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Soutien de la Fondation du Patrimoine à la Manufacture royale de Bains-les-Bains
Une nouvelle convention a été signée par François Valdenaire, président des Amis de la Manufacture royale de Bains-les-Bains et Jacky Frémont, délégué des Vosges de la Fondation du Patrimoine.
La Manufacture accueillait la réunion mensuelle de la délégation lorraine de la fondation du Patrimoine. Une réunion qui se délocalise quatre fois par an afin d’aller à la rencontre de ce patrimoine pour lequel elle œuvre. Depuis sa création en 1996, elle participe à la sauvegarde et à la valorisation de témoins d’une architecture locale, d’un art de vivre qu’il convient de transmettre aux générations futures.Cette matinée avait un objectif : la signature d’une nouvelle convention avec l’association des Amis de la manufacture afin de lancer une deuxième souscription destinée à restaurer le tableau de l’Assomption de la Vierge, une toile du XVIIIe siècle, la plus ancienne ornant le chœur de la chapelle.
La signature s’est déroulée dans la chapelle en présence du préfet des Vosges, Gilbert Payet, du directeur général du Conseil général des Vosges, André Arnaise, ainsi que du sénateur Jackie Pierre.
La convention fraîchement sortie de terre a reçu un royal cadeau de 2 000 € de la part de la Fondation du Patrimoine, gage de l’importante attachée à la restauration de la toile. Le projet, estimé à 9 250 €, est cher aux propriétaires du site, Martine et François Cornevaux, comme aux Amis de la manufacture, qui cosignent la convention avec le délégué départemental de la fondation, Jackie Frémont.
La restauration de la toile, assez endommagée par l’humidité, a été confiée à Igor Kozak, dont l’atelier est installé à Lavincourt dans le sud meusien. La durée des travaux est estimée à deux ans. D’après une première étude, l’Assomption de la Vierge a déjà fait l’objet d’une restauration par le passé ; on trouve la trace de repeints anciens et d’un rentoilage. Tout l’intérêt du travail qu’Igor Kozak va entreprendre dans quelques semaines consiste à réintégrer les parties disparues, cachées par l’oxydation des vernis et les repeints. La première étape, un nettoyage minutieux, a pour but d’alléger les vernis et de retirer les repeints afin de découvrir la toile telle qu’elle était à l’origine.
[source : Vosges Matin]
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Madame du Barry
Née en 1743 à Vaucouleurs, au pays d'une autre Jeanne, celle qui fut Jeanne Bécu avant de devenir la comtesse du Barry, est la fille naturelle d'une pauvre couturière et d'un moine du tiers ordre de Saint-François. La vie de celle qui fut la dernière maîtresse de Louis XV est l'une des plus grandes tragédies de l'Ancien Régime. La beauté de Mme du Barry, dont elle attendait tout et qui lui donna beaucoup, l'a entraînée vers l'abîme... Son origine roturière et sa jeunesse agitée suscitèrent des pamphlets injurieux et même orduriers. Pourtant, Madame du Barry était cultivée, élégante, raffinée. Mécène et courtisane amie des arts, elle impose la mode parisienne dans toute l'Europe, avant d'être exilée par Marie-Antoinette et de finir sa vie lamentablement sur l'échafaud en 1793.
L'auteur révèle des aspects méconnus de la vie de la "catin royale", illustrant à merveille le basculement de la société d'Ancien Régime. Il nous conduit à travers l'univers cruel de la Cour et dans le monde de la débauche parisienne du XVIIIe siècle, ou l'on croise tous ceux qui servirent de modèle au Valmont des Liaisons dangereuses.
‡ Madame du Barry, Jacques de Saint Victor, éditions Perrin, coll. Tempus, 2013, 406 p. (10 €).
