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  • Visiter un jardin en Lorraine

    marc lechien.jpgIl y a en Lorraine des richesses que l'on ne trouve pas ailleurs avec, évidemment, la présence de l'Ecole de Nancy. A Paris, l'Art Nouveau était influencé par une femme. A Nancy, il puisa sa source d'inspiration dans les plantes. Le verrier Emile Gallé et l'hybrideur Victor Lemoine étaient amis et voisins. L'Ecole de Nancy a réinventé la nature. A l'époque, on hybridait beaucoup de plantes. Des horticulteurs comme Félix Crousse, Victor et Emile Lemoine ont rempli les catalogues de centaines de nouvelles variétés. Aujourd'hui, Marc Lechien, paysagiste, urbaniste et animateur de "Visiter un jardin en Lorraine" nous invite à redécouvrir ces richesses naturelles de notre pays de Lorraine.

     

    Ainsi, il y a la présence très concentrée de parcs thermaux dans les Vosges (Vittel, Contrexéville, Plombières-les-Bains, Martigny-les-Bains, Bains-les-Bains...). Là, on se trouve dans une configuration très particulière avec des parcs conçus entre 1890 et 1914 pour des curistes qui, à l'époque, n'aimaient pas se mélanger à la population locale, avaient de hauts revenus et du temps libre. Tir aux pigeons, balançoires, balades en bateau, kiosque à musique... de multiples aménagements avaient été prévus pour les distraire. A découvrir aussi les parcs des châteaux vosgiens (Autigny-la-Tour...).

     

    jardin d'ode.jpgEt puis, dans les Vosges, il y a encore les jardins monastiques réhabilités en même temps que les anciens prieurés et abbayes. Autrey, à proximité de Rambervillers, Morizécourt et Bleurville, en Saône Lorraine, offrent d'intéressants petits jardins propices à la méditation et à la communion avec la nature.

     

    Grâce à la campagne "Visiter un jardin en Lorraine", les propriétaires acceptent d'ouvrir leurs jardins. Aujourd'hui, on peut découvrir un patrimoine exceptionnel.

     

     

     

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    >> "Visiter un jardin en Lorraine", de mai à octobre 2009 dans les quatre départements lorrains.

  • Charles III, une prison en ville

    charles III une prison en ville.jpgLa prison Charles III, ouverte il y a un siècle et demi en lisière de la ville de Nancy, s'est trouvée progressivement incluse dans le périmètre urbain. Malgré cette proximité, la méconnaissance de sa vie et de son histoire est à peu près totale. Et depuis longtemps elle n'est plus que rarement et très succintement évoquée dans les ouvrages historiques.

     

    Dans ce travail, le vosgien Jean-Marie Conraud tente de répondre à un certain nombre de questions sur les anciens lieux d'enfermement de la cité ducale, l'ancien couvent avant la prison, l'évolution des conditions de détention et le travail des surveillants, Charles III durant l'Occupation, l'histoire des enfants détenus, la place des religieuses de Saint-Charles dans la vie de la prison...

     

    A la veille de son déplacement et de sa probable destruction, cet ouvrage permettra à chacun de découvrir l'ambiance et le vécu derrière les hauts murs de la "Maison d'arrêt, de justice et de correction" de Nancy.

     

    >> Charles III, une prison en ville. L'histoire de l'enfermement à Nancy, Jean-Marie Conraud, éditions Serpenoise, 2009, 132 p., ill. (25 €)

  • Robécourt (Vosges) : la campagne poubelle des villes ?

    L'enquête publique portant sur l'implantation d'un centre de stockage de déchets ultimes à Robécourt, dans le canton de Lamarche, vient de s'ouvrir. Les opposants au projet sont mobilisés.

    enquête décharge robécourt.jpgL'église de Robécourt a sonné le glas, mardi à 14 h. Une façon symbolique pour Madame le maire de signifier " la mort de notre village ". Explication : cette petite commune de 123 habitants a été choisi par l'entreprise Trienersys pour y implanter un centre de stockage des déchets ainsi qu'un centre de tri.

    Le site de 140 hectares se trouve au lieudit « La Fennecière », en plein cœur de la forêt du Creuchot. Une jolie clairière où paissent encore les vaches d'une ferme bio. Peut-être plus pour très longtemps…

    Mardi, à 14 h, l'association Accid (action citoyenne contre l'implantation d'une décharge) avait battu le rappel, invitant les opposants au projet à venir écrire leurs remarques sur les registres de l'enquête publique qui s'ouvrait en mairie de Robécourt. Elle se tiendra jusqu'au 14 mai, sous la présidence de Jean-Pierre Antoine.

    Des dizaines de personnes, de Robécourt ou des villages environnants, avaient fait le déplacement. Munis de cloches ou de crécelles, ils ont marché de l'église jusqu'à la mairie, brandissant à bout de bras quelques slogans dont l'humoristique " ça cloche à Robécourt " (clin d’œil à la dernière fonderie de cloches installée dans le village jusqu’en 1939).

    manifestation à robécourt.gifLa mobilisation contre ce projet ne date pourtant pas d'hier. Eric Valtot, président de l'association Accid, rappelle qu'elle existe depuis mai 2005 et que l'enquête publique n'est qu'une étape, certes décisive, de la procédure. " On va mettre la pression avec tous nos arguments pour que les commissaires enquêteurs rendent un avis négatif ", affiche clairement le président.

    " Le projet, qui prévoit le stockage de 110.000 tonnes de déchets par an, va complètement à l'encontre d'une politique de réduction des déchets ", ajoute-t-il. Et à l'encontre de ce qui se passe dans d'autres pays européens.

    D'un point de vue environnemental, le président souligne que le projet se situe " au cœur d'une zone Natura 2000." Quant à sa localisation, en bordure du département, " elle engendrera des surcoûts de transport ".

    Aujourd'hui sous les feux de l'actualité, le président Eric Valtot ne se sent pourtant pas plus en première ligne que d'autres sites pressentis. Le slogan : " Ni ici, ni ailleurs mais autrement " résume la philosophie d'Accid et des autres associations anti-décharge du département, qui ont décidé de se serrer les coudes, formant même un collectif.

    enquête publique robécourt.jpgDans son combat, les anti-décharge de Robécourt bénéficient également du soutien des élus du secteur : en premier lieu, Régine Thomas, maire du village, qui a toujours clamé son opposition à ce projet. " Ils fabriquent un projet et après ils le vendent au plus offrant ", résume Mme le maire. " Avec de l'argent, ils achètent tout. Mais à quoi sert une belle cage dorée, s'il n'y a personne à l'intérieur ? ", s'interroge-t-elle.

    D'autres politiques ont apporté leur soutien, notamment le conseiller général Gérard Sancho, le député Jean-Jacques Gaultier, le conseiller régional Christian Franqueville et bien d'autres.

    Mais Eric Valtot ne peut s'empêcher de pester contre le temps perdu depuis 1999. " Le plan départemental d'élimination des déchets tablait sur 50.000 tonnes par an en 2010. On en est encore à 150.000 ! ", se désole Eric Valtot qui veut pourtant croire que les hommes politiques auront l'ambition d'aller vers la réduction des déchets.

    René Nivert, 69 ans, habitant du village s'est joint au cortège des manifestants " pour le bien de tout le monde " et surtout celui des générations futures. " Il va y avoir des pollutions et puis on n'en verra jamais la fin. Pas besoin d'être bachelier pour le savoir !", résume l’agriculteur retraité.

    Devant la porte de la mairie, le président de la commission d'enquête observe les manifestants et entame le dialogue. Elle sera composée de trois personnes et d'un suppléant. " Notre rôle est de recueillir les observations et de rendre ensuite nos conclusions au préfet dans un délai d'un mois ", décrypte Jean-Pierre Antoine.

    Au final, ce sera au nouveau préfet Dominique Sorain de rendre un avis favorable ou défavorable au projet de décharge à Robécourt. Suivra-t-il la voie de ces prédécesseurs qui n'ont jamais donné leur feu vert à un centre de stockage dans les Vosges ?

    >> Prochaines dates de l'enquête publique en mairie de Robécourt : samedi 18 avril de 9 h à 12 h ; jeudi 23 avril de 17 h à 20 h ; samedi 25 avril de 9 h à 12 h ; mercredi 29 avril de 9 h à 12 h ; lundi 4 mai de 9 h à 12 h ; jeudi 7 mai de 17 h à 20 h et jeudi 14 mai de 17 h à 20 h.

    [d'après Vosges Matin | 16.04.09]

  • Nancy : le renouveau de la Société d’Histoire de la Lorraine

    L'assemblée générale de la Société d'Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain a révélé une fréquentation importante aux conférences et a examiné la réforme des statuts de la société.

     

    dominique flon.jpgLa Société d'histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain compte 1304 adhérents. Ils étaient 1366 en 2007 et 1293 en 2006. Une petite érosion du nombre de cotisants. Dominique Flon, président de l'association, souhaiterait enrayer cette baisse. Une courbe de fréquentation identique à celle des entrées au Musée Lorrain où l'on comptabilisait 57174 entrées en 2008 contre 62802 en 2007 et 55907 en 2006. Pour le musée, le président y voit un effet conjugué des travaux de ravalement qui n'incitent pas à la visite et la crise économique. Rien de catastrophique, cependant. Bien au contraire, l'association affiche un dynamisme certain, puisque ses conférences sont très suivies, au point de devoir refuser du monde pour des raisons de sécurité. Si bien qu'il a fallu doubler plusieurs causeries. Ils étaient 3.000 en 2008 à fréquenter la salle de conférences. Quant au Pays Lorrain, la revue trimestrielle de l'association, elle a été livrée à 1165 abonnés en 2008 contre 1255 en 2007. La Société se met à la page en ouvrant son site internet, consultable à l'adresse : www.societe-histoire-lorraine.com.

     

    Modernisation en vue également pour la bibliothèque de la Société riche de plus de 15.000 volumes. Un partenariat avec l'Université Nancy 2, qui prépare un catalogue de l'imprimerie en Lorraine avant 1810, devrait permettre d'établir une banque de données informatiques du fonds de la bibliothèque. D'autres partenariats et mises en réseaux sont également envisagés.

     

    La réforme des statuts de la Société est à l'étude, afin de diminuer, dans son conseil d'administration, le nombre d'élus municipaux. Un rééquilibrage au profit des personnes issues de la société civile, dans la mesure où la gestion du musée a été confiée, par convention, à la Ville. Un retour aux sources pour cette association savante et mécène qui, année après année, enrichit les collections du musée. En 2008, elle a réalisé 25 acquisitions pour un montant de 21.114 €, dont 13.039 € d'aide du Fonds régional d'acquisition des musées. Sont ainsi entrés dans les collections une monnaie d'or rarissime du duc Charles IV, un coffre en bois Renaissance provenant de la plaine des Vosges, des objets ayant servi à l'exposition « L'Art des tranchées » et des plaques de Prouvé.

     

    La politique d'acquisition vise désormais à compléter les collections sur l'histoire industrielle et sociale de la Lorraine aux XIXe et XXe siècles (sidérurgie, textile). A ce titre, la Société a bénéficié de dons intéressants : deux peintures concernant l'imprimerie nancéienne Humblot ; l'une a été offerte par les ouvriers à leur patron, à l'occasion du cinquantenaire de l'entreprise, l'autre représente l'épouse du directeur.

     

    [d’après l’Est Républicain | 14.04.09]

  • 2 mai : « La nuit des cathédrales »

    Le 2 mai 2009 aura lieu la troisième « Nuit des Cathédrales ». Les cathédrales des frontières des diocèses de Liège, Luxembourg, Metz, Nancy, Strasbourg et Trèves laisseront leurs portes ouvertes jusqu’à minuit.

     

    Elles proposeront un programme culturel et spirituel varié avec concerts, expositions, conférences, spectacles, visites guidées, méditations, prières et temps de silence.

     

     

    Au départ était l’idée de réaliser un projet d’Église au-delà des frontières diocésaines et nationales : montrer que la culture et la spiritualité appartiennent bel et bien aux sources de la vie commune dans une Europe qui s’unifie de plus en plus. Quels autres lieux que les cathédrales, monuments religieux, culturels et historiques à la fois pouvait-on trouver pour symboliser cette présence dans la vie publique ? Quels meilleurs lieux que les cathédrales sont capables de renfermer en elles aussi bien les souvenirs des générations passées que les désirs et les espoirs des générations présentes ?

     

    cathédrale trèves.jpg

     

    Dans chaque cathédrale participante, une équipe se charge indépendamment des autres de la préparation et de l’exécution d’un programme adapté aux besoins et possibilités du diocèse en question. La Nuit des Cathédrales devient ainsi à la fois un signe d’unité et un signe de diversité culturelle et spirituelle.

     

     

    A titre d’exemple, voici ce que propose le diocèse de Metz :

     

     

    18h00

    Accueil par le doyen du Chapitre, le chanoine Scheidt
    Introduction musicale : Œuvres de la Renaissance jouées par Olivier Wyrwas, à l’orgue du triforium suivies des Acclamations Carolingiennes chantées par la Schola Grégorienne de la Maîtrise de la cathédrale, sous la direction de Christophe Bergossi.

    18h30

    Visite commentée de la cathédrale par le chanoine Gabriel Normand, entrecoupée de trois pauses musicales
     Zoran Matau, musiques médiévales à l’orgue du triforium ;
     Claire Secordel, flûte à bec ;
     Cyrielle Golin et Adriano Spampanato, violoncelle et orgue.

    21h00

    Concert par la Schola Grégorienne de la Maîtrise de la cathédrale, sous la direction de Christophe Bergossi.

    21h45

    Chants par la Maîtrise de la cathédrale, accompagnée à l’orgue par Norbert Pétry : Œuvres de Frescobaldi, Correa de Arauxo, Titelouze…

    22h30

    Diaporama de photos insolites de la cathédrale par les chanoines Gabriel Normand et Robert Féry

    23h00

    Morceaux d’orgue interprétés au transept par Norbert Petry, organiste titulaire, et ses élèves.

    Possibilité de visiter le parcours spirituel (illuminé par des bougies)

    Minuit

    Office des vigiles (4ème dimanche de Pâques)

     

    Tout au long de la soirée, deux expositions seront également proposées au public : l’une, sur saint Paul, l’autre intitulée « Les musiciens de la cathédrale ».

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  • Centenaire de la béatification de Jeanne d'Arc à Domremy (Vosges)

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    [documentation : Conseil Général des Vosges]

     

     

     

     

     

     

     

  • Traditions pascales : les crécelles en Lorraine

    Le mot "crécelle" est d'origine incertaine. Certains le rapprochent du latin « crepicella » ou de « crepitaculum ». Le dictionnaire le donne comme apparu au XIIe siècle. Au XVIIIe siècle, Boileau dit : « Prenons du Jeudi saint la bruyante crécelle ». Bref retour sur une tradition qui a toujours court dans des paroisses lorraines.

     

    crécelleurs lorrains en 2009.jpgIl s'agit fort probablement au départ d'un jouet d'enfant fabriqué à la maison de manière artisanale. On sait qu'il servait aux lépreux pour s'annoncer lorsqu'ils évoluaient dans un lieu public. Au Moyen Âge, les magistrats messins autorisèrent les lépreux à quitter leurs bordes et à quêter dans les rues. C'est peut-être de là que vient la coutume d'utiliser la crécelle le Vendredi et le Samedi Saints… Cette coutume n'est certes pas spécifique à la Lorraine ; elle s'est perdue dans beaucoup de régions mais survit dans nombre de paroisses lorraines.

     

    Lors de la Semaine Sainte, en signe de pénitence et de deuil, les cloches se taisent après le Gloria de la messe de la Sainte Cène jusqu'au matin de Pâques où elles carillonnent joyeusement la résurrection du Christ. Pour les enfants (mais chut ! il ne faut pas leur dire), elles sont supposées être parties en voyage à Rome...

     

    Dans la tradition de l’Eglise catholique, les crécelles font partie du mobilier liturgique de la sacristie : elles servaient notamment au moment de l’élévation à la messe du Jeudi Saint. Elles étaient alors prêtées aux enfants de chœur ou, comme à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), au milieu du XXe siècle, réservées aux communiants qui avaient l'honneur d'agiter les crécelles trois fois dans la journée aux heures habituelles de l'angélus. Maintenant, depuis que les filles peuvent servir la messe au chœur, les groupes sont mixtes et comprennent les enfants des catéchismes qui acceptent de se lever très tôt !

     

    Vendredi, dès 6 h 30, on entendait ainsi dans les rues de Bruley, dans le Toulois, le bruit des crécelles interrompu par une sorte de ritournelle : « C'est l'angélus ! Ave Maria ! ». Il existe bien d'autres variantes d’antiennes selon les villages.

     

    Après la messe du jour de Pâques, les crécelleurs, appelés aussi « bruants » ou « brouants », effectueront leur dernière tournée de porte en porte pour recevoir le fruit de leurs efforts. Dans le sud-ouest vosgien, on appelle cette tournée « la roulée ». Aujourd'hui, il s'agit de récolter des friandises ou plus souvent quelques pièces de monnaie dont le chef des crécelleurs fera le partage entre tous. Souvent, une partie de l'argent est réservée à une œuvre charitable. A Bleurville (Vosges), jusque dans les années 1980, l’argent de la « roulée » servait au curé de la paroisse à payer un voyage à ses servants de messe. Mais jadis, l'argent étant rare, les crécelleurs recevaient des œufs, du beurre et de la farine ; ils se réunissaient alors chez l'un d'entre eux pour faire des crêpes. Ces produits pouvaient aussi être vendus au boulanger du village et l’argent réparti entre les enfants.

     

     

    [cliché Est Républicain]

  • Saulxures-les-Bulgnéville (Vosges) : réouverture de l'église après travaux de restauration

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    [Vosges Matin | 07.04.09]