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  • Nancy : une place pour le duc Charles III

    place du marché nancy.jpgC'est au duc Charles III de Lorraine que l'on doit la création de la Ville neuve de Nancy à partir de 1588. Ce projet global, extrêmement audacieux pour l'époque, frappa les contemporains car il juxtaposait un quartier moderne et aéré à côté d'une vieille ville encore très médiévale. L'actuelle place du marché, devant l'église Saint-Sébastien, accueillait alors l'hôtel de ville et en 1621, le duc Henri II, fils de Charles III, souhaita faire installer sur cet espace une statue équestre de son père. Mais seul le cheval fut réalisé... et d'ailleurs détruit ensuite sur ordre du roi de France Louis XIV dont les troupes occupaient alors la Lorraine.

    charles III de lorraine.jpgDans la perspective des manifestations prévues en 2012 autour du thème de la Renaissance, la Ville de Nancy a décidé de rendre hommage au génie visionnaire de Charles III sur les lieux mêmes de son expression et de donner son nom à la portion de place, devant l'église Saint-Sébastien, qui accueille les étals en semaine.

    La statue équestre du duc pourraient enfin être réalisée d'ici 2012 et trouver là un emplacement légitime.

     

    [source : Nancy Mag, octobre-novembre 2009]

  • Bibliothèques au Pays de la Saône vosgienne

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    >> ANIMATIONS OUVERTES A TOUS LES ENFANTS ACCOMPAGNES D'UN PARENT

  • Toul : le Dr Hachet président du Cercle d’études locales depuis soixante ans

    Le docteur Michel Hachet est à la tête du Cercle d'études locales depuis... 1949 !

     

    michel hachet.jpg« J'ai coutume de dire que les longs règnes, ça ne vaut rien », dit-il en souriant. Pour la soixantième année consécutive, Michel Hachet vient d'être réélu à la présidence du Cercle d'études locales du Toulois.

     

    En 1947-1948, un groupe d'amis crée une association dont le but est de partager et faire circuler la connaissance, dans des domaines très divers, avec la Lorraine en toile de fond. Parmi ces pionniers figure un jeune vétérinaire, installé à Toul depuis peu, élu président de l'association en janvier 1949. Une fonction qu'il occupe toujours.

     

    Féru d'histoire, passionné d'archéologie, mais aussi d'arts et de techniques, Michel Hachet est un puits de science et de culture. Mais, si ce conservateur bénévole du Musée d'Art et d'Histoire de Toul dispose de connaissances tentaculaires, l'homme n'en cultive pas moins humilité et humour.

     

    Depuis soixante ans, de l'automne au printemps, l'association invite le public à une causerie mensuelle, toujours passionante. Peu après sa création, le Cercle d'études créait le « Prix Moselly », qui récompense une nouvelle ou un conte d'inspiration lorraine, en mémoire de l'écrivain originaire du Toulois et qui reçut le Prix Goncourt en 1907. D'ici quelques semaines, l'association doit d'ailleurs publier un recueil de morceaux choisis puisés dans l'œuvre d'Emile Chenin, dit Moselly, et illustrés par des tableaux issus des musées de la région.

     

    Enfin, depuis 1974, le Cercle d'études publie également « Etudes Touloises », une revue qui accueille des textes consacrés à l'histoire et au patrimoine (de nombreux articles sont consultables sur www.etudes-touloises.com).

     

    [d’après l’Est Républicain | 16.10.09]

  • Nancy : reprise du chantier de restauration de la basilique Saint-Epvre

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    [source : Nancy Mag, octobre-novembre 2009]

  • Habitats princiers et seigneuriaux en Lorraine médiévale

    habitats princiers.jpgDurant le Moyen Âge, l'espace lorrain, à l'image du reste de l'Europe, connut une profonde mutation politique qui se caractérisa par le triomphe des seigneuries et des principautés. Les nouveaux détenteurs du pouvoir se préoccupèrent avant tout de protéger et d'accroître leurs possessions. Cette politique se traduisit par la construction d'édifices originaux destinés à assurer trois fonctions : la résidence, la défense et l'expression du pouvoir public. En six siècles, l'aristocratie lorraine en édifia près de trois cents. Leur étude permet aujourd'hui de comprendre la variété des types d'édifices (le château, la maison forte), l'évolution des styles architecturaux et décoratifs mais aussi le rôle des mutations techniques.

    L'ouvrage rassemble une série d'études publiées par le professeur Gérard Giuliato au cours des vingt-cinq dernières années et aujourd'hui épuisées. Cette documentation permet de mettre à la portée de tous les caractéristiques de ce patrimoine à travers les monographies de sites caractéristiques (Châtenois, Blâmont, Blénod-les-Toul, Niederstinzel) et à travers des enquêtes thématiques plus générales (les châteaux du Xe-XIIe siècles et ceux du XIIIe-XVIe siècles, les maisons fortes).

    Une invitation à découvrir un patrimoine lorrain trop souvent méconnu.

     

    >> Habitats princiers et seigneuriaux en Lorraine médiévale, Gérard Giulato, PUN, 2009, 288 p., ill. et cartes (25 €).

  • Retour sur les Journées d’Etudes meurthe-et-mosellanes

    Les IVe Journées d'Études meurthe-et-mosellanes se sont tenues à la Maison des sociétés de Pont-à-Mousson.

     

    philippe martin.jpg« Les conférenciers se sont attachés à présenter l'histoire de la ville et son développement, du Moyen Âge au XVIIIe siècle », explique Philippe Masson, l'un des organisateurs de ces Journées avec Fabienne Henryot et Cédric Andriot. Pourquoi la ville s'est-elle installée à cet endroit ? Voilà une question apparemment simple qui a trouvé sa réponse lors de ces Journées d'Etudes. Les intervenants proposant des flashs sur des thèmes bien précis et emblématiques concernant Pont-à-Mousson. « Et puis, il y a des choses originales comme le Jardin botanique, qui complète le paysage urbain », poursuit Philippe Masson qui a cité dans son mot d'introduction le colloque du 400ème anniversaire de la création de l'Université à Pont-à-Mousson il y a 37 ans. « Ce n'est pas la première fois, donc, que les historiens s'intéressent à la ville ». Cette année donc, les Journées d'Etudes se sont intéressées à l'évolution de la cité et à ceux qui l'ont façonnée. La notion de frontière, le religieux, le militaire et l'industrie ont mis en valeur les multiples facettes de cette agglomération chargée d'histoire.

     

    visite de pont-à-mousson.jpg« Ces Journées sont dans la continuation des Journées meusiennes. Au moment où l'on critique l'Université, on voit qu'elle s'ouvre sur l'extérieur, on voit son utilité sociale et son implication dans les territoires et de son intérêt pour eux. » a précisé Philippe Martin, de l’université de Nancy 2. Et de citer des chercheurs qui sont venus tout exprès de Clermont-Ferrand ou de Paris pour parler de Pont-à-Mousson. Philippe Martin qui na pas oublié la nouvelle génération d'historiens qui apporte un souffle neuf et qui désormais s'occupe de faire vivre et de mettre en place ces moments culturels.

     

    Des communications nombreuses et variées ont été présentées durant ces Journées autour du thème de la religion : « Le retable flamand » par Jean Magnin ; « Clarisses, Annonciades et Capucins, la famille franciscaine à Pont-à-Mousson à l'époque moderne » par Pierre Moracchini, de la bibliothèque franciscaine des Capucins de Paris ; « Philippe de Gueldre » par Philippe Martin ; « La réforme des Prémontrés et le transfert de Sainte-Marie-au-Bois à Pont-à-Mousson » par Pierre Lallemand, professeur honoraire ; « Le livre jésuite » par Romain Martin, de l'université Nancy 2 ; « L'école royale militaire » par Cédric Andriot, de l'université Nancy 2 ; « Duroc, le fidèle de l'Empereur » par Jacques Le Coustumier, du Souvenir napoléonien ; « Le Bois-le-Prêtre, des combats au souvenir » par Frédéric Steinbach, de l'ONF.

     

    jean magnin.jpgPhilippe Masson, Fabienne Henryot et Cédric Andriot ont été les chevilles ouvrières de ces Journées et sont tous doctorants sous la direction de Philippe Martin, professeur d'histoire moderne à Nancy 2.

     

    Rendez-vous donc en 2010 à Longwy pour la Ve édition de ces Journées où l’on pourra découvrir les Actes du colloque de Pont-à-Mousson.

     

     

    [clichés l’Est Républicain]

  • La filature de Monthureux-sur-Saône au cœur du spectacle de l’Odyssée en 2010

    La Compagnie L’Odyssée travaille actuellement sur le scénario du prochain spectacle vivant qui serra présenté à Monthureux en août 2010. Les scénaristes s’inspirent des travaux de recherche menés par Marie-Françoise et Jean-François Michel sur l’histoire du chef-lieu de canton du sud-ouest vosgien.

     

    fleur du destin.jpgNous sommes au XIXe siècle, l’action débute avec l’arrivée du nouveau propriétaire de la filature, Christian Kiener.

     

    Ce dernier, protestant d’origine alsacienne, s’installe avec toute sa famille ainsi qu’avec deux employés de maison alsaciens. Ce qui inquiète les habitants du lieu et engendre de nombreux commentaires.

     

    Malgré un premier accueil plutôt froid, de nombreux ouvriers alsaciens viendront s'installer dans la Vôge avec la prospérité de la filature de la Perche.

     

    Travail des enfants, épidémie de choléra, guerre de 1870, incendie, confrontation de deux cultures et de deux confessions religieuses, la vie ne sera pas toujours rose dans le Monthureux de la fin du XIXe siècle.

     

    Des jeunes gens n’en oublient pas moins de se divertir et de s’aimer. Mais l’amour saura-t-il être plus fort que l’argent ? Le bonheur prendra-t-il le pas sur la misère ?

     

    Dans un cadre où la Saône effleure un patrimoine bâti enchâssé dans la verdure, les spectateurs découvriront une page méconnue de cette surprenante aventure industrielle en Saône Lorraine.

     

     

    >> Plus d’infos sur http://www.compagnie-odyssee.com/index.php

  • Le fort d'Uxegney (Vosges) : éléments de la défense d'Epinal à la fin du XIXe siècle

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  • Réédition du poème "Les Vosges" de François de Neufchâteau

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    [Vosges Matin | 12.10.09]

  • Le 1er numéro des Cahiers de La Mothe est paru

    Qui connaît aujourd'hui la cité de La Mothe ? Tout bon Lorrain devrait répondre positivement. Mais il est vrai que cette cité, posée entre Champagne et Lorraine, ne vit plus que par le souvenir, car c'est désormais un désert forestier bien silencieux. La Mothe a été rasée au cours du XVIIe siècle par l'occupant français qui voulait éradiquer de la surface de la terre le beau nom de Lorraine.

    cahiers la mothe.jpgAprès des siècles d'oubli, une association s'est créée afin de relancer l'intérêt pour l'antique cité du Bassigny. L'association pour La Mothe est aujourd'hui fière de présenter son premier Cahier. Un Cahier-hommage à une historienne récemment disparue et qui a beaucoup travaillé à la connaissance historique de la cité lorraine : Nicole Sébline-Villa.

    Après le mot du président Dépinal, deux articles de Mme Sébline-Villa sont proposés au lecteur : la sénéchaussée de La Mothe et Bourmont entre 1431 et 1439, et la vie matérielle à La Mothe. Jean Charles, autre historien de La Mothe, présente les plans du troisième siège de la cité fortifiée ainsi que sa topographie urbaine en collaboration avec Bernadette Bruyand. Cette dernière nous fait revivre également les signataires inconnus de la dernière délibération de La Mothe. Jean Charles a également rédigé une bibliographie complète de La Mothe en attendant une autre plus ciblée sur les anciennes familles de la cité. Enfin, les chroniques mothoises vous feront revivre les évènements qui ont marqué la célèbre butte du Bassigny ces derniers mois.

    Histoire & Patrimoine Bleurvillois souhaite une descendance nombreuse à ce 1er numéro des Cahiers de La Mothe et encourage vivement tous les Lorrains et amateurs d'histoire régionale à se pencher sans tarder sur la riche histoire de la cité mothoise, vieille forteresse lorraine aujourd'hui abandonnée en Champagne.

     

    >> Les Cahiers de La Mothe, n° 1, 2009, 79 p., nombreuses illustrations (10 €). On peut se le procurer en librairie ou en adhérant à l'association pour La Mothe, Mairie de Bourmont, 52150 BOURMONT (cotisation annuelle : 20 €)

     

    >> Renseignements auprès du président de l'association pour La Mothe : M. François Dépinal, 32 Grande-Rue, 88140 SAUVILLE

    Courriel : francois.depinal@wanadoo.fr

  • 41 ans de boudin à Monthureux-sur-Saône (Vosges)

    boudin 2009.jpgVoici quarante-et-un an que Monthureux a rendez-vous avec le boudin. Un bail ! Et toujours autant d'animation dans les rues de la cité. Une véritable fête populaire au sens noble du terme.

    Ils étaient venus des Vosges bien sûr, mais aussi de la Franche-Comté et de la Champagne toutes proches pour déguster et acheter les quatre tonnes de boudin confectionnées par les bouchers-charcutiers locaux.

    mangeurs boudin 2009.jpgEntre produits du terroir et étalages divers, les milliers de promeneurs avait le choix. Le "roi Boudin" était cependant l'invité d''honneur. Porté haut par les charcutiers Jeantroux et Dispot qui ont le souci de la qualité, chacun a pu déguster le mets du jour en toute simplicité. Sans parler du traditionnel concours du plus gros mangeur de boudin... Mais pour l'apprécier, mieux vaut prendre son temps et déguster de petites portions !

    Bref, l'édition 2009 de la foire au boudin restera encore longtemps dans les mémoires monthurolaises comme un agréable souvenir... au doux fumet de boudin !

     

    >> Plus d'infos et d'images sur http://www.monthureux.fr/info%20monthureux.htm 

     

    [clichés : Ch. Thiébaut]

  • Maurice Barrès, le Prince oublié

    barrès.jpgBarrès le méconnu. Jean-Pierre Colin, lorrain tout comme Maurice Barrès, dialogue avec l'écrivain dans ce brillant essai. Barrès c'est avant tout une passionnante énigme. Nationaliste, fervent du général Boulanger et de Déroulède, anti-dreyfusard, député va-t'en-guerre, Barrès ne serait-il pas en réalité un proche, un frère ? Sans doute parce qu'il fut un écrivain de haut vol, dont il faut absolument redécouvrir les oeuvres, mais aussi parce que ses contradictions furent celles de son temps et parce qu'en beaucoup de matières il fut un visionnaire. Barrès, un moderne ?

    L'auteur met ses pas dans ceux de son personnage. Il compare les époques, situe, recadre, rétablit en quelque sorte Barrès dans ses droits. Tout en défendant ses propres options républicaines et laïques, Jean-Pierre Colin montre qu'au-delà des idées reçues, il est temps de reconsidérer l'ensemble de l'oeuvre et de l'action de Maurice Barrès.

    L'auteur, Jean-Pierre Colin, né à Nancy tout comme Barrès, est professeur des universités en science politique. Il a été conseiller auprès du ministre de la Culture Jack Lang de 1981 à 1986 et de 1988 à 1993.

     

    >> Maurice Barrès. Le Prince oublié, Jean-Pierre Colin, éditions Infolio, 2009, 250 p. (22 €).