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  • Nancy rend hommage au colonel Driant

    hommage driant ncy 13.02.10 002.jpgC'était il y a quatre-vingt-quatorze ans. Le 21 février 1916, au matin, un orage de feu éclate sur les divisions françaises massées autour de Verdun. Un million d'obus pilonnent la zone. En quelques heures, tout un paysage, déchiqueté, devient un effroyable chaos : la fameuse "cote 304" aura perdu 7 mètres de hauteur.

     

    Au milieu de l'après-midi, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Dans le bois des Caures, les 56ème et 59ème bataillons de chasseurs à pied, seuls face à une division, n'ignorent rien de ce qui les attend : leur chef, le lieutenant-colonel Emile Driant, député de Meurthe-et-Moselle, qui va mourir en héros, ne leur a pas caché la vérité. A un contre dix, déjà décimés par le bombardement, les chasseurs résistent, mais perdent en 24 heures 90 % de leurs effectifs. Leur sacrifice contribue à bloquer l'avancée allemande et permet d'acheminer des renforts.

     

    hommage driant ncy 13.02.10 006.jpgLes associations patriotiques de Nancy ainsi les autorités civiles et militaires ont rendu hommage ce samedi 13 février 2010 au colonel Driant et à ses chasseurs lors de la traditionnelle cérémonie qui s’est déroulée place du Colonel-Driant, proche de la porte Saint-Georges.

     

    [clichés H&PB]

     

     

     

     

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    Hommage des associations patriotiques nancéiennes au colonel Driant le 13 février 2010
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    Tombe du colonel Driant à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne), sa commune natale
  • Neufchâteau (Vosges) : un avenir pour le patrimoine local

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    [Vosges Matin | 29.01.10]

  • « Le poilu des poilus » honoré en Meuse

    Louis Best, l'un des soldats de la Première Guerre mondiale les plus décorés pour ses faits d'armes, décédé en 1951, va être honoré samedi dans son petit village de la Meuse. Une vraie légende.

     

    louis best.jpg« Le héros des héros », « l'As des As de  l'infanterie », « le poilu des poilus » : Louis Best, l'un des soldats de la Première Guerre mondiale les plus décorés pour ses faits d'armes, décédé en 1951, est honoré ce 13 février dans son petit village de la Meuse. « Best était toujours en première ligne dans les missions les plus périlleuses. Il a sauvé beaucoup de ses camarades, mais a aussi tué ou fait prisonniers de nombreux soldats allemands », résume Antoine Rodriguez, en charge de la mission Histoire au conseil général de la Meuse.

     

    Incorporé au 330ème régiment d'infanterie, le soldat Best devient vite légendaire. Blessé trois fois dont une grièvement, « il se fait toujours soigner le plus rapidement possible et insiste pour retourner immédiatement au combat », raconte M. Rodriguez.

     

    Cité à 13 reprises pour ses exploits, il accumule les décorations et les honneurs : médaille militaire, croix de guerre et officier de la Légion d'Honneur. En 1921, il est sacré « As des As de l'infanterie française » par le président de la République Alexandre Millerand et le maréchal Foch. Malgré sa célébrité soudaine, le premier fantassin de France rentre cultiver sa terre dans la commune de Rupt-aux-Nonains (Meuse).

     

    Mais alors que retentissent les premiers coups de canons de la Seconde Guerre mondiale, Best, à 60 ans, veut reprendre du service. Il s'empare d'un fusil et part avec son chien tendre une embuscade aux Allemands. Intercepté par un régiment de tirailleurs sénégalais, il ne pourra pas participer aux combats. « Best a toujours été un sanguin. A 20 ans, il a tiré sur le garde-chasse de son village et a dû s'enfuir en Algérie pour éviter les poursuites pénales », rapporte M. Rodriguez. Ironie de l'Histoire, le soldat téméraire ne mourra pas sous les balles mais des suites d'un banal accident de voiture en 1951.

     

    [L’Est Républicain | 12.02.10]

  • Suriauville (Vosges) : à propos d'un avion abattu en février 1945

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    [Vosges Matin | 25.01.10]

  • Entre Vosges et Haute-Marne, saint Vincent et la vigne célébrés

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    [Vosges Matin | 27.01.10]

  • La généalogie en ligne aux Archives des Vosges

    Les Archives départementales des Vosges mettent à la disposition du public une base de données recensant 2,5 millions de pages numérisées.

     

    AD88.jpgAu prix de sept années de travail intensif, les Archives départementales viennent de boucler un chantier hors du commun, mené en collaboration avec les services informatiques du Conseil général. Depuis le 28 janvier, l'équipe secondant la directrice Isabelle Chave propose en effet aux généalogistes une base de données référençant un ensemble de registres paroissiaux, de registres d'état civil et de tables décennales conservés dans ses locaux et couvrant la période allant de 1526 à 1904.

     

    Forte de 2,5 millions de pages numérisées, la banque de ressources consultable à distance complète aujourd'hui une iconothèque de près de 20 000 images accessibles en salle de lecture. Entre 2003 et 2009, cette vaste opération a mobilisé un million d'euros d'investissement de la part de l'exécutif vosgien.

     

    Lors de l'inauguration officielle, Luc Gérecke, le conseiller général en charge de la culture, est revenu sur le succès de ce programme novateur. " Au terme d'une semaine de fonctionnement, il est trop tôt pour tirer des conclusions globales. Pourtant, des modifications importantes ont déjà pu être observées quant à la consultation du site internet de l'institution ". Luc Gérecke poursuit : " Avant la mise en ligne, 17.000 internautes se connectaient chaque mois sur "vosges-archives.com". En sept jours, du 28 janvier au 4 février, ce sont 30.565 visites qui ont été comptabilisées, dont plus de 28.000 pour le seul espace "Archives en ligne". Ceci laisse augurer un taux de consultation mensuel tournant autour de 100.000 à 120.000 internautes. Au strict plan des chiffres, le service proposé est évidemment une réussite. Manifestement dans ce projet, l'offre correspond à la demande."

     

    Autre source de satisfaction, le rayonnement bien au-delà de nos frontières de ce nouvel outil de communication. Si au départ la majorité des connexions a été effectuée depuis la France, dans les jours qui ont suivi, les généalogistes du monde entier ayant des racines vosgiennes ont eu recours au web pour se lancer sur les traces de leurs ancêtres. Parmi les pays les plus représentés arrivent notamment en tête, la Belgique, les États-Unis, la Suisse et le Royaume-Uni. Une première étape de l'état civil en ligne sur le site www.vosges-archives.com qui selon les responsables, sera suivie dans les mois à venir du basculement progressif d'autres sources généalogiques.

     

     

    >> http://www.vosges-archives.com/ArchivesEnLigne/Recherches

     

      

    [Vosges Matin | 09.02.10]

  • Sud-ouest vosgien : le projet de parc naturel régional prend forme

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    [Vosges Matin | 06.02.10]

  • Bleurville : le bulletin municipal 2009 est paru

    Le bulletin municipal 2009 de la commune de Bleurville est paru courant janvier. C'est avec un peu de retard que nous vous en proposons la recension.

    bulletin municipal 2009.jpgLe lecteur y trouvera, outre le traditionnel mot du maire, l'état civil de l'année écoulée, le bilan des finances communales ainsi qu'un point sur les travaux réalisés au cours de l'année 2009. Un point particulier est fait sur l'élaboration du plan local d'urbanisme en cours de révision.

    Le programme des travaux pour 2010 est présenté succintement ; la faiblesse des recettes budgétaires enregistrées en 2009 impose à la municipalité de prioriser les investissements.

    Le bulletin se poursuit avec la revue des activités communales, la vie des écoles et celle des associations locales qui oeuvrent au fil des saisons à l'animation de la petite cité.

    Ce bulletin annuel fait la part belle à l'histoire locale : la listes des gardes-forestiers de Bleurville depuis le milieu du XIXe siècle a été reconstituée, la "mort" du poirier de "chez Recouvreur" - sur la place du Prince - est rappelé au souvenir des Bleurvillois, et le centenaire du bureau de poste fait également l'objet d'une chronique historique.

    Pour les anciens et les "expatriés" de Bleurville, il est possible d'obtenir le bulletin 2009 en s'adressant à la mairie.

     

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  • Turqueries, chinoiseries... et douceur angevine à Lunéville

    Retour sur les deux dernières expositions qui ont animé le château de Lunéville actuellement en cours de restauration.

    turqueries et chinoiseries.jpgTurqueries et autres chinoiseries au XVIIIe siècle. Durant le siècle dit "des Lumières", l'Europe n'en finit pas de tourner ses regards vers des horizons aussi lointains que fascinants. L'Orient mythique exerce une profonde influence sur l'art de cour parrainé par les derniers ducs de Lorraine. Avec Léopold, les références à l'Empire ottoman rappellent les victoires de son père Charles V sur les turcs en 1682 et servent à conforter le prestige dynastique.

    L'exotisme accompagne l'épanouissement du rococo sous le règne de Stanislas qui se rêve en souverain oriental lorsqu'il agrémente ses châteaux lorrains de pavillons aux allures de pagodes. Les chinois facétieux s'échappent bientôt des palais ducaux. Ils viennent aussi égayer la production des faïenceries et contribuent à établir une tradition lorraine.

    Le catalogue édité à cette occasion invite à un voyage imaginaire où se laissent découvrir portraits d'apparat ou de fantaisie, meubles précieux, délicates porcelaines de Chine, faïences lorraines inédites...

     

    douceur angevine.jpgLa douceur angevine à Lunéville (XVe-XVIe siècles). Une exposition à la gloire de René d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar, et de sa bonne ville de Lunéville.

    Les ducs de la Maison d'Anjou furent à l'origine d'un premier développement de Lunéville qui sortit de l'ombre pour accueillir membres de la cour, marchands et artistes mêlant les dernières traces du Moyen Âge finissant aux apports de la Renaissance.

    Cet essor se poursuivit sous le règne brillant de Charles III, mais fut compromis par le passage des Reîtres (paysans protestants allemands), malgré le renouveau que tenta d'impulser au début du XVIIe siècle le duc Henri II qui aurait envisagé de faire du château de Lunéville sa principale demeure. Mais la guerre de Trente Ans acheva de la ruiner.

    Il fallut attendre l'arrivée du duc Léopold et son installation au château reconstruit une nouvelle fois au début du XVIIIe siècle pour que Lunéville connaisse des heures glorieuses.

    La brochure de l'exposition propose de revisiter le Lunéville de René Ier à travers l'architecture civile et religieuse, l'art pictural, le livre et les enluminures, la vie religieuse...

     

    >> Turqueries et autres chinoiseries. L'exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle, collectif, Serge Domini éditeur, 2009, catalogue de l'exposition du château de Lunéville [6 juin - 21 septembre 2009], 72 p., ill. (15 €).

    >> Douceur angevine à Lunéville (XVe-XVIe siècles), Catherine Guyon, 2009, catalogue de l'exposition du château de Lunéville [21 novembre 2009 - 24 janvier 2010], 32 p., ill. (5 €).

  • Saône Lorraine prépare son 30ème anniversaire

    Exceptionnel. Un conseil d'administration hivernal s'est tenu à Monthureux-sur-Saône afin de finaliser le riche programme d'animations prévu pour le trentième anniversaire de l'association patrimoniale du sud-ouest vosgien.

    CA01 31.10.09.JPGLe président Jean-François Michel et ses collaborateurs de Saône Lorraine avaient bravé les rigueurs hivernales afin de plancher sur les manifestations du 30ème anniversaire de l'association. Rappelons qu'elle fut portée sur les fonts baptismaux à l'occasion de la campagne de sauvetage menée en 1980 autour du couvent franciscain des Petits-Thons. Marie-Françoise et Jean-François Michel, dans la droite ligne des travaux engagés par l'abbé Pierrat à Bleurville, se lançaient dans un vaste mouvement de sauvetage et de promotion du patrimoine historique du bassin des sources de la Saône. Mouvement qui se prolonge encore aujourd'hui, parce que le patrimoine impose une vigilance de tous les instants !

    L'assemblée générale aura donc lieu le 13 mai prochain en l'église des Cordeliers des Thons. Un repas réunira adhérents et amis de Saône Lorraine. L'après-midi sera festive avec la probable participation de la chorale L'Echo de la forêt de Darney.

    Couvent des Cordelier des Thons.jpgDès le 28 mars, le musée de Hennezel-Clairey s'animera avec le marché de Pâques et la présence du groupe de danseurs folkloriques local Les quessots & quessottes. Et l'exposition du trentième anniversaire consacrée aux Gallo-romains en Saône Lorraine drainera visiteurs et curieux dans les salles d'exposition du musée dès le week-end de Pâques. Cette exposition se prolongera dès le 1er juillet à l'abbaye Saint-Maur de Bleurville.

    Le président Michel a eu le plaisir d'annoncer aux membres du conseil d'administration qu'un généreux donateur a offert à l'association un tableau de Alphonse Monchablon représentant un religieux dominicain. Il sera mis en valeur - avec de nombreux autres tableaux de cet artiste... et de "l'autre" Monchablon, Jan, de Châtillon - durant l'été.

    Enfin, le conseil d'administration a validé les travaux d'installation de sanitaires dans la partie de l'ancien couvent des Thons, propriété de Saône Lorraine. Ces travaux seront réalisés sous la surveillance de l'architecte en chef des Monuments historiques, Pierre Bortolussi.

    Cette année encore, l'histoire sera le fil rouge des manifestations de Saône Lorraine : Jean-François Michel a annoncé la parution en avril prochain de son dernier ouvrage sur "Le Chien d'Or", un enfant de Martigny-les-Bains - Nicolas Jacquin - parti faire fortune en Nouvelle-France... et qui y connu une fin dramatique.

     

  • La Bugatti du lac Majeur venait de Nancy

    La Bugatti de légende qui a séjourné 73 ans au fond du lac Majeur avait été achetée en 1925 à Nancy. Elle finira en l'état dans un musée à Los Angeles.

     

    bugatti.jpgCe qui est arrivé au modèle Brescia Type 22, un roadster Bugatti portant le numéro de châssis 2461, a des allures de saga. L'épave est repérée le 18 août 1967 dans les eaux du lac Majeur. La Bugatti devient un spot réputé des plongeurs, comme le sont les vielles carcasses de navire. C'est un drame qui a sauvé la voiture des eaux froides. Le 1er février 2008, un membre du club de plongée d'Ascona est battu à mort part trois individus. Ses amis décident de « renflouer » la Bugatti afin de la vendre aux enchères pour financer une Fondation contre la violence des jeunes. La Brescia est vendue en l'état lors des enchères organisées par la maison britannique Bonhams.

     

    Grâce au précieux concours de deux lorrains, Emmanuel Aubrin, du magasin Phot'Antik de Nancy, et de Patrick Venturini, artisan menuisier à Houdemont, nous avons pu retracer l'historique de ce bolide.

     

    La Bugatti a été immatriculée le 11 avril 1925 sous le numéro 8843 N5 par un certain Georges Paiva, domicilié 49 rue des Dominicains à Nancy. Ensuite, on perd la trace de la voiture avant de la retrouver de l'autre côté des Alpes. Le bolide est ramené en Suisse sans être dédouané et sans paiement des frais. Pire, il circule avec des plaques françaises. Les douaniers suisses ne lâcheront pas prise, réclamant plus tard au propriétaire de l'époque des droits portant sur une période de onze ans d'un montant supérieur au prix de la voiture. Le roadster Brescia est plongé dans les eaux sombres du lac Majeur.

     

    Le collectionneur américain Paul Mullin a donc déboursé 230.000 € pour repartir avec cet exemplaire. Bel épilogue. Sauf qu'un rebondissement est possible puisqu'une descendante des propriétaires de l'époque s'est manifestée…

     

    [source AFP | cliché ER]