : hauts-lieux, tout ensemble, et camps retranchés.

    Telle apparaît, au-dessus de l'immense plaine qui s'étend des côtes de Meuse jusqu'à la chaîne des Vosges, l'abrupte colline qui porte, depuis des siècles, un sanctuaire de plus en plus aimé et une place forte, jadis fameuse et redoutée.

    Longue, étroite et sinueuse, cette butte isolée, de calcaire oolithique, à calotte bajocienne, témoin multiséculaire d'un gigantesque travail d'érosion, porte un nom évocateur de souvenirs bibliques : Sion. Le devrait-elle, comme d'aucuns l'ont pensé, à la dévotion d'anciens croisés ? Ce qui peut-être, à certains égards, pourrait convenir à cette "Colline inspirée", comme l'appela Maurice Barrès, dans une oeuvre historico-mystique, qui, aux approches de la Première guerre mondiale, eut, en France et ailleurs, un profond retentissement.

    Mais non : l'origine en est beaucoup plus lointaine. Le nom de pagus, ou canton, gallo-romain, le Saintois, sur lequel se dresse la colline, donnait entre autres formes en latin médiéval, l'adjectif seiuntensis, qui, romanisé, mais avec la prononciation gutturale du terroir, fit hon, nom patois du village de Saxon, dont l'x, comme dans nombre de noms de lieux lorrains (Laxou, Xeuilley, Maxéville, Xaintois...) fut et devrait rester une gutturale - Seion, Sion en sont les formes progressivement adoucies.

    Ce nom s'applique plus spécialement au promontoire de configuration sensiblement quadrangulaire, qui se relève et s'avance vers le nord après la dépression où passe l'une des routes d'accès.

    colline de sion.jpgC'est là proprement le mons seiuntensis, la "colline du Saintois", à laquelle était réservé de devenir un centre de prière, un foyer de dévotion mariale, une source de grâces surnaturelles et de faveurs temporelles, pour la contrée qu'elle domine de toute sa hauteur.

    Cette destinée providentielle est allée s'accusant chaque siècle davantage et, jamais, plus qu'aujourd'hui, les âpres sentiers du mont n'ont tressailli de la foi, de la confiance, de la ferveur des pèlerins.

    C'est à montrer par quelle progression lente, ininterrompue, cette humble "église mère" du Saintois, devenue sanctuaire marial des comtes de Vaudémont, puis des ducs de Lorraine et de Bar, de leurs vassaux et de leurs sujets, c'est acquis le droit de prendre rang parmi les grands pèlerinages de France, que nous nous attacherons dans la première partie historique de cet ouvrage, en laissant tout simplement parler les faits.

    Une seconde partie, que nous nous emploierons à rendre aussi complète, aussi précise, aussi pratique qu'il convient à une partie descriptive, guidera le pèlerin sur la sainte montagne, lui fera visiter l'église, le trésor, le plateau, lui expliquera le vaste panorama que l'oeil parcourt, ravi et intéressé, de ce haut belvédère, et lui facilitera la "lecture" de ce paysage lorrain."

  • Saône Lorraine fait le bilan

    bureau Saône lorraine Bulgnéville 19.03.04.jpgLe conseil d'administration de l'association Saône Lorraine se réunit samedi 31 octobre à Châtillon-sur-Saône afin d'examiner un ordre du jour copieux :

    - bilan des activités 2009

    - préparation de la journée du 13 mai 2010 consacrée à l'anniversaire des 30 ans de Saône Lorraine

    - les voyages Saône Lorraine 2010

    - les manifestations 2010

  • Les Cahiers de La Mothe

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    L’Association pour La Mothe a le plaisir de vous informer de la publication du n° 1 de son bulletin Les Cahiers de La Mothe.

     

    Au sommaire :

     

    • En souvenir de Nicole Sebline-Villa, par Christine et Alain Le Maréchal
    •  La sénéchaussée de La Mothe et Bourmont entre 1431 et 1439, par Nicole Sébline-Villa
    • La ville matérielle à La Mothe,  par Nicole Sébline-Villa
    • Une iconographie inédite : les plans du 3ème siége de la Mothe conservés dans les archives du Service Historique de la Défense à Vincennes, par Jean Charles
    • La topographie urbaine de La Mothe (avec un plan totalement nouveau), par Bernadette Bruyand et Jean Charles
    • Les signataires inconnus de la dernière délibération de La Mothe, par Bernadette Bruyand
    • Bibliographie de la Mothe
    • Chronique mothoise 2008

     

    Les Cahiers de La Mothe sont disponibles :

     

    • A Nancy (54), librairie A la Sorbonne, 12 rue Saint-Dizier, et librairie ancienne Dornier, 74 Grande-Rue,
    • A Chaumont (52), au Cercle généalogique 52, 62 rue Aristide-Briand.
    • A Neufchâteau (88), librairie Lambert, 63 rue Saint-Jean
    • A Bourmont (52), maison de la presse, Faubourg de France
    • A Bourbonne-les-Bains (52), librairie Batache, 28 Grande-Rue

     

    ou par correspondance : M. Jean CHARLES, 3 rue Victor-Hugo, 67204 ACHENHEIM

     

    Prix du numéro : 10 € (participation aux frais de port : 3 €)

     

     

    Illustrations 1ère et 4ème de couverture : deux plans de La Mothe dessinés en 1645 lors du 3ème siège et conservés au Service Historique de la Défense (SHD) à Vincennes.

     

     

     

    Bulletin d’adhésion

     

    Nom :                                                    Prénom :

     

    Adresse :  :                       rue :

       CP :                       ville :

     

    Téléphone :                                            Courriel :

     

    souhaite adhérer à l’Association pour La Mothe et règle par chèque la cotisation de 20 euros

     

    A                                     le                            2009                                         signature :

     

     

     

  • La foi du général de Gaulle : une vie sous le regard de Dieu

    de gaulle.jpgLaurent de Gaulle n'était qu'un enfant à la mort de son grand-oncle. De ce manque est née une quête : toute sa vie il va le chercher auprès de ceux qui l'ont connu. Cette fréquentation a fait naître en lui une conviction profonde : sans une relation singulière avec Dieu, Charles de Gaulle n'aurait pas été le grand homme que nous connaissons.

    Des indices de cet enracinement chrétien sont présents dès l'enfance du petit Charles. Dans son comportement de militaire, de résistant, d'homme d'Etat, l'empreinte chrétienne, presque franciscaine, apparaît comme une évidence. Dans les sources de sa pensée, comme dans son éducation, le général de Gaulle s'est forgé une âme autant qu'un caractère. Lorsque son heure arrive, s'il ne l'a pas planifiée, il l'a anticipée.

    L'auteur propose une nouvelle chronologie commentée de la vie de Charles de Gaulle. Favorisée par l'articulation du livre, cette véritable redécouverte du général, permet de mieux comprendre l'homme, mais aussi son engagement presque sacerdotal au service de la France. De Gaulle est un soldat de Dieu qui combat au nom du Bien contre le Mal. La démonstration de l'auteur emporte la conviction.

    Basé sur des documents inédits, y compris des archives familiales, l'ouvrage comble un vide. Une vie sous le regard de Dieu montre la force et la permanence de la dimension chrétienne chez le général de Gaulle, non seulement dans sa vie privée, mais aussi dans l'accomplissement de son destin national.

     

    >> Une vie sous le regard de Dieu. La foi du général de Gaulle, Laurent de Gaulle, L'Oeuvre éditions, 2009, 205 p. (17 €).