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  • Economie vosgienne : l’unité de fabrication de granulés bois ne s’installera pas à Claudon

    Le projet de B2 Energies à Claudon est stoppé. Ce qui ne remet pas en cause la plate-forme d'expérimentation de co-produits de la filière bois. « Il y a des choses qui marchent bien, d'autres moins bien. L'usine de fabrication de granulés de bois ne se fera pas... Mais ce n'est peut-être pas complètement fichu ! Les partenaires et les investisseurs sont toujours là. » Alain Roussel et le comité du suivi du Pôle d'excellence rurale (PER) en forêt de Darney ont pris acte de la décision de la société B2 Energies de ne pas mettre en route le projet de Claudon présenté en mai dernier.

     

    A Roussel et JP Aubert en mai 08.jpgSur un site proche de Merrains International (gros pourvoyeur de déchets bois) à Monthureux-sur-Saône, B2 Energies, avec le soutien d'Akuo Energy (un développeur européen), projetait de monter une unité de production de pellets, en investissant 7 millions d'euros, avec le soutien des financeurs institutionnels engagés dans la valorisation des coproduits forestiers. Objectif selon son directeur général, Jean-Paul Aubert : 25.000 tonnes de granulés par an, en créant au passage une quinzaine d'emplois, la mise en production étant fixée à novembre 2009.

     

    Pourquoi le projet leader du PER a-t-il capoté subitement ? Alain Roussel, président de la communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne, avance une explication conjoncturelle : « Vu l'état actuel de la demande, l'émergence d'unités capables de fabriquer des volumes importants, il y a de gros excédents sur le marché. Il était plus sage de ne pas aller plus loin. » Ajoutons que trois entreprises du Grand Est, comme Alsace Pellets (qui vendait à perte des granulés allemands), ont coulé... Par ailleurs, le PER a été amputé de son volet « chantiers d'insertion en forêts », faute d'avoir obtenu les aides requises.

     

    Ces deux imprévus ne remettent pas en cause les autres volets de la plate-forme d'expérimentation pour la valorisation des co-produits de la filière bois. Ainsi, on donnera le premier coup de pioche de la chaufferie bois, près du collège cantonal, en janvier. A Claudon toujours, se poursuit l'expérimentation, par la Chambre d'agriculture, des tailles à courte rotation des saules. Sotraforest (association de Forêts & Bois de l'Est et de la Locatelli) a lancé la mise en production de plaquettes forestières en mettant en œuvre une machine spéciale, unique chez nous, en provenance de Finlande.

     

    « On constate qu'il y a une vraie dynamique autour des énergies renouvelables et une envie forte de travailler tous ensemble », se réjouit Alain Roussel. Le maire de Claudon évoque la mise en œuvre de stockage de bois énergie à Monthureux (avec B2 Energies) et même de deux projets éoliens sur les collines bordant la Saône. L'idée de remettre en forme la centrale hydroélectrique monthurolaise est plus que dans l'air. Le bois, le vent, l'eau : les courants sont malgré tout porteurs.

     

    [d’après l’Est Républicain | 27.12.08]

  • La Gazette Lorraine : une revue du patrimoine et de l'environnement à découvrir

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    Le numéro 72 de la Gazette Lorraine est paru. Cette revue trimestrielle de belle tenue est éditée à Nancy et s'intéresse avant tout au patrimoine et à l'environnement en Lorraine.

    Dans ce numéro d'hiver, vous découvrirez notamment un dossier sur les fermes lorraines ; Louis Guingot, un artiste lorrain Art nouveau ; traditions populaires : la protection de la maison lorraine contre le feu ; une recette de lapin proposée par Jean-Marie Cuny...

    >> En vente en librairie et à l'association CHATEL  44 avenue du Château  54600 VILLERS-LES-NANCY (4,50 € le numéro)

  • La Revue Lorraine Populaire n° 205 est parue !

     

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    Le numéro de décembre 2008-janvier 2009 de la Revue Lorraine Populaire est sorti !

    Toujours un sommaire riche et varié, et de nombreux articles qui vous feront découvrir la Lorraine d'une façon originale :

    - Voltaire et la Lorraine

    - la Sainte-Enfance, la Lorraine et les petits chinois

    - la résurrection de l'église Notre-Dame de Bonsecours

    - à Mirecourt en l'an 1791

    - Viviane Marsegan est la lady laine de Metz

    - la médaille de Verdun

    - Dominique Rapoport : le dessin, l'illustration... une même passion

    et encore d'autres articles et les chroniques habituelles !

    >> En vente dans les bonnes librairies lorraines et à : REVUE LORRAINE POPULAIRE  3 avenue des Deux-Fontaines  57140 WOIPPY (6 € le numéro)

  • Joyeux Noël autour d'une Nativité lorraine

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    Nativité, d’après Georges de La Tour (Vic-sur-Seille, 1593 – Lunéville, 1652)

     

     

    Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis

    (Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté)

     

     

    Joyeux Noël à tous nos visiteurs !

  • Mon pays Claudon en Vôge : le tome 2 est paru

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    Après "Mon pays Claudon en Vôge, Nos racines", Gaby Bontems édite le deuxième tome de cette vaste fresque très documentée d'un village de la Vôge.

    Dans cette saga historique et humaine, Gaby Bontems, marchand de bois retraité bien connu dans la région, évoque le passé du village auquel il est resté très attaché. Pendant trente ans, il a amassé témoignages et documents, interrogé les anciens du village, rassemblé ses propres souvenirs et ceux de sa famille. Le tout constitue ce deuxième volume consacré aux "gens industrieux" de Claudon et de ses nombreux hameaux.

    Habitants de la région ou tout simplement amoureux de l'histoire de notre Lorraine, chacun pourra y découvrir la vie quotidienne au XIXe siècle jusqu'aux années 1950 : les écoles, la vie paroissiale, les affaires municipales, les activités industrielles...

    Bref, une monographie complète et remarquablement bien illustrée de ce village du sud-ouest vosgien qui eut son heure de gloire.

    >> Mon pays Claudon en Vôge. Des gens industrieux (tome 2), Gaby Bontems, éditions L'Atelier de la Mémoire, 2008, 176 p., ill. (25 €) - Préface de Jean-François Michel, président de l'association Saône Lorraine [cette association oeuvre depuis près de 30 ans à la sauvegarde du patrimoine des cantons du sud-ouest vosgien]

  • Patrimoine : à quand la restauration de l’amphithéâtre de Grand (Vosges) ?

    Il est classé parmi les dix plus grands amphithéâtres du monde romain. Différée par un procès, la restauration du joyau de Grand, construit entre 80 et 140, doit reprendre.

     

    Grand amphithéâtre.jpgL'affaire traîne depuis des années. Qui est responsable des défauts constatés sur l'infrastructure de bois de l'amphithéâtre de Grand ? Est-ce l'architecte, l'entreprise qui a réalisé les travaux, le maître d'ouvrage ? Chaque partie se défend, use de recours, s'appuie sur des avis d'experts. Pendant ce temps, le joyau du patrimoine antique, qui a plutôt bien résisté à des siècles d'intempéries, continue de se dégrader.

     

    Loin de protéger la maçonnerie de l'humidité, la pose d'un couvercle de lamellé-collé paraît de nature à la retenir, indique le conseiller général Claude Philippe. Noyée dans des complications juridiques, la rénovation du chef-d'œuvre de l'Ouest vosgien se fait attendre. Pour sortir de l'ornière, le Conseil général des Vosges a formulé une proposition pragmatique l'été dernier. Il a proposé que les services du département mènent une étude pour trouver la meilleure technique de réfection des gradins de l'ouvrage de pierre. Une étude d'un montant de 30.000 €, sur un coût global de l'opération estimé à 2.971.000 €, frais d'ingénierie compris.

     

    amphithéâtre romain Grand.jpg

     

    À ce jour, le Conseil général est toujours en attente de l'accord de l'expert pour le lancement de l'étude qu'il suggère, et pour la détermination de son éventuelle prise en charge. Mais le gâchis continue. Il a commencé il y a près de trente ans. De fin 1991 à 1993, l'État conduit une opération d'un coût de 3.507.000 €. Les travaux visent à préserver du gel les moellons d'origine et les blocs du IIIe siècle de l'amphithéâtre. L'architecte en chef des Monuments historiques, Michel Goutal, a proposé la mise en place d'une couverture en bois exotique imputrescible sur les vestiges. Ce qui aurait dû permettre de limiter, voire supprimer, l'entretien annuel des maçonneries. Cependant, dès 1997, on constate que l'eau stagne, s'infiltre, développe des champignons et lichens, déforme le bois et décolle les lames de lamellé-collé.

     

    amphithéâtre Grand.jpgEn 2003, le Conseil général fait estimer le coût des travaux par un bureau d'études spécialisé : vu le coût en hausse des matières premières, ces travaux sont réactualisés début 2007 à 1,5 million d'euro. Le 18 juin 2004, le département des Vosges fait valoir la garantie décennale des travaux. Il procède à l'enregistrement d'une requête au tribunal administratif et demande au juge des référés de nommer un expert. Rôle de ce dernier : déterminer la nature et l'origine des désordres rencontrés, faire toutes propositions de remèdes, et chiffrer les coûts correspondants aux réparations. Cette procédure de référé en expertise est toujours en cours, et ce malgré la tenue de quatre réunions d'expertise, ainsi que des échanges entre experts. Pour l'heure, si l'origine des désordres est connue, l'expert n'a pas proposé de partage des responsabilités. Une stagnation qui n'arrange ni les financiers de l'opération, ni l'état du monument.

     

    [d’après l’Est Républicain | 23.12.08]

  • La crèche de Pont-à-Mousson saccagée

    Beaucoup d'émotion à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) aujourd'hui où la crèche de la Nativité installée sur la place Duroc a vu ses personnages guillotinés.

    crèche pont à mousson profanée.jpg « Honteux, ignoble, nul, bas, zéro, minable ! ». Les passants sur la place Duroc ne manquaient pas, et avec raison, de qualificatifs pour les actes commis dans la nuit de samedi à dimanche. Toutes les têtes des personnages qui constituaient la superbe crèche de la place Duroc ont été guillotinées. Dans le même temps, la majorité des arbres qui constituaient les jardinières du Pont Gelot a été arrachée pour être jetés dans la Moselle.

     

    Autant d'actes qui laissent les organisateurs et les élus amers alors que les fêtes ont avant tout pour vocation d’animer la cité. Aucun signalement des auteurs n'avait été relevé par les patrouilles de police. Les caméras qui sont en fonctionnement sur la place Duroc et sur le pont Gelot devraient faciliter les recherches engagées par les enquêteurs. Les bandes vidéo étaient en cours de visionnage ce lundi matin. La mairie instruit un dossier avant de déposer officiellement plainte.

     

    Un acte de christianophobie supplémentaire. Après tant d’autres. Qui sont ces imbéciles iconoclastes qui s’attaquent aux symboles de nos croyances religieuses ? Après les cimetières, les lieux de culte, voici maintenant ‘LE’ symbole chrétien par excellence – la crèche de la Nativité – qui est victime de la folie de ces êtres abjectes. On attend les réactions des autorités…

     

    [d’après l’Est Républicain | 22.12.08 et commentaires personnels]

  • Patrimoine : de l'urbanité dans nos villages lorrains

    Récemment, le Parc naturel régional de Lorraine (secteur de Pont-à-Mousson) avait invité les élus des communes du Parc pour réfléchir à un urbanisme respectueux de la nature et du patrimoine.

     

    village lorrain.jpgLes villages s'insèrent dans un milieu naturel et pourtant il leur faut se développer. Comment concilier ce développement et le respect de l'environnement, du patrimoine bâti ?

     

    Comment faire pour préserver une harmonie, une esthétique ? Bien souvent, on voit dans nos communes des maisons modernes qui n'ont aucun rapport avec le style de la région, qui ne s'insèrent en rien dans le paysage, qui le dénaturent même... Catherine Delannoy, chargée de mission en aménagement du territoire et urbanisme au sein du Parc, et Pierre Becker, architecte conseil du CAUE (conseil architecture urbanisme et environnement), ont proposé des solutions, des idées aux élus des communes du Parc naturel. Avec pour but que ces préconisations fassent boule de neige et profitent aussi aux autres villages lorrains.

     

    Et pour illustrer leur optique, ils parlent tous deux curieusement d'« urbanisme rural ». Ce qui paraît contradictoire à première vue. Et pourtant. « Il faut apprendre à gérer au mieux les espaces naturels sur le territoire de la commune, respecter la biodiversité, reconstituer les haies, les bosquets, les vergers, protéger les zones humides... mais aussi ne pas détruire de la surface agricole. Avant de construire une maison moderne, il faut que les maires privilégient la réhabilitation des maisons existantes. Et qu'ils essaient de construire dans les dents creuses, dans la continuité de l'habitat. »

     

    Une idée reçue à combattre. « Il n'y a pas d'utilité à vouloir se réserver des parcelles de 3.000 mètres carrés à l'écart, sous prétexte qu'on est à la campagne et qu'on veut de l'espace. On peut avoir un jardin de 500 mètres carrés, et posséder un verger dans une autre parcelle. C'est comme ça que faisaient les anciens. »

     

    Construire dans le respect du style local, construire aussi écologique et durable, à quoi les architectes du CAUE peuvent aider. Par exemple, faire en sorte que les nouvelles maisons soient bien orientées, qu'elles récupèrent l'eau pluviale... « Nous pouvons conseiller les maires du Parc en ce sens », explique Pierre Becker. « Il faut aussi qu'il n'y ait pas le lotissement de ‘rurbains’ d'un côté, le village et ses villageois de l'autre et aucune communication entre les deux. Une insertion se fait mieux si tout le monde fait partie de la même entité. »

     

    Les maires ne sont d'ailleurs pas démunis. Outre les conseils de l'architecte du CAUE, ce dernier peut aussi les aider pour l'élaboration du Plan local d'urbanisme qui permet aux élus de maîtriser le foncier. A tous les niveaux. Et de réaliser au mieux ce qui reste l'objectif de 82 % des Français : avoir sa maison à soi, dans un coin sympa et qui doit le rester.

     

    [d’après l’Est Républicain | 22.12.08]

  • Des bijoux pour valoriser deux sites emblématiques lorrains

    Pour Baccarat et pour Sion, un bijoutier lorrain a créé des modèles spécifiques et symboliques. Identité et régionalisme.

     

    Le bijoutier-créateur installé à Blainville-sur-L'Eau vient de réaliser des pièces originales pour deux lieux touristiques : Baccarat et Sion. Il s'est basé sur le nouveau logo de la ville du cristal pour réaliser une broche et sur les fameuses étoiles fossiles pour la « colline inspirée ». La notoriété de ces sites est forte. Cependant, il leur manquait un objet directement identifiable.

     

    bijoux sion.jpgJacky Schwartz, notre bijoutier, a travaillé en étroite collaboration avec les équipes municipales et les responsables du tourisme. « Les crinoïdes, ou encrines, étaient des animaux qui vivaient dans la région au jurassique, c'est-à-dire il y a près de 170 millions d'année », raconte Jacky Schwartz. « Il n'en subsiste que les fameuses étoiles de Sion, les fossiles ramassés par des générations de visiteurs et de pèlerins. Il s'agit des restes de la tige, formée d'un empilement de petits articles, rappelant des vertèbres mais en forme d'étoiles.» Le bijoutier a proposé un projet représentant une étoile décorée d'un animal préhistorique complet. Bien que faisant partie du groupe des échinodermes, il ressemble plutôt à une plante.

     

    « J'ai fabriqué plusieurs modèles différents en cire, afin de permettre un choix », précise-t-il. « Nous avons ensuite réalisé des pendentifs en étain ». « Ils sont proposés dorés ou argentés. Il existe également un objet de déco, genre vide-poches ou presse-papiers, d'une taille plus importante. Toutes les pièces sont gravées du nom de Sion. Le ramassage des étoiles est désormais interdit, alors de cette manière les visiteurs peuvent quand même en rapporter. »

     

    La pièce réalisée pour Baccarat porte également le nom gravé de la commune. La broche, semblable au logo de la ville, est rehaussée d'une pierre qui rappelle le cristal. « Le logo traduit le dynamisme et la modernité de la ville, tout en mettant en valeur les points forts », explique Josette Renaux, maire de Baccarat. « La cristallerie, cœur de notre cité, est placée au centre par sa pampille de lustre. Le savoir-faire des meilleurs ouvriers de France ainsi que le pôle bijou sont suggérés par l'arabesque végétale. L'objectif est de donner une nouvelle impulsion à la ville et de montrer la volonté de l'ouvrir vers le monde. »

     

    Une fiche explicative accompagne ces « bijoux touristiques ». De Sion comme de Baccarat, les nombreux touristes pourront ainsi arborer des souvenirs esthétiques qui seront autant de moyens de promotion de notre belle Lorraine.

     

    >> Les bijoux sont en vente à l'office du tourisme de Baccarat et à la Maison du Tourisme de Sion-Vaudémont.

     

    [d’après l’Est Républicain | 22.12.08]