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  • Lunéville capitale de l'orgue

    La cité cavalière accueillera, du 10 au 14 juillet, le congrès de la fédération francophone des Amis de l'orgue. Concerts et visites au programme.

     

    orgue lunéville.jpgLes sept instruments de la Route des orgues du Lunévillois ont emporté la décision de la FFAO, la fédération francophone des Amis de l'orgue, qui a jeté son dévolu sur Lunéville pour y tenir son 24ème congrès.

     

    Ces rencontres permettent aux organistes, facteurs d'orgues, musicologues, étudiants et plus généralement à tous les amateurs de musique de découvrir une région au travers de ses orgues à tuyaux et d'un répertoire très éclectique, plusieurs concerts et auditions étant programmés à cette occasion.

     

    C'est donc le dynamisme des associations, qui sont parvenues à faire revivre des orgues pour certains restés longtemps muets, qui a prévalu dans le choix de la FFAO, son congrès s'élargissant à l'ensemble de la Lorraine sud avec des étapes à Toul, Vézelise, Bayon, Nancy, Villacourt, Gerbéviller, Magnières, Deneuvre, Blâmont, Saint-Dié-des-Vosges, Taintrux et La Croix-aux-Mines.

     

    La beauté de l'orgue de l'église Saint-Jacques, qui accueillera le concert d'ouverture donné par Pascal Marsault, le 10 juillet, n'est pas étrangère non plus à la venue de la FFAO sur les terres lunévilloises. Son buffet conçu par Emmanuel Héré est un chef-d'œuvre architectural et pictural du XVIIIe siècle cachant derrière la tribune un instrument, dont la restauration s'est achevée en 2003 après un long chantier d'une douzaine d'années.

     

    Pour accueillir ce congrès, les Amis de l'orgue de Saint-Jacques ont joué la carte culturelle de la région, des visites étant prévues tout le long des routes menant d'un concert ou d'une présentation à l'autre. Plus d'une centaine de participants venant de toute la France, mais aussi d'Europe (Suisse, Belgique, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, Pays-Bas), et des Etats-Unis et du Canada rallieront Lunéville avant une découverte du riche patrimoine organistique de la région.

     

    Le programme :

     

    • Vendredi 10 juillet : concert de Pascal Marsault (20h45, église Saint-Jacques à Lunéville).

    • Samedi 11 juillet : présentation de l'orgue de l'église de Domgermain (9 h) ; présentation de l'orgue de la cathédrale de Toul par Jean-Philippe Fetzer (10h30) ; concert d'Aude Schuhmacher à l'église de Vézelise (17 h) ; concert de Mathieu Freyburger à l'église de Bayon (20h30).

    • Dimanche 12 juillet : concert de Johann Vexo à la cathédrale de Nancy (10h15) ; concert de Jean Bizot à l'église réformée de Nancy (15 h) ; concert de Johann Vexo à l'église Saint-Sébastien de Nancy (17 h) ; concert et improvisation avec Marc Pinardel à l'église Saint-Jacques de Lunéville (21 h).

    • Lundi 13 juillet : concert de Dominique Dantand à l'église de Villacourt (9 h) ; concert de Dominique Breda à l'église de Gerbéviller (11 h) ; présentation de l'orgue de Magnières avec Firmin Decerf et improvisation (14 h) ; concert de Johann Vexo à l'église de Deneuvre (16 h 30) ; concert de Frédéric Mayeur à l'église de Blâmont (20h30).

    • Mardi 14 juillet : concert de Jean-Luc Etienne au foyer de l'église réformée de Saint-Dié (9 h) ; concert de Vincent Genvrin au temple de Saint-Dié (11 h) ; concert de Jérôme Mondésert à l'église Saint-Georges de Taintrux (15 h) ; concert de Pascale Rouet à l'église de La Croix-aux-Mines (17 h) ; concert de Jean-Pierre Leguay en la cathédrale de Saint-Dié (20h30).

     

    Loin d'être uniquement réservés aux congressistes, tous ces concerts et présentations sont accessibles à tous, et, rappelons-le, gratuits.

  • Les journées d'études vosgiennes à Raon-l'Etape en octobre 2009

    La Fédération des Sociétés savantes du département des Vosges préparent activement les journées d'études vosgiennes qui seront organisées à Raon-l'Etape les 16, 17 et 18 octobre prochain.

     

    fontaine chèvre raon l'étape.jpgPlusieurs thèmes ponctueront ces journées traditionnellement consacrées à l'histoire d'une ville ou d'un pays vosgien. A Raon-l'Etape, les historiens vosgiens parleront notamment de l'eau, des papeteries et des activités industrielles de la vallée, de la navigation et du flotage du bois sur la Moselle, de la Révolution et des hommes politiques à Raon-l'Etape.

     

    Les communications seront suivies de visites sur des sites raonnais ou dans la proche région.

     

    L'organisation des Journées d'études vosgiennes est désormais prise en charge par la Fédération des Société savantes des Vosges présidée par Jean-Paul Rothiot, de l'université de Nancy-2.

  • Un prêtre mosellan nommé évêque de Saint-Pierre-et-Miquelon

    Le père Pierre Gaschy, curé de Fameck, en Moselle, a été nommé par Sa Sainteté Benoît XVI vicaire apostolique, c'est-à-dire évêque de Saint-Pierre-et-Miquelon dans l'Atlantique nord, non loin de Terre-Neuve et du Québec.

     

    évêque.jpgAgé de 68 ans, ce religieux, membre de la congrégation du Saint-Esprit - les Spiritains - né à Colmar, est fils de viticulteur. Après des études secondaires en Alsace, il est entré dans les ordres. Il a suivi un premier cycle de séminaire à Mortain (Manche) puis un deuxième cycle à Chevilly-Larue, en banlieue parisienne.

     

    Pierre Gaschy a prononcé ses voeux perpétuels en 1968 avant d'être ordonné prêtre l'année suivante à Eguisheim (Haut-Rhin).

     

    Ses ministères successifs au sein de sa congrégation l'ont conduit à deux reprises en Afrique, en République centrafricaine, et dans l'est de la France, à Strasbourg, à Blotzheim, à Saverne et enfin à Fameck, dans la Moselle industrielle, où il avait été nommé curé voici trois ans.

     

    A Saint-Pierre et Miquelon, Mgr Pierre Gaschy succède à Mgr Lucien Fischer, un autre Alsacien, qui part à la retraite.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 29.06.09]

  • Le général Alain Petiot, nouvel académicien de Stanislas

    Le général Alain Petiot a été élu en qualité de membre titulaire de l'Académie de Stanislas, prestigieuse académie nancéienne.

     

    général petiot.jpgAssocié correspondant de l'Académie de Stanislas depuis 2004, le général Alain Petiot vient d'être élu membre titulaire de la société savante. Né en 1943, à Cousances-les-Forges (Meuse), le général Petiot, que sa carrière a mené un peu partout en France et à l'étranger, est un meusien de cœur, puisqu'il réside aujourd'hui à Abainville, près de Gondrecourt-le-Château. Ancien élève du lycée Poincaré de Nancy, de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr et de l'Ecole supérieure de Guerre, Alain Petiot a exercé des commandements dans différentes unités de l'Arme Blindée Cavalerie, en France et en Allemagne. Sa carrière en Europe a été interrompue par une affectation dans l'armée canadienne en qualité d'officier instructeur. Il a, par ailleurs, été chargé de différentes missions d'instruction dans l'armée française et, de 1994 à 1997, a occupé à Vienne, en Autriche, les fonctions de conseiller militaire de l'ambassadeur, chef de la représentation permanente de la France auprès de l'OSCE.

     

    Passionné d'histoire, Alain Petiot a profité de son séjour dans la capitale autrichienne pour fouiller les archives de la Maison de Lorraine. Le fruit de ses recherches a nourri deux ouvrages : « Au service des Habsbourg » (Editions Messène) et « Les Lorrains et l'Empire », un dictionnaire biographique de ces Lorrains qui ont essaimé dans l'empire des Habsbourg. Le général Petiot a terminé sa carrière comme chargé de mission dans les services du Premier Ministre et au ministère de la Défense à la délégation aux affaires stratégiques. Bien que de retour à la vie civile, les questions de stratégie et de géopolitique alimentent toujours sa réflexion. C'est d'ailleurs vraisemblablement sur ce thème que portera son discours de réception qu'il lira en juin 2010. Il l'attaquera sous l'angle éthique « Le soldat entre Dieu et César » : c'est-à-dire les problèmes de conscience personnelle face au devoir d'obéissance.

     

    Officier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite, Croix d'honneur de la Bundeswehr et titulaire de Meritorious service Medal des USA, le général Petiot a trois fils qui, tous, ont embrassé le métier des armes.

     

    Félicitations au nouvel académicien de Stanislas !

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 29.06.09]

  • Le spectacle vivant de l'été vosgien se prépare à Droiteval

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    [Vosges Matin]

  • Un prêtre catholique caillassé à Toul

    A la chapelle de la Croix-de-Metz, à Toul, les vitres volent en éclat, la croix a été recouverte d'un tissu noir... Le prêtre fait l'objet de menaces. Excédé, il quitte le quartier.

     

    abbé noël.jpg« C'est décidé, je pars. Ça devient insupportable. Depuis pratiquement une semaine, c'est tous les soirs ! » Dépité, contrarié, déçu, fâché ? Les mots sont faibles pour exprimer le ressenti de l'abbé Noël. Depuis plusieurs jours, en effet, à la tombée de la nuit, le curé de la Croix-de-Metz semble être la cible d'un groupe de jeunes. Pour des raisons qu'il ignore, pierres et cailloux pleuvent sur les vitres de l'étage de la chapelle où il a élu domicile depuis 2002. « Jusqu'à l'année dernière, je n'avais jamais rencontré de problème », confie l'homme d'Eglise. « Depuis un an, je dirais que ce genre d'incident se produit irrégulièrement. Mais depuis mercredi dernier, ça ne s'arrête plus ou presque. A chaque fois, à partir de 21 h 30... »

     

    Il faut dire qu'en milieu de semaine dernière, celui qui souhaitait partir sur la pointe des pieds, sans faire de vague, s'est finalement rendu au commissariat de police pour évoquer des faits qu'il ne pouvait passer sous silence. « Cette fois, ils m'ont menacé verbalement, en me disant " On aura ta peau ! " ». Si la formule a de quoi interloquer, la démarche de l'abbé Noël consistait seulement à attirer l'attention pour mettre fin à cette situation qu'il qualifie seulement d'« anormale ». Mais c'était sans compter sur les fidèles et proches. Beaucoup plus irrités, voire même scandalisés, par les exactions perpétrées dans la nuit de dimanche à lundi dernier. « Au total, six fenêtres de la chapelle ont été cassées », se désole l'un d'entre-eux, avisant plusieurs cailloux et parpaings, atterris dans le couloir de l'appartement, au milieu des débris de vitres, qui ont volées en éclats. (NDLR : dans notre édition du 29 juin, nous avons également évoqué l'intervention des forces de police, dans ce secteur de la Croix-de-Metz, concernant un véhicule de sapeurs-pompiers, caillassé dans la nuit de samedi à dimanche.)

     

    Encore plus courroucé, un habitant de Toul pointe du doigt la croix surplombant l'édifice cultuel : « Regardez. Ils l'ont recouverte d'une espèce d'étendard noir », soupire-t-il, en lâchant avec une visible incompréhension : « Il y a quand même le respect des lieux ! J'ignore comment ils ont pu accéder là-haut, mais voilà le résultat ! »

     

    Un autre confie même s'être rendu sur place, en compagnie de son épouse, « pour faire le guet », durant une bonne heure, dans la soirée de ce lundi. « Mais ce soir-là, c'était à peu près calme... », déplorant toutefois « le coffret électrique pulvérisé quelques jours plus tôt », situé à proximité de la façade de la chapelle.

     

    A ses côtés, l'abbé confirme la violence des faits : « Dimanche soir, une pierre a volé. Elle a heurté mon poignet. Le verre de ma montre s'est brisé ! » L’ecclésiastique se souvient alors d'un évènement similaire, datant de l'an passé : « Un soir, un caillou a même atterri dans mon lit ! » En tout cas, dimanche soir, l'abbé Noël s'est résolu à trouver refuge, pour la nuit, chez des amis... En attendant le calme. Avant une prochaine tempête anti-catholique. Car il s’agit bien là d’actes cathophobes : l’agression contre un représentant de l’Eglise, l’atteinte aux symboles du christianisme (les vitraux de la chapelle, la croix sommitale).

     

    Jusqu’à quand les catholiques vont-ils supporter cet état de fait ? De tels faits perpétrés contre un lieu de culte ou d’un représentant d’une autre religion auraient déjà déclanché des manifestations de désapprobation nationales. Et d'entendre crier au blasphème. Mais, étrangement, lorsqu’il s’agit des catholiques, personne pour réagir… Nous touchons vraiment le fond de notre civilisation. Lorsque l'on commence à ne plus respecter le sacré, c’est l’homme lui-même que l’on ne respecte plus. Et c’est bien le cas ici, à Toul, cité siège du plus ancien diocèse lorrain…

     

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 01.07.09]

  • Dimanche 5 juillet : le Duo Orphée à l’abbatiale Saint-Maur de Bleurville (Vosges)

    harpe.jpgL’association « Les Balades musicales de l’Ouest vosgien », en lien avec l’association locale engagée dans la restauration de l’ancienne abbaye bénédictine, présente l’un des meilleurs ensembles flûte et harpe du moment nous donnera ce caractère intime qui nous est cher.

     

    flûte.jpgGeneviève Conter, harpiste, et Etienne Plasman, flûtiste, offrent un récital de haute tenue qui transportera les mélomanes de Jean Sébastien Bach à Toru Takemitsu. Un  grand voyage musical… Mieux, une balade musicale délicieuse et raffinée à déguster librement dans la merveilleuse abbaye du XIème siècle. Un moment rare à ne pas manquer.

     

    Présentation du patrimoine local avant le concert.

     

    [entrée payante]

     

     

    >> Récital flûte et harpe, dimanche 5 juillet à 17h30.

    >> L’abbaye Saint-Maur est située au centre du village de Bleurville (entre Darney et Monthureux-sur-Saône), à proximité de la place du Prince.

  • « Saint Nicolas », marque déposée !

    Le saint patron de la Lorraine va devenir une marque déposée par les communes de Nancy et de Saint-Nicolas-de-Port.

     

    saint nicolas déposée.jpgLes communes de Nancy et de Saint-Nicolas-de-Port ont décidé de déposer des marques liées à saint Nicolas. L'objectif affiché : que le saint patron de la Lorraine et préféré des enfants ne soit plus utilisable sur n'importe quel produit dérivé. « Le problème est que n'importe qui peut déposer une marque », explique Laurent Hénart, député de Meurthe-et-Moselle.

     

    « Nous avions rencontré de gros problèmes en 1999 et en 2005, avec des bijoux Art nouveau qui n'avaient pas la même qualité que ceux que la ville proposait. De même lors de la vente des pavés de la place Stanislas, où l'appellation « Place Stan’ » avait été déposée par quelqu'un d'autre. »

     

    Dans le cadre de la manifestation sur le thème de la Renaissance, prévue en 2012, les élus ont donc pris leurs précautions. Le maire de Nancy, André Rossinot, et le maire de Saint-Nicolas-de-Port, Luc Binssinger, ont décidé de déposer à l'INPI (l'Institut national de la propriété industrielle), les marques « Saint Nicolas », « le marché de Saint-Nicolas », « les fêtes de Saint-Nicolas » et « la fête de Saint-Nicolas ». Différents produits sont concernés : des bougies, des porte-clefs, des parapluies ou des décorations, jusqu'au papier hygiénique ou aux couches jetables… Ces objets hétéroclites sont en réalité regroupés en classes : si l'on choisit un produit, on doit choisir la classe entière, ce qui explique la présence de produits inattendus.

     

    Face aux craintes d'une appropriation du mot « Saint-Nicolas », Laurent Hénart se veut rassurant : « Il ne s'agit pas de cannibaliser quoi que ce soit », affirme-t-il. « Nous voulons éviter que des initiatives privées ne viennent concurrencer les collectivités publiques. Mais évidemment, tout le monde pourra faire des défilés de Saint-Nicolas. Nous n'engagerons pas d'actions contre les communes. »

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 30.06.09]

  • Balades en Saône lorraine

    Cet été, Histoire & Patrimoine Bleurvillois vous invite à partir à la découverte d'une région encore trop méconnue, à l'écart des grandes voies de communication, mais riche d'un patrimoine historique, architectural et naturel que nombre de régions lui envient... Venez en Saône Lorraine ! Bassin des sources de la Saône, cette petite région naturelle est "coincée" entre Lorraine, Champagne et Franche-Comté.

     

    Nous vous proposons de découvrir aujourd'hui quatre sites majeurs situés dans un rayon de 20 km : le musée des activités anciennes de Hennezel-Clairey, l'abbaye bénédictine Saint-Maur de Bleurville, l'église franciscaine Notre-Dame des Anges aux Petits-Thons et la cité Renaissance de Châtillon-sur-Saône.

     

    Tous ces sites sont animés par des bénévoles qui aiment leur "pays" et son patrimoine. Venez à la rencontre de ces passionnés d'histoire, fins connaisseurs de leur région, ce sera pour eux un véritable encouragement à poursuivre le travail de sauvegarde et de mise en valeur de ces sites. Et vous ne serez pas déçus par ces contacts simples et chaleureux : le "Saône-lorrain" sait recevoir ses hôtes !

     

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    Le Musée de Hennezel-Clairey est situé en forêt de Darney.
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    L'abbatiale Saint-Maur (XIe-XVIe s.) vue du jardin monastique.
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    Le couvent des Cordeliers et l'église conventuelle N.-D. des Anges (XVe s.).
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    L'ancien hôpital (XVIe s.) de Châtillon-sur-Saône.
  • Redécoupage administratif : 32 localités vosgiennes pour une cause commune

    La répartition des territoires administratifs entre l’arrondissement d’Epinal et celui de Neufchâteau engendre des réactions de la part des élus locaux avec une montée au créneau significative du député local épaulé du sous-préfet.

    marianne.jpg" J'y suis et j'y reste", formule le représentant de l'État, le sous-préfet de Neufchâteau, Wassim Kamel. L'engagement porte sur la consultation provoquée par le rapprochement entre deux cantons et les sept premiers de l'arrondissement de Neufchâteau. " J'ai lancé un appel en septembre 2008 concernant le rapprochement entre les cantons de Darney, Monthureux-sur-Saône, Bains-les-Bains, Charmes et Dompaire. Depuis, je suis parvenu à trouver une solution en rattachant les deux cantons de Darney et Monthureux à l'arrondissement de Neufchâteau", explique Jean-Jacques Gaultier, député de la Plaine.

    Un élu décidé à mobiliser les énergies locales pour redonner corps à un ensemble administratif menacé par les structures nationales.

    " En réalité, il existe une réflexion au niveau de la révision générale des politiques publiques. Notre objectif consistait à consulter l'ensemble des 32 communes concernées par le rapprochement des deux cantons vosgiens", explique Wassim Kamel, au cours des deux réunions réalisées lors de la mise en place de la nouvelle entité administrative.

    L'information a été immédiatement relayée par le député de la Plaine, Jean-Jacques Gaultier, visiblement fortement impliqué par la réussite d'un projet.

    L'objectif consistant à augmenter le nombre de cantons pour maintenir en place l'arrondissement semble être atteint.

    "Dans le cadre de la réorganisation générale des politiques publiques imposée par le président de la République, nous avons analysé les enjeux nécessaires à une refonte des cantons", assure le député qui fait ainsi suite à son appel lancé en 2008 afin de sauver le sous-préfet de Neufchâteau, menacé alors d'une disparition inéluctable.

    "Il faut surtout tenir compte des projets de territoires essentiellement ruraux. Ils doivent être considérés en priorité", enchaîne l'édile qui a assurément mouillé la chemise depuis le début de cette action de rassemblement.

    Réunification en fin d'année

    "Lorsque j'ai rassemblé toutes les forces vives de l'Ouest vosgien, je souhaitais avant tout regrouper les personnes capables de provoquer un enjeu de déclenchement rural en étroite collaboration avec le sous-préfet. Un point déterminant a permis d'orienter nos démarches : la concordance de l'intercommunalité. Des communes étaient déjà impliquées dans le processus de réunification en appartenant notamment au canton de Lamarche. Ce genre d'exemples a permis de faire comprendre qu'il était nécessaire de regrouper toutes les forces vives pour parvenir à un résultat. Au total, 11 communes recensées sur le canton de Monthureux et 21 du côté de Darney sont engagées dans ce processus d'union. En réalité, le regroupement de l'arrondissement administratif avec deux cantons supplémentaires devrait se faire en fin d'année avec un appel à la mobilisation lancé voici seulement moins d'un an", explique Jean-Jacques Gaultier, député de la circonscription de Neufchâteau.

    Un élu très satisfait de constater que la sous-préfecture de Neufchâteau et son sous-préfet sont, sans doute, sauvés de la disparition.

     

    Le canton de Monthureux-sur-Saône cogite encore

     

    Le passage des décisionnaires dans les deux cantons de Monthureux-sur-Saône et Darney avait pour objet d'informer les élus et la population sur la probable décision d'agrandir l'arrondissement de Neufchâteau avec l'apport de Monthureux-sur-Saône et Darney.

    L'intervention des hommes de l'État et du député a permis aux élus locaux d'évaluer de manière plus précise l'intérêt d'un tel agrandissement. D'abord sceptiques, les représentants de la population ont semblé adhérer à la situation et comprendre cette volonté de grandir et grossir afin de conserver des services de l'État adaptés à un secteur rural riche mais demandeur d'une assistance indispensable à son développement.

    Les débats interactifs ont ainsi apporté un éclaircissement salvateur à une situation d'interrogation de la part des habitants. Les élus et représentants de l'État ont édifié une argumentation à la hauteur d'un événement jusqu'alors inconnu chez les résidants des cantons avec des explications précises.

     

    [Vosges Matin | 28.06.09]

  • Balades Musicales en Saône lorraine

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