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Isches (Vosges) : l'église Saint-Brice rénovée accueille Mgr Mathieu, évêque de Saint-Dié
[Vosges Matin] -
A Luxembourg, "La petite parade" d'Olivier Dartevelle
Si vous voulez retrouver votre âme d'enfant... Olivier Dartevelle vous attend à la cinémathèque de Luxembourg le 29 janvier à 20h30 et le samedi 29 janvier à 16h00 ou 18h00. Pour "la petite parade" de L. Starewitch (1928) avec l'orchestre philharmonique du Luxembourg.
Rappelons qu’Olivier Dartevelle est originaire de Claudon (Vosges) et participe depuis plusieurs années à l’organisation de concerts dans le cadre des Ballades musicales dans l’Ouest Vosgien.Après les succès des années précédentes, ‘ login:music ’, le département éducatif de l’OPL, et la cinémathèque invitent de nouveau les enfants et leurs parents à vivre une passionnante aventure ciné-musicale par le biais d’un ciné-concert animé, les 29 et 30 janvier.
Cette séance est consacré à l’art du ‘ Stop Motion ‘, technique de l’image par image qui permet de reproduire le mouvement. Elle consiste à prendre une photo de chaque position de l’objet immobile, et c’est la succession rapide des images lors de la projection qui donne l’illusion du mouvement.
La séance présentée par Nadine Kauffmann comprend deux films, ‘ A Grand Day Out with Wallace and Gromit ‘ (1989) ainsi que ‘ La petite parade ‘ de Ladislas Starewitch, inspiré du conte d’Andersen, ‘ Le petit soldat de plomb ‘. Le réalisateur franco-russe Ladislas Starevitch, considéré comme le ‘ magicien ‘ du film, est le pionnier du film de ‘marionnettes en stop motion’. ‘La petite parade’ a été réalisé en 1928. C’est un film muet qui est sonorisé pour l’occasion par une musique d’Olivier Dartevelle, qui dirige également les musiciens de l’OPL, ses collègues, puisque le compositeur est clarinette-solo de l’orchestre.
Olivier Dartevelle dit à propos de sa musique qui est déjà sa troisième composition pour un film muet : "J’ai choisi d’utiliser une illustration musicale ‘collant’ le plus possible aux images. (…) Je me suis bien amusé à donner une vie sonore à tous ces personnages, à tous les animaux qui peuplent la petite parade. J’espère qu’il en sera de même pour les musiciens et les spectateurs !"
A la suite de plusieurs concerts scolaires, des séances publiques ont lieu le vendredi 29 janvier à 20h30 ainsi que le samedi 30 janvier à 16h00 et 18h00 à la Cinémathèque de Luxembourg.
>> Réservation : Luxembourg Ticket
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Exposition André Jacquemin au Musée départemental des Vosges
Membre de l'Institut et Président de l'Académie des Beaux-Arts, le Vosgien André Jacquemin est un des meilleurs artistes lorrains et un des grands graveurs français du XXème siècle. Son œuvre de plus de 6000 dessins et 1500 gravures témoigne de sa virtuosité technique et d'un raffinement non dénué de puissance.Il fut aussi conservateur du Musée départemental des Vosges à Épinal entre 1953 à 1974. Dessinateur de tempérament, André Jacquemin privilégie la pointe sèche avec un sens inné de la composition et une fascinante subtilité du trait. L'emploi de l'eau-forte et du burin complète la gamme des effets que l'artiste sait pousser à l'extrême, atteignant jusqu'à 25 manipulations de la plaque de cuivre. Cette maîtrise lui valu d'illustrer des ouvrages de Colette, Montherlant, Gide, Malraux, et de son compatriote Barrès, comme La Colline inspirée, sur le site lorrain de Sion.
L'exposition retrace en 120 dessins, gravures et livres illustrés l'œuvre lorraine de l'artiste qui s'inspira de sa province d'origine pour produire nombre de ses œuvres les plus significatives : scènes pittoresques de sa ville natale Épinal, somptueuses natures mortes de gibier et magistraux paysages de la plaine vosgienne et du Saintois.
>> Exposition André Jacquemin (1904-1992). La Lorraine trait pour trait, Musée départemental d’Art ancien et contemporain, Epinal, du 23 janvier au 26 avril 2010.
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A propos de la congrégation des chanoines de Notre-Sauveur fondée par Pierre Fourier au XVIIe siècle
Le Courrier de la Bibliothèque diocésaine de Nancy publie dans son numéro de janvier 2010, une brève présentation d'une thèse de doctorat consacrée aux chanoines réguliers de Notre-Sauveur en Lorraine, Alsace, Valais et Val d'Aoste.
En 1622, l'évêque de Toul, Monseigneur Jean des Porcellets de Maillane, est nommé par le pape visiteur général des chanoines réguliers de Lorraine. Il reçoit en commende l'abbaye de Saint-Pierremont afin d'en faire le premier centre de la réforme. Ainsi dans le cadre de la réforme monastique des chanoines réguliers de Lorraine, Mgr de Maillane charge le curé de Mattaincourt, Pierre Fourier, d'ébaucher les constitutions d'une nouvelle congrégation et de former les chanoines qui se présenteront librement à lui.
>> Pour en savoir plus et soutenir la BDN : http://www.bdnancy.fr -
Joël Couchouron, le photographe-ethnologue vosgien sur TF1
[Vosges Matin] -
René d'Anjou et la Lorraine : conférence de Jean Favier le 29 janvier 2010 à Nancy
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Les registres paroissiaux et l'état civil vosgiens numérisés
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Mille et cent croix en Lorraine méridionale
Voilà un ouvrage qui fera date dans la connaissance du petit patrimoine religieux de la Lorraine du Sud. Étonnamment, on le doit à une géologue de formation qui, tout au long de sa carrière, a parcouru le territoire lorrain et, en particulier, celui de la Lorraine méridionale. Elle nous offre un recensement exhaustif de toutes les croix de chemin et de carrefour, de mission, de cimetière, d'accident et les calvaires de nos villages situés entre Toul et Châtillon-sur-Saône et Neufchâteau et Epinal.Son livre aurait pu être un simple catalogue présentant commune par commune les monuments avec photos et notices. Jacqueline Desmons préféra présenter une synthèse rigoureusement composée, étudiant successivement l'environnement historique, la structure des monuments, leur iconographie, leur style, leur appartenance à de possibles ateliers. L'étude s'accompagne de cartes, statistiques, dessins, encadrés, élargissant le propos à l'histoire générale de l'art.
Tous, historiens de l'art, amateurs de patrimoine et d'histoire régionale trouveront une véritable nouveauté sur le sujet. Le texte est accessible à tous et surtout aux habitants de nos villages et de nos bourgs qui porteront désormais un regard nouveau sur ces témoignages fragiles de la foi de leurs ancêtres. Ce livre doit trouver une place de choix dans la bibliothèque de tout bon Lorrain !
>> Mille et cent croix en Lorraine méridionale entre Meuse et Moselle, Jacqueline Desmons, éditions Créer, 2009, 286 p., ill. couleurs, préface de Marie-Claire Burnand, ancien professeur d'histoire de l'art médiéval à l'université de Nancy-2 (30 €).
>> Commande possible sur www.edicreer.com
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Les Cahiers du Château de Lunéville 2009 sont parus
Les Cahiers du Château accompagnent le plus grand chantier patrimonial de France depuis le début de la restauration du site lunévillois.
Le cinquième opus, loin d'épuiser le sujet, révèlera encore au lecteur de nombreuses pistes non encore explorées. L'histoire du château de Lunéville n'a pas fini de nous étonner. Les Cahiers consacrent un dossier à la petite cour européenne qui gravitait autour du château. Comme le déclarait Voltaire, "On ne croyait pas avoir changé de lieu quand on passait de Versailles à Lunéville". C'est dire si les jours y étaient heureux dans ce château qui séduisait les visiteurs qui le découvraient pour la première fois.Nous avons droit - encore - à un zoom sur le passage de Voltaire à la cour de Lunéville. Il tient une place particulière parmi les visiteurs du château. Grâce à l'entremise d'Emilie du Châtelet, notre philosophe fera quelques séjours à Lunéville. Catherine Guyon nous conte la vie stupéfiante de la marquise du Châtelet, la "belle Emilie". La diffusion de l'oeuvre écrite de Madame de Graffigny est abordée par Pierre Mouriaux de Meulenacker. Yves Ravailler fait le point sur les travaux qui transforment le site en un vaste échafaudage et qui , surtout, permet à de nombreux corps de métiers de révéler toutes les compétences développées par nos hommes de l'art.
Un résumé de l'exposition "Turqueries et autres chinoiseries" présentée durant l'été 2009 démontre que la région s'ouvrit aux influences de l'Asie dès le XVIIIe siècle. Thierry Franz réveille la mémoire du château avec un trésor d'archives : le décor des fêtes du mariage du duc François III à Lunéville en 1736.
Enfin, retour sur la restauration de la basilique Notre-Dame de Bonsecours à Nancy. Pierre-Yves Caillault, ACMH en charge de Lunéville, a menée à bien en même temps la restauration de Bonsecours. Grâce aussi à l'impulsion d'une association présidée par le professeur François Pupil. Avant de refermer la revue, passage par Gerbéviller et son château romantique dont l'histoire nous est contée par Charles d'Arenberg, son propriétaire.
Et encore d'autres chroniques qui feront voyager le lecteur dans le petit monde du patrimoine lorrain et des métiers qui oeuvrent pour sa pérénnité. Et des Cahiers toujours remarquablement et richement illustrés !
Les Cahiers sont vendus au profit de la restauration du château de Lunéville.
>> Les Cahiers du Château, n° 5, année 2009, 67 p. (9 €).
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Bleurville : des investissements revus à la baisse en 2010
[Vosges Matin | 16.01.10] -
La méthode du lorrain Emile Coué fascine toujours
Dans le langage courant, la « méthode Coué » est plutôt discréditée. Son découvreur, Émile Coué, pharmacien à Nancy (1857-1926), n'a plus en France la reconnaissance qu'il avait reçue à son heure de gloire lorsque 15.000 à 25.000 patients défilaient chaque année dans la capitale lorraine pour ses séances collectives.
Pourtant en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et jusqu'aux confins de l'Europe, sa réputation n'est plus à faire, souligne Hervé Guillemain qui consacre à l'homme et à sa pratique d'autosuggestion consciente un ouvrage passionnant. En 1981, rappelle-t-il, le cinéaste Emir Kusturica a même pris comme héros de son premier long-métrage, « Te souviens-tu de Dolly Bell ? », un jeune praticien de la méthode Coué. Maître de conférences en histoire à l'université du Maine, il s'en explique.- Émile Coué était-il un vrai novateur ?
- Oui et non. Il n'est pas le seul à son époque à présenter ce type de pratique de guérison populaire. Coué est l'héritier de plusieurs courants thérapeutiques, tels que l'hypnose ou le magnétisme. Là où il apporte la touche qui fait son succès, c'est le discours de la méthode. C'est sa valeur ajoutée.
- Pourquoi la France a-t-elle résisté à la diffusion de la méthode alors que même l'URSS de Staline s'y est intéressée ?
- En France, la méthode a continué à se répandre un peu après la mort de Coué, à travers quelques médecins, quelques disciples, avant qu'elle ne devienne le comble du ridicule. Il faut dire qu'elle avait commencé à être reconnue après être passée par l'étranger, ce qui fait qu'elle était arrivée avec une représentation à la fois américaine et protestante, ce qui avait suscité la méfiance de certains milieux catholiques mais aussi des milieux laïcs. L'autre raison du relatif écho français du « couéisme » tient au fait que le Nancéien n'a véritablement diffusé sa méthode qu'entre 1921, date de la réédition de son texte (sa première brochure de 1913 n'a pas obtenu un grand succès) et 1926, date de sa mort. Un moment très court pendant lequel Émile Coué, déjà âgé, s'est surtout préoccupé de l'expansion internationale de sa bonne parole. Il s'est beaucoup amusé à entreprendre des voyages : trois séjours à Londres en l'espace de deux années, deux aux États-Unis la même année. Il est aussi allé en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie puis en Allemagne. La méthode Coué a également souffert en France du regard des neurologues qui ont pris position contre et d'une accusation de pratique sectaire.
- À l'inverse, l'Amérique fait un triomphe à Émile Coué...- Quand il débarque en 1923 à New York, il n'est pas un inconnu pour les Américains. Certains ont fait le pèlerinage de Nancy et ont témoigné. Le New York Times consacre en quelques semaines plus d'une trentaine d'articles à la méthode. Et des publicités fleurissent qui vantent « le livre dont tout le monde parle ». Coué donne plus de 80 conférences à Broadway, à Philadelphie, à Washington, à Cleveland. Des documentaires sont tournés. Victor Fleming, le futur réalisateur d'« Autant en emporte le vent » consacre un mélodrame muet au sujet. Des caricatures paraissent mais c'est la fascination qui l'emporte. Lorsqu'Émile Coué meurt, le New York Times l'annonce en « Une » et le journaliste salue une méthode, due à un self-made-man, parfaitement adaptée à l'esprit américain.
- La Libération jette l'opprobre sur la pratique couéiste en France, assimilée par Aragon à la collaboration. Pourquoi ?
- Le dernier représentant public officiel de la méthode a été l'un des plus grands collaborateurs français, Alphonse de Châteaubriant. Mais il y a d'autres raisons au fait qu'on parle mal après guerre de la pratique. Elle ne dispose plus de réseaux, et la psychanalyse commence à avoir une audience en France. Par contre, tout ce qui est pensée positive, qui est directement liée à la méthode Coué, se développe énormément aux États-Unis.
- Aujourd'hui, la méthode Coué est disponible gratuitement sur certains sites internet de développement personnel. D'où vient ce regain d'intérêt ?
- La pratique d'Emile Coué a été redécouverte dans le sillage de la sophrologie, de la relaxation. Il existe toute une nébuleuse de praticiens qui s'en réclament. Le grand boom de la « réhabilitation » de Coué, c'est ce qu'on appelle la PNL, la programmation neuro-linguistique, le coaching, qui ne sont rien d'autre, en termes modernes, que la méthode Coué !
>> « La méthode Coué, histoire d'une pratique de guérison au XXe siècle », Hervé Guillemain, éditions du Seuil, 390 p. (21 €).










