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alphonse monchablon

  • Domremy (88) : les toiles de Monchablon bientôt de retour à la crypte de la basilique du Bois Chenu

    Des nouvelles de la restauration des toiles de Alphonse Monchablon dédiées à Notre-Dame des Armées à la basilique du Bois Chenu à Domremy.

    Saône lorraine et Vieilles Maisons Françaises se sont associées à la Fondation du Patrimoine Vosges et au diocèse de Saint-Dié afin de lancer une campagne de sauvetage et de restauration des toiles du peintre Monchablon (fin XIXe s.) installées dans la crypte de la basilique du Bois Chenu de Domremy.

    La souscription a plutôt bien fonctionné : elle a permis de couvrir en grande partie le montant du devis de la restauration. La souscription se poursuit afin d'envisager un aménagement muséographique aux abords de la crypte johannique en liaison avec son décor peint.

    A l'issue des travaux de restauration des toiles, une exposition temporaire de celles-ci est envisagée au musée de l'Armée aux Invalides.

    Les travaux techniques de restauration s'achèvent : les fissures sont réparées, reste un travail délicat sur les peintures qui est toujours en cours. Le départ de l'atelier alsacien est prévu pour l'automne 2017.

    Après leur présentation aux Invalides, les toiles rejoindront la crypte de la basilique. Elles ne seront pas réinstallées à l'emplacement initial mais sur le mur opposé autour de la porte d'entrée afin de les protéger de l'humidité.

    L'aboutissement de ce projet peut être considéré comme la première pierre à la reprise en main de la restauration plus générale de la basilique, opération pilotée par le diocèse de Saint-Dié.

    [sources : Jean-François Michel, délégué régional Grand Est VMF]

  • Pour restaurer les toiles de la crypte de la basilique de Domremy

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  • Toiles de la crypte de la basilique de Domremy : le projet de restauration est lancé

    Domremy_basilique_08.09.12 03.jpgLa crypte de la Basilique du Bois Chenu construite à la fin du 19ème siècle a été dédiée à Notre-Dame des Armées. De chaque côté de l’autel se trouvaient deux toiles (chacune d’environ 3 m x 3 m) réalisées en 1897 par le peintre vosgien Alphonse Monchablon, « Le sacrifice de l’armée de terre et de la marine pendant la guerre de 1870 », destinées à commémorer la guerre de 1870.

    L’une est consacrée à l’armée de terre et a été offerte par le baron et la baronne Charles de Ravinel, l’autre à la « Royale », offerte par le Révérend Père Joseph, ancien aumônier militaire et fondateur de l’Œuvre des prières et des tombes. Certains visages de ces toiles sont des personnages connus, le général de cavalerie de Benoist, le capitaine Pernot, le baron Pierre de Ravinel, le capitaine Paul de Rozières, le colonel Baudot et le sergent Aubry de Mirecourt pour l’armée de terre, l’amiral de La Jaille, le R. P. Joseph, et le baron Charles de Ravinel pour la marine. La présence de la marine dans une composition en l'honneur de la guerre de 1870 peut paraître incongrue (aucune bataille ne fut en effet livrée sur mer durant ce conflit). Et pourtant, des troupes d'infanterie de marine participèrent au siège de Sedan et, lors du siège de Paris, plusieurs amiraux commandèrent des forts de la ceinture parisienne. L'hommage était donc mérité !

    Ces toiles furent déposées au début des années 1960 et on les croyait à jamais disparues.

    lorraine,vosges,domremy,alphonse monchablon,basilique,sainte jeanne d'arc,veilles maisons françaises,saône lorraine,fondation du patrimoineRappelons qu'Alphonse Monchablon est né à Avillers, dans le canton de Mirecourt, en 1835 et mort à Paris en 1907. Premier prix de Rome en 1863, il commence une brillante carrière parsemée de nombreuses récompenses. Portraitiste, il travaille surtout les vastes compositions à thème religieux dans un style académique. Il s'illustrera en particulier au début de la IIIe République, durant la période dite de "l'ordre moral". Les critiques d'art le catalogueront un peu vite comme peintre "pompier". Depuis, fort heureusement, notre peintre a été réhabilité !

    En 2011, l’association Saône Lorraine, à l’initiative de Jean-François et Marie-Françoise Michel, a organisé une exposition sur l’œuvre du peintre Alphonse Monchablon au musée du verre, du fer et du bois de Hennezel-Clairey qui abrite déjà une grande fresque de ce peintre, propriété du diocèse de Saint-Dié. Ils cherchent à dresser un inventaire aussi exhaustif que possible de son œuvre.

    lorraine,vosges,domremy,alphonse monchablon,basilique,sainte jeanne d'arc,veilles maisons françaises,saône lorraine,fondation du patrimoineA cette occasion, des passionnés de patrimoine vosgien (au nombre desquels on peut citer Christine  Le Maréchal-de Rozières et les époux Michel) se sont mis à la recherche des fameuses toiles égarées. L’abbé Michel Lambert, recteur de la basilique et curé de Domremy, les a retrouvées roulées dans les greniers de la maison des chapelains. Elles sont dans un piètre état mais peuvent tout à fait se prêter à une restauration. Le diocèse de Saint-Dié est favorable à leur remise en place dans la crypte sous réserve que les frais ne soient pas à sa charge.

    lorraine,vosges,domremy,alphonse monchablon,basilique,sainte jeanne d'arc,veilles maisons françaises,saône lorraine,fondation du patrimoineDimanche 4 novembre, une assemblée constitutive s'est réunie à la basilique Sainte-Jeanne d'Arc de Domremy, en présence de l'abbé Lambert, afin de délibérer sur l'opportunité et les conditions de réalisation du projet. Claude Faltrauer, chargé du patrimoine à la Commission d’Art sacré du diocèse de Saint-Dié, a présenté les modalités de la restauration ainsi que les devis. Quant à Jean-François Michel, président de l’Association Saône Lorraine et délégué VMF Lorraine, il a replacé l'oeuvre de la crypte de Domremy dans les productions de Monchablon. Enfin, Jacky Frémont, délégué pour les Vosges de la Fondation du Patrimoine, a présenté les possibilités de financement de l'opération.

    Une large discussion s'est ouverte durant laquelle il a été décidé de lancer une souscription via la Fondation du Patrimoine. Il a également été proposé que Vieilles Maisons Françaises Vosges assure la représentation juridique auprès des instances (diocèse de Saint-Dié propriétaire des toiles, Fondation du Patrimoine, collectivités locales) ainsi que la coordination de la souscription et le pilotage de la restauration.

    Une réunion annuelle fera le point sur l'avancement du projet qui devrait aboutir d'ici deux ans.

     

    ‡ Plus d’info’s auprès de Jean-François Michel, délégué VMF Lorraine : jean-f.michel@wanadoo.fr

    ou auprès de Christine Le Maréchal-de Rozières : lesmarechaux.bourmont@orange.fr

  • Domremy (Vosges) : les fresques de Monchablon bientôt de retour dans la crypte de la basilique ?

    Le sixième centenaire de la naissance de Jeanne d’Arc aura été l’occasion de fêter et de repréciser la figure de l’héroïne lorraine (colloques, spectacles…), mais aussi de mettre le projecteur sur l’état préoccupant de la basilique érigée à Domremy à la fin du XIXe siècle, et qui a plutôt mal traversé le XXe. Un programme de restauration, et de sauvetage pour le couronnement, est à l’étude.

    monchablon5.jpgLes Vieilles Maisons Françaises des Vosges se penchent sur le sort d’une toile de deux fois 3 m de long, et qui fut commandée vers 1895 pour orner le mur du chœur de la crypte de l’édifice alors consacré à Saint-Michel, patron des armées, Jeanne n’étant pas encore canonisée à cette date : il s’agit du « sacrifice des armées de terre et de mer pendant le conflit franco-prussien de 1870 ». Les sœurs de Saint-Vincent de Paul soignent les blessés, alors que des officiers, amiraux et généraux, rehaussent par leur présence sur la toile les drames des combats ; des anges glorificateurs rendent aux scènes de mer et de terre une dimension hautement spirituelle et religieuse. Le peintre était alors un homme connu, Alphonse Monchablon, vosgien d’origine, ancien prix de Rome (1869), et spécialiste des fresques historiques à nombreux personnages, commandées pour orner des édifices nouvellement achevés. L’artiste était aussi celui qui donnait aux personnages représentés les traits de ses contemporains ou de ses commanditaires : ainsi reconnaît-on des amiraux, des généraux et des colonels qui portaient les noms de de Ravinel, de Rozières, Baudot, Aubry, de La Jaille, de Benoist, qui vivaient lorsque l’œuvre fut achevée, et qui financèrent sa réalisation.

    MONCHABLON3.jpgVoici une cinquantaine d’année, l’œuvre d’art fut retirée de la crypte. Cinquante ans de silence la firent oublier, et ceux qui s’en souvenaient la pensaient détruite et perdue corps et bien. Une exposition en 2011 sur Monchablon au musée d’Hennezel-Clairey, à l’initiative de l’association Saône Lorraine, relança  le problème et, miracle de « l’année Jeanne d’Arc », les deux grandes pièces de la fresque furent fortuitement retrouvées dans le grenier de la maison des chapelains de Domremy. L’état de la toile est certes inquiétant, mais l’ensemble est a priori récupérable, moyennant une restauration minutieuse et complète (des cartes postales furent éditées après la pose, et peuvent servir de modèles) : l’évêque de Saint-Dié et la Commission d’Art Sacré seraient disposés à replacer l’œuvre restaurée dans la crypte, mais il reste le problème du coût demandé par un restaurateur (environ 30.000 €). Les VMF des Vosges, les descendants des familles donatrice et la Fondation du Patrimoine, ont décidé, pour lancer cet exaltant projet, de s’unir avec le diocèse de Saint-Dié, et une réunion d’information est prévue le dimanche 4 novembre à Domremy pour en débattre.

    [info communiquée par J.-F. Michel, délégué VMF Lorraine]

  • Hennezel : Alphonse Monchablon aux cimaises du musée

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    [Vosges Matin]

  • "Saône Lorraine" toujours débordante de projets

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    [Vosges Matin]

  • Hennezel (Vosges) : une toile d'Alphonse Monchablon au musée

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    [Vosges Matin | 08.04.10]

     

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    P. François Balme, dominicain

     

     

    Biographie sommaire du père François Balme, représenté sur le tableau de Alphonse Monchablon et confié à l'association Saône-Lorraine

     

    Victor Balme, en religion le père François Balme, fait partie de la troisième vague d’historiographes de l’Ordre dominicain. Après le XIIIe siècle (Jourdain de Saxe, Gérard de Frachet, Thierry d’Apolda…), après le XVIIIe siècle (Quétif, Echard, Ripoll, Touron…), le tournant des XIXe et XXe siècles voit renaître les études sur l’histoire de l’Ordre avec Mortier, Chapotin, Reichert et le début de la publication des Monumenta Ordinis Fratrum Praedicatorum Historica et de Memorie dominicane.

     

    Pourtant, François Balme, né dans la vallée de Chevreuse (Yvelines) en 1827, n’avait a priori rien d’une vocation de dominicain historien. Après des études littéraires et le séminaire, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Versailles en 1850.

     

    Mais un an plus tard, en septembre 1851, il frappe à la porte des Dominicains de France alors en plein essor : la Province de France, qui vient d’être érigée canoniquement, est gouvernée par le RP Lacordaire et le Pape Pie IX a nommé le RP Jandel Vicaire de l’Ordre. C’est une période de crise - les caractères de Lacordaire et de Jandel se heurtent -, il faut choisir. Jandel crée un couvent de stricte observance à Lyon et c’est ce mouvement que Le RP Balme suit. Le RP Danzas (prieur de ce couvent de stricte observance) l’envoie à Rome travailler les sources et les constitutions des frères dominicains.

     

    Durant 10 ans, il alterne les charges institutionnelles (premier prieur du nouveau couvent de Corbara en 1862, membre fondateur du nouveau couvent de Poitiers en 1867, visiteur dans les missions de Trinidad etc.) et les recherches historiques. Mais, en1868, il se fixe au couvent du Saint-Nom de Jésus à Lyon et durant les 30 dernières années de sa vie, il va publier, éditer, travailler les sources historiques de l’Ordre dont l’œuvre majeure est, sans conteste, le Cartulaire ou histoire diplomatique de saint Dominique où sur 1500 pages et avec son confrère le RP Paul Lelaidier, il recense tous les textes instituant l’Ordre, de décembre 1206 à juin 1221.

     

    C’est chez les Dominicaines de Sainte-Catherine de Sienne (dite « d’Etrépagny ») qu’il s’éteint en février 1900. Il avait contribué à développer la congrégation et en était resté très proche au point d’être inhumé dans leur cimetière.