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  • Des bisons dans le "Far-West" vosgien

    Des bisons paissent paisiblement dans les prairies du Sud-Ouest Vosgien. A découvrir à Bleurville.

     

    Dans des paysages superbes, mêlant de vastes horizons de forêts et des pâturages d'herbe bien verte, les promeneurs curieux peuvent admirer librement un troupeau de bisons sur le territoire de Bleurville. Femelles, bisonneaux et jeunes adultes sont menée par un mâle dominant de près d'une tonne, impressionant par ses formes massives et son pelage d'un beau roux bien fourni à l'approche de l'hiver.

     

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    Le troupeau de bisons et Nadia Jacquot
    [source : Vivre les Vosges ensemble, n° 24, magazine du Conseil général des Vosges]

     

    Nadia et Thierry Jacquot ont décidé un jour de vivre leur quotidien autrement. Ils seront éleveurs de bisons. 2003 est l'année de l'installation dans une région que Thierry connait bien : l'ouest des Vosges d'où sa famille est originaire.

     

    Notre couple d'éleveurs proposent également aux visiteurs des produits de qualité : la viande de bison est remarquable pour ses qualités gustatives. Et toute l'année peuvent être achetés de délicieux produits de charcuterie, des terrines, des saucissons, de la viande séchée...

     

    >> Pour découvrir l'élevage de bisons, en venant de Darney, prendre à droite à l'entrée de Monthureux-sur-Saône la route vicinale qui rejoint Bleurville : le pré aux bisons est à 800 m sur la droite.

    >> Les produits sont en vente à la ferme de Nadia et Thierry Jacquot à Vioménil, 8 rue de la Pille (tél. : 03.29.30.95.69).

  • Les mécaniciens du temps et du patrimoine

    L'église Sainte-Madeleine de Darney (Vosges) possède une horloge de 1908. Elle vient de faire l'objet d'un travail de restauration mené par des amoureux du patrimoine.

     

    henri côme.jpgL'horloge de l'église de Darney a été construite voici un siècle par Eugène Fournier, de Blainville-le-Grand, successeur de la famille Schwilgué qui réalisa la célèbre horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg.

     

    Ces mécaniciens du temps et du patrimoine horloger ont démonté entièrement cette horloge. Ces spécialistes ont découvert que les rouages centenaires ne présentaient pratiquement pas de trace d'usure : les aciers sont d'une très grande dureté et la précision atteint la perfection : toutes les pièces sont poinçonnées pour faciliter leur repérage. Chaque pièce a été repolie et tous les écrous bleuis à l'ancienne.

     

    La chambre de l'horloge a été nettoyée puis peinte en deux couleurs : vert bronze et rouge pompéien, couleurs utilisées autrefois pour les armoires anciennes. Des miroirs ont été posés dans le fond du meuble pour que les visiteurs puissent découvrir à la fois le recto et le verso du mécanisme.

     

    L'église paroissiale conserve également son horloge primitive datant de 1789. Mais celle-ci n'est plus en état de marche !

     

    Félicitations aux bénévoles darnéens qui oeuvrent pour l'entretien et la sauvegarde du patrimoine religieux... et horloger.

  • La petite fille du professeur Ernest Denis annoncée au Musée tchécoslovaque de Darney (Vosges)

    ernest denis.jpgLe Musée historique tchécoslovaque de Darney attend prochainement la visite de la petite fille du professeur Ernest Denis (Nîmes 1849-Paris 1921). Il fut professeur d'histoire à La Sorbonne, spécialiste de l'Allemagne et de la Bohême.

     

    Son nom est étroitement lié au combat des tchèques et des slovaques pour la liberté et la démocratie. Avant même la Première Guerre mondiale, il a rencontré à Prague Thomas Masaryk qui était alors professeur à l'université Charles IV, et dès le début du conflit, Ernest Denis s'engage pleinement au service de la résistance tchèque.

     

    En 1915, il fonda à Paris une revue bimensuelle "La nation tchèque" destinée à informer l'opinion publique mondiale sur la situation des provinces tchèque et slovaque, et leur combat contre l'empire austro-hongrois. Plusieurs numéros ont été consacrés à la formation d'une légion tchécoslovaque en France et à son cantonnement à Darney.

     

    Après sa mort, un monument fut réalisé et dressé sur la place Mala Strana. Il sera démoli en 1940 par l'occupant allemand comme le fut le mémorial de Darney.

     

    La visite de sa petite fille est annoncée pour ce début d'année.

  • Paroisse Notre-Dame de la Saône : l'abbé Villaume au repos

    Bénédiction maison paroissiale 01.10.06 023.jpgL'abbé Charles Villaume, curé de la paroisse Notre-Dame de la Saône (Monthureux-sur-Saône - Bleurville) regroupant onze clochers du canton de Monthureux et du sud de celui de Lamarche, va prendre quelque temps de repos.

     

    L'animation liturgique dominicale est prise en charge par les laïcs de la paroisse dans le cadre des assemblées dominicales en attente de prêtre (ADAP). Elle se fera avec l'accompagnement et le soutien du curé administrateur, l'abbé Clément Ayéméné, curé de Lamarche.

     

    Nous souhaitons au Père Villaume un repos serein et, avec les beaux jours, son retour parmi ses ouailles.

     

    L'abbé Villaume exerce son ministère pastoral dans la paroisse N.-D. de la Saône depuis 1994 in solidum avec l'abbé Pierre Maillard (décédé en 2005). Après avoir exercé à la paroisse spinalienne de La Vierge, il poursuivit un ministère missionnaire comme prêtre fidei donum au Mali durant près de 30 ans.

  • A la recherche de la généalogie des Fleurot, rebouteux célébres du Val d'Ajol

    Michel Valentin, secrétaire de l'éco-musée de Fougerolles, consacre une grande partie de son temps à la généalogie, notamment celle de sa famille paternelle, les Valentin, tabelions généraux de Lorraine de père en fils, qui plonge ses racines en 1575 au Val d'Ajol.

     

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    Michel Valentin (cliché Vosges Matin)

     

    Histoire et généalogie des Fleurot du Val d'Ajol du 16ème au 20ème siècle, paru fin 2008, est co-signé avec Robert, le frère de Michel Valentin, et Yvan Fleurot. L'ouvrage détaille les différentes branches Fleurot qui ont, pour certaines, croisé la grande Histoire. Tel est le cas des Fleurot, rebouteux, connus dans toute la Lorraine et la Franche-Comté. Le dernier, Abel, est décédé à La Baffe-Mossoux en 1991.

     

    Au fil de ses recherches, Michel Valentin a fait connaisance avec les Fleurot industriels, propriétaires d'une usine textile au Val d'Ajol qui a employé jusqu'à 140 salariés, ou encore avec cet autre Fleurot émigré aux Antilles après 1815 et originaire de Port-sur-Saône. Son petit-fils a marié la nièce du président des Etats-Unis, John Tyler (1790-1862), 10ème président américain. Mais le plus célèbre des Fleurot et bien Jean-Joseph Fleurot qui, en 1759, a été convoqué à Versailles par Louis XV pour y soigner le fils du Dauphin.

     

    >> Histoire et généalogie des Fleurot du Val d'Ajol du XVIe au XXe siècle, Michel et Robert Valentin, et Yvan Fleurot. A commander à Michel Valentin, 47 rue des Pins, 70220 FOUGEROLLES (20 € + 3,50 € frais d'envoi).

  • Bleurville : l'Agence Postale Communale est née

    APC Bleurville.jpgL'Agence Postale Communale de Bleurville a ouvert officiellement le 5 janvier 2009. Elle se substitue au bureau de poste de pleine exercice. L'agence est tenue par un agent communal et elle est ouverte au public du lundi au samedi de 9h00 à 11h30. Elle est rattachée au bureau de secteur de Darney.

     

    L'agence postale offre les services de base en matière de courrier-colis et de services bancaires. Les opérations plus complexes doivent être réalisées auprès du bureau de poste de Monthureux ou de Darney.

     

    Pour la petite histoire, la présence postale à Bleurville date de près d'un siècle, puisque c'est en décembre 1909 que le premier bureau de poste est ouvert par l'Administration des Postes & Télégraphe. Bleurville fêtera donc en décembre prochain le centenaire de son bureau de poste... qui n'aura pas vécu un siècle complet puisqu'il vient d'être remplacé par une simple agence désormais sous la responsabilité de la mairie. L'histoire est souvent un éternel recommencement puisque, là encore, Bleurville fut desservi postalement par le bureau de Darney une grande partie du XIXe siècle siècle avant de l'être quelque temps par celui de Monthureux jusqu'à la création du bureau bleurvillois au début du XXe siècle.

     

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    Par un raccourci comme nous en propose parfois l'Histoire, la façade de La Poste de Bleurville conserve encore le sigle "PTT", désormais recouvert par l'enseigne de l'Agence Postale. Pour l'esthétique et la mise en valeur de la façade, cette enseigne aurait pu, peut-être, être installée à côté de l'ancien sigle postal...

     

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    L'agence postale de Bleurville

     

    >> Afin de préparer le centenaire de La Poste à Bleurville, H&PB recherche toute information sur la vie du bureau de poste local et notamment des renseignements (nom, durée de la présence, photo éventuellement) sur les différents receveurs-distributeurs qui se sont succédés à Bleurville, et toute anecdote sur le bureau. Contact : histoireetpatrimoinebleurvillois@laposte.net

  • Bleurville : la fête de Saint Maur bien vivante… au 18ème siècle

    Si aujourd’hui le second patron de la paroisse est bien oublié, il n’en fut pas toujours ainsi. Notre saint était encore fort vénéré à la veille de la Révolution.

     

    En effet, les archives de la commune conserve la trace d’une délibération du conseil général de Bleurville (l’ancêtre du conseil municipal) du 13 décembre 1791 qui décide de confier au peintre et sculpteur local Jean-Baptiste Bourgeois « les deux châsses des Saints ci-devant à la chapelle Saint Maur pour les arranger, dorer les filets et les colonnes ainsi que les pièces de sculpture qui sont dessus, dont l’un est cassé. Le dit entrepreneur en fera une autre pièce neuve pareille à son pendant aussi doré et le reste d’une couleur analogue (…) ». Et de poursuivre : « de suite les poser sur deux barreaux de fer adaptés après le mur de chaque côté de la chapelle du présent Saint Maur ».

     

    Ces deux châsses contenant les restes des martyrs Bathaire et Attalein ont été réalisées probablement dans la seconde moitié du 18ème siècle, à une époque où l’église prieurale connu quelques travaux d’embellissement. Elles étaient conservées à l’église des bénédictins avec les statues de saint Maur et des deux martyrs. En 1791, lors de la fermeture du prieuré, le mobilier fut transféré à l’église Saint-Pierre. Désormais, le culte de saint Maur, auquel était associé la vénération des restes des deux martyrs, se poursuivra à l’église paroissiale.

     

     

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    Châsses en bois des SS. Bathaire et Attalein

     

    Ces reliquaires en bois, après avoir été déposées lors de la restauration de l’église dans les années 60 et entreposés dans le grenier du presbytère, sont aujourd’hui présentées au musée de l’abbaye : conçues et fabriquées par un menuisier local, elles sont dans le plus pur style du Siècle des Lumières et portent le monogramme des saints Bathaire et Attalein tel que peint par J.-B. Bourgeois. Les reliques de nos martyrs étaient présentées à la vénération des fidèles lors de la grand’messe de la Saint-Maur célébrée chaque 15 janvier. Et l’on venait de toutes les paroisses voisines pour prier celui qui était réputé guérir de nombreux maux.

     

    Le culte de saint Maur disparu en deux temps. Sur le plan profane, le bal de la Saint-Maur, qui se tenait à la salle des fêtes et où se retrouvait la jeunesse du village, disparu dans les années 70. Au spirituel, la vénération des reliques lors de la messe célébrée le dimanche le plus proche du 15 janvier, prit fin avec le départ de l’abbé Houot en 1993. Jusqu'en 1968, la solennité de la Saint Maur était célébrée le jour même de la fête, même si cela tombait en pleine semaine ; cette tradition liturgique fut encore pratiquée par les curés Baderot, Brice et Daval.

     

     

    Restait le repas de la Saint-Maur. Il était une pause au milieu de l’hiver, à un moment où les travaux agricoles étaient au ralenti et où les hommes fréquentaient plus la boutique du forgeron pour discuter. Les familles pouvaient alors prendre le temps de recevoir la parenté proche. Le repas pouvait s’éterniser, les discussions allaient bon train tout en dégustant la mirabelle de la dernière récolte ! Sur les coups de 17h00, il fallait songer à aller arranger les bêtes et traire les vaches… C’était pour mieux se retrouver à la fête d’été. Si quelques familles conservèrent quelque temps la tradition du repas, celle-ci disparue rapidement, n’ayant plus lieu d’être puisque n’étant plus soutenue par une pratique religieuse visible.

     

    La messe de la Saint-Maur s’inscrivait dans un cycle rituel de début d’année qui comptait la cérémonie des vœux au curé de la paroisse. Celle-ci se déroulait à l’issue de la messe du Jour de l’An ; les conscrits de l’année accompagnés des fidèles présents et des enfants de chœur venaient à la queue leu leu à la sacristie souhaiter la bonne année à Monsieur le Curé. Cette coutume disparut au début des années 70.

     

    D’une manière générale, nos fêtes patronales ont évolué sous l’influence de la télévision et des nouveaux modes de communication qui ont créé un esprit individualiste et, surtout, la recherche permanente de la nouveauté dans nos fêtes modernes. Il faut désormais étonner alors que nos fêtes locales étaient – forcément – marquées du sceau de la tradition donc synonymes d’ennui et taxées de « ringardise ». Et pourtant, « tradition » signifie bien « transmettre », non ?

  • Musées gratuits pour les jeunes

    La mesure prendra effet le 4 avril. Les moins de 25 ans entreront gratuitement dans les musées.

     

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    Les moins de 25 ans et leurs professeurs pourront aller gratuitement dans les musées et les monuments nationaux à partir du 4 avril prochain, une mesure annoncée par Nicolas Sarkozy, qui prend la place d'une gratuité totale expérimentée et finalement abandonnée. Cette mesure de gratuité "ne tue pas les musées, au contraire, car les jeunes qui ont l'habitude d'aller au musée" iront également quand ils seront adultes, a déclaré le président.

     

    La mesure concerne la centaine de monuments nationaux, comme le Panthéon ou l'Arc de triomphe, le Mont Saint-Michel ou les remparts de Carcassonne, ainsi que les collections permanentes de la quarantaine de musées nationaux, le Louvre, le musée du quai Branly, Fontainebleau ou le château de Pau. Leurs expositions temporaires resteront payantes, précise le ministère de la Culture.

     

    En pratique, elle s'applique aux jeunes âgés de 18 à 25 ans, les jeunes âgés de moins de 18 ans bénéficiant déjà de la gratuité dans ces établissements. Le coût de la mesure, qui sera compensée financièrement aux établissements, est évalué à 25 millions d'euros par an. Pour 2009, la somme pourra être prélevée des 5% de budget que doit geler chaque année chaque ministère, a précisé le ministère de la Culture.

     

    [d’après Vosges Matin | 14.01.09]

  • Un vrai budget pour le patrimoine ?

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    Le château de Lunéville.

     

     

    Nicolas Sarkozy a annoncé ce mardi 13 janvier que le patrimoine bénéficierait de 100 millions d'euros de plus chaque année dans le budget de la Culture, pendant toute la durée de sa présidence.

     

    Il "est temps d'entretenir notre patrimoine", a ajouté le président de la République dans ses voeux au monde de la culture, en évoquant "trois priorités" à discuter avec le ministère de la Culture, "nos grands monuments emblématiques, nos cathédrales et nos abbayes, et le patrimoine des petites communes".

     

     

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    La cathédrale Saint-Etienne de Toul.

     

     

    Le plan de relance de l'économie lancé en décembre avait déjà annoncé une rallonge de 100 millions d'euros pour la culture et notamment le patrimoine.

     

    On attend de voir…

     

     

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    L'abbaye Saint-Maur de Bleurville.

     

     

    [d’après La Croix | 13.01.09]