Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

roche du mulot

  • Bleurville (88) : la roche basse du Mulot redécouverte

    Les initiés connaissent bien le site néolithique de la Roche du Mulot, bloc gréseux accroché au flanc de la vallée du Gras en forêt de Belle-Perche, entre Bleurville et Viviers-le-Gras. Mais peu savent qu'il existe une autre roche, dite "Roche basse du Mulot", située sur la rive droite du ruisseau.

    Bleurville_Roche basse du Mulot_oct 2012 002.jpgL'archéologue et érudit vosgien du XIXe siècle, Félix Voulot, l'avait décrite en son temps. Mais, depuis, la nature a repris ses droits et a recouvert ce bloc de grès des Vosges portant des inscriptions sculptées... C'est à la faveur d'une prospection archéologique que cette roche basse fut redécouverte en 2003 par Yveline Montlevrant, membre du GERSAR, puis, plus récemment, par les archéologues bénévoles de l'association Escles-Archéologie.

    Certes, la roche basse est moins "impressionnante" que la roche haute située à l'aplomb de la fontaine Saint-Thomas qui borde la route départementale n° 2. Elle est située sur la rive droite du Gras à proximité du chemin qui conduit aux anciennes fermes du Neufmont (volontairement, nous ne la situerons pas précisément afin de lui éviter des dégradations irrémédiables du genre de celles qui ont été infligées à la roche haute du Mulot...). Cependant, si sa situation au raz du sol la rend géographiquement moins intéressante, les empreintes gravées repérées sur sa surface font d'elle un élément remarquable sur le plan archéologique.

    bleurville_roche base mulot.jpgLa roche basse du Mulot présente en effet un certain nombre de pétroglyphes. Il s'agit de dessins symboliques gravés sur la pierre : cercles, marelles, "fer à cheval" en pointillé et une foule de signes cruciformes. Les pétroglyphes sont généralement associés aux peuples préhistoriques néolithiques et furent la forme dominante des symboles de pré-écriture utilisés pour la communication de 10000 av. J.-C. jusqu'à 5000 av. J.-C. Les techniques de gravures sont principalement l'incision, le frottement ou la pulvérisation à l'aide de pierres.

    Pendant de la roche haute, la roche basse du Mulot présente des signes à caractère religieux faisant référence au culte solaire.

    Tout comme la roche haute, la roche de la rive droite du Gras portent de nombreuses croix de différentes formes et dimensions. Ces roches, haut lieu du culte païen pratiqués par les hommes du Néolithique, furent christianisées durant le haut Moyen Âge afin de détourner les populations qui devaient encore fréquenter avec assiduité ces anciens lieux de culte.

    lorraine,vosges,bleurville,roche du mulot,néolithique,pétroglyphes,gersar,escles archéologieLa tradition - qui s'est progressivement muée en folklore - eut malgré tout la vie dure puisqu'au XIXe siècle encore la tradition orale rapporte que les jeunes filles du pays qui voulaient se marier se rendaient nuitamment sur la Roche du Mulot et y pratiquaient un rite de fécondité en essayant de tourner trois fois dans les empreintes humaines gravées dans la pierre. Si elles y parvenaient, elles se marieraient dans l'année !

    La forêt de Bleurville, et particulièrement la rive droite du Gras, est riche en sites archéologiques : on y a identifié un grotte, un abri sous roche avec des traces d'occupation humaine, une roche à gravures (des croix essentiellement) et une barre d'éperon. La recherche archéologique a encore de beaux jours devant elle pour nous révéler et expliquer ces traces du passage de nos ancêtres au cours des âges.

    [clichés H&PB - Remerciements à Olivier Bertin pour les renseignements fournis]

  • Bleurville : le Club vosgien en balade

    club vosgien bleurville.jpg

  • Mémoire des Leuques

    mémoire des leuques.jpgLe temps du rêve en Lorraine... Voilà un livre étonnant, surprenant même, aux frontières de l'Histoire et des mythes. L'auteur est bien connu pour sa proximité avec le monde celtique. Il nous invite à partir à la découverte de cette mémoire des Leuques, peuplade qui occupait le sud de la Lorraine actuelle avant la conquête romaine.

    Toul était la capitale de la cité leuquoise. Mais, un grand nombre de sites portent encore les traces de cette civilisation gauloise : Grand, Scarpone (aujourd'hui Dieulouard), Naix, Boviolles, Soulosse, Escles, La Bure (Saint-Dié)... Les traditions ancestrales, contes, légendes, croyances, durablement ancrées dans "l'esprit lorrain" témoignent d'une fidélité aux rêves et confirment la nécessité, en ce début du XXIe siècle, d'une meilleure compréhension de notre histoire commune.

    C'est ce à quoi s'attache Jean-Michel Hans. Il a collecté patiemment ces mythes, ces traditions populaires. Il les a étudié. Et c'est par respect pour les générations qui nous les ont légués qu'il nous les présente dans son dernier ouvrage.

    A travers ces mythes et ces traditions "leuquoises" chacun pourra mieux se connaître... et renouera avec le temps des rêves perdus.

     

    >> Mémoire des Leuques. Le temps du rêve en Lorraine, Jean-Michel Hans, Gérard Louis éditions, 2010, 187 p., ill. (24,90 €).