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  • Tradition viticole en Lorraine : le Toulois fête Saint Vincent

    confrérie capucine.jpgLe 78ème chapitre de la confrérie de la Capucine s'est tenu récemment à Ecrouves, dans le Toulois, lors de la fête de la Saint-Vincent. Une manifestation populaire et colorée, avec la présence d'une quinzaine de confréries amies. Sans doute le résultat de la récente affiliation de « la Capucine » à la Fédération régionale du Grand Est. Un coup de chapeau aux représentants de la confrérie normande du Pont-l'Evêque, qui n'ont pas hésité à venir du Calvados pour répondre à l'invitation du Grand Maître Marcel Laroppe, intronisé chez eux en octobre dernier.

     

    messe confrérie.jpgAssurément, le cortège avait de l'allure, derrière l’harmonie de la Lyre Touloise, quand il a emprunté les rues Saint-Vincent, des Gamay ou encore des Vignes-l'Evêque, les bien nommées ! La procession s'engouffrait ensuite dans la magnifique église Notre-Dame d’Ecrouves où les abbés Noël et Lereboullet ont célébré la messe en l’honneur du patron des vignerons ; les fidèles étaient accompagnés dans leurs prières par les chants interprétés par la chorale A Cœur Joie et les musiciens de la Lyre Touloise.

     

    procession confrérie.jpgDerrière la statue de Saint Vincent, l'assemblée processionnait jusqu’à la salle des fêtes pour la tenue du chapitre particulièrement fière d'accueillir de nouveaux compagnons en si grand nombre.

     

    Ravi, le maire d’Ecrouves en a profité pour rappeler les grandes heures de cette ancienne commune viticole, avant de rendre hommage au breuvage par un joli clin d'œil :

     

    « Pour égayer ses citoyens, le vin de Toul a toujours coulé.

    Il n'a grisé ni Gouvion, peintre et soldat, ni Louis, diacre et financier. Granville, le Lorrain à la plume facile, dut en boire, tout comme Callot, Gringoire, Majorelle... »

     

    Le premier magistrat ne manqua pas de souligner le rôle joué par René Nouveau, l'instituteur-vigneron, les familles Missenaire, Richardin, François, Demange, et l'abbé Rousselot, convaincu que « dédaigner ce que le Ciel nous dispense à pleines futailles, eut été faire injure à Dieu ».

     

    Voilà une belle tradition « vitico-spirituelle » lorraine qui doit se transmettre sans réserve. Et c'est une belle occasion de déguster un petit vin gris de Toul... sous la protection de saint Vincent, bien sûr !

     

     

    [cliché ©Est Républicain]

  • L’avenir des alignements d’arbres au bord des routes

    Les alignements d'arbres au bord des routes et des rues sont un des emblèmes de la France, un patrimoine dont l'origine remonte à l’Ancien Régime, un élément majeur du paysage français. Malheureusement, beaucoup de ces arbres ont été ou sont en train d'être abattus et le renouvellement des plantations n'est pas à la hauteur des enjeux.

     

    arbres route vosges.jpg

    Un alignement d’arbres dans l’Ouest Vosgien

     

    Les alignements qui restent sont menacés parce que :

     

    ·  on continue à faire croire que supprimer les arbres, c'est agir pour la sécurité routière

    ·   pour cette raison, certains services techniques veulent supprimer les arbres à moins de 4 mètres, voire 7 mètres, du bord de la chaussée, c'est-à-dire, dans les faits, tous les anciens alignements

    ·   les plantations à 4 m ou à 7 m, comme le revendiquent ces services techniques, sont généralement impossibles ou inutilement coûteuses : on ne dispose pas des terrains pour replanter

    ·   plantés trop loin de la route et trop espacés, les alignements perdent ce qui fait leur valeur : la voûte au-dessus de la route

    ·   les projets d'aménagements ne respectent pas l'arbre comme un être vivant : les arbres meurent de mauvaises conditions à la plantation, de tailles inadaptées, etc.

     

    >> Si la défense des alignements d’arbres au bord des routes vous concerne, visitez le site : http://www.arbresetroutes.org

     

    >> ou contactez la déléguée de l’association nationale « Arbres et Routes » pour les Vosges :

     

    Chantal PRADINES

    4 rue Morée

    88350 TRAMPOT

    Tél. : 03 29 06 78 50

    Fax : 03 29 06 60 28

     

  • Un nouveau site pour Monthureux-sur-Saône

    Nos amis visiteurs qui veulent découvrir le sud-ouest vosgien, peuvent se rendre sur le nouveau site consacré à Monthureux-sur-Saône, charmante bourgade de la Saône Lorraine, en allant visiter ici http://www.monthureux.fr/

     

    monthureux.jpg

     

    Vous découvrirez l'histoire et le patrimoine de ce chef-lieu de canton et quantité d'infos insolites. Et vous pourrez même partir à la découverte les villages du canton qui révèlent, rien que pour vous, leurs richesses artistiques et naturelles !

     

    En espérant que cela vous donne envie de venir nous voir...

     

    Bonne visite et... félicitations au webmaster !

  • Colette Lebrun, ancien maire de Bleurville, nommée maire honoraire

    voeux bleurville.jpgDernièrement, lors des voeux aux habitants de Bleurville, le maire, M. André Granget, a annoncé que le préfet des Vosges avait attribué l'honorariat à Mme Colette Lebrun, ancien maire de la commune.

     

    Colette Lebrun, après avoir été conseiller municipal sous le mandat de M. Raymond Recouvreur, a été élu à la tête du conseil municipal de Bleurville à deux reprises entre 1995 à 2008.

     

    Colette Lebrun maire de Bleurville 20.03.04.jpgC'est sous son mandat que la nouvelle mairie a été aménagée dans l'ancienne maison Varlot-d'Hennezel, rue du Moulin. C'est également à son initiative qu'une nouvelle jeunesse a été donnée à la fête patronale avec la participation des associations locales et le comité de jumelage de Bleurville-Chichery. Elle initia encore la cérémonie de l'accueil des nouveaux habitants et la plantation d'un arbre pour chaque nouveau-né.

     

    Désormais, Bleurville a l'honneur d'avoir deux maires honoraires : Marcel Bisval, maire de Bleurville entre 1977 et 1989, et Colette Lebrun.

     

    Toutes nos félicitations au nouveau maire honoraire de Bleurville !

  • Vosges, le plus beau est avenir…, c’est reparti en 2009 !

    CG88.jpgPour cette quatrième édition de « Vosges, le plus beau est avenir », le thème de la biodiversité sera mis à l’honneur.

     

    Bien qu’étant essentiel, ce sujet n’est cependant pas exclusif. Menée dans le cadre de la semaine nationale du développement durable, l’opération « Vosges, le plus beau est avenir  2009 » fait une fois de plus appel à toutes les initiatives des associations et des collectivités (mairie, communauté de communes) : chantier de nettoyage, tri et valorisation des déchets, compostage…

     

    Et il y a de quoi faire lorsque l'on voit l'état des bords de routes, des fossés ou des lisières de forêt jonchés de détritus en tous genres... Alors, Vosgiens, retroussons tous nos manches et incitons nos maires à s'inscrire pour rendre ensemble les Vosges plus belles !

     

     

     

    >> Du 28 mars au 7 avril 2009, agissons tous ensemble pour préserver notre cadre de vie.

     

    >> Contactez le 03.29.29.87.92 (Véronique TOUSSAINT) pour tout renseignement.

     

    >> Les collectivités et associations peuvent s’inscrire en renvoyant au Conseil général des Vosges le formulaire suivant : http://www.vosges.fr/cg88/vosgesavenir/formulaire.htm

  • Le pays de Laferté-sur-Amance (Haute-Marne)

    laferté sur amance.jpg

     

    Le pays de Laferté-sur-Amance est une parfaite illustration de cette France dite profonde, en marge de la "grande histoire" et de ses bouleversements.

     

    A la frontière des trois provinces - Champagne, Lorraine et Franche-Comté - qui ont entremêlé ici leurs influences architecturales, cette petite région coincée entre plateau de Langres, Bassigny, plateau saônois et Vôge, fut jusqu'au XVIIe siècle une enjeu entre ses puissants voisins, tandis que les ordres monastiques contribuèrent à sa mise en valeur au Moyen Âge. Alors que le vignoble lui apportait une prospérité relative, le XIXe siècle a donné sa physionomie aux villages et aux constructions rurales, où le grès alterne avec le calcaire, tout comme dans les croix qui se rencontrent à presque tous les carrefours de chemins. Si les églises sont pour la plupart d'une architecture modeste, plusieurs ont conservé de beaux retables baroques ainsi que des tableaux, statues et bâtons de procession témoignant de la ferveur religieuse des siècles passés.

     

    Mais la magie de ces lieux - à deux pas du village Renaissance vosgien de Châtillon-sur-Saône - réside avant tout dans l'équilibre, tant des lignes du paysage que des proportions des constructions.

     

    L'enclavement passé a contribué à la préservation de ce patrimoine qui devient par contrecoup aujourd'hui un facteur d'attractivité.

     

    >> Le pays de Laferté-sur-Amance, Sandrine Fuselier et Xavier de Massary, collection Images du Patrimoine, éditions Dominique Guéniot, 2006, 72 p., ill. (19 €)

  • Im memoriam, Louis XVI

    louis XVI.jpg21 janvier 1793, à 10 h 20, sur la place de la Révolution à Paris (actuelle place de la Concorde), le roi Louis XVI, 39 ans, est guillotiné. Emprisonné aux Tuileries avec sa famille depuis le mois d'août 1792, il est condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire. La Convention l'accuse d'être un traître envers la Nation.

     

    Ses dernières paroles adressées au peuple de France : "Français, je meurs innocent ; je pardonne à mes ennemis ; je désire que ma mort soit..." Mais la fin de ses mots sera occultée par la roulement de tambour annonçant son exécution.

     

    Le 16 octobre 1793, sa femme, Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, sera à son tour guillotinée en place publique.

     

    RIP.

     

  • Six militaires du 13ème RDP de Dieuze (Moselle) morts au Gabon

    Quarante-huit heures après le décès de six sous-officiers du 13ème RDP de Dieuze (Moselle), l'heure est au recueillement. L'armée est en deuil, les Lorrains aussi.

     

    insigne13e RDP.jpgAccepter l'inacceptable. Visages fermés, drapeaux portant un crêpe noirs. Dieuze est silencieuse. Pudique. La stupeur a laissé place au recueillement après le décès de six dragons parachutistes du 13ème RDP, dans l'accident d'un hélicoptère Cougar au large du Gabon samedi dernier.

     

    « Il s'agissait d'un exercice. C'est le plus dur. Ce qui est acceptable au combat, ne l'est pas en exercice », témoigne le colonel Jean-Luc Cotard, porte-parole du commandement de la Région Terre Nord-Est. Et d'ajouter : « Depuis 20 ans, partout dans le monde, j'ai rencontré des gens du ''13''. Des têtes bien faites dans des corps bien faits. Alliant professionnalisme et simplicité ».

     

    L'Armée est en deuil. Bien loin des polémiques sur les causes du drame, la priorité est ici au travail auprès des familles. « Le régiment est particulier. Nos soldats sont habitués à être en avant pour voir et renseigner. Nous devons protéger ceux qui nous protègent. Aussi, nous sommes dans une intimité humaine et charnelle très proche », confie le colonel Cotard. Une cellule de soutien aux familles a été mise en place, « au-delà des problèmes administratifs liés à ce type d'accidents, notre travail est auprès des familles. Elles ont besoin de réconfort », ajoute-t-il. De la population et de la France entière les témoignages de compassion affluent. Comme les nombreux messages postés sur le site de l'Amicale des anciens du 13ème RDP qui disent « les pensées aux familles qui perdent un mari, un père, un fils ».

     

    colonel cotard.jpgAinsi, Fernand Lormant, maire de Dieuze, rappelle la forte relation armée-nation qui unit la population au régiment. « Les familles de militaires sont nos familles. Nous sommes de tout cœur avec les soldats et les familles qui souffrent ».

     

    Dans le ciel, le vrombissement d'un hélicoptère Caracal déchire le silence. L'appareil arrive de Pau. Il n'a rien à voir avec le Cougar qui s'est abîmé en mer samedi. Pourtant, les discussions s'interrompent et les regards se tournent vers la cour du régiment, où le mastodonte se pose. Si l'heure est au recueillement, elle est aussi à l'attente. Personne ne connaît pour l'heure le lieu, ni la date des obsèques. « mais il serait logique que les obsèques se déroulent ici » espère le maire. Et le colonel Cotard d'ajouter : « Quelles que soient les circonstances des obsèques, nous espérons honorer nos morts. Avec pudeur. Sans larmoiement ».

     

    Les Lorrains s’inclinent devant ces six militaires morts en opération extérieure.

     

     

    [d’après l’Est Républicain | 20.01.09]

  • Rencontres Natur'Images à Tignécourt (Vosges) du 3 au 5 avril 2009

    natur'images 2009.jpgPhotographes et amoureux de la nature ont rendez-vous aux "Rencontres Natur'Images" à la Maison de la Nature et de la Forêt de Tignécourt (Vosges, entre Lamarche et Monthureux) du 3 au 5 avril 2009. Projections de films animaliers, expositions photos, dessins animaliers, stage photographie… seront proposés au public durant ces deux jours.

     

    >> Organisation et renseignements :

     

    CODECOM du Pays de la Saône Vosgienne

    108 rue du Général-Leclerc

    88410 Monthureux-sur-Saône

     

    >> Tél. : 03 29 07 57 84

    >> Courriel : pays.saonevosgienne@wanadoo.fr

     

    >> Programme des Rencontres Natur’Images sur http://naturimages.unblog.fr

     

     

    papa chanteur (cliché F. Cahez).jpg

     

  • Terre de renard : Maître Goupil sur ses terres vosgiennes

    Quinze ans après sa première parution, "Terre de renard" le titre fétiche du photographe animalier vosgien Fabrice Cahez, récompensé par l'Académie Française, vient d'être réédité aux éditions CPE.

     

    terre de renard.jpg

     

    Texte et format inchangés, 200 photographies couleurs inédites, une maquette plus dynamique... De quoi ravir les nostalgiques, les amateurs de nouveautés et de bêtes sauvages et ceux qui ont manqué le premier épisode !

     

    "Alors, si mon histoire vous intéresse, suivez-moi sur la piste des renards, dans ce pays vosgien, où la terre colle aux pattes des nuits pluvieuses de novembre, où la neige et le froid figent les matins d’hiver, où la douceur inonde les aubes de printemps, où les parfums des foins fauchés embaument les crépuscules de juin..."

     

    >> Terre de Renard, Fabrice Cahez, éditions CPE, 2008, 216 p., 200 photos couleur (32 € + port 8 €).

     

    >> A commander à Fabrice CAHEZ, 1 rue du Pâtis  88320 GIGNEVILLE.

     

    >> Pour plus d'infos, visitez le site de Fabrice Cahez : http://www.fabricecahez.com

  • 600ème anniversaire de la naissance de René d'Anjou, duc de Lorraine et de Bar (1409-1480)

    rené d'anjou.jpgCapétien de la branche des Valois, René était petit-fils de Louis Ier (+1384), le frère du roi Charles V. Second fils de Louis II (+1417) et de Yolande d'Aragon, il n'aurait dû recevoir que des seigneuries mineurs. Il obtint pourtant de l'habile politique de sa mère les duchés de Barrois et de Lorraine (1430 et 1431) où il se marie avec Isabelle de Lorraine, fille du duc Charles II.

     

    En 1434, il hérita en outre des domaines de son frère aîné, Louis III. Ils comprenaient Provence, Maine et Anjou, et la partie du royaume de Sicile péninsulaire dont Louis III s'était assuré. Depuis 1382, Louis Ier puis ses héritiers tentaient de s'établir dans cette Italie méridionale. Ils l'avaient contestée aux Duras, lignage également capétien, issu de Charles Ier, frère de saint Louis et devenu roi de Sicile. Ultime reine de cette dynastie, Jeanne II (+1435) avait fini par promettre sa succession à Louis III. Elle maintint son choix en faveur de René. Mais il fallait maintenant à ce dernier disputer le royaume au puissant Alphonse V d'Aragon.

     

    Or, René commençait son règne dans les difficultés, prisonnier du duc de Bourgogne et soumis à une énorme rançon, lors de la célèbre bataille de Bulgnéville (Vosges) le 2 juillet 1431. Alors allié de la France, il affronte Antoine de Vaudémont, partisan de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. En 1442, René laissait Naples, après une héroïque résitance contre Alphonse V. Il ne se rétablira plus dans le Mezzogiorno. Il n'abandonne pas pour autant la politique italienne, mais sans profit. Il participa encore aux démêlés de la Guerre de Cent Ans. Il soutenait son beau-frère, Charles VII. Inquiétant pour le royaume de France, Louis XI contraignit René à se replier en Provence pendant les dernières années de son existence.

     

    armoiries rené d'anjou duc de lorraine.gif

     

    René d'Anjou incarnait "l'automne du Moyen Âge" par ses projets immenses, ses rêves d'héroïsme et d'amour. René croyait pouvoir équilibrer l'irrésistible attraction de la monarchie française. En 1481, Louis XI recevait néanmoins la Provence. Ainsi s'achevait le rêve du Bon Roi René.

     

    rené d'anjou et jeanne de laval.jpg
    [d'après Célébrations nationales 2009, Ministère de la Culture et de la Communication, Direction des Archives de France]